31 décembre 2024

[JOURNAL] Hâte-toi de bien vivre


Ce matin, j'ai déroulé un papier de ma boîte reçue lors de mon départ à la retraite l'année dernière.


Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour à lui seul est une vie. Sénèque

Cela m'a fait réfléchir. 

Il faut que je songe à me concentrer plus régulièrement sur moi-même, être un peu plus égocentrique. Je me rends bien compte que j'ai souvent caché mes véritables souffrances (pas forcément physiques) et cette prise de conscience me fait comprendre que j'ai certainement impacté ma vie entière et celle de mes proches sans aucun doute. Hélas, rien ne peut plus être modifié mais il est peut-être encore temps de prendre de meilleures décisions.

19 décembre 2024

[PATRIMOINE] Musée de la toile de Jouy


L'un des avantages lorsque l'on est à la retraite c'est que, soudain, tout paraît possible : la liste des envies qui s'accumulaient jusqu'alors devient plus vivante, la surface fait des remous car, tandis que de nouveaux projets surgissent, d'autres intentions s'achèvent, comme l'envie de visiter un jour le musée de la toile de Jouy devant lequel je suis passée de nombreuses fois depuis plus de vingt ans et que j'ai pu visiter fin novembre lors du marché de Noël.

arrivée au château de l'églantine

Le musée qui existe depuis 1977 est installé dans le château de l'églantine depuis 1991 et est consacré à l'histoire de la manufacture Oberkampf qui fabriquait autrefois les toiles imprimées connues sous le nom de toile de Jouy.


J'aime beaucoup les motifs romantiques et visiter le musée en compagnie de la directrice, madame Charlotte du Vivier-Lebrun, fut un moment très apprécié : j'y ai appris l'histoire de Christophe-Philippe Oberkampf, un homme visionnaire doté d'une grande ingéniosité que j'avais un peu découvert lorsque j'étais allée à l'exposition "Illustres illustrés à Guyancourt", mais qui fut une révélation lors de cette visite ; je complèterai l'année prochaine mes connaissances par des lectures plus spécifiques.


Au rez-de-chaussée, le musée offre la reconstitution d'un intérieur qu'aurait pu habiter Oberkampf ; tout y est délicat, de bon goût et inspire le respect de tant de travail, d'ingéniosité et de désir de préservation, grâce aux pièces du Mobilier national français. A l'étage, au travers d'un circuit thématique, la collection permanente découvre l'histoire de la toile aux motifs floraux, géométriques et personnages, les techniques utilisées pour la teinture, les applications dans l'ameublement ou l'habillement.



Un projet de réouverture de la manufacture est actuellement porté par le musée, la ville de Jouy-en-Josas et le département des Yvelines ; nommé "Cité de la Toile", il prévoit le redémarrage à l'horizon 2030 d'une production de la célèbre toile afin de mettre en valeur le patrimoine unique représenté par la Toile de Jouy.


lien vers le site officiel


15 décembre 2024

[JOURNAL] Au café de la Paix


Je suis tant de fois passée devant Le Café de la Paix depuis les années 90 sans jamais avoir imaginé pousser les portes de cette institution que j'imaginais réservée aux touristes et hommes d'affaires avec un certain pouvoir d'achat.


Mon intuition ne m'avait pas trompée : les prix sont élevés et il suffit de consulter les cartes disponibles sur le site officiel pour s'en rendre compte. Toutefois, l'heure est à la fête et, tant que cela m'est possible, je veux profiter de chaque instant et je dois dire que le lieu est un enchantement des yeux et du palais.


J'ai choisi un croque monsieur - mon snack préféré de tous les temps et mon choix habituel lorsque je vais dans une brasserie - et c'était l'un des meilleurs dégustés depuis des années : il a le goût de celui de ma jeunesse lorsque nous déjeunions sur la place d'Armes à Valenciennes.


Le temps d'un déjeuner, j'ai pu admirer la salle du Café de la Paix, à droite en entrant, inscrite aux monuments historiques, c'est effectivement très beau et les nombreux poinsettia (étoiles de Noël) disséminés dans la salle participent à l'ambiance chaleureuse du café.

"Café de la paix" par Konstantin Kakanias

Le Café de la Paix est un café-restaurant qui fait l'angle avec la place de l'opéra et le boulevard des Capucines, il est donc placé dans un endroit touristique mais il faut pousser la porte pour se rendre compte du riche style Second Empire, où se sont pressés et se pressent certainement encore, le monde culturel et politique parmi les visiteurs anonymes.




