08 mai 2009

Signes

Trois heures sonnaient à Notre-Dame quand je sentis vibrer mon téléphone portable dans la poche de mon blouson. Mon cœur s’emballa comme à son habitude lorsque deux évènements complètement étrangers l’un à l’autre se télescopent pour finir dans un même instant. Parodie du hasard qui voudrait nous faire croire qu’il n’existe pas mais qui donne des indices. Mon téléphone dans la main affichait un message. Je n’aime pas ce genre de signaux désincarnés qui ressemblent à des mots tronqués, amputés, équarris de leur belle substance ; absence furtive de lettres qui se devinent sous la croûte du temps accéléré. Perplexe, tour à tour rêveuse, amusée, agacée, étonnée, je haussai les épaules et poursuivis mon chemin.