28 janvier 2011

Henri IV sans poule mais avec du pot

ou le sauvetage d'un monument datant du XVIIème


(clic sur les images les agrandir)

photo personnelle - février 2009

Paris, premier arrondissement. Ile de la cité. Nous pouvons apercevoir - admirer - la statue équestre de Henri IV située un peu en retrait du Pont-Neuf et qui semble cavaler en partant du square du Vert Galant. Cette statue n'est pourtant pas d'origine. Petite histoire en images.

1614 : construction de la statue selon Giambologna et Pietro Tacca

dessin représentant la statue
L'inauguration eu lieu le 23 août 1614

La statue apparaît sur un plan de Merian

époque Louis XV : le terre-plein et la statue

autour de 1751 : la statue est représentée par Raguenet

une autre représentation par Raguenet

1792 : gravue représentant l'enrôlement des volontaires
** c'est à cette date que la statue est démontée et fondue **
1792 peinture de Léon Cogniet

1814 : cortège de Louis XVIII
une statue est visible : une version en plâtre remplace la statue disparue

1818 : une nouvelle statue est installée (sculpteur François Lemot) sur commande de Louis XVIII

gravure (date non précisée) : passage du cortège royal

1830 : révolution de juillet

1872 : le pont Neuf peint par Renoir (la statue est à droite)
le pont neuf (la statue est à gauche) au début du XXème siècle

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1992.

Lien externe :

26 janvier 2011

Portait chinois en titres de lecture 2010

Faisant suite à Mango et bien que fort occupée - mais toujours amusée de ce genre là, voici mon portrait chinois réalisé à partir des titres de mes lectures 2010 (+ lien vers les critiques de livres histoire de donner des idées peut-être) :


1/ Décris-toi :
Emma de Jane Austen (un prénom que j'ai toujours aimé !)

2/ Comment te sens-tu ?
La reine des lectrices de Alan Bennet (je ne suis pas la seule)

3/ Décris là où tu vis actuellement :
Eldorado de Laurent Gaudé (plus exactement en Nouvelle-Calédonie)

4/ Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ?
La cité de verre de Paul Auster (je n'y suis jamais allée...)

5/ Ton moyen de transport préféré ?
Taxi de Khaled Al Khamissi (surtout si je n'ai pas de voiture ! )

6/ Ton / ta meilleur(e) ami(e) est :
La femme fardée de Liam O'Flaherty (tout mon contraire !)

7/ Toi et tes amis, vous êtes ? :
Aux bords du Gange de Rabindranath Tagore (nous aimons les voyages !)

8/ Comment est le temps ? :
Tout pour plaire de Chester Himes (c'est le paradis quoi !)

9/ Ton moment préféré de la journée ?
Les nuits difficiles de Dino Buzzatti (j'aime l'éveil quand tout le monde dort)

10/ Qu'est la vie pour toi ?
Une vie qui n'était pas la sienne de Juan José Millás (on croît rêver)

11/ Ta peur ?
La voie de l'ennemi de Tony Hillerman (on est jamais trop prudent)

12/ Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ?
Comment se débarrasser d'un vampire amoureux de Beth Fantaskey (ça peut servir non ?)

13/ Pensée du jour :
La bénédiction inattendue de Yoko Ogawa (ça fait du bien d'y croire)

14/ Comment aimerais-tu mourir ?
Au bord de la tombe de Jeaniene Frost (pourquoi pas ?)

15/ Condition actuelle de ton âme ?
Notes sur la mélodie des choses de Rainer Maria Rilke (en tout cas je prends des notes !)

