[EXPO] La Belle Époque du préfet Lépine ?


Il y a beaucoup à dire sur le musée de la préfecture de Police mais aujourd'hui je n'écrirai que sur mon témoignage de l'exposition consacrée au préfet de police Louis Lépine (1846-1933), bien connu pour le concours annuel qui porte son nom, moins pour tout le patrimoine historique qu'il a su développer au cours des 18 ans passés à la tête des forces de police de Paris.

Le concours Lépine fut créé en 1901


A commencer par le fait que le musée a été créé en 1909 à l'instigation de Louis Lépine, à l'aide des premières pièces réunies pour l'exposition universelle de 1900. 
 

Doté, sans aucun doute pour moi, d'un cerveau de génie, Lépine a voulu, et su, transformer la police en améliorant ses moyens matériels ainsi que son impact dans la société en gardant le but originel : donner aux policiers la force nécessaire pour lutter contre le crime ou les catastrophes naturelles (incendies, inondations,etc). Il inventa la brigade fluviale, brigade canine, brigade contre les incendies, etc.  

Photos in situ, 7 juillet 2026

Affiches caricaturales, cartes postales, objets historiques (uniformes, casques, bâton signal, etc.) composent l'exposition dans la pièce centrale du musée que l'on peut observer après la présentation très intéressante du conférencier qui passe en revue les multiples inventions et interventions de ce préfet eu commun.


En une époque où l'on est forcé de constater que certains préfèrent donner des excuses aux criminels, voire aux assassins, cela fait du bien de voir qu'il en était autrement à la Belle époque ! 



[EXPO] Cartes imaginaires Inventer des mondes

 

J'avais réservé une visite guidée pour découvrir l'exposition "Cartes imaginaires Inventer des mondes" car je trouve beaucoup plus intéressant d'écouter quelqu'un qui maîtrise le sujet et qui nous raconte des anecdotes que nous ne pouvons connaître, sans parler du fait que je respecte le métier de guide, ayant moi-même par le passé, eut cette fonction.

Monde dans une tête de fou (1590)
 

Une exposition en quatre temps pour découvrir une impressionnante collection de toutes origines, époques et aux multiples intentions : cartographier le monde connu ou inexploré, les cartes légendaires ou littéraires ou celles des jeux vidéo.


J'apprécie énormément la qualité des visites guidées que propose la BNF car nous disposons de casques ainsi la guide n'est pas obligée de parler fort ce qui pourrait incommoder les autres visiteurs, je parle en connaissance de cause car lors d'une déambulation au musée Maillol en mars de l'année dernière pour l'expo sur Nadia Léger, un groupe agglutiné autour d'une guide qui parlait très fort - sans équipement audio - s'est montré particulièrement impoli, n'hésitant à bousculer les autres visiteurs (j'avais alors décidé de faire l'expo dans le désordre pour avoir un peu de place pour observer tout à mon aise !).

 

[EXPO] Henri Rousseau L’ambition de la peinture

 

Il ne reste que quelques jours pour admirer de nombreux tableaux d'Henri Rousseau dit "le douanier" au musée de l'Orangerie ; le musée qui surplombe le jardin des Tuileries propose dans son espace temporaire du niveau -1 de nombreuses œuvres du musée auxquelles s'ajoutent celles prêtées par la fondation Barnes (Philadelphie). Henri Rousseau (1844-1910), qui fut douanier dans une première partie de sa vie, se consacra ensuite à la peinture à 49 ans et tenta d'exposer ses tableaux mais ne fut accepté qu'au Salon des Indépendants en 1886. Autodidacte, ses compositions étonnantes, entre naïveté et rêverie proposent une place importante à l'exubérance de la végétation luxuriante. 

Rendez-vous dans la forêt (1889) - détail

Il y a bien longtemps que je connais ce