Vexed (BBC, 2010)


  • Réalisateur : Matt Lipsey
  • Genre : policier, comédie, série
  • Année : 2010
  • saison 1 : 3 épisodes de 60 mn
  • saison 2 : 6 épisodes de 60 mn
L'histoire

saison 1

Le binôme improbable et hilarant de deux policiers anglais : Jack Armstrong (Toby Stephens) et Kate Bishop (Lucy Punch). Lui, la quarantaine célibataire, est du genre à écouter ses intuitions pour résoudre les enquêtes qui lui sont confiées, côté privé, il se montre toujours prêt à rendre service aux dames. Elle, la trentaine, est beaucoup plus rigoureuse, respectueuse des procédures, et traverse une crise conjugale avec Dan (Rory Kinnear) qu'elle soupçonne d'infidélité.


saison 2

DI Jack Armstrong (Toby Stephens) reprend service pour la 2ème saison avec une nouvelle recrue DI Georgina Dixon (Miranda Raison).
Miranda Raison
Développement

saison 1

3 épisodes, 3 enquêtes.
  • épisode 1 : des femmes se font assassinées, seul point commun : célibataire désespérée utilisant le même organisme de crédit. Et si le coupable avait accès à la base de données ?
  • épisode 2 : le voleur de la voiture d'un banquier frauduleux meurt dans l'explosion de celle-ci devant la clinique de désintoxication où était admis le boursicoteur dépressif ; nos deux détectives jouent les nounous.
  • épisode 3 : la chanteuse d'un groupe féminin est enlevée, bientôt la réception de son index sectionné prouve à nos amis que la demande de rançon est une affaire sérieuse.
Jack Armstrong (Toby Stephens) et Kate Bishop (Lucy Punch)
Une excellente série qui m'a fait éclaté de rire (je ne me souviens pas avoir autant ri devant une série depuis les facéties de Mister Bean). Rien à redire sur les acteurs, tous absolument excellents dans cette série qui m'a rappelé l'ancien "Mission casse-cou" (en plus drôle). On rit de l'incroyable détachement de Jack et de l'exaspération croissante de sa coéquipière devant son incompétence. On savoure les répliques. Bref, un très bon moment (trop court). Un vrai talent comique. Un duo qui fonctionne bien, je demande la saison 2 !

saison 2

3 épisodes de plus que la saison 1, toujours dans une atmosphère plutôt comique malgré les meurtres qui se succèdent. Miranda Raison touve là un rôle à l'opposé de son rôle dans Spook !
Miranda Raison et RPJ dans Spooks
Le duo Toby Stephen / Miranda Raison marche bien et reste malgré tout différent du précédent. Une série sympathique qui peint les travers et les folies de la société.
Miranda Raison et Toby Stephen

Life (NBC, 2007)


  • Création : Rand Ravich
  • Genre : policier
  • Année : 2007 à 2009
  • Durée : 32 épisodes de 40 mn en 2 saisons
    • saison 1 : 11 épisodes
    • saison 2 : 21 épisodes
Que raconte l'histoire ?
Los Angeles. Charlie Crews (Damian Lewis) a été injustement condamné à perpétuité pour les meurtres de son meilleur ami et de son épouse. Il en sort au bout de 12 ans grâce aux tests ADN demandés par son avotate Constance Griffiths (Brooke Langton) qui le blanchissent. Il retourne travailler pour la police et devient l'équipier de Dani Reese (Sarah Shahi), bien qu'il ait reçu un énorme pactole en réparation de l'erreur judiciaire et qu'il pourrait en profiter. Charlie emménage dans un grande villa avec Ted (Adam Arkin) un ancien financier rencontré en prison qui devient son meilleur ami. Il compte bien trouver le vrai coupable des meurtres dont il a été accusé tout en profitant de sa liberté et de la vie, et en cherchant à retrouver Rachel Seyboldt (Jessy Schram) la petite fille survivante de la famille de ses amis, qui avait 9 ans au moment des faits.

Est-ce une série intéressante ?
Une très bonne série à suivre avec dans le rôle principal, l'excellent Damian Lewis (Friends and crocodiles 2005, Homeland 2011) dont j'adore la voix (voui ! je regarde en VO !) et le jeu ; il incarne ici un homme brisé par 12 ans de captivité mais qui sort extraordinairement heureux et ébahi par l'évolution de la société.
Charlie (Damian Lewis) et Dani (Sarah Shahi)
Il s'adapte aux nouvelles technologies tout en se gavant de fruits dont il a été privé durant 12 ans. Il agace souvent Dani, sa coéquipière, avec ses réflexions "zen" et sa manière de prendre les choses, ce qui nous donne de bons moments de comédie.
Damian et Helen
Dans cette série, il joue avec son épouse Helen McCrory (vue dans les Harry Potter où elle tient le rôle de Narcissa Malfoy, la mère de Drago) durant 5 épisodes.
Lauren Cohan à gauche dans Vampire Diaries et à droite dans Life
Dans l'avant dernier épisode, notons l'apparition de la belle Lauren Cohan qui joue le rôle de Rose dans Vampire Diaries.

Chaque épisode résout un cas de police (j'allais dire "lambda") et fait avancer les (en)quêtes de Charlie et sont entrecoupées de vidéo de témoignage des protagonistes de la série : anciens policiers, avocate de Charlie, ainsi que Jennifer (Jennifer Siebel Newsom) son ex-femme dont il est toujours amoureux.
Charlie et son ex (épisode 2 saison 2)
J'ai aimé ! A voir !

