Le Crime est notre affaire (2008)

Réalisateur : Pascal Thomas
Genre : comédie (policier)
Année : 2008



L'histoire
Babette (Annie Cordy), la tante de Prudence Beresford (Catherine Frot), aperçoit depuis la fenêtre du compartiment de son train, un meurtre dans le train qu'elle croise. Arrivée chez les Beresford, elle leur raconte l'histoire et aussitôt, Prudence qui s'ennuie ferme, part à la recherche du cadavre.
Elle se fait embaucher comme cuisinière chez les Charpentier, une riche famille dont la propriété longe la voie ferrée d'où a pu tomber le corps de la femme qui n'a jamais été retrouvé. Les 3 fils du chef de famille (Claude Rich) semblent tous attendre impatiemment la mort du vieillard pour en hériter, Emma sa fille (Chiara Mastroianni), vit en compagnie de son père.
Bientôt, Prudence découvre le corps d'une femme dans le musée de curiosités de M. Charpentier, mais personne ne semble savoir qui elle est.

tante Babette assiste à une scène de crime

Mon avis
Une nouvelle aventure des époux Beresford (le couple de héros des romans d'Agatha Christie) réalisée par Pascal Thomas après Mon petit doigt m'a dit.


Honnêtement, j'ai trouvé ce film très moyen, et encore une fois, ce ne sont pas les acteurs qui sont à blâmer (Annie Cordy est époustoufflante !), mais la transposition de l'histoire qui fleurte avec le comique de situation tout en gardant un oeil sur l'aspect plus inquiétant de la disparition d'une femme, puis la recherche de son identité.
comique de situation :
Belisaire part en Ecosse et se retrouve ennuyé par le vent dans son kilt

autre scène comique :
Prudence marche dans la neige avec des escarpins (Lauboutin = semelles rouges)
Les présumés coupables meurent à tour de bras, le suspens est bien gardé jusqu'à la fin avec des fausses pistes etc... mais pour l'aspect "policier" je trouve que la "sauce" ne prend pas : toute la partie "explications" - vous savez lorsqu'à la fin, le détective donne une raison à tous les évènements - passe trop vite là où un film policier étale toutes ses cartes (comme dans les "Hercule Poirot" avec Peter Ustinov).

J'espère sincèrement que Pascal Thomas va arrêter les adaptations d'Agatha Christie, ses films sont assez beaux, dans un genre légèrement surrané (les tenues de Prudence sont d'un autre siècle, les trains, etc...), les acteurs jouent bien.

C'est vraiment pour moi la partie adaptation qui pêche, et aussi le choix des scènes : certaines sont inutiles, notamment celles où Dussoliez joue tout seul ; le film repose sur Prudence, et son mari, en tout cas dans ce film, ne reste qu'un figurant.

Mon petit doigt m'a dit (2004)

Réalisateur : Pascal Thomas
Genre : comédie (policière)
Année : 2004

L'histoire
Bélisaire et Prudence Beresford (André Dussolier et Catherine Frot) rendent visite à leur tante Ada dans sa pension de luxe "les coteaux ensoleillés". Dans le salon d'attente, Prudence fait connaissance avec Rose Evangélista, une intrigante vieille dame qui lui parle d'enfant dans la cheminée. Peu après la tante Ada qui avait déjà perdu la tête puis finit par perdre la vie. Parmi les affaires de la défunte, Prudence découvre un étrange tableau que lui avait offert la mystérieuse Rose, désirant savoir si celle-ci veut reprende son bien, elle apprend que Rose a quitté le manoir très précipitamment. Craignant qu'il ne lui soit arrivé quelque chose, Prudence décide de partir à la recherche de la vieille dame en commençant par retrouver la maison peinte sur le tableau.

un bien intrigant tableau de Boscovan

Mais encore
Le film est tiré d'un roman d'Agatha Christie au titre anglais "By the Pricking of My Thumbs" et met en scène le couple Beresford, personnages récurrents de la romancière.

Un film qui me laisse un sentiment mitigé : j'en ai aimé les décors (le film est situé en Savoie), la mise en scène, les personnages qui jouent juste dans un genre qui reste très caricatural, on va dire que c'est de l'humour (anglais ?), mais le film laisse de nombreux "trous" dans les explications.
Prudence joue une mère tout à fait indigne ! Je ne me souviens pas qu'il en était de même dans le roman d'Agatha mais cela m'étonne tout de même car enfin, cette femme est très égoïste (en passant Catherine Frot qui est l'une de mes actrices préférés joue là encore parfaitement la mère qui refuse de vieillir, d'être "grand-mère, elle souahite avant tout rester l'aventurière qu'elle fut, on peut l'imaginer).

