27 décembre 2005
15 novembre 2005
12 septembre 2005
Mon best of

En relisant les commentaires que j’ai laissé ici et là depuis un an que je m’invite chez les uns, chez les autres (et que je copie dans un fichier qui me sert de mémoire), commentaires dont le sujet tourne autour des raisons qui font que l’on se donne en spectacle plus ou moins intime, où l’on s’offre sans trop de concession ma foi, je résume quelques unes de mes "réflexions".
Mes raisons d'écrire
Déjà, le fait de s'exprimer est en soi une "étape", dans un blog ou tout autre vecteur. Ecrire est pour moi un sas de décompression, comme les paliers éponymes. J’en ai besoin, comme quand on passe d'un rythme de vie à un autre. On nage entre deux eaux comme pour se donner du temps, le temps de supporter ce qui nous attend et pour lequel on est pas encore prêt. Je crois que l'esprit a besoin de solitude pour être créateur. Ce n'est d'ailleurs pas pour moi une crainte, au contraire, c'est un espoir. L'espoir de se retrouver avec soi même, et de tenter de trouver ses propres réponses... J’ai toujours aimé écrire. En lançant une recherche sur internet, je suis tombée sur un site au hasard, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d'un de ces “blog” dont j’avais entendu parler, et dont on m’avait dit qu’ils étaient tenus pas des ados ou des femmes au foyer. Intriguée, j’ai lu quelques pages, et je me suis dit que cela devait être agréable de se raconter, sans même savoir si quelqu’un se sentira concerné.
Tous les êtres humains doivent élaborer une méthode personnelle pour vivre, avec leurs pulsions, dans le monde particulier qui leur est alloué...Donald W. Winnicott
Mon choix est de raconter ma vie de mère de famille "parisienne", en lutte avec ce temps qui nous échappe, ce temps que l’on voudrait pour soi. J’utilise mon blog comme un moyen d'expression, où je dis, j’écris mes émotions, pour éventuellement les partager avec des gens qui me connaissent ou pas... Mais même ceux que je ne connais pas sont devenus pour moi aussi importants que ma famille ou mes amis, et c'est là un paradoxe que je ne sais expliquer...
Se dévoiler
Pour ma part, je pense, je suis sûre, que je me dévoile plus dans le blog que dans la vie. Déjà parce que cet instant est très condensé autour d'une idée ou d'un avis que je veux partager. Alors que dans la vie, c'est plus dilué... On se dit qu'on a le temps, et surtout, les autres, eux, n'ont pas vraiment de temps pour nous !
Au sujet des commentaires
Le nombre de commentaires ne résume pas la notoriété de tel ou tel "blog". On écrit d'abord pour soi non ? Le regard d’autrui est dans un sens libérateur, ce serait dommage de le sentir autrement ! J’ai vu des visiteurs venir et disparaître sans que je sache pourquoi. Finalement, je trouve ces rencontres épistolaires parfois stressantes, car on se lie et on se délie sans explication. Pourtant, ce n’est pas ainsi dans la vie, on a droit à un "au revoir" quand même, n’est-ce pas ? A part ce désagrément, il y a bien sûr des satisfactions, des échanges, des envies qui naissent ou renaissent. Moi-même, je ne laisse pas toujours de commentaire. Ce qui ne signifie pas que je ne ressens rien.
Mes liens
Dans certains blogs, il n’est pas rare de lire des billets entièrement consacrés aux blogs des autres, faisant leur apologie, présentant leur particularité. Ainsi, chez Dan, l’oncle surdoué de la plume, à l'humour et à l'écriture essentielle, on peut trouver des étoiles dans sa blogosphère… La première fois que je suis tombée sur sa "liste", je n’en suis pas revenue et voici ce que je lui ai dit :
Que deviendrions-nous sans notre internet ? Je me pose la question quand je pars de chez moi, et qu'il n'y a pas d'internet où je vais ! Je redeviens une lectrice, une téléspectatrice désabusée par des émissions ahurissantes de bêtises ou je m'endors devant des films revus. Et il me tarde de rentrer chez moi, afin d’y lire mes messages. Bizarrement Internet et la blog attitude me permettent de me retrouver. Et je découvre tant de talents !
