17 juin 2011

Que le beurre

Nous n'aurions que le beurre et pas son argent ; un beurre noir, pas à l'oeil puisqu'on devrait le payer les yeux de la tête, c'est beaucoup, c'est trop. Qui peut se le permettre ?

14 juin 2011

Magneto Serge

Dans un magasin d'usine. Des sous-vêtements de toutes les couleurs rangés de manière chromatique, ainsi, je peux repérer le portant qui convient, rouge, noir, blanc. Dans le désordre. Je remplis un sac qui n'est pas un panier du magasin, un simple sac comme j'en prends souvent maintenant que les sacs ne sont plus distribués à tout va pour faire des économies écologiques. J'accompagne mon amie C qui est flanquée de nombreux enfants, je ne sais pas combien mais au moins quatre, il y a beaucoup de cris autour d'elle qui pousse un landau, peut-être un landau double, je ne vois plus bien. L'heure de la fermeture approche, les clients commencent à affluer vers les caisses qui en quelques secondes sont blindées. J'aperçois Serge(*), le mari de C, qui me fait signe d'avancer vers la caisse, il vient de payer un plein caddie de fringues et je le rejoins, suivie de loin du landau qui peine à avancer dans la marée humaine. Je passe au-delà de la caisse pour lui demander ce qu'il veut me dire, il me demande de l'aider à remplir la voiture des courses, je lui fais remarquer que je n'ai pas payé les miennes, et désolée, je fais mine de faire demi-tour. Il me retient en expliquant qu'on s'en fout, qu'avec ce qu'il vient de débourser, je peux bien garder mon petit sac de fringues, un soutien-gorge dépasse, je lui dis qu'il y a des anti-vols, il me répond "on va s'en débarrasser avec une paire de ciseaux". Je suis très mal à l'aise, je n'ai pas envie de voler mais il vient à mon secours : soudain surgie de nulle part, une caisse vide attend et Serge s'empare du système de démagnétisation, il se met à enlever les anti-vols qu'il tâte à travers le plastique. Je reste accroupie derrière la caisse pour qu'on ne me voit pas tandis que lui opère tranquillement, personne ne semble le voir et pourtant il mesure un mètre quatre-vingt dix. Nous sortons des lieux, je m'installe dans la voiture, espérant que C. va bientôt arriver avec ses enfants. Je me réveille.

* le prénom a été modifié

10 juin 2011

Le matin j'écris

Depuis que je ne pars plus "au travail" le matin, j'ai pris un rythme qui, s'il n'est pas toujours identique, a de fortes répétitions. Par exemple, j'apprécie d'écrire chaque matin. Je n'écris pas vraiment, plutôt, je tapote sur mon clavier ; ce n'est pas une écriture manuelle, disons une écriture visuelle. C'est une sorte d'hygiène, une manière de se réveiller, j'aime beaucoup ces moments où je me sens vraiment libre d'avoir le temps, de faire ce qui me plait. C'est un luxe dont je suis bien consciente. Ecrire me donne une grande satisfaction à voir les idées prendre forme.