C'est beaucoup trop fouilli, par exemple, on ne sait pas pourquoi la petite aide soignante téléphone à Bélisaire, qui désire retrouver la petite Lili, et il y a d'autres petits détails qui n'ont aucune conclusion (beaucoup de personnages semblent pas très nets et on n'en saura pas plus).

Prudence finit par retrouver la maison du tableau


dans la mystérieuse maison, une poupée tombe de la cheminée...

Il y a en fait plusieurs intrigues qui se dévoilent au fur et mesure : les disparitions de vieilles personnes dans la maison de retraite, les disparitions des petites filles il y a 40 ans (à peu près) et les disparitions de diamants volés lors d'un braquage il y a également de nombreuses années. Aucune des disparitions n'est correctement expliquée ! A cela s'ajoutent une inutile histoire d'armement pour la défense des mers dans la mesure où Belisaire est un ancien militaire à la retraire (je pense qu'il fallait rajouter quelques scènes pour Dussolier) bref tout cela est bien long pour des enquêtes qui terminent en "jus de boudin".


A voir pour rajouter dans votre cabinet de curiosités cinématographiques car ce film est très esthétique.

Dead Like Me : Life After Death (2008)


Réalisateur : Stephen Herek
Genre : fantastique
Année : 2008

L'histoire
George (Ellen Muth) meurt à 18 ans après avoir reçu une cuvette de toilette de station spatiale en pleine tête. Pour la peine, elle devient une faucheuse d'âmes. Chaque matin, son "boss" lui distribue, ainsi qu'à ses 3 autres collègues, l'identité et heure des morts de la journée sur des post-it, ensuite, leur tâche consiste à se diriger vers les futures victimes, d'attendre qu'elles meurent et de les accompagner vers la "lumière".

Un jour, leur "mentor" disparaît, il est alors remplacé par un nouveau "patron" aux méthodes plus modernes, les voilà équipés de téléphones portables. Mais tout va de travers et peu à peu notre équipe de faucheurs dérogent à quelques règles de base, et à la première de toutes : ne jamais intervenir dans la vie des vivants.

Mon avis
Un film fantastique qui, hélas, bénéficie d'une réalisation plus que moyenne, je n'ai pas du tout aimé, les acteurs ne jouent pas super bien, bref, je me suis profondément ennuyée.


Notons que ce film suit la série du même nom (2 saisons, 29 épisodes, en 2003-2004) et reprend la plupart des acteurs.

Neuilly sa mère (2005)

Réalisateur : Gabriel Julien-Laferrière
Genre : comédie
Année : 2005


L'histoire
Sami Benboudaoud (Samy Seghir) a 14 ans et vit avec seul avec sa mère depuis que son père (Ramsy Bedia) est mort d'une crise cardiaque. Lorsque sa mère trouve une bonne place, elle laisse son fils pour quelques mois chez sa soeur Djamila mariée à un riche entrepreneur (Denis Podalydès). Sami quitte alors son HLM et ses copains pour s'installer dans l'hôtel particulier de son oncle, à Neuilly et doit cohabiter avec son cousin Charles (Jérémy Denisty) dont l'ambition est de devenir un jour président de la République.

Mon avis
Et bien ma foi, c'est un petit film qui se regarde, on rit beaucoup, quelques clichés mais aussi beaucoup de potentiel comique.

Sami doit partager la chambre de son cousin tapissée de posters politique UMP
Un petit film bien sympatique sur le thème des différences et des compromis.

A voir.

Jean-Philippe (2005)

Réalisateur : Laurent Tuel
Genre : comédie
Année : 2005

L'histoire
Fabrice (Fabrice Luchini) est fan de Johnny Halliday, au point de lui consacrer une pièce entière dans son petit pavillon de banlieue parisienne. Suite à une altercation, il reçoit un coup de point qui le fait basculer dans une autre dimension où tout est presque pareil sauf que dans ce monde là, Johnny Halliday n'existe pas. Fabrice entreprend alors de retrouver Jean-Philippe Smet afin de lui expliquer qu'il doit absolument monter sur scène.

