23 mai 2012

UNE GRANDE DECEPTION

J'ai repris mon roman, et c'est vraiment tout ce que j'aime, et je viens d'en écrire deux pages, et oh ! Bob, je veux que ce livre soit très beau, parce qu'il me paraît essentiel, aujourd'hui plus que jamais, qu'un écrivain cherche à très bien écrire, le monde a perdu la tête, l'art seul est sain d'esprit, et une fois dispersée, une à une, les ruines des anciennes civilisations, la preuve est faite qu'il ne demeure que les poèmes, les tableaux, les sculptures et les livres. TRUMAN CAPOTE

© Magritte

Beaucoup de livres ne valent pas d'être écrits, imprimés et lus. Beaucoup de livres sont inutiles et parfois, je me demande comment certains se trouvent entre mes mains : ils ont, après tout, passé les étapes du jugement : "bon pour le service" (de presse) ! Bien entendu, il en faut pour tous les goûts, c'est bien naturel n'est-ce pas ? Enfin, quand je les compare aux livres extraordinaires que j'ai pu lire et que je vais encore découvrir (Capote en fait partie), j'en suis encore tout méchamment contrariée quand je pense à ces autres bouquins lus et dont il ne me reste rien sinon un sentiment amer d'avoir perdu du temps. Une anecdote me revient, extrêmement désagréable au souvenir. Il faut que je la raconte. Une amie qui connaît mon amour pour la lecture me fait un présent, je devine un livre et après avoir ôté le papier d'emballage, je découvre que c'est le dernier roman d'un auteur que je n'apprécie pas du tout ! Quelle déception ! Quelle contrariété ! Je remercie chaleureusement mais très gênée de devoir prendre un masque de joie alors qu'au fond de moi, j'éprouve un malaise à mentir. Je crois bien que c'est la seule fois où j'ai été tellement déçue par un livre reçu en cadeau, d'habitude j'accueille un nouveau livre avec plus de prudence, je lui laisse une chance de me plaire, mais pour celui-là, impossible . Je l'ai quand même commencé, il m'est tombé des mains avant le milieu du premier chapitre, j'ai alors lu quelques pages au hasard et la fin. Je me suis empressée de l'offrir à quelqu'un d'autre qui voulait absoluuuuuuuuuuuuuument le lire !!!!! Ce que je regrette le plus dans cette histoire, c'est la dédicace de mon amie à la troisième page du livre.

22 mai 2012

19 DEGRES DANS LA MAISON

Je suis plus jeune qu’aujourd’hui, je ne semble pas avoir d’enfants ni de conjoint. J’habite dans une chambre immense, le couvre lit est en velours rouge, devant, un lit d’hôpital est recouvert d’un drap noir avec une forme bizarre et inhumaine allongée dessous, je soulève le drap il s’agit d’une vieille femme (que je dois sans doute autopsier), elle tient une poupée thaïlandaise serrée dans ses bras, une grande poupée de presque un mètre de long, ses yeux peints sont noirs et son costume est bleu nuit. Je dois sortir. Dans ma précipitation, j’oublie mon badge pour pouvoir ouvrir la porte au retour, mais je n’ai pas le temps de m’en occuper. J’arrive dans la salle de spectacle, une grande salle mais il y a très peu de public. Je suis au deuxième rang, il y a au moins 2 mètres entre chaque rangée de sièges. Je rejoins facilement mes deux amies qui sont déjà arrivées. Ce sont des amies que je connais depuis quelques mois, elles sont 70 ans et je dois en avoir autour de 25. Nous nous embrassons. Le spectacle commence. Le chanteur se nomme Zaalee, il est derrière nous dans la salle et nous encourage à entamer une farandole. Fidèle à mes angoisses je refuse, je ne sais absolument pas danser, je m’excuse de ne pas suivre mes copines et prétends prendre des photos officielles pour mon blog. Mon appareil photo est rose et minuscule, le même que je viens de m’acheter. Je prends le temps de faire le point sur le chanteur, je me doute qu’avec l’obscurité de la salle, il faudra le flash. J’entends ma mère qui m’appelle. Sans la regarder, je prends la photo et je me tourne vers elle en lui demandant d’attendre, la prochaine fois qu’elle voudra me parler, que la photo soit prise. Je n’ai pas vu ma mère depuis deux ans (c'est également la réalité : elle vit à 18 000 km de chez moi). Elle semble pourtant rajeunie, son front est très lisse. Elle est assise à côté d’une vitrine qui présente des gâteaux, sans doute le dessert qui sera servi plus tard. Il y a également de grands plats de porcelaine blanche. Les gâteaux sont étranges, en forme de cône, et constitués de haricots rouges éclatés façon pop-corn en pièce montée et saupoudrés de sucre glace pour imiter la neige comme sur les bûches de Noël. Leur structure est extraordinaire et ressemble étrangement aux alvéoles des nids d’abeilles (si Pierre Hermé réalise ce dessert, j'espère qu'il pensera à me donner une part de la recette car c'est moi qui l'ai inventé). Ma mère me demande ce que c’est, je lui réponds que les desserts aux haricots rouges sont excellents, les japonais en raffolent et moi aussi. Zaalee chante des rythmes plutôt africains et entraînants, je m’éclipse sans dire au revoir à personne. Je suis en bas de mon immeuble. J’explique au portier que j’ai oublié mon badge à l’intérieur. Le portier est une jeune femme, elle rit et me demande des nouvelles de mon petit cochon. Je me souviens alors être sortie sans donner à manger à mon cochon (qui doit vivre en liberté dans ma chambre). Je pénètre dans ma chambre sans problème. Je cherche le petit cochon, je l’appelle, il est introuvable. Je m’approche du lit d’hôpital : la forme sous le drap noir semble affaissée, je soulève le drap et constate que le corps est déjà en décomposition, la peau du visage est toute décrochée et tient à peine sur les os de la tête, dessous la peau, il y a une sorte de texture comme des morceaux de coton dermatologique prédécoupé mais gris foncé. Je suis surprise mais ce qui m’intrigue le plus c’est que la poupée thaïlandaise a elle aussi le visage tout décomposé.