24 janvier 2011

Pour partir ailleurs

Il y a 20 ans je suis allée 3 jours en Tunisie essentiellement dans le cadre d'un travail. J'y pense puisque "tout le monde en parle" et que les derniers évènements passés et à venir sont largement commentés. J'ai tout de même visité un village avec des maisons troglodytiques étonnantes et mon activité touristique s'est arrêtée là. J'ai le souvenir d'une chaleur étouffante, de gens souriants mais plutôt pauvres. Je ne me suis pas sentie très à l'aise car bien que n'étant pas riche (je le suis un peu plus aujourd'hui), il me semblait que pour ces gens je l'étais et je n'aime pas les fausses apparences. Je n'y suis jamais retournée, surtout pas pour mes vacances. Lorsque mon amie me demandait pourquoi je ne voulais pas y aller, je lui répondais que je n'avais nul besoin d'aller me prélasser dans un pays où les gens étaient malheureux et exposer ma soi-disant richesse pour enrichir je ne sais quelle agence ou club. Aller si loin même à bas coût pour rester dans un club sur une chaise longue et "faire la fête" ? Non merci, je préfère me promener et aller à la rencontre de...

Et pourtant Dieu - s'il existe- sait à quel point j'aime la mer, le bruit des vagues et tout ce qui y ressemble. Mais pour partir ailleurs, j'ai toujours privilégié la proximité d'abord, un peu à l'image du comportement de mes parents. Je ne connais pas encore toutes les régions de France, loin s'en faut, et je mourrais certainement sans en connaître les trois quarts. De plus, l'idée de me rendre dans un pays qui risque à tout moment de pêter un boulard ne me branche pas plus que cela. En guise de mer, même si la chaleur et le soleil sont rarement au rendez-vous, je vais en Bretagne. C'est beaucoup moins exotique mais avec cette destination, je fais d'une pierre deux coups : je pars me reposer et je visite la famille. Je suis peut-être d'une génération où les liens avec les vivants sont encore plus importants que de jouer les voyageurs qui rentreront tout bronzés (qu'est-ce que cela peut me faire de bronzer je vous le demande ?).

Je ne dis pas que je n'aime pas aller à l'étranger, je trouve cela au contraire très enrichissant au point de vue culturel : j'aime voir les "vieilles pierres", manger différemment, voir des paysages comme ceux que l'on imagine au travers de photos qui semblent toujours si parfaites avec leur air de dire : "arrête-toi et regarde ici". Par exemple j'aimerais visiter l'Italie, l'Angleterre, la Suède ou la Norvège -ou bien les deux-, et même l'Amérique, le Canada. Simplement, l'occasion ne s'est pas encore présentée. Peut-être toujours la petite voix qui dit "tu as le temps de voir", ou encore cette autre voix qui dit "on n'a pas les moyens" de ses envies. Car pas question d'aller s'endetter ou de se priver de manger correctement pour partir en vacances, encore une fois, je ne suis pas de cette génération -ou éducation- là.


Puisque je suis aujourd'hui à l'autre bout du monde, j'avoue que j'ai prévu de profiter de cette situation pour visiter les pays voisins : des voyages sont envisagés pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Et, pour achever le périple des antipodes, je m'arrêterai quelques semaines au Japon qui se trouve sur le chemin du retour.

De quoi remplir ma besace de tout ce que je pourrai y mettre. 

Chevaux en ville


J'ignore au fond ce qui me fait repousser certaines choses que je dois faire : celles-ci ne sont même pas pénibles ou complexes, non, c'est quelque chose en moi qui se rebelle et qui dit, on verra plus tard et le "plus tard" s'avère être plusieurs années après, comme si j'avais tout le temps. Ainsi cette série de photos sur Flickr Cheval en ville que j'ai commencé il y a près de 3 ans et que je n'ai jamais eu la volonté de compléter alors que j'ai depuis longtemps les photos en réserve. Bien entendu, je n'ai pas de retard à proprement parlé car cet engagement est tout ce qu'il y a de personnel et je suis donc seule à m'attendre. Simplement, je constate qu'au début, j'ai une idée, une envie, cette occupation est motivante, et puis les premiers élans retombent, je passe à d'autres choses qui prennent trop de place, j'oublie un peu et l'idée flotte quelque part dans ma conscience.