Mon avis
Une bonne comédie que j'ai trouvé pas mal du tout, et pourtant, je ne suis pas fan des chansons de Johnny. L'histoire est orginale, on ne voit pas le temps passer car on compatit à la détresse, puis à la résolution de Fabrice.
Fabrice est annéanti lorsqu'il découvre que ses collectors
de Johnny ont fait place à des canettes de bière.
Lorsque Fabrice retrouve enfin son Jean-Philippe Smet, celui tient un bowling et habite une maison de banlieue (il conduit une Mercedes quand même).

Il finit par le convaincre de participer à un concours de chant et passe toute une nuit à écrire "de mémoire" les texte et musique de ses plus grand succès.

Jean-Philippe est candidat à la "Nouvelle Idole"


Après quelques péripéties, Jean-Philippe parvient à monter sur scène en première partie du chanteur qui a pris sa place dans cette réalité là.

J'ai aimé : la dérision, Fabrice Luchini allumé par le feu de son idole, Johnny Halliday façon "homme comme tout le monde" regardant d'abord d'un drôle d'air ce bonhomme qui lui assure qu'il est une star mondialement connue et au fond de lui même gardant la petite flamme d'un espoir de gloire légèrement éteint.

Une belle surprise, un bon divertissement.

Mammuth (2009)

Réalisateur : Benoît Delépine et Gustave Kervern
Genre : comédie dramatique
Année : 2009

L'histoire
Région de Charentes. Le brave Serge Pilardosse (Gérard Depardieu) arrive à l'âge de la retraite, lorsque sa femme Catherine (Yolande Moreau) l'envoie demander son dû à la caisse des retraites, on lui explique que certains papiers manquent afin qu'il puisse toucher sa retraire complète. Il décide de partir sur les routes à la recherche de ses anciens employeurs des années 70 qui doivent lui remettent les attestations manquantes.

Mon avis
Attention coup de coeur ! Un film incroyablement généreux et ténébreux.

Depardieu incarne, avec tout le sens de ce mot, un homme un peu dépassé par le fait de ne plus aller travailler. Il tourne en rond. Lorsqu'il décide de récupérer les attestations qui lui manquent, son passé le rattrape. Tout d'abord, sa petite amie (Isabelle Adjani) qui est morte dans un accident et qui l'accompagne et l'encourage dans son périple.


Si certains de ses anciens patrons sont plutôt compréhensifs, d'autres n'ont pas cette capacité et le pauvre Serge va de déconvenue en déconvenue. Il retrouve aussi sa famille qu'il n'a plus vue depuis plus de 20 ans (au moins) et notamment son oncle avec lequel nous comprenons qu'il y a une relation incestueuse.


Il retrouve également sa nièce (Miss Ming), une jeune femme légèrement autiste qui s'occupe à fabriquer des sculptures hallucinatoires à base de peluches et poupées éclatées.

Gérard et l'incroyable et touchante Miss Ming
Une histoire "qui tient la route", des images esthétiques fleurtant avec le surréalisme que ne renieraient pas le réalisateur David Lynch, quel bonheur que ce film !

Serge en pleine campagne rassure sa femme avec le portable
vitrine chez la nièce (très Lynchéen)
Vraiment, un film que je recommande !


Vicky Cristina Barcelona (2008)

Réalisateur : Woody Allen
Genre : comédie dramatique
Année : 2008


L'histoire
Deux amies (américaines) sont invitées à passer juillet-août dans une belle et grande maison à Barcelone. Si  Vicky (Rebecca Hall), qui va prochainement se marier, compte bien progresser dans sa découverte de l'art catalan dans le cadre de son mastère, Cristina (Scarlett Johansson) veut "faire la fête", au mépris de sa santé. Lors d'un vernissage, Cristina se montre intéressée par Juan Antonio (Javier Bardem), un artiste à la sulfureuse réputation. Celui-ci invite les deux jeunes femmes à passer un week-end avec lui sur l'île d'Oviedo pour y faire l'amour. Cristina déjà sous le charme accepte et Vicky l'accompagne, la mort dans l'âme, mais elle succombe à son tour au charme (irrésistible) du bel espagnol.

