23 août 2015

Mon salon de lecture bouge

Un billet tout spécialement pour mon amie M-P. 



Chaque jour je quitte mon domicile en direction de mon arrêt de bus, puis direction la gare où je m’installe assez confortablement dans un wagon silencieux, la revanche des lève-tôt banlieusards qui habitent en “tête de ligne” donc loin de Paris. Plus de 30 minutes de trajets que je transforme en un temps béni, celui de la lecture. Mon salon de lecture bouge et je ne vois pas le temps passer, même si je surveille d’un coin de l’œil habitué la station où je dois m’arrêter. Je ne compte pas le nombre de pages, je m’autorise parfois de gros livres parce que l’envie d’un pavé l’emporte sur la raison et tant pis si mon sac à main, je devrais dire mon cabas à épaule, s’en trouve alourdi. J’ouvre mon livre toujours avec la satisfaction d’un enfant récompensé. Le soir, après ma journée, je lis plus rarement, empêchée par une somnolence envahissante et irrépressible, ou alors des conversations voisines bien trop bruyantes et parfois impolies, hélas.
Retrouver toutes mes notes de lecture rédigées au fur et à mesure sur mon blog de lecture