LA CARTE POSTALE

Je suis mariée avec W ce qui est hautement improbable vu qu'il est mort depuis quelques années, que je suis consciente de cela dans mon rêve mais il semble si heureux que je décide de ne rien lui dire. Nous sommes sur le point de quitter un lieu de vacance paradisiaque comme il en existe dans le Pacifique : faré sur une plage de fin sable blanc. Les bagages sont prêts mais avant de partir, je veux acheter une carte postale. Nous nous rendons dans une boutique et je demande au caissier où se trouve le présentoir de cartes. Tandis que je regarde les cartes postales, W contemple des casquettes de toutes les couleurs qui représentent les All Blacks. De mon côté, je cherche une carte postale représentant un paysage et il n'y en a pas. Il n'y a que des paquets de cartes avec le logo en forme de plume et toutes les cartes sont colorisées à la manière des oeuvres d'Andy Warhol. Je demande au vendeur s'il n'y pas de cartes postales représentant la nature. W se tourne alors vers moi en haussant un sourcil (il le faisait toujours) et me dit que nous n'avons plus le temps. L'instant d'après il disparaît soudain, je suis seule dans la boutique et je me demande si je ne vais pas acheter en souvenir une casquette au lieu de la carte postale.
illustration de mon "cru" bricolée en quelques secondes avec picasa

The Five-Year Engagement / 5 ans de réflexion (2012)


  • Réalisation : Nicholas Stoller
  • Genre : romance
  • Année : 2012
  • Durée : 2h10
Que raconte l'histoire ?
San Francisco. Un an après leur rencontre, Tom (Jason Segel) qui est "chef" dans un restaurant demande Violet (Emily Blunt) en mariage. Peu de temps après, Violet obtient un poste à l'université du Michigan (de l'autre côté du pays). Le couple décide de partir pour le Michigan, mais là-bas, Tom galère pour retrouver un travail satisfaisant et le mariage est repoussé.

Est-ce un film intéressant ?
Honnêtement, ce n'est pas une super comédie, mais on rit parfois à certains moments. Je n'ai pas trop accroché au couple formé par les acteurs principaux, par contre quelques rôles secondaires sont formidables et méritent un éclairage particulier, par exemple Winton Childs, le rôle du professeur d'université en psychologie sociale joué par Rhys Ifans (vu dans Anonymous)
Winton Childs Rhys Ifans
image IMDB
ou encore lex, le copain de Tom joué par Chris Pratt.

Dans l'ensemble le film est trop long, le rythme s'essouffle vite. On passe.

ETRE UN OISEAU

- je n'aime pas ma vie
- Qui a-t-il dans ta vie que tu voudrais changer ?
- je voudrais être un oiseau
- Un oiseau ? mais qu'est-ce que cela t'apporterait ?
© Princesse Camcam
- je pourrais m'envoler du nid quand mes parents me grondent

LA BEAUTE D'UN INSTANT

Qui possède en lui la faculté de s'extasier sur la beauté de l'instant plus que sur celle du lieu - même si l'endroit où cette félicité se révèle n'est pas étranger au sentiment - est un être privilégié ; puissons-nous tous vivre un tel moment.
© Kenneth Parker
(tentative de mise à l'air de quelques notes prises en mai 2012, photo avec accord de l'auteur)

A CONDITION QUE TU M'EN DONNES

© Kiersten Essenpreis
Fais moi plaisir. Voilà plusieurs mois que je revis les moments de nos rencontres, brèves mais toujours intenses. Les mondes qui m’entourent sont d’une maigreur effrayante et tournent comme une obsession autour de mon univers désaxé, me donnent le vertige des jours évanouis. Je ne veux plus m’émouvoir, ne ne veux plus m'en vouloir d'une telle dépendance. Je ne veux plus de ce voile qui m’accable.

J’ai joué le jeu de l’élégance, j’ai versé pour toi une brassée de mots restés lettres mortes, j'ai justifié tes signes de faiblesse. Tu ne me rappelais pas. Tu ne me répondais pas. J’ai frôlé l’ombre d’une intuition. J'ai ardemment désiré ne pas en tenir compte. Je te donnais toutes les excuses, sous contrôle de la mélancolie brute et épuisante. C’est ainsi que j’ai vécu.

Le cœur battant, remuant des zones d’espoirs comme un vaisseau creuse un sillage chaotique à la recherche d'un trésor oublié. Réveille-toi, ces histoires là ne sont pas pour nous. Nos spectres agitent des panneaux illisibles et gris dans les silences que tu installes. Tout cela mérite une sépulture. Je ne veux pas troquer la sève qui me transporte pour ta poisseuse envie de contemplation, je ne suis pas de ce bois là.

Je veux couper la corde qui me retient à tes rêves, découdre le linceul qui m’enferme chaque jour et qui dévore mes os. Un oeil se ferme et tout se désassemble. Un cil remue. Un fil ténu pourrait raccommoder mon coeur et enrouler le monde vers toi comme une vague. Je ne t'efface pas complètement. Un jour peut-être, je t’enverrai de mes nouvelles à condition que tu m'en donnes.

texte de juin 2007, amélioré et toujours d'actualité

TERRAIN DE JEU

Wladyslaw Theodor Benda

Au départ je n’avais pas de compte à régler, sinon l’envie de me régaler l’esprit en m’imposant une sorte de gymnastique personnelle, une sorte d’examen de conscience qui servirait en même temps de laboratoire, c’est ainsi que j’ai conçu le début de mon blog Chronique des Temps Perdus dans la fin de l'année 2004, avec une première lectrice complice, ma soeur. Loin de moi l’idée de me masquer derrière une personne évanescente, bonne à vider son sac ou prétendre être une autre que moi-même. J’ai écrit des petites choses, je m’amusais. Je n’avais pas vraiment pris conscience que tout cela pouvait être sérieux, assez sérieux pour être consommateur d’énergie et de temps.