Je me réveille lorsque ma fille se glisse contre moi en me disant qu’il fait 19 degrés dans la maison.

21 mai 2012

Steampunk, le défi pour voir

Depuis juin 2011, je participe au défi Steampunk organisé par Lord Orkan Von Deck dans la catégorie Savant Fou en qualité d'expert


Je devais chroniquer 10 oeuvres cinématographiques. Voici les films de ma sélection et les dates de mes chroniques (cliquer sur les titres pour lire mon avis) :

12 mai 2012

CETTE PERSONNE NE VOUS DIT PAS



Tout commence par un reproche, timide et souvent inaudible, quelques mots qui s'envolent dans un soupir, la femme n'a pas ce qu'elle désire. Les jours se succèdent sans autre changement que le temps qui s'enfonce de plus en plus un peu partout, déchirant la peau, trouant les os, arrachant les cheveux, et le regard, tu vois, le regard ne s'apitoye pas, car il ne voit pas l'état extérieur, il comprend juste ce qui remue à l'intérieur. Il y a une bête qui tourne en rond, une petite bête qui se nourrit sans bruit mais qui pousse doucement les bords de sa prison. Parfois, la bête se calme et semble repue pour de bon. Ce n'est qu'eau dormante. Le dégoût la tourmente. Un jour viendra où la bête va se se sauver enfin dépouillée de son enveloppe trop serrée. Libre enfin. Autonome. Ce jour viendra, car cette personne ne vous dit pas que son coeur est brisé.

07 mai 2012

DE BATTRE MON COEUR

Je n'avais pas prévu l'enchantement, quand même, je ne suis pas devin. Je n'avais pas prévu de tomber sur un os en frôlant le réservoir de ta peau. Je n'avais pas prévu de sentir mon coeur se tromper de tempo. J'ai bien compris alors. Le goût des aliments qui s'éloigne, les vides et les pleins d'un regard qui trace un message chiffré, le silence comblé par des phrases impossibles au souvenir. Et toi alors, le souffle amorti dans mon coeur.
© C. Magnaval

06 mai 2012

TABLEAU DE BORD

Je n'aime pas du tout, mais alors pas du tout le nouvel affichage du tableau de bord de blogger. Je l'ai testé dès le départ mais j'ai du mal à m'y habituer, et suis revenue à l'ancienne interface tant qu'elle dure. Pourtant j'aime bien les innovations quand elles simplifient l'existant. Mais pas celle-ci. Il faudra bien s'adapter pourtant.