Visite le 11 décembre 2024

09 décembre 2024

[BLOG] De l'importance de balayer la toile



Depuis quelques semaines je passe en revue, comme le ferait un général devant ses troupes, mes liens d'affiliation ; depuis les sites camarades (à découvrir dans la marge), je pars en visite ici et là, et la plupart du temps je constate que les sites référencés dans les marges sont soit fermés, soit abandonnés, certains depuis plus de 10 ans sans un seul écrit, parfois même sans un seul mot d'adieu (le mot est un peu fort).

Au fil des bonds, je tisse parfois de nouveaux liens (très peu car le règne des blogs semble révolu) mais surtout je découds des liens et comme dans la vie, couper la ligne revient à se perdre de vue, sans oublier le temps passé ensemble : les échanges verbaux, les encouragements, les félicitations, il est raisonnable de passer son chemin devant l'indifférence devenue une drôle de monnaie.

Certaines actions sont plus douloureuses que d'autres, car on s'attache, mais il faut savoir se rendre à l'évidence et balayer la toile de ces liens inutiles qui nous font sentir invisible ou muet alors que nous gravitons patiemment les montagnes, non pas de la renommée, mais celles de l'aventure véritable : toujours apprendre, toujours s'informer, toujours rêver aussi.


Illustration : Anil Nene

07 décembre 2024

[EXPO] Une brève histoire de fils

Milton Becerra "infini leminscate"

Arrivée un peu avant l'ouverture du café Sigmund qui est un peu mon QG lorsque je me déplace dans le quartier, j'ai visité l'exposition temporaire "une brève histoire de fils" à la Maison de l’Amérique latine, où l'on peut découvrir et même admirer les oeuvres plastiques de 17 artistes d'Amérique latine qui utilisent le fil de manière originale, poétique et optique.
 

L'art plastique, souvent abstrait, démontre toutefois une réflexion philosophique au delà d'un premier abord qui peut être surprenant. Mention spéciale pour Milton Becerra (infini leminscate) et Vanessa Enríquez et son installation de bandes VHS hypnotiques.





[EXPO] Harriet Backer à Orsay "La musique des couleurs"

Moins fréquentée que l'exposition voisine consacrée à Caillebotte, il est vraiment agréable de parcourir les salles présentant de nombreuses peintures provenant de divers musées : Orsay, Nasjonalmuseet en Norvège ou encore le Nationalmuseum en Suède.


Je ne connaissais pas du tout Harriet Backer (1840-1932), peintre norvégienne qui a été reconnue en son temps et qui a même ouvert une école après avoir été formée en Allemagne et en France. Des scènes d'intérieur illustrant le foyer, mais aussi le monde religieux ou encore le plein air. Une belle impression d'ensemble coloré qui démontre une sensibilité.


13 novembre 2024

[BLOG] 20 ans après, prendre le temps

 


J'ai souvent eu l'envie de marquer le passage d'une année supplémentaire à mon blog que j'ai créé il y a maintenant plus de 20 ans, le soir du 2 octobre 2004, et à chaque fois, j'ai été fière du "chemin" parcouru et de la portée de mes mots. L'écriture ayant toujours été ma compagne, j'ai toujours grand plaisir à ressentir l'émotion des phrases et je m'impatiente désormais devant l'insuffisance des contenus que je regarde et qui pourtant obtiennent plus de vues que n'importe quel texte pourtant martelé avec la précision d'un orfèvre des lettres.

J'ai remis en service il y a quelques mois mon compte instagram "pro" pour tenter d'amener mes "amis" sur mes blogs afin qu'ils puissent lire en meilleure qualité et avec souvent des illustrations et quelques digressions et j'ai été surprise de constater que, si les réactions sur instagram avaient bien lieu (♥ ou commentaire), je n'avais aucune visite supplémentaire sur les articles mis en ligne et ce, que ce soit sur ce journal, les lectures en contrepoint ou les carnets de cinéma et fictions ; alors qu'en déduire ? 

Comme les vieux, je suis forcée d'écrire "c'était mieux avant" car c'est la vérité : avant on prenait le temps de lire, on ne passait pas son temps à faire défiler des images plus ou moins floues sur lesquelles on se croit obligé de double-cliquer histoire de dire "j'ai vu" ; mais voir c'est sentir, ressentir, réfléchir, rebondir.

Je viens de faire beaucoup de rangement dans mes liaisons heureuses (dans la marge de ce blog ou dans celle des lectures en contrepoint) mais aussi sur le site des liens utiles et cela était nécessaire car lorsque je trouve des pépites, j'ai envie de les partager. Travailler sur informatique est une activité ingrate et pratiquement invisible mais elle est gratifiante dans la mesure où elle n'est pas vaine. C'est ce que je ressens ici ou ailleurs et si je mets des heures à écrire un résumé, un ressenti, une histoire et que très peu de lecteurs en prennent connaissance, le plaisir est bien là, intact, me touchant l'âme si ce n'est l'égo.

Alors que je retrouve des "amis" de blogs perdus de vue, j'ai eu aussi la tristesse d'en avoir perdu en 20 ans : MarieL, Coumarine, Lucie Renaud du Canada qui venait me voir à chaque fois qu'elle était en France) ; la mort de ces personnes m'a autant touchée que si je les avais côtoyé régulièrement dans la vraie vie. Vous le savez déjà, j'ai longtemps participé à des sites d'écriture et c'est ainsi que j'ai fait des rencontres de personnes qui, comme moi, apprécient les bons mots et se méfient de l'éphémère, et ces amies là étaient fidèles dans les échanges.

La plupart de mes blogamis sont passés sur instagram et je les suis toujours avec plaisir et je lis et commente la plupart de leurs publications car, de qui attendre une réaction si ce n'est de nos familiers n'est-ce pas ?

Voilà 20 ans que j'écris avec plus ou moins de régularité mais je ne veux rien m'imposer (je pense à l'instant à ces influenceurs qui s'expriment sur le rythme de leurs publications et j'avoue que cela m'horripile car il n'ont de comptes à rendre à personne de mon point de vue).

20 ans c'est le temps possible d'une génération, mon fils a 21 ans et je retrouve dans mes écrits ce qu'il m'a inspiré : je suis attendrie, si ce mot à encore un sens, une essence, et j'ai encore plus de velléité à écrire dans mon journal ce qui impacte ma vie.

Pour finir, je suis heureuse d'avoir retrouver ce matin "ma Fuli" (Elizabeth Legros Chapuis) qui est là depuis le début et dont je parle dans la page de présentation, et que je viens de retrouver dans les fragments qu'elle veut bien laisser.



illustration : Nicolas Zadounaisky


10 novembre 2024

[EXPO] Gustave Caillebotte à Orsay

Jeune homme à la fenêtre (1876)
l'un de mes tableaux préféré

Il y avait du monde vendredi dernier pour profiter de l'exposition en cours sur Gustave Caillebotte au musée d'Orsay ; malgré l'affluence, force a été de constater que nulle jauge ne pouvait être respectée car on ne nous a pas demandé la preuve de notre réservation. 



A certains endroits, il était pratiquement impossible de se mouvoir, dans ce cas il vaut mieux être patient et attendre que la foule avance comme un banc de poissons agglutinés les uns aux autres. Se munir d'un audio guide est une bonne idée car l'on peut profiter d'anecdotes utiles ou commentaires éclairés (on peut aussi prendre de l'avance et écouter avant même d'arriver devant le tableau).

Caillebotte se révèle un peintre d'avant garde, inventant des perspectives inédites en peinture, tant par les sujets que par le point de fuite. Prenant pour modèle son cercle proche : famille, amis, ouvriers de sa maisonnée, il ne manque pas de fournir un point de vue innovateur, coupant délibérément ses personnages pour centrer sur le tableau sur un détail particulier.
focus sur le centre du tableau : l'armature du pont de l'Europe, les rivets


Caillebotte ne laisse pas indifférent : si certains tableaux sont bouleversants, de mes yeux de novice j'en ai trouvé des approximatifs comme les nus qui ne m'ont pas fait forte impression.
C'était un homme nantis mais qui désirait travailler et fort de son appétence pour l'art devint non seulement témoin de son époque mais aussi bienfaiteur de ses amis artistes contemporains dont il acquérait les oeuvres (certaines sont représentées dans son atelier d'artiste).

L'exposition prend place à l'occasion du 130e anniversaire de la mort de l’artiste (1848-1894) qui légua à sa mort sa collection de peintures impressionnistes à l’État (qui ne put en accepter la totalité à l'époque faute de pouvoir tout exposer) et rassemble des peintures provenant d'autres musées en proposant les thèmes suivants :
  • Gustave et ses frères (porta
  • Au travail et à l'oeuvre
  • La ville est à nous
  • Hommes au balcon
  • Portraits de célibataires
  • Peindre le corps nu
  • Caillebotte et les sportmen
  • Les plaisirs d'un amateur (yatching).

Pour aller plus loin



   Titre de l'exposition  : Caillebotte Peindre les hommes
Dates : 08 octobre 2024 - 19 janvier 2025


07 novembre 2024

[BLOG] Partage de liens

 


Je viens de mettre à jour mon site qui rassemble mes liens utiles utiles et préférés.

 

De la technique sur la colonne de gauche

de l'art et des images sur la colonne de droite

à retrouver sur le lien 

https://lerepertoiredewictoriane.blogspot.com/

27 septembre 2024

[EXPO] ILLUSTRES ILLUSTRÉS A GUYANCOURT


L'exposition met en avant les artistes inspirés par :
  • l'aviatrice Hélène Boucher
  • l'entrepreneur Oberkampf

  • et Roland Bonaparte photographe anthropologique



26 septembre 2024

[EXPO] Chefs-d'œuvre de la galerie Borghèse à Paris

 


Tous les chemins mènent à Rome mais parfois, Rome vient à nous ! C'est ainsi qu'une quarantaine de tableaux de la galerie romaine Borghèse sont actuellement exposés à Paris, au musée Jaquemart André qui vient de rouvrir après plus d'un an de travaux de rénovation.


Je ne pense pas que l'on puisse illustrer comme il se doit tant de beautés, entre ombres et lumières, aussi je ne mettrait que ces deux modestes photographies : un tableau de la villa Borghèse (1636) par Johann Wilhelm Baur et la magnifique Dame à licorne (1505) de Raphaël.

mon coup de coeur pour cette toile que j'ai acheté en carte postale

J'avais déjà visité le musée Jaquemart André dans les années 90 et j'avoue avoir été admirative une nouvelle fois de tant d'allure, de grandeur, bien que cette fois, il y avait une grande foule.


25 septembre 2024

[PATRIMOINE] Maison Atelier Foujita (Villiers le Bâcle)

Il était temps pour moi de visiter la maison atelier de Foujita car elle est maintenant fermée pour travaux de rénovation pour plusieurs mois, voire une année.

J'y suis allée dimanche dernier lors des journées du patrimoine et c'était vraiment le bon moment car j'ai également pu profiter d'un atelier d'origami et d'un spectacle de théâtre Nô, de même que malgré le temps plutôt gris, j'ai pu admirer le jardin et le grand terrain de la propriété qui a été léguée au département de l'Essonne.

Malheureusement les photos ne sont pas permises dans la maison atelier.

kakemono à l'accueil du musée (ce n'est pas dans la maison atelier)

En attendant l'heure de la visite guidée : un tour dans le jardin où l'on peut voir l'arrière de la maison atelier :


J'ai pu assister à une séquence de théâtre Nô revisité par la compagnie de l'éventail : surprenant j'ai eu une grande émotion !
théâtre Nô en plein air par la compagnie de l'éventail


De nombreux ateliers étaient proposés pour les journées du patrimoine


J'ai pu réaliser un papillon en origami, c'était très convivial

Après la visite de la maison, j'ai visité les deux salles consacrées à Foujita dans le bâtiment de l'accueil (photos autorisées !) où l'on peut observer plusieurs souvenirs : notamment d'étonnantes reproductions de ses ateliers d'artiste à Paris sous la forme de maison de poupées.

La maison atelier est désormais fermée pour travaux mais je vous invite à la visiter lors de la prochaine ouverture en 2025 !


catalogue offert aux visiteurs
lors des visites du patrimoine septembre 2024



 

  Toutes les photos de cet article sont les miennes.


  

12 septembre 2024

[JOURNAL] Dans la salle

Je suis allée au cinéma aujourd'hui ! Seule. La dernière fois c'était le 26 mars 2015, c'était Insurgent (Divergente 2).

Non je n'ai pas une mémoire d'éléphant : je note absolument tous les films que je vois depuis le 3 janvier 1989 dans un petit carnet, lequel arrive d'ailleurs à sa fin car il ne me reste plus qu'une feuille ! Je note la date, le titre, l'endroit, et ma compagnie.

Je suis une grand adepte du cinéma. Adolescente, j'ai rédigé mes cahiers du cinéma : je découpais dans les programmes télé les films que je voulais voir, ceux que j'avais vu et aimé ou pas. J'ai encore ces six cahiers que je feuillète de temps en temps ; un véritable trésor du temps qui passe.

A présent, j'essaye de tenir mon carnet blog consacré aux films et feuilletons ou séries mais je l'ai de nombreuses fois abandonné et j'ai même fini par le supprimer avant de le recréer il y a quelques mois à partir des articles archivés. 
 

J'espère continuer à aller au cinéma encore longtemps, c'est vraiment une sensation puissante d'être dans un leu si grandiose.

07 septembre 2024

[EXPO] Bande dessinée 1964 - 2024

La dernière fois que je suis allée au Centre Pompidou c'était en 1993, pour l'exposition Henri Matisse 1904-1917 présentée au Centre Georges Pompidou, musée national d'Art moderne à Paris [25 février - 21 juin 1993]. Cet été, j'ai cherché une exposition qui pourrait plaire à mon fils et c'est celle-ci qu'il a choisi :

Bande dessinée, 1964 - 2024



Nous y avons passé deux bonnes heures, il y a beaucoup d'artistes que je connaissais mais la plupart m'étaient inconnus. Le parcours est assez pratique il existe un feuillet avec un plan pour identifier les thèmes par numéros de salle. A voir si l'on est attiré par le graphisme, le dessin et la patrimoine !