22 octobre 2013

Autopsie du manque

Longtemps j'ai vécu dans un espace étriqué. Le manque. Toutes sortes de manque. Attention. Argent. Amitié. Les possessions ne sont guère utiles devant des tas inutilisés. Objets invisibles dans des cartons qui perdent leur forme et leur fond. Longtemps j'ai vécu comme en suspens comme dans un bocal de formol, créature exposée baignant dans son liquide protecteur mais incapable d'en sortir, de briser la glace, de me sauver. Le soir, je m'endormais avec une grande puissance dans le monde réservé aux rêves dont j'étais régulièrement exclue par les pleurs nocturnes de mon fils. Pas étonnant alors que le reste de la nuit soit consacré à toutes sortes d'histoires farfelues que je me racontais pour me rendormir quelques minutes me semblait-il avant 6h00. Je manque de sommeil.

01 octobre 2013

L'an neuf

Demain c'est l'an neuf. Neuf (9) ans de fidélité à ce blog, toujours recommencé lorsque j'avais envie de tester de nouveaux paramètres sans modifier l'existant (peur de tout modifier sans pouvoir revenir en arrière), parfois laissé de côté quand je n'avais pas le temps ou la possibilité d'écrire, mais jamais abandonné. J'aime en feuilleter (façon de parler) les pages, je peux me relire, m'étonner, me satisfaire ou me moquer de moi-même. J'aime le mouvement de ce pouvoir, l'écriture qui ressemble à un plongeon. La tête la première et la main sur les touches, équilibriste dans les mots ou les sons. J'aime la distance obligatoire, un possible anonymat sans renoncer à une véritable personnalité. Etre sans paraître.
Envie de continuer si possible dans ma dixième année des Chroniques des Temps Perdus !