31 août 2011

Touché coulé

Tu penses que je te regarde et la manière dont ta tête penche montre le poids que tu donnes à cette évocation qui ne te déplaît pas. Pas encore. Ta peau scintille d'une couleur aquatique, moite. Tu m'emportes, tu me plonges partout où tu vas dans ton océan de songes qui rongent mes doigts. A quelle vitesse es-tu en train de te faire assassiner ? Ce n'est pas ma faute, ce n'est pas moi, ce n'est pas vous. Dites-leur les ancres et les encres. Dis-moi la voix et la voie. La pluie seringue pique ma tête comme une épingle. Touché, coulé. C'est une sorte de vie que j'ai vu passer dans tes yeux noyés.

Alessandro Gottardo