De nombreux autres blogueurs ont été mes parrains à leur insu : sur eux je pris exemple en n'écrivant que lorsque j'avais vraiment quelque chose à dire ; leur ancienneté sur la toile avait fait qu’ils avaient le recul nécessaire pour ne pas se laisser abuser par ce passe-temps où l’on perd vite le sens du réel et où l’on peut facilement confondre l’agréable et l’utile.

La découverte des Impromptus Littéraires (dont je fus l'un des administrateurs durant quelques années) m’a fait basculer dans une autre dimension : les nouveaux thèmes autour desquels il fallait inventer chaque semaine une petite histoire m’ont fait prendre conscience du plaisir des fictions. Mais j’ai toujours trouvé réducteur la propension du lecteur à désirer voir dans un récit une part de la vérité. Où s’achève la réalité, où commence la fiction ? Peu importe.

Aujourd’hui, j’ai moins envie d'écrire des histoires, mais je ne renonce pas à le faire. Parfois, je laisse vagabonder mon imagination comme on lâche un chien, puis quand il est l’heure, je tire sur la laisse pour qu’il revienne me lécher la figure, me composer un nouveau masque, une nouvelle expression.

La bête mystérieuse qui est en moi est insatiable.

MANQUE-T-ON AUX ABSENTS ?

Manque-t-on aux absents autant qu'ils nous manquent ? Je me pose cette question, et bien que j'ai une petite idée de la réponse, je ne pense pas détenir une simple vérité. Alors, je suis obligée d'examiner les faits. Les absents me manquent partout, quand je mange, quand je me promène, quand je regarde un film. Je pense à eux et, souvent, je leur dis, je leur écris, je les rassure en quelques sorte : "je suis toujours là, égale à moi-même, confiante. Certains absents me répondent et c'est comme s'ils étaient avec moi ; ce ne sont pas vraiment des absents, seulement des êtres chers qu'on ne rencontre pas à cause de la distance qui nous séparent mais qui sont là, bien présents. Il y a aussi des absents qui ne répondent rien, jamais ; des jours, des semaines, des mois, des années. A ce demander si j'existe encore pour eux. A se demander pourquoi je retiens encore le fil. Je me demande si je finirai par oublier ces absents qui me manquent si je lâche le fil.

The Student Prince (1998)


  • Réalisation : Simon Curtis
  • Genre : comédie
  • Année : 1998
  • Durée : 1h30
Que raconte l'histoire ?
Le plus jeune fils de la Reine "Mister Windsor" (Rupert Penry-Jones) entre étudier la littérature à Cambridge. De son côté Barry (Robson Green) est affecté à un nouveau poste : devenir le garde du corps du Prince, ce qui ne l'enchante guère. Tous deux vont apprendre à vivre ensemble sur le campus. Et bientôt, Barry devient le mentor du prince qui lui demande comment s'y prendre avec les filles, en particulier avec Grace (Tara Fitzgerald), la nouvelle étudiante américaine.

Est-ce un film intéressant ?

Barry (Robson Green), Grace (Tara Fitzgerald) et "Monsieur Windsor" (RPJ)
Une très bonne comédie, voilà un moment que je n'avais pas autant ri. Le duo Robson Green/Rupert Penry-Jones fonctionne bien ; Barry dans son rôle mature et protecteur, le Prince dans son rôle de jeune niais que la monarchie étouffe. Un très bon moment avec un RPJ très jeune (28 ans).

Outcasts (BBC, 2011)


  • Création : Ben Richards
  • Genre : anticipation
  • Année : 2010
  • Durée : 1 saison de 8 épisodes (60 mn)
Que raconte l'histoire ?
Fuyant la Terre dévastée par les guerres et catastrophes climatiques, quelques milliers d'humains ont trouvé refuge sur une planète située à 5 années de voyage, a priori inhabitée, qu'ils ont nommée Carpathia. Les colons ont créé Forthaven, une ville fortifiée, depuis laquelle partent des expéditionnaires (XP) chargés de trouver toujours de nouvelles ressources d'énergie ou de subsistance. Il n'y a pas de véhicule sur Carpathia, tout déplacement doit se faire à pied. Les "XP" finissent par découvrir l'existence des Advanced Cultivars (AC), des humains qui avaient été créés artificiellement pour arriver les premiers et s'occuper des lourdes tâches. Mais peu après, un virus inconnu a dévasté la colonie et surtout les enfants. Les AC ayant été jugés responsables du développement du virus ont été condamnés à être abattus. Le chef du groupe chargé de les exterminer leur a cependant sauvé la vie en les laissant partir et la population des AC a ainsi recréé depuis 10 ans une autre société, plus sauvage car démunie de tout équipement.

Est-ce un film intéressant ?
En 8 épisodes, on a le temps de s'intéresser à cette fiction tout à fait réaliste de la société et de ses peurs, de ses travers. Forthaven, la ville pionnière, est assez vraisemblable : hétéroclithes mais fonctionnelle.

La série débute avec l'approche d'un vaisseau terrestre que la colonie attend avec impatience, n'ayant aucune nouvelle de la Terre depuis 15 ans. Hélas, l'entrée dans l'atmosphère de la planète est dangereuse et le vaisseau explose après avoir pu envoyer quelques navettes de sauvetage. Dans l'une, Julius Berger (Eric Mabius), une sorte de guide spirituel ayant participé à l'élaboration du concept de Carpathia a pris place. Son arrivée n'est pas une bonne nouvelle pour Richard Tate (Liam Cunningham), le président de Carpathia car il se méfie de ce beau parleur, de même que pour Stella Isen (Hermione Norris), la chef du service de Protection and Security (PAS) qui attend l'arrivée de sa fille qu'elle a laissée derrière elle alors que celle-ci n'avait que 3 ans. Richard se sent plus ou moins contraint d'inviter Julius à faire partie du 'grand conseil' (formé d'une douzaine de personnages) qui permet d'entériner les décisions importantes pour la communauté - on ne voit ce conseil qu'à la fin de la série.

