05 septembre 2026

[JOURNAL] Au fil des livres, les fils rouges littéraires

 

 
 
 
 
 
Après avoir laborieusement terminé le livre "Une année avec Gertrude Stein" lu en service presse (ma critique sur le lien) j'ai eu envie de lire un roman de cette femme et choisi ces deux là empruntés à la bibliothèque.


J'ai commencé cet après-midi le roman "L’Autobiographie d’Alice B. Toklas" et j'ai déjà un fort désir de poursuivre, tant par le style de l'auteur qui convient à ce que j'identifie comme de la "belle et bonne littérature", que des histoires qui y sont relatées dans le monde de l'art où je retrouve un sujet très confortable et familier.

Parfois, sans le désirer réellement, mes lectures se poursuivent et se répondent comme un écho où apparaissent les mêmes personnages, les mêmes quartiers, les mêmes sujets ; cette sorte de sérendipité littéraire m'enchante car parfois un livre choisi au hasard par le titre, la couverture, m'amène à une autre lecture pour un motif plus profond, plus dirigé, avec le sentiment d'avoir découvert un nouveau trésor.

 

Illustration : portrait de G.Stein par F.Valloton 

EXPO Modernité hongroise avec Károly Ferenczy


Deux jours avant la fin de cette expo j'ai pu m'organiser pour me rendre à Paris ; il est vrai que je me suis abstenue de me rendre dans la capitale tout cet été à cause des galères de transports en commun subis par les parisiens, franciliens et touristes ! 
affiche de l'expo avec la représentation du tableau
"Au sommet de la colline" (1901)
 
J'ai réservé pour la fin de matinée et c'était le bon créneau car j'ai pu voir tous les tableaux correctement et non pas partiellement comme dans d'autres expositions très fréquentées où de surcroît certains visiteurs impolis discutent devant les oeuvres sans les regarder !
 
autoportrait
 
Károly Ferenczy (1862-1917) est un peintre qui a baigné dès son plus jeune âge dans l'art, il fait partie d'une famille aisée qui voyage beaucoup en Europe comme cela se faisait très normalement en ces temps-là ; son épouse (qui se consacre par la suite à ses enfants) et leurs trois enfants sont également des artistes accomplis après avoir posé pour leur père.
 

Béni et Noémi, les jumeaux de Károly Ferenczy


 
L'exposition est présentée dans la plus agréable des zones réservées aux expositions temporaires à l'étage, ce qui laisse assez d'espace pour déambuler et avoir une bonne distance d'observation car certains tableaux sont plus intéressants vus de loin, en particulier lorsque le style de peinture devient plus moderne (moins de détails) avec de grands coups de pinceau. 
 
l'un de mes tableaux préférés dans cette expo

 


19 août 2026

[JOURNAL] Les courriers du bonheur


L'été est une saison propice à la réflexion, à l'introspection, à envie d'être plus présente au milieu d'un ensemble imaginaire qui rassemble mes amitiés proches et lointaines dans le temps ou l'espace. La saison de l'ensoleillement maximal, et nous avons été vraiment gâtés cette année, me pousse à écrire à ceux qui comptent depuis longtemps, écrire des choses plus personnelles, prenant le soin de choisir un joli support, m'appliquer sur l'écriture pour qu'elle soit lisible même par des yeux anciens et fatigués. Pour ne rien oublier cette année je fais un suivi des courriers envoyés car ma mémoire défaille de plus en plus, bien entendu je sais qu'il faut l'entraîner comme un muscle qui ne doit jamais se reposer afin de conserver souplesse et permanence mais je me rends compte que certains détails disparaissent à un point où je doute s'ils ont existé. L'été 2026 fut donc propice à cette activité tellement satisfaisante d'écrire.
 
J'ai aussi pu tester la nouvelle lenteur de distribution des courriers ! Ma mère me disait hier soir au téléphone que le facteur ne passait pas tous les jours dans sa rue, je suppose qu'il en est de même dans certaines communes. Le manque de personnel fait fermer les bureaux de poste, dans le meilleur des cas, le bureau ouvre à des heures indues qui ne correspondent qu'à ceux qui ne travaillent pas ! Pour les autres, il faut poser une demi-journée pour envoyer ou retirer un pli ou colis particulier. Je commande mes timbres de collection par internet car au bureau de poste, il n'y a pas une offre suffisante. Je trouve dommage que le lien physique soit de plus en plus détruit au bénéfice du virtuel, car l'immatériel n'a pas le même impact.
 
Pour conclure, je continuerai à écrire car je sais que la réception d'une lettre est un bonheur qui ne peut égaler la réception d'un message sur téléphone et parce que je crois que les liens sont ainsi confirmés, renforcés et témoignent aussi que celui qui écrit l'a fait avec le cœur.