Mon avis
Je n'ai pas aimé ! Boudu ! quelle déception ! moi qui aime généralement les films de Woody Allen, j'ai trouvé celui-ci horriblement long et ennuyeux. D'abord, je déteste le côté artificiel-documentaire des voix "off" (pour la même raison je n'ai pas du tout aimé "Amélie Poulain"). Ensuite, il s'agit d'un triangle amoureux sans intérêt autre que de découvrir quelques édifices incroyables de Barcelone. Bien entendu, on ne rit même pas. Quant aux actrices, cela aurait pu être de parfaites inconnues.

Le cactus (2005)

Réalisateur : Michel Munz et Gérard Bitton
Genre : comédie
Année : 2005


L'histoire
Sami (Pascal Elbé) est un éternel hypocondriaque dont le meilleur ami Patrick (Clovis Cornillac) se sent redevable depuis l'enfance. Lorsque Sami surprend son radiologue parler de la maladie de son cactus, il imagine qu'il s'agit de lui et qu'il n'en a plus que pour trois mois à vivre. Il décide alors de partir pour l'Inde à la rencontre d'un gourou ayurvédique mondialement connu qui pourrait le sauver, Patrick décide de l'accompagner.




Mon avis
Ah ! enfin une comédie qui tient sa promesse ! Bon, je ne présente plus ma préférence pour Clovis qui joue très bien.
Quelques bonnes trouvailles, de bons acteurs : Pierre Richard au top et la belle Alice Taglioni qui joue le rôle de la fiancée de Patrick.
plusieurs portrait d'auteurs dans cette librairie
entre autres, l'essentiel Jim Harrison dont je suis fidèle lectrice !
Donc, un film que je vous recommande !

Comment savoir ? (2010)

How Do You Know ?

Réalisateur : James L. Brooks
Genre : comédie
Année : 2010



L'histoire
Lisa (Reese Witherspoon) est joueuse professionnelle de softball, un genre de baseball au féminin, et sort avec Matty (Owen Wilson) un joueur de baseball professionnel, coureur de jupon un tantinet égoïste. Elle fait la connaissance de George Madison (Paul Rudd), homme d'affaires sous le coup d'une enquête du FBI qui le soupçonne de malversations financières en fait causées par son propre père (Jack Nicholson).

Lisa et George que tout oppose vont trouver quel est le sens de leur vie.

Mon avis
Une (très) mauvaise comédie ! Et maintenant que vous le savez, fuyez !

Bébé mode d'emploi (2010)

Réalisateur : Greg Berlanti
Genre : comédie
Année : 2010



L'histoire
Holly Berenson (Katherine Heigl) et Eric Messer (Josh Duhamel) sont les meilleurs amis des parents de la petite Sophie dont ils sont marraine et parrain. Le "hic" c'est qu'ils ne "peuvent pas se voir". Lorsque les parents de Sophie meurent dans un accident, ils sont obligés de cohabiter pour garder la petite fille avec eux.

Mon avis :
Une comédie qui se regarde même si l'on ne rit pas toujours, il y a quelques bonnes trouvailles mais dans l'ensemble...bof !

Interdit d'emporter des souvenirs

Avant de quitter Paris en août 2010, j'entrepris les mois précédents un petit tour des musées parisiens que je ne connaissais pas encore. Ainsi, je suis allée voir le musée Victor Hugo, celui de la Vie romantique, Cognacq-Jay, le Carnavalet et le Marmottan. Si, pour les quatre premiers, j'ai pu photographier à loisir peintures et objets qui me plaisaient, il me fut interdit de prendre des photos au Marmottan où j'ai eu pourant eu la joie de voir pour la première fois un immense Monet.

Je savais que c'était interdit car il y a un écriteau à l'entrée du musée, mais j'ai tout de même voulu faire une photo de moi devant un tableau de Monet avec mon téléphone portable. Lorsque le vigile m'a aperçue, il m'a demandé de ranger mon appareil. Certes, j'ai tenté de discuter un peu en insistant sur l'aspect "privé" de la photo mais il n'a rien voulu savoir et j'ai obtempéré de peur de me voir éjectée du musée avant que j'en ai fini le tour (9€ l'entrée tout de même)...

Je trouve cela dommage car ma démarche n'était pas de nuire au musée et aux collections, mais plutôt de donner envie d'y aller et même de "faire de la pub" pour l'exposition qui était alors en cours :

FEMMES PEINTRES ET SALONS AU TEMPS DE PROUST
De Madeleine Lemaire à Berthe Morisot

Berthe Morisot

L'exposition était vraiment de toute beauté mais du coup, je n'en ai pas parlé. Il m'est arrivé la même mésaventure lorsque je suis allée voir le musée de la Poupée, photos interdites, et pourtant j'étais la seule "cliente" à ce moment là.

