03 novembre 2026

[PATRIMOINE] La fondation Eugène-Napoléon


Tout commence par un mariage, celui d'Eugénie de Montijo avec l’Empereur Napoléon III. Les bonnes fées du conseil de la ville de Paris vote une dépense pour l’acquisition d'un collier de diamants (à cette époque la ville de paris était "en fonds" !) mais Eugénie refuse ce cadeau et suggère que la somme allouée puisse servir à la construction d’un orphelinat pour jeunes filles pauvres.

"Un cadre de filles de roi pour élever des filles de pauvres".

 

Cet orphelinat est aujourd'hui la "fondation Eugène-Napoléon" du nom du fils du couple impérial, le jeune prince impérial Louis-Eugène né en 1856 (une triste fin pour le prince tué par les Zoulous en 1879) et comporte trois établissements :

  • le Foyer pour étudiantes "Eugène Napoléon",
  • l'ensemble scolaire "Saint Pierre Fourier",
  • l'institut supérieur "Clorivière".

Le lieu propose également trois salles permettant l'usage d'activités culturelles comme des expositions, colloques ou concert ; c'est d'ailleurs lors d'une expo en octobre 2026 que j'ai découvert le lieu :

  • le salon de l’Impératrice où trônent les portraits de Napoléon III et d'Eugénie (copies d'originaux peints par Winterhalter)

  • la salle de conférence à l'étage

  • la chapelle dédiée à la Vierge et à sainte Eugénie

Le mobilier d'époque a été préservé ou est en restauration ; dans la magnifique chapelle on peut admirer les éléments d'origine comme :

  • la peinture murale du chœur de Joseph-Félix Barrias,
  • le plafond en toiles marouflées orné de fleurs, lys et roses qui présente les monogrammes de Marie (AM) et Eugénie Montijo (EM) dans des soleils,
  • l'orgue de 1857 fabriqué par Aristide Cavaillé-Coll,
  • les 19 verrières qui sont attribuées à Laurent-Charles Maréchal (dit "Maréchal de Metz").
Saint Jean (détail)

 
Peinture murale, orgue et plafond

Après l'entrée et le passage dans le salon d'apparat, 

depuis le salon d'apparat, sortie vers le jardin intérieur

 on découvre le jardin intérieur


et la statue de saint-Joseph en son centre,

dans le jardin intérieur : statue de Saint Joseph
à droite haut le salon d'apparat, en bas l'accès à la chapelle 

au coeur des bâtiments de la fondation conçue par l'architecte Jacques-Ignace Hittorff suivant la forme d'un collier vu du haut : on peut reconnaître le fermoir qui se trouve être le salon d’apparat et le long bâtiment de chapelle en guise de pendentif :

capture d'écran sur le site https://cartes.gouv.fr/
 

 Quand les cloches sonnent !




01 novembre 2026

[JOURNAL] M'enfin !

 


La politique est-elle entrée dans la Chronique des temps perdus ? Pas du tout. Ce n'est que le besoin d'écrire quelques traits d'opinion et je me vois dans l'obligation de glisser dans ce journal ce que je pense de cette période anxiogène et terrible au cours de certaines publications. Je ne me reconnais pas dans cette société qui défend sa liberté au détriment de celle des autres, qui excuse la violence, qui se tient prête à tuer, éradiquer, supprimer ceux qui ne pensent pas comme elle pense. Vaste sujet philosophique peut-être, cela outrepasse donc mes capacités d'expression alors je me contenterai de dire comme Gaston Lagaffe :

[JOURNAL] L'artiste et son oeuvre selon George Sand

C'est en visitant la maison littéraire de Victor Hugo en mai 2025 que j'ai acheté quelques revues anciennes dédiées pour l'une, à Georges Sand, l'autre à Alexandre Dumas.


Dans le numéro consacré à George Sand, un paragraphe m'a particulièrement frappée par sa justesse et son universalité, son actualité :


Qu'ajouter de plus sinon applaudir en secret ces phrases et espérer qu'il subsiste en effet de bonnes choses en ce monde ?

 

Illustration d'entrée de billet : George Sand par Auguste Charpentier

[EXPO] Les imprimés du cinéma


C'est au fond d'une rue sans issue que l'on trouve la Bibliothèque des Littératures Policières, autrement dit la BiLiPo, unique établissement consacré à la conservation et à la promotion des littératures policières et de la criminologie. J'y allais pour renouveler mon adhésion aux bibliothèques spécialisées et patrimoniales de la ville de Paris et j'en ai profité pour voir l'exposition en cours depuis septembre sur le thème des imprimés du cinéma dont certains documents proviennent de la bibliothèque du cinéma François Truffaut. 


Affiches, livres, magazines, ciné-romans-photos et de nombreux objets sont sortis des réserves pour le plaisir des amoureux de l'ancien et du polar, mon genre préféré je crois après le nature writing.

J'ai découvert cette expression : les univers transmédiatiques, qui englobent personnages et univers de fiction papier qui passent à l'écran ou inversement. Je n'avais pas songé alors à ce mot mais je l'apprécie beaucoup il y a la transmission, le transfert, la transmutation, quelque chose qui, d'une manière ou une autre, change d'apparence, de perception et touche un nouveau public assurément.


Une expo originale qui mérite la curiosité de ceux qui s'intéressent au cinéma, aux archives et au travail de ceux qui travaillent dans l'ombre du temps pour préserver ce qui donne de la joie. En cette période plutôt sombre, agitée par la haine, la bêtise et le mépris pour ceux qui veulent préserver la sécurité des biens et des personnes (je parle des violences faites à l’encontre des policiers qui tentent de gérer les débordements en marge des manifestations au cas où mon propos ne serait pas clair), ce n'est pas du temps perdu !

jusqu'au 19 décembre 2026

 

Photos personnelles prises vendredi 30 octobre 2026

31 octobre 2026

[EXPO] Empreintes : une expo éphémère de Henry Blache (Sax)

Jeudi dernier je suis tombée par hasard sur une publication de la Galerie Roussard qui présentait l'exposition en cours du travail de l'artiste Henry Blache, alias SAX, à la Fondation Eugène Napoléon près de Nation. L'expo est très éphémère car elle se termine dimanche (demain) et je n'avais que le vendredi pour y aller aussi j'ai modifié mes plans pour la journée et m'y suis rendue.

composition à base de mes photos prises in situ

Je ne connaissais ni le lieu, ni l'artiste mais les deux sont une belle découverte. Sax est un artiste de street art et de land art : il peint des tableaux géants dans la nature comme le dragon au mont Saint Michel que l'on peut voir sur un documentaire qui tourne en boucle à l'étage.

J'ai passé une bonne heure en ce lieu qui mérite un billet à part. Sax est un artiste talentueux et je pourrais avoir un tableau de lui car le rendu des animaux est très poétique et en même temps particulièrement vivant : les yeux sont particulièrement expressifs. Il est certain que je vais suivre ses prochaines exhibitions.

 

Photos prises lors de ma visite vendredi 30 octobre 2023
 

ancienne affiche de Sax (2025)