16 octobre 2026

[JOURNAL] Les "tout l'univers"

Mes parents nous avaient acheté, à moi et ma sœur plus jeune de deux ans, les volumes des Tout l'univers et longtemps ils ont trôné dans la bibliothèque familiale ; j'aimais beaucoup prendre un volume au hasard, l'ouvrir et lire les deux pages de résumés sur un thème aussi varié que l'histoire, la science, les animaux, mes pages préférées étaient tout ce qui était scientifique, spatial, les inventions me fascinaient. Puis j'ai grandit, déménagé, et j'ai oublié cette encyclopédie que mes parents ont sans doute donné sans que je sois mise au courant : je ne l'ai découvert qu'en posant la question car jusque là je croyais qu'ils avaient été remisés dans des cartons.


Et puis la semaine dernière, dans la boîte à livres près de mon arrêt de bus, j'aperçois un matin de nombreux volumes rouge et je m'approche : des "Tout l'univers" ! plus modernes que mon ancienne collection des années 70 et pratiquement neufs ! Je pars pour la journée et au retour en fin d'après-midi ils étaient toujours là alors, ni une ni deux secondes d'hésitation, je les embarque tant bien que mal sous les bras : 7 gros volumes et le fascicule de l''index.


Sur le moment je me suis dis : "Je prive peut-être un enfant de ces livres là ! J'aurais peut-être dû les laisser là pour qu'un autre en profite !"... Et puis je me suis dis : "tu as tout à fait le droit de les récupérer", c'est le but des boîtes à livres : ceux qui en ont besoin se servent. Après avoir essuyé les couvertures car il y avait un peu de poussière mais les pages étaient impeccables, sans taches, ni odeur de moisissures, j'avais l'impression qu'elles n'avaient jamais été tournées, les volumes ont rejoint une de mes bibliothèques. 


Je n'ai pas récupéré une collection complète mais j'ai une suite allant du volume 3 à 8 et c'est déjà une belle satisfaction de voir ces beaux livres prendre place parmi d'autres de ma collection et quand je les regarde je me dis que quelque part, j'espère que les autres volumes sont également bien installés et font la joie de leur nouveau propriétaire.

13 octobre 2026

[JOURNAL] Les journées d'étude à la BNF

Il est très étrange pour moi de me retrouver en ce lieu que j'ai vu littéralement "sortir de terre", ou plutôt "sortir des grues" lorsqu'il y a 30 ans je longeais la zone qui deviendra la "Bibliothèque François Mitterrand" dans mon wagon du RER C. Dans mon jargon, j'appelle ce lieu "Tolbiac" pour éviter de citer le nom peu apprécié car j'aurais préféré que la "bibliothèque nationale" porte un nom moins politique, qu'elle porte le nom d'un écrivain mort par exemple, pour éviter tout signe de fierté mal placée.

 

Malgré un trajet de presque deux heures, j'aime m'y rendre pour consulter les documents disponibles pour mes recherches, le site internet de la BNF permet de sélectionner les volumes du catalogue général, de les ajouter à nos références préférées, puis d'organiser des séances de lecture in situ en réservant une place dans une salle. En arrivant, la bibliothécaire de la salle me tend ma sélection pour la journée et je n'ai plus qu'à choisir une place et aller m'asseoir ; je ne vois pas le temps passer, plongée dans ma lecture du jour, grisonnant mon carnet de mes notes (crayon de papier obligatoire).

 

J'apprécie ces journées d'étude à la BNF, que ce soit à Tolbiac, Richelieu ou Arsenal, car je garde en tête la réflexion de ma professeur de français en 5è qui ne m'aimait pas et qui s'était moquée de moi lorsque je lui avais dis que mon rêve serait de faire de la recherche.

—  "Chercheur" me répondit-elle, ce n'est pas un métier. 

Peut-être pas pour moi en effet, mais grâce au ciel, j'ai désormais tout loisir pour apprécier mes travaux de recherche même si je ne gagnerai rien du tout, je me serai enrichie de la JOIE de faire quelque chose qui me plait énormément.

 

illustrations personnelles, octobre 2026