Chaque épisode explore les failles et les espoirs des colons, leurs tentatives pour se protéger de la planète et contre les AC menés par Rudi (Langley Kirkwood) qui se montrent extrêmement rancuniers (c'est continuellement réglement de compte à OK Corral entre les deux communautés).
Les personnages principaux sont (ordre de l'image ci-dessus) :
  • Jack (Ashley Walters) le chef des expéditionnaires
  • Fleur (Amy Manson) et Cass (Daniel Mays vu dans Ashes to Ashes) travaillent pour Stella à la sécurité du village 
  • Tipper (Michael Legge) le surdoué du village, petit caïd, animateur radio officiel et déchiffreur de code étrange à ses heures perdues
  • Stella ( Hermione Norris vue dans Spooks) neurologue et chef de la sécurité de Forthaven), elle a accepté de faire partie des pionniers avec l'assurance que son mari et sa fille suivraient mais seule sa fille arrive 15 ans plus tard, les retrouvailles vont être problématiques
  • Richard (Liam Cunningham), élu président, a perdu ses deux fils lorsque le virus a frappé la colonie, a donné l'ordre de se débarrasser des AC, ceci explique pourquoi les AC lui en veulent tant.
  • Julius (Eric Mabius), arrive par le vaisseau en ayant subtilisé le droit de voyage d'une autre personne, c'est le "bad guy" de l'aventure, manipulateur, cache son jeu sous une apparente compassion (il n'arrête pas de prier)
Une série d'anticipation que l'on doit à Ben Richards qui a aussi écrit ou produit quelques séries comme Party Animals BBC 2007, The Fixer 2008 ou encore Spooks.

J'ai bien aimé le traitement de la société livrée à elle-même sur une planète hostile. Les humains finissent par se rendre compte que la planète est habitée par une forme de vie qui n'apprécie pas du tout la violence des hommes (qui tirent sur tout ce qui bouge).

J'ai moins aimé certaines invraisemblances comme la profusion d'armes détenues par les AC (les exclus d'où le titre outcasts = parias, exclus) : ils n'ont rien, aucune usine, rien, sont habillés de haillons et pourtant ils ont des armes et des munitions, on se demande comment.
Rudi le chef des "clones" face à Richard et Fleur
Pas terrible non plus les "révélations" dans les derniers épisodes, on a vraiment l'impression que c'est pour pousser la production à une saison supplémentaire -qui n'a pas eu lieu- du coup avec tous ces aveux et secrets qui nous arrivent, on reste un peu sur notre faim d'avoir une conclusion qui tienne à peu près la route.
Pas convainquant non plus la manière d'entrer et de sortir de Forthaven (parfois, on y rentre comme dans un moulin !).
Cass et Fleur découvrent avec étonnement l'océan
en compagnie d'un pionnier laissé pour mort suite à un atterrissage raté 
Mais dans l'ensemble, j'ai eu du plaisir à regarder cette série atypique, tournée en Afrique du Sud. Je trouve que l'on ne fait pas assez de série de ce genre.

Miss Austen Regrets (2008)


  • Réalisation : Jeremy Lovering
  • Genre : drame
  • Année : 2008
  • Durée : 1h20
Que raconte l'histoire ?
Jane Austen (Olivia Williams) accepte puis refuse le lendemain la demande en mariage du riche Harris Bigg-Wither (Samuel Roukin) qu'elle n'aime pas assez. Quinze ans plus tard, alors qu'elle est devenue un écrivain publié, sa nièce préférée Fanny (Imogen Poots) lui demande conseil au sujet du mariage, elle se demande notamment si le jeune homme dont elle est amoureuse est bien "le bon".
Fanny (Imogen Poots) et Jane (Olivia Williams)
Est-ce un film intéressant ?
Très beau film centré sur la personnalité de Jane Austen dont il explore l'identité et l'humeur dans une adaptation de sa vie saisie au travers des lettres qui en restent, principalement grâce à la correspondance conservée par sa soeur Cassandra jouée ici par Greta Scacchi.
Jane défendait l'idée du mariage "de convenances", pour elle : "Tout doit être préféré ou supporté plutôt que de se marier sans affection". Après un premier amour contrarié, Jane d'ailleurs préféra renoncer au mariage, même si celui-ci l'aurait mise à l'abri du besoin pour elle et sa famille (mère et soeur).
Le film évoque subtilement les romans de Jane :
  • les publiés : "Mansfield Park", "Pride and Prejudice", "Sense and Sensibility"
  • et ceux en devenir : "Emma" terminé et en attente de publication et on entend parler de Anne (pour celui qui sera publié après sa mort : "Persuasion").
Le film se termine 2 ans après la mort prématurée de Jane à l'âge de 41 ans (elle souffrait de douleurs dans le dos mais ne voulait pas en entendre parler ! "je n'ai pas le temps d'être malade j'ai encore tant de choses à écrire" s'exaspérait-elle).

J'ai revu avec plaisir Olivia Williams qui joue dans Krakatoa, le film que je viens juste de voir et chroniquer. Je regarde souvent des films pour leurs sujets ou leurs distributions, ce fut le cas ici puisque j'ai regardé ce qu'avait tourné l'actrice et mon choix s'est porté sur "Miss Austen Regrets" qui entre d'ailleurs dans mon dossier LOST IN JANE.

