26 avril 2013

JAMES COOK - UN HOMME A LA MER

portraits de James Cook (né en 1728, mort en 1779)
à gauche par Nathaniel Dance-Holland (1776)
à droite par William Hodges (1775–1776)
1768. James Cook a 40 ans lorsqu'il quitte l'Angleterre à bord de l'Endeavour, un charbonnier de 400 tonnes qu'il impose à la Royal Society qui le charge de rejoindre Tahiti où les savants qui l'accompagnent vont pouvoir observer le transit de Vénus programmé pour le 3 juin 1769.
Endeavour
A cette époque, les voyages sur un si long terme étaient bien évidemment rares, coûteux et voués un possible non retour. James Cook impose ce type de bateau qu'il connait bien, il a travaillé dans la navire marchande avant d'incorporer la Royal Navy, car il sait que sa forme particulière permettra un emport d'un maximum de vivres. James Cook est fils de paysan et il a des idées bien précises sur la manière de garder un homme en mer et en bonne santé malgré les mois de navigation sans toucher terre.
"Endeavour" par Francis Joseph Bayldon
Le transit de Vénus, événènement astronomique considérable pour l'époque, ne sera pas le seul but avoué de son voyage dans les terres australes. Cook doit également sillonner la région pour vérifier la présence éventuelle d'un nouveau continent austral qui pourrait exister entre l'Australie (qui s'appelait à l'époque Nouvelle Hollande) et l'Amérique du sud.

Le premier voyage s'achève en 1771 et Cook revient en Angleterre avec une idée en tête : repartir afin de continuer sa découverte du monde et des terres du Pacifique. Et c'est en 1772 que James Cook repart mais cette fois avec une deux navires charbonniers : le Resolution qu'il commandait et l'Adventure que commandait Tobias Furneaux.
Resolution et Adventure par William Hodges (1776)
Le deuxième voyage prend fin en 1775. Là encore James Cook ne rêve que de repartir malgré une famille grandissante ; il aura en tout 6 enfants :
  1. James (1763–94)
  2. Nathaniel (1764–81)
  3. Elizabeth (1767–71)
  4. Joseph (1768–68)
  5. George (1772–72)
  6. Hugh (1776–93)
avec son épouse Elizabeth qui a 13 ans de moins que lui et qu'il épouse à l'âge de 34 ans, mais aucun d'entre eux ne vécut assez longtemps pour fonder une famille ; James Cook n'a pas de descendants directs.

James Cook reprend la mer en 1776 pour achever sa cartographie des côtes du Pacifique et avec pour mission la découverte d'un passage entre l'Amérique du Nord et la Sibérie. Cette fois, il obtiendra les navires Resolution qu'il commande et le Discovery qui est confié à Charles Clerke (qui était son second au précédent voyage).
Resolution et Discovery par John Cleveley (1790)
Cette expédition sera la dernière pour Cook. Il est pris pour un Dieu vivant à Hawaï et reçu comme tel par les insulaires. Au bout de quelques jours, l'expédition repart en direction du nord de l'Amérique, les bateaux remplis de vivres frais (fruits, légumes, animaux) mais une avarie de mat les oblige à rebrousser chemin. Revoyant leur Dieu de retour avec des ennuis, certains Hawaïens comprennent que Cook n'est pas le Dieu qu'ils pensaient et afin d'éprouver sa mortalité, le bardent de coups de couteau, et le dépècent.
La mort de Cook par Johann Zoffany (1795)
L'équipage épouvanté parviendra à récupérer les restes de leur capitaine au terme de longs palabres avec les Hawaïens. James Cook avait 50 ans.
The Apotheosis of Captain Cook par Wouvermann (1794)
Voir aussi :

Un lien intéressant (en anglais) :

09 avril 2013

TEMPS MACHINE

La fin de mon ordinateur portable est annoncée, il aura duré 3 ans, ce qui est peu au regard de l'investissement que j'ai réalisé. Il en est ainsi des choses auquel on pense tenir, une fois indisponibles, ces choses qui étaient de celles qui nous portaient à travers la journée, nous permettant de réaliser une part d'activités non négligeables et, dans une certaine mesure, essentielles, semblent descendre d'un cran sur le podium de notre tiercé gagnant. Je ne sais comment je vais gérer ce manque matériel dans les mois à venir, car il me reste beaucoup de travail, d'écrits à rédiger, sans parler des sites que je mets à jour pour moi-même ou bénévolement pour mes associations. Je vais devoir emprunter un peu de temps machine ici et là, trimbalant mon disque dur en espérant qu'il ne me lâche pas lui aussi ! Il aurait été si simple de continuer à disposer de mon matériel "comme avant". Mais je me fais une raison, s'organiser autrement n'est pas une fin, juste une autre façon de se réaliser, et peut-être aussi, un bon début pour ne garder que le meilleur et supprimer les lectures inutiles d'articles assez superficiels auxquelles je m'adonnais parfois.