01 août 2011

Au wagon des adieux

Ce pourrait être toi dans la nuit qui m'amuse, qui se frotte la peau le long de ma fenêtre, et qui pour me dire des choses fait semblant de paraître un peu absent ou distrait ou simplement lent.
Ce pourrait être toi que j'ai dans la mémoire comme un oiseau tremblant qui perce les orages, ma seule étoile n'est pas tellement morte ce soir et je n'ai pas le coeur à compter les étoiles.
Ce pourrait être toi dans un lointain plaisir, qui remonte la rue pavée des amoureux, sans savoir que nos mains un jour se feront signe dans une dernière parade au wagon des adieux.

photo M.Raj