Krakatoa : The Last Days (2006)


  • Réalisation : Sam Miller
  • Genre : docufiction, drame
  • Année : 2006
  • Durée : 1h30
Que raconte l'histoire ?
Indonésie, 1883. Tandis que sur l'île de Java et alentours, on vaque à ses affaires, le volcan de l'îlot Krakatoa commence à donner des signes de réveil jusqu'au matin où il entre en éruption et provoque pluie de pierres, de cendres et tsunamis. Willem Beijerinck (Rupert Penry-Jones) qui travaille pour le gouvernement néerlandais (c'est un peu l'autorité du district de Ketimbang : police, impôts, tribunal et responsable du bien-être de la population) habite avec sa femme (Olivia Williams) et ses 3 enfants sur la côte. Devant l'ampleur du désastre, ils tentent de se mettre à l'abri en quittant le village pour l'arrière pays.

Est-ce un film intéressant ?
Ceci est un film agrémenté de quelques commentaires "off", mais nous avons tout de même l'impression de voir un vrai film qui retrace la catastrophe. L'éruption du Krakatoa en 1883 est la deuxième plus grande éruption volcanique enregistrée de "mémoire d'homme" (la première étant celle du mont Tambora).

Le récit du film prend appui sur trois "parcours" :
- le personnage de Rogier Verbeek, un géologue (Kevin McMonagle) qui le premier a décrit les manisfestations pré et post éruption (ce fut en quelque sorte le premier vulcanologue) et qui comprend trop tardivement que certaines manifestations auraient pu être interprétées afin d'avertir la population du risque encouru

- la famille Beijerinck qui tente de survivre en s'éloignant de la côte, entraînant avec elle les villageois indonésiens, le film s'appuie notamment sur le journal de Johanna Beijerinck, le récit met également en scène le bras droit de Beijerinck : Tokaya (Ramon Tikaram)
Tokaya (Ramon Tikaram) et les époux Beijerinck (RPJ et Olivia Williams)
- une navire de 100 passagers qui affronte l'éruption et le tsunami grâce à la maîtrise du capitaine Lindeman (Darrell D'Silva), le film évoque son journal de bord.

Un film très intéressant mais effrayant aussi ! car on se rend compte que même sachant les risques, les zones dangereuses continuent à être habitées. Depuis des siècles, l'Indonésie est un pays à risques naturels que la science des hommes, si elle peut faire des progrès dans les prévisions ne peut rien contre les manifestations, et même sachant cela, la vie continue à proximité des volcans !
lithographie de l'éruption du Krakatoa de 1883
J'ai découvert ce film dans mon projet de visionnage de la filmographie de RPJ qui tournait au même moment dans la série Spooks.
RPJ avant l'éruption et après !
(un petit air de terminator non ?)

MANU METRO C-3PO

Dans le réseau souterrain parisien. Un touriste chanceux me croise et me demande de l'aider à se repérer. Je lui réponds qu'il ne pouvait pas mieux tomber. Il continue dans son jargon et déjà je suis en position. Très fière. Je lui montre ma main droite fermée en poing, sur le dos mes veines bleues dessinent la carte du métro et de la main gauche, je lui indique la direction à suivre. Je connais les stations par coeur et mon touriste me regarde fasciné, cherchant à comprendre comment je fais pour savoir exactement ce qu'il attend. Je le regarde partir et essaye de me souvenir depuis quand date ma capacité à traduire tous les langages. Je me demande également si je suis la seule personne au monde dont les veines de la main dessinent la carte d'un métro.
© Mauro Frascotti

COOKIES A LA DEMANDE

Avec une personne que je ne connais pas. Nous prenons le thé et elle m'explique qu'elle possède une invention extraordinaire pour créer des cookies à la demande. Je suis évidemment intéressée de voir cela et lui demande de me faire une démonstration. L'amie sort alors plusieurs petits sacs de la taille d'un kilo de farine, ce sont de beaux petits sacs en velours marron, fermés par une corde soyeuse. Elle m'explique qu'il faut plonger la main dans un sac, prendre l'équivalent d'une poignée de matière que l'on dépose dans un autre sac qui lui est vide, un sac tout blanc. Elle glisse la main dans un sac, la ressort et dépose sa récolte dans le sac vide, elle recommence plusieurs fois l'opération en s'essuyant bien la main à chaque fois avant de la plonger dans un nouveau petit sac de velours. Je regarde perplexe le mouvement des mains, elle a l'air d'avoir l'habitude et ne fait rien tomber à côté : farine, sucre, chocolat, noisette, ... Quand le sac blanc semble assez gonflé, elle m'explique que le gâteau est presque prêt. Elle prend alors une grosse masse, énorme et tape le petit sac blanc d'un coup sur la table. Je sursaute mais elle me rassure en me disant que tout est normal et que le cookie va être excellent. Elle plonge alors la main dans le sac blanc et en ressort un parfait cookie légèrement doré et parsemé de billes de chocolat que je mange d'un seul coup. Alors que je m'apprête à réaliser mon propre cookie (je salive déjà à l'idée de ce que je vais y mettre et notamment des noisettes), elle me murmure "fais bien attention car tous ces ingrédients sont très chers, il faut y aller avec parcimonie sur la quantité et le résultat sera meilleur". Je regarde les petits sacs de velours et je me dis que cela ne m'étonne pas du tout car toute invention mérite d'être bien payée.

Hilary and Jackie (1998)


  • Réalisation : Anand Tucker
  • Genre : drame
  • Année : 1998
  • Durée : 2h
Que raconte l'histoire ?
Jacqueline (Emily Watson) et Hilary (Rachel Griffiths) du Pré, deux soeurs nées dans une famille de musicien avec la mère pianiste, deviennent à leur tour des artistes renommées : Hilary est flûtiste et Jacky est violoncelliste. Mais vers l'âge de 26 ans, Jackie commence à donner des signes de la sclérose en plaque qui l'emporte à l'âge de 42 ans.