D'une manière générale, j'ai du mal à comprendre pourquoi les musées privés interdisent les photos alors que ceux de la ville de Paris l'autorisent. 

Cette semaine, La lettre d'information de la Tribune de l'Art donne une information intéressante : les musées n'ont pas le droit d'interdir la prise de photos in situ à usage privé. Je l'ignorais alors, mais le problème est de savoir comment réagir lorsque vous êtes pris la main sur l'objectif et priés de ne pas faire de photos. Quelle répartie avoir pour expliquer son droit ? Dans pareil cas, l'esclandre est-elle une solution ? D'un autre côté, j'imagine mal qu'il faille demander une autorisation pour faire des photos à la direction, ce serait ingérable...

Je préfèrerai qu'on laisse les amateurs plus libres d'exprimer leur "coups de coeur".

En savoir plus
  • sur les règles juridiques (une intéressante analyse par Anne-Laure Stérin sur l'intervention de Maître Géraldine Salord au sujet du droit d'auteur et de propriété dans les musées)

Erreur de la banque en votre faveur (2008)

Réalisateur : Michel Munz et Gérard Bitton
Genre : comédie
Année : 2008



L'histoire
Julien (Gérard Lanvin) est maître d'hôtel pour de puissants banquiers qui lui ont annoncé son prochain licenciement. Pour sa reconversion, il aimerait bien ouvir un restaurant avec son copain Etienne (Jean-Pierre Darroussin), un fin cuisinier employé dans un bistrot, mais il leur manque des moyens financiers. Un jour, il surprend les conversations des banquiers relatives aux placements boursiers via le conduit d'aération entre la salle à manger et l'office : il décide alors de profiter de ses "sources confidentielles" pour jouer à la bourse par l'intermédiaire de son banquier (Scali Delpeyrat).

Mon avis
Très bonne comédie ! On rit vraiment des aventures de l'apprenti boursier tout en découvrant le monde des "rats" de la finance et leurs méthodes souterraines qui entretiennent leur cynisme efficace.


Du suspens tout de même car jusqu'au bout, on se demande si le pauvre Julien va s'en sortir de toute cette affaire malgré les galères. En prime, quelques histoires d'amour et de coeur, notament pour nos deux célibattants cinquantenaires qui finissent par craquer leur carapace.

Julien et Stéphanie (Barbara Schulz)
Etienne et Harmony (Jennifer Decker)
Donc, un film que je recommande pour passer un bon moment seul ou en famille (film tout public).

Le pari d'Haussmann

Dans les années 1860, Charles Marville est chargé de photographier les rues de Paris vouées à la transformation, voire à la disparition, à l'occasion des travaux entrepris par Napoléon III et supervisés par le préfet Haussmann.

Les travaux durèrent 17 ans.

150 ans plus tard, Patrice de Moncan confronte dans un livre étonnant et passionnnant les images du Paris d'aujourd'hui avec les photographies que fit Charles Marville  :

Paris, Avant-Après
Les éditions du mécène
450 pages (45 €)


Si vous aimez découvrir les "avant / après" nul doute que vous serez comblés par la collection rassemblée.
montage perso
(clic sur l'image pour l'agrandir)

Découvrir en vidéo une interview de Patrice de Moncan :



Liens externes

Du bois pour les cercueils - Claude RAGON

Le livre
parution en novembre 2010
Editions Fayard (livre de poche)
350 pages


Le sujet
De nos jours, dans un patelin du Jura, le corps d'un directeur d'usine de fabrication de planches est retrouvé dans une pièce fermée de l'intérieur, la tête et les mains écrasées sous une presse. Le début de l'enquête confiée à la gendarmerie conclut à un accident, mais une lettre anonyme fait intervenir la PJ de Besançon. Tandis que le commissaire est cloué par une mauvaise grippe, le jeune enquêteur cumule les témoignages et découvre de nouveaux indices.

