17 juin 2016

Les revoir (2)

Souvent je revis mon enfance en rêve et pourtant, si un être magique me proposait d'y retourner, je déclinerais. Si ma scolarité m'a apporté un ennui plus grand que tout ce que j'ai pu ressentir comme satisfactions, je dois reconnaître que sans mes amies, cette période aurait été insupportable. Et mon regret de cette époque vient de la perte de vue des amies d'enfance qui ont le plus compté pour moi et le sentiment que je ne vais jamais les revoir.

Sophie M. chez qui j'ai joué tout un après midi à cache-cache dans sa grande maison de quatre étages et où j'ai goûté pour la première fois de la poudre acidulée dans une paille à sucer, friandise que mes parents refusaient d'acheter au prétexte que c'était mauvais pour les dents.

Nathalie C. qui fut un double de moi durant longtemps, ce qui causa la grande douleur que je ressentis lorsqu'elle me trahit en se moquant de moi au prétexte que je n'avais jamais embrassé de garçon. A partir de ce jour je pris mes distances et ressentis une incroyable jalousie car je l'aimais.

Christine A. que j'ai côtoyé longtemps après nos années de lycée puisqu'elle me suivit à la faculté. J'étais en DEUG A (mathématique-physique-chimie) et elle avait choisi le DEUG B (biologie). Nous nous apercevions au RU (restaurant universitaire) et avions d'incroyables fous-rires. Notre amitié s'était renforcée parce qu'elle admirait ma folie et j'aimais son humour. De plus, elle m'avait encouragé à créer ma fondation et était devenue la première (et seule) adhérente de la SADE (Société des Artistes en Droit d'Espoir). Elle fut assez aimable pour m'inviter à son mariage quelques années plus tard mais je ne pus hélas m'y rendre ayant quitté notre ville natale et peu après, le pays.

A suivre



diplôme d'études universitaires générales (DEUG)