Je reconnais avoir longtemps délaissé mon compte Flickr, qui est gratuit et qui, comme beaucoup de services gratuits il faut l'avouer, est un peu limité (forcément). Je trouvais que la présentation n'était pas assez sophistiquée pour moi ; je pense que j'avais en tête de faire autre chose avec un autre outil, pouvoir présenter les photos sur fond noir parce que cela rend mieux, et aussi des photos qui se chargent plus vite. Mais Flickr a évolué et maintenant il est possible de voir les photos sur fond noir. Comme je n'ai pas un compte "Pro", j'ai constaté récemment que j'avais tout plein de réclames dans la marge (je suis normalement la seule à les voir, les observateurs de passage ne devraient normalement pas être importunés par cela). De toute façon, je ne compte pas passer en mode "Pro" pour le moment, même si cela me permettrait de télécharger plus de photos et de créer plus d'albums. Je suis donc limitée à 3 albums (ce qui n'est déjà pas si mal) et toutes mes photos sont classées dans au moins l'un d'entre eux, ce qui facilite leur affichage.

Je vais continuer à trier mes archives de photos pour envisager d'en mettre certaines dans l'un des albums, cela fait partie des "charges" que je vais inclure dans mon emploi du temps personnel, histoire de m'obliger à mener à bien quelques intentions. Cela ne me rapportera rien d'autre que l'estime que je me porte, ce n'est déjà pas si mal.

A voir ci-dessous : l'album "Cheval en ville"

23 janvier 2011

Autre lieu autre temps

Il se peut que depuis mon départ en Nouvelle-Calédonie, ma vie soit guidée par d'autres intérêts désormais, je ne crois plus aux choses de la même manière, ni à la même vitesse. Certaines anciennes occupations se sont ralenties tandis que d'autres ont pris place. Cuisine, penser, ne rien faire, faire le ménage, s'interroger, ne rien faire, faire les courses, écrire de vrais courriers qui me coûtent un peu car parfois, je ne maîtrise plus ma main - quelque chose doit être déréglé - des courriers pourtant encore trop rares pour ceux qui les reçoivent à ce qu'ils me disent, et pourtant ! s'ils savaient à quel point je lutte pour avoir une écriture à peu près convenable et lisible comme je l'ai toujours désiré !

Je passe désormais un temps énorme à glaner ici et là quelques informations de nature à combler mes besoins (photos, peintures, le tout enveloppé si possible dans un charmant papier) et la plupart du temps je ne trouve que des choses formidables, ainsi je suis toujours poussée et jamais repoussée de mon penchant pour la création, quelle qu'elle soit. Comme je ne travaille pas, enfin pas au sens habituel car tenir une maison n'est pas une sinécure, je n'ai pas d'horaires : c'est une véritable révolution dans ma vie puisque j'ai toujours été soumise à l'heure d'un bus, d'un train, au point de ne pas avoir le temps de prendre une petite collation avant de quitter la maison. Parfois je passe la matinée à regarder un film, je visionne d'anciens feuilletons sur internet en streaming, j'aime ses moments où j'ai l'impression de n'avoir que moi à penser, à m'occuper, je redeviens un peu le centre de mes préoccupations.

Parfois je retourne en pensées dans mon ancienne vie, mais je ne vois que les jours de vacances, quand j'arpentais les villes aimées pour en gratter toutes les couches possibles, le visible et la fantaisie et ramener toutes les particules élémentaires que je pouvais alors façonner à mon idée et à mon souvenir, en faire des petits totem sans craindre qu'on ne me les vole.

Maintenant que j'ai à peu près fait le tour de mes envies, je sais qu'il me faut entreprendre quelque chose qui me tiendra éveillée sinon je crains de m'enliser dans une pâte informe et sans couleur. J'ai besoin de trouver une porte, une fenêtre qui m'aspire vers une autre forme de liberté.