Est-ce un film intéressant ?
Ce film est l'adaptation du roman de Hilary et Piers du Pré "A genius in the family" qui raconte l'histoire et la maladie de leur soeur.
Superbe film ! dans lequel la musique est superbe j'adore le violoncelle ! 

Le monde des concertistes très bien rendu avec l'attente, les voyages, la difficulté de vivre au quotidien une vie solitaire, sentiment d'abandon agravé par la maladie envahissante et soudaine. J'ai regardé ce film vu dans le cadre de la filmographie de Rupert Penry-Jones dans lequel il joue un tout petit rôle, celui de Piers, le frère des deux soeurs.
Hilary (Rachel Griffiths) et son frère Piers (RPJ)
Un film au montage un peu déroutant car on revoit les mêmes séquences : une première fois du point de vue d'Hilary, et une seconde fois du point de vue de Jackie ; l'idée, si elle est particulière, est géniale. La dernière partie du point de vue "Jackie" donne le frisson, lorsqu'on parçoit à quel point les sons sont ressentis par Jackie comme des bruits insupportables. A la fin d'un concert elle peut à peine entendre les applaudissements et est incapable de se lever pour saluer, son mari est obligé de la porter dans ses bras. Ensuite, c'est de pire en pire, la perte de la mobilité, de l'ouïe, les mouvements incontrôlables. La mort enfin.
Piers (RPJ) et  Hilary (Rachel Griffiths)
apprennent la mort de leur soeur à la radio
Emily Watson est absolument bouleversante ! Préparez vos mouchoirs !

Et comme à mon habitude, j'ai noté l'apparition de certains acteurs dans d'autres productions :
Emily Watson dans Equilibrium
- Vernon Dobtcheff (le prof de Hilary) dans Michel Strogoff
- David Morrissey (l'époux d'Hilary) dans Sense and Sensibility

LE PLUS BEL AMOUR POSSIBLE

C'est la guerre dans un pays d'Europe où nous parlons anglais. Je suis interrogée sur mes notes de terminale et sur la facilité avec laquelle j'ai réussi mon examen de mathématiques sans rien avoir jamais appris. Des juges me questionnent sur ma jeunesse et me reprochent d'être toujours de bonne humeur. Nous sommes une bonne centaine de personnes installées très inconfortablement sur des chaises à bascule autour de l'axe d'un pied que nous devons orienter tant bien que mal en fonction de notre morphologie pour que le siège ovoïde nous soutienne en équilibre à peu près stable, ce qui fait que nous avons la tête en arrière, le regard au plafond. Il m'est difficile de voir à qui je réponds et je n'ose pas redresser la tête de peur de perdre l'équilibre. Tout le monde autour de moi réagit lorsque l'on parle de mon sourire "oui c'est vrai, on l'a toujours vu sourire et c'est agaçant" murmurent-ils tous. Je réplique que tout cela est faux, absolument. Je me tourne vers ma mère qui se trouve un peu plus loin, j'y vois une ennemie qui me rejette en riant. Je suis condamnée à partir rapidement et je dois faire mes bagages. On me donne un vélo en me disant que tout ce que j'emporte doit être caché dans le vélo, que rien ne doit apparaître. J'ai un petit tas de vêtements à côté de moi et quelqu'un que je ne connais pas me rassure en me disant qu'il existe une machine à compacter les vêtements en forme de tube ; cela ressemble à une pompe à vélo : le vêtement entre par un bout (est en quelque sorte aspiré) et ressort tout compacté de l'autre côté de manière à pouvoir être enfoncé facilement dans les tubes de la structure du bicycle ; je suis très étonnée de cette invention. Un temps. Je me retrouve la première arrivée dans une grande salle de gymnastique recouverte de tatamis. Il y a des matelas empilés dans un coin, des couvertures et même des petites tentes individuelles qui s'installent en 2 secondes. Je prends juste une couverture car je n'aime pas dormir sans rien sur moi, la couverture est très épaisse et je m'allonge soulagée. Je me mets à penser aux derniers événements et je pleure parce que je ne comprends rien à ce qui se passe ni pourquoi ma mère s'est moquée de moi. C'est alors que Ros Myers s'agenouille à côté de moi et me prend par les épaules, elle aussi pleure. Je lui demande si elle aussi doit partir (tout cela en anglais bien sûr). Elle me répond qu'elle n'a pas le choix car elle doit mourir dans quelques heures. Je tente de la réconforter en lui disant qu'Adam ne lui survivra pas, qu'il meurt dans quelques épisodes mais je lui rappelle qu'ils ont vécu ensemble le plus bel amour possible. Elle semble rassurée et nous continuons de pleurer dans les bras l'une de l'autre.
© Ken Rosenthal

[notons que je regarde en ce moment la série "Spook", ceci explique peut-être cela.]