Le verbe
- Voici la presse tragique. Je suppose que les gendarmes vous ont montré les photos. Moi je n'ai rien vu. D'après ce que j'ai compris, Verdoux a été retrouvé ici, la tête écrasée entre les plateaux.
(p 71)
Mon complément
Je ne suis pas déçue par la lecture de ce livre qu'une amie m'a prêté : j'en ai aimé le rythme, assez vivant grâce aux nombreux dialogues. L'enigme tient la route, les descriptions (parfois trop nombreuses) permettent de se faire une idée des lieux (une usine sur plusieurs bâtiments), pas mal de personnages également et j'avoue que parfois, on ne sait plus "qui est qui".

L'auteur aurait peut-être pu décrire un peu plus les moments chaleureux : le repas, donner quelques recettes à la manière de ce que font les auteurs de polars historiques que je connais comme Jean-François Parot ou Jean d'Aillon, ceci afin de donner plus de "couleur" à la noirceur de son histoire.

Quelques manques à combler notés ici et là, mais dans l'ensemble, c'est quand même mieux que certains livres que j'ai pu lire d'auteurs très connus et absolument affligeants. Pour moi le livre tient la promesse de l'évasion et c'est tout ce que j'attends. 

Lien externe

Laisse moi entrer (2010)

Réalisateur : Matt Reeves
Genre : épouvante
Année : 2010

L'histoire
Une bourgade perdue en Amérique, début des années 80. Owen (Kodi Smit-McPhee), un garçon délicat de 12 ans, subit les brimades de 3 compagnons de sa classe, et passe son temps à observer ses voisins par la fenêtre. Une nuit, il assiste à l'arrivée de Abby (Chloe Moretz), une fille de son âge, dans l'appartement voisin. Celle-ci est accompagnée par un vieil homme qui semble être son père.


Elle ne sort  que le soir et ils se lient d'amitié dans le petit square au bas de leur immeuble. Tandis que la jeune fille l'encourage à tenir tête à ses persécuteurs, elle lui laisse également entendre qu'elle n'est pas ce qu'elle semble être...elle n'est pas une fille comme les autres.

Mon avis
Adaptation du livre de John Ajvide Lindqvist, ce film n'est pas mal du tout !

Bon, je dois dire que j'aime assez les films différents et qui sont bien réalisés, avec de belles séquences, une belle "photo", une atmosphère dirons-nous, et une bonne musique qui se fond dans l'ambiance.

C'est ici le cas, donc j'ai envie d'en dire un peu plus car, comme je le dis souvent, les gens hésitent à regarder un film "d'horreur" car ils craignent le choc des images. Et bien avec ce film, il y a des images choquantes, ne nous voilons pas la face, je vous dévoilerai lesquelles...

Spoiler
Owen vit avec sa mère, tout à fait absente et obsédée par la religion. En découvrant Abby, Owen craint même d'être en présence du "mal" !

Abby est en fait un petit vampire, aidée dans le monde grâce à un "compagnon de voyage", qui passe pour son père, et qui va de temps en temps "à la chasse" pour lui rapporter le sang dont elle a besoin pour vivre.

Un jour, le "père" a un accident et se sacrifie après s'être offert en pâture à sa protégée

Abby et Owen deviennent de plus en plus inséparables

au point qu'Owen ait l'idée d'un pacte de sang. C'est à partir de ce moment qu'il comprend que son amie est vraiment différente

mais il décide de rester à ses côtés.


Voilà, je n'ai pas tout dit, il reste des surprises et du suspens, mais pour les images chocs, disons qu'on ne voit pas plus que cela dans l'horrible.

Il y a aussi quelques moments délicats ! Les deux enfants lisent Roméo et Juliette et se parlent en code morse de chaque côté de la cloison qui sépare leur appartement respectifs


Morse, un film sorti en 2008 raconte la même histoire (non vu à ce jour). Tandis que "Morse" se passe en Suède, "Laisse moi entrer" est censé se dérouler en Amérique mais on ne voit pas vraiment la différence : lumière blaffarde, neige, froid... Nous ne sommes pas à Miami et l'ambiance reste à mon avis celle qui doit être dans le livre.

J'ai aimé ce film, je n'ai pas lu le livre et je n'en ai pas envie pour le moment, mais j'ai bien aimé cette histoire d'amour et d'amitié dans le temps. Cette vulnérabilité de l'un et de l'autre, de la dépendance, de la confiance que l'on doit éprouver envers l'autre pour survivre.

Personne ne peut survivre seul, quelque soit son âge et sa force.