24 janvier 2012

TOI QUE J'AIME A TRAVERS VOUS

Qui es-tu dans la réalité ? Ton visage pâle fait figure de lueur qui attire l'insecte, le rat, la fouine. Tu n'es pas autre chose que l'indicateur changeant d'un monde qui reste immobile. Par dessus les toits.
Nous pouvons nous héberger et nous dire que nous ne payons pas de loyer l'un à l'autre, ni aucune autre forme de souvenirs. Nous sommes d'accord pour vivre nus, ayant seulement besoin de choses qui restent à inventer. Notre corps ruisselant s'assèche dans un souffle tandis que les fenêtres grandes icônes se referment dans un clic. La douleur s'éloigne dans un grand soupir. Nous n’avons aucun rêve impossible. Nous devenons notre propre enfant, admiratif et abusé par les signaux de lumières qu'il entrevoit comme des pistes clignotantes. Nous préparons le terrain. Par dessus toi, je vois la promesse que tu caches. Mon rire est la dune de tes rêves. Tu t'y enlises. Mon rire est ton désert. Je peux attendre des lunes ici ou ailleurs sans jamais m'ennuyer, ni ressentir le besoin de parler, car c'est toi que j'aime à travers vous.