BLACK SWAN

© Miss Clara
Je dois rejoindre mes anciens collègues de travail dans une salle de spectacle. J'arrive habillée comme Natalie Portman dans "Black Swan" et je marche sur mes pointes de pieds, entourée de deux hommes qui me supportent car j'ai peur de trébucher dans l'allée en pente. J'aperçois très nettement mes chevilles noires dans les chaussons à pointe, elles semblent dures comme du bois mais ne me font pas vraiment mal, je suis même fière d'être costumée ainsi (car je me rend compte que c'est un déguisement). Un temps. C'est la fin de l'année, mon amoureux m'emmène souper avec la troupe dans un restaurant tape à l'oeil très éclairé que je n'apprécie pas beaucoup et je me sens d'humeur maussade. Je lui dis que j'aurais préféré manger dans un restaurant russe. Dans mon assiette sont disposés des petits fours qui ne sont pas très appétissants, ils ressemblent à des coquilles d'escargot fourrées de pain de mie trempé de beurre à l'ail. Je sais que si je mange cela je vais avoir mal au ventre toute la soirée. Ma voisine qui est en fait ma tante N me demande si elle peut prendre ma part, je glisse le contenu de mon assiette dans la sienne. Un temps. Un homme masqué entre dans la salle et s'approche de notre table, il dérange tout le monde pour s'assoir à côté de moi et je me sens très mal, complétement tétanisée. Lorsqu'il parle sa voix est fluette comme celle d'un enfant et je me dis que quelque chose ne colle pas du tout avec le personnage. J'ai envie de me moquer de lui. Soudain il se lève, me tire par le bras et s'exclame : "Au nom du roi je vous enlève", et continue à me tirer vers la sortie ; je ne peux pas bouger, mes bras sont devenus comme de larges ailes de cygne que je n'arrive pas à ressentir, au bout de mes mains, mes ongles sont longs d'au moins dix centimètres et vernis de noir. Je me sens très mal car je ne me souviens pas m'être appliqué du vernis. Dehors, un carrosse est stationné, l'inconnu me pousse dedans et claque la porte, je me retrouve dans le noir complet. Je me réveille.

[avec tout ce noir, est-ce que cela signifie que je vais bientôt mourir ?]

Spooks (BBC, 2002) / MI-5


  • Création : David Wolstencroft
  • Genre : espionnage
  • Année : 2002
  • 86 épisodes de 60 mn en 10 saisons
    saison 1 : 6 épisodes
    saison 2, 3, 4, 5 et 6 : 10 épisodes
    saison 7,8, 9 : 8 épisodes
    saison 10 : 6 épisodes
Que raconte l'histoire ?
La série suit les mes(aventures) d'une cellule d'agents de renseignement pour la sécurité intérieure du royaume uni, le MI5.

Est-ce une série intéressante ?
Vous savez déjà pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, je ne suis pas très fan des films ou des séries d'espionnage parce que tout cela tourne toujours autour des mêmes thèmes (éviter qu'une bombe explose quelque part, ou encore empêcher la diffusion d'agents chimiques/bactériologiques ou nucléaires, et toutes sortes d'assassinats), donc sans réelle surprise.

Mais il a fallu que je découvre celle-ci dans le cadre de mon parcours filmographique de Rupert Penry-Jones qui apparaît à partir de la saison 3. Il joue le rôle de Adam Carter, un espion venu d'un autre service pour aider le MI-5 à sortir d'une crise interne lorsque le précédent héros Tom Quinn (Matthew Macfadyen) est accusé de traîtrise. RPJ restera dans la série jusqu'au premier épisode de la saison 7 où il sera alors remplacé dans le personnage du "héros" par Richard Armitage qui joue le rôle de Lucas North.

Peter Firth
En personnage récurrent, signalons Harry Pearce joué par Peter Firth durant les 86 épisodes de la série.

Adam Carter aura plusieurs partenaires 'de coeur' à ses côtés au fil de la série : tout d'abord sa femme Fiona jouée par Olga Sosnovska [qui meurt dans l'épisode 7 saison 4puis Jenny (Gugu Mbatha-Raw) la nounou de son fils durant la saison 5, Ros Myers (Hermione Norris) qui apparaît également dans la série au début de la saison 5 mais qui ne "craque" pour Adam qu'à la saison 6, après qu'ils aient tous deux survécu à une mort affreuse, et enfin Ana (Agni Scott), l'épouse de l'ambassadeur d'Iran à Londres, approchée pour avoir des sources sous un faux nom, Adam et Ana continue leur liaison même lorsque l'identité d'Adam est découverte, ce qui ne plaît guère à Ros, on la comprend.
Adam (Rupert Penry-Jones)
Personnellement, j'ai préféré l'histoire avec Ros, beaucoup plus crédible à mes yeux : même métier, même monde, mêmes tourments, une fusion quasi totale, même sans les mots, et la seule capable de lui faire oublier la perte de Fiona.
Ros et Adam
Beaucoup de rôles secondaires permettant à des acteurs (plus ou moins connus) d'apparaître en "guest", citons par exemple :

  • Lindsay Duncan (Lost in Austen, Perfect Stranger)
  • Simon Woods (Pride and prejudice, The Queen Sister)
  • Lucian Msamati (The No.1 Ladies' Detective Agency)
  • Miranda  Raison (Perfect Strangers, Vexed saison 2)
  • Gemma Jones (Sense and sensibility, Jane Eyre 97, Harry Potter (Mme Pomfresh)
  • Alex Jennings (Silk, Whitechapel, 39 steps)
  • Matthew Macfadyen (Perfect Stranger, Pride and prejudice
  • Keeley Hawes (Ashes to ashes)
  • Richard Armitage (North and South, Strike back)

mais j'en oublie sans doute !

Une série passionnante - certains épisodes sont à suivre - et assez bien réalisée, mais effrayante aussi de part ses sujets : voir les terroristes de tout bords, les manipulations politiques dont nous (les citoyens) sommes les sujets ne fait pas particulièrement plaisir, les intimidations des uns sur les autres pour arriver à leurs fins (et sauver le maximum de ce qui peut l'être... mais quand même !).

RPJ joue vraiment très bien. Je l'aime toujours autant ! Notons que RPJ tiendra le rôle d'Adam Carter de 2004 (saison 3) ) à 2008 (1er épisode saison 7). Juste avant, en 2003, il avait tourné dans la série "Cambridge spies" où il tenait également le rôle d'un espion : il avait un bureau au MI5 (prononcer "emme aille faïve"). Clin d'oeil amusant je trouve !

The Pretender : Island of the haunted (2001) / L'antre du diable


  • Réalisation : Frederick King Keller
  • Genre : drame, fantastique
  • Année : 2001
  • Durée : 1h30
Que raconte l'histoire ?
Jarod (Michael T. Weiss) est à la recherche de sa mère (qu'il croyait morte, jouée par Kim Myers). Il se rend sur une île d'Ecosse, pousuivit par Miss Parker (Andrea Parker). Les deux protagonistes se retrouvent piégés tandis que l'île est désertée à cause de l'approche d'une tempête. Pendant ce temps, au Centre, c'est l'heure des réglements de compte et des tentatives de prise de pouvoir.

Est-ce un film intéressant ?
Deuxième téléfilm produit après l’arrêt de la série. Alors là, on entre dans un autre monde, celui des intuitions, des énigmes surnaturelles et des apparitions. Car Miss Parker voit une petite fille qui est morte il y a 100 ans.

On est toujours content de retrouver "le Caméléon", sa force, ses faiblesses (j'ai eu un faible pour le cher Jarod) et sa grande détresse de ne pas savoir qui il est. Hélas, le dernier téléfilm s'achève encore sur une énigme : un mystérieux coffre rempli de très anciens manuscrits genre époque des Templiers évoquant le Centre, et Jarod ! Une sorte de carnet prémonitoire à la Nostradamus !

On nage en plein surnaturel et c'est ainsi que, plus de 10 ans après, on peut conclure qu'il n'y aura pas de fin à cette histoire qui m'a pourtant tenue en haleine pendant des années.

The Pretender (2001) / Caméléon contre caméléon


  • Réalisation : Frederick King Keller
  • Genre : drame
  • Année : 2001
  • Durée : 1h30
Que raconte l'histoire ?
Suite du cliffhanger du dernier épisode de la série,  Jarod (Michael T. Weiss) et  Miss Parker (Andrea Parker) survivent à l'explosion de la rame du métro, ainsi que leur demi-frère Ethan. Tout le monde se sépare. Jarod trouve la trace d'Alex (Peter Outerbridge), un autre caméléon lui aussi détenu au centre avec qui il a autrefois tenté de s'enfuir mais qui a été repris et veut désormais se venger de Jarod qu'il rend responsable de sa capture.


Est-ce un film intéressant ?
Voici le premier téléfilm qui est censé nous donner une suite (et une fin) à ce mystère qu'est Jarod : d'où vient-il ? Où va-t-il ? Est-ce qu'il sera un jour libre d'être enfin lui même ?
D'emblée, nous voilà plongés avec un nouveau personnage non paru dans la série et auquel Jarod doit faire face, tout en cherchant à récupérer les informations que son ex-copain de cellule a sur lui et ses origines. Décidément, le "caméléon" n'a pas encore livré tous ses secrets !


The Pretender (NBC, 1996)


  • Création : Steven Long Mitchell et Craig Van Sickle
  • Genre : drame, justicier
  • Année : 1996 à 2000
  • Durée : 86 épisodes  de 42 mn
    22 épisodes pour les saisons 1, 2 et 3
    20 épisodes pour la saison 4
Que raconte l'histoire ?
Une mystérieuse organisation installée dans un étrange endroit appelé "le Centre" se sert de Jarod (Ryan Merriman pour Jarod enfant puis Michael T. Weiss pour l'adulte)
un génie capable de se plonger dans toute situation. Lorsque devenu adulte, Jarod se rend compte que ses simulations servent des desseins criminels, il s'échappe du centre et devient un justicier, capable d'endosser tous les métiers et toute identité : il devient un "caméléon" tout en cherchant à retrouver sa famille. Il est poursuivit par son ancienne camarade de jeux : Miss Parker (Andrea Parker) qui est aussi la fille du directeur du Centre, Sydney (Patrick Bauchau) le mentor de Jarod qui tente de l'aider en douce et de Broots (Jon Gries), le technicien doux rêveur. D'autres poursuivants plus dangereux tentent aussi de le remettre au secret, voire de le tuer.

Est-ce une série intéressante ?
J'ai adoré cette série vue sur M6 je crois. Beaucoup d'épisodes pour cette série assez dynamique, où chaque histoire permet de révéler la traîtrise des uns et à Jarod de découvrir l'univers de l'extérieur du centre qu'il découvre comme un petit garçon émerveillé pour ce qui est des bonbons ou des jeux, mais aussi un univers déprimant quand il est confonté à des escrocs, abuseurs en tout genre qu'il se fait une joie de faire payer à sa manière (en général en les faisant appréhender par la police).
Jarod, Sydney et Miss Parker
Peu à peu Jarod finit par retrouver sa famille (même s'ils ne peuvent rester ensemble pour des raisons de sécurité) et découvre aussi les activités criminelles du Centre et tente à chaque fois de convaincre Sydney, Miss Parker et Broots de le laisser libre de vivre sa vie et de mettre un terme aux agissements du Centre.
Miss Parker de son côté cherche aussi à savoir les circonstances exactes de la mort de sa mère qui fut elle aussi, utilisée pour ses dons par le centre.
Andrea Parker joue les rôles de la mère et la fille : visage doux et souriant pour la mère avec un maquillage "seventies", visage toujours énervé et en colère et des tenues ultra moulantes et sexy pour la fille.

La saison 4 s'achève en 2000 avec une énigme : Jarod et Miss Parker ont-ils survécu à l'explosion (épisode 20 saison 4) ?

Nous avons la réponse l'année suivante dans deux téléfilms intitulés :
  1. "The Pretender" (Caméléon contre Caméléon)
  2. "The Pretender : Island of the Haunted" (L'antre du diable)