Dan, merci pour "Ce sont mes amies, mes frères. C'est exactement ce que je ressens, et leur compagnie me remplit, oui remplit mon existence, et comble ma vie. Bien que n'étant pas solitaire, j'éprouve le besoin de faire mon tour d'horizon. Et ces rencontres, ces échanges de point du vue ou de partages de souvenirs sont pour moi gratifiants.
Que deviendrions-nous sans notre internet ? Je me pose la question quand je pars de chez moi, et qu'il n'y a pas d'internet où je vais ! Je redeviens une lectrice, une téléspectatrice désabusée par des émissions ahurissantes de bêtises ou je m'endors devant des films revus. Et il me tarde de rentrer chez moi, afin d’y lire mes messages. Bizarrement Internet et la blog attitude me permettent de me retrouver. Et je découvre tant de talents !
15 août 2005
[TOURISME] A la croisée des routes : Strateburgum
[TOURISME] Lunévile
Mardi dernier
une promenade ensoleillée
dans le jardin, puis les rues
proches du château bien détérioré !
(du coup, je ne l'ai pas pris en photo !)
une promenade ensoleillée
dans le jardin, puis les rues
proches du château bien détérioré !
(du coup, je ne l'ai pas pris en photo !)
Un cygne noir... rare ?Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes
Je hais le mouvement qui déplace les lignes
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
extrait de "La beauté", Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)
31 janvier 2005
[JOURNAL] Allergie aux PLV
Voici un ancien billet qui me tient à coeur et que je garde à part, car mon témoignage peut être une source de réconfort pour ceux qui se trouvent démunis devant ce problème.
Derrière ces 3 mystérieuses initiales se trouve un symptôme d’allergie aussi surprenant qu’embêtant : il s’agit de l’allergie aux protéines de lait de vache (P.L.V). Non, vous n’êtes pas sur le site de FAMILI ou TOP SANTE, juste sur celui d’une mère qui a galéré pendant plus d’un an pour nourrir son fils. Aujourd’hui cela s’arrange, c’est pourquoi j’ai envie d’écrire mon soulagement.
Grande habituée que je suis des boutiques BIO, je ne vais nulle part sans visiter la boutique BIO du coin s’il y en a une, et parfois rien que "pour voir comment c’est dedans", à la grande incompréhension -voire agacement- de mon mari. Je me promène donc ce soir-là dans mon magasin, quand une douce dame s’approche et propose ses services. Elle est naturopathe. Je lui raconte que je cherche de la crème à l’aloe vera (reconnue pour son hydratation de l’épiderme) pour l’eczéma de mon p’tit gars, puis je lui raconte que mon fils est allergique au lait. Elle me conseille le lait de riz. Chouette, voilà LE produit miracle. Mon bonhomme va enfin avoir quelque chose de bon à boire et il aime cela. Depuis ce jour plus d’eczéma !
Derrière ces 3 mystérieuses initiales se trouve un symptôme d’allergie aussi surprenant qu’embêtant : il s’agit de l’allergie aux protéines de lait de vache (P.L.V). Non, vous n’êtes pas sur le site de FAMILI ou TOP SANTE, juste sur celui d’une mère qui a galéré pendant plus d’un an pour nourrir son fils. Aujourd’hui cela s’arrange, c’est pourquoi j’ai envie d’écrire mon soulagement.
1er épisode : le refus
Tout commence avec le sevrage, mon bébé a 3 mois en septembre 2003 mais je dois reprendre le travail en octobre (après 4 mois de congés maternité + annuels cumulés). Je l’allaite et je décide donc de commencer à lui donner du lait maternisé. Il n’aime pas cela. Pour preuve les 1h30 de cris pour finalement boire 30 ml, c’est dur. Surtout qu’après il me faut aller tirer mon lait (que je congèle pour donner plus tard à la nounou).
2ème épisode : les boutons
De passage chez ma mère, elle remarque les boutons sur son visage, ses épaules, ses bras et ses jambes et me dit "ça fait longtemps qu’il a ça ?". Moi je réponds "c’est des boutons de chaleur" (rappelez-vous l’été 2003 et sa canicule !). Voyant son inquiétude, je finis par aller voir un médecin : diagnostic = allergie au PLV, confirmé plus tard par des tests cutanés chez l’allergologue et par prise de sang). Il faut lui donner du lait hypoallergénique (HA). Ensuite, j’ai testé le lait de soja (l’eczéma a empiré) et pour finir le lait spécial "grands allergiques". Celui là, mon fils s’en est contenté pendant quelques mois puis, vers 10 mois, il n’en a plus voulu (c’est vrai j’ai goûté, le goût est franchement infect).
3ème épisode : merci à la naturopathe
Grande habituée que je suis des boutiques BIO, je ne vais nulle part sans visiter la boutique BIO du coin s’il y en a une, et parfois rien que "pour voir comment c’est dedans", à la grande incompréhension -voire agacement- de mon mari. Je me promène donc ce soir-là dans mon magasin, quand une douce dame s’approche et propose ses services. Elle est naturopathe. Je lui raconte que je cherche de la crème à l’aloe vera (reconnue pour son hydratation de l’épiderme) pour l’eczéma de mon p’tit gars, puis je lui raconte que mon fils est allergique au lait. Elle me conseille le lait de riz. Chouette, voilà LE produit miracle. Mon bonhomme va enfin avoir quelque chose de bon à boire et il aime cela. Depuis ce jour plus d’eczéma !
4ème épisode : à l’hôpital de jour
Janvier 2005. Le rendez-vous pour 8h00 est pris depuis 2 mois sur les conseils du pédiatre, à l'hôpital Mignot (Versailles-Le Chesnay) pour une séance de réintroduction des protéines de lait de vache. L’enfant doit être à jeun (pas facile de le faire patienter alors qu'il prend son petit-déjeuner vers 6h30 le matin...). D’abord le premier test : quelques gouttes au coin de la bouche. 15 mn plus tard : RAS, on peut poursuivre. Alors là, mauvais passage : il faut le mettre sous perf’ ce qui signifie des piqûres ! Il en aura 6 en tout, car à chaque essai la veine claque… Bref, la dernière est la bonne, le voilà avec un gros bandage autour de la main et moi une recommandation à vous donner des sueurs : "Surtout il ne faut pas qu’il touche à sa main, sinon c’est la cata..." Connaissant mon gars je crains le pire mais finalement quelques minutes plus tard il oublie sa mimine. Le protocole suit son cours tout au long de la journée : 4, 8, 16, 32 gouttes de lait tous les quarts d’heure, puis un biberon, un yaourt, une purée, des petits fromages aux fruits. Pas de réaction, pas de bouton, pas de plaques rouges, ça a l’air de marcher. Génial, je vais enfin pouvoir varier ses menus ! Je repars en fin d’après-midi très heureuse.
Epilogue
Mon p’tit gars n’aime pas encore le goût du lait, mais ce n’est pas grave, je continue à lui donner son lait de riz le matin avec ses céréales au chocolat. En revanche je peux lui donner des petits "Gervais", des yaourts aux fruits, il adore ! Et puis terminé, le sachet de calcium à diluer quotidiennement qu’il n’aimait pas boire.
Mon sentiment
Il paraît que l’eczéma, c’est génétique. J’ai passé des heures à chercher, à naviguer sur pleins de sites médicaux le pourquoi du comment (c'est à ce moment là que j'ai découvert l'univers d'internet : ses passions, ses fantasmes, ses petites histoires...). De mon côté, jamais d’eczéma et j’adore le lait ! Chez mon mari, il y a effectivement eu de l’eczéma chez ses frères et ses neveux, mais jamais de diagnostique d’allergie au lait ! Dès le début de cette histoire, j’ai lu le livre Soyons moins lait où j’ai découvert que ce produit n’est pas si naturel que cela. L’homme n’est pas du tout fait pour le digérer. Mais notre société dit qu’il faut du lait, du calcium, alors quand on doit s’en priver c’est pas facile : il y en a partout ! Imaginez-vous devoir éliminer de vos repas cet aliment : pas de beurre, de crème, de gâteau… Mais chaque cas est unique, il faut chercher sa propre solution en essayant de faire au mieux pour le bien-être des siens.
Matt et son bandage
Deux ans plus tard...
Malgré toute l'inquiétude passée, Matth est aujourd'hui "sorti d'affaire" : il boit du lait "normal" (il a toujours refusé le lait de croissance et bien, nous nous en sommes passé...), il adore le beurre, le fromage...
Et il n'a plus jamais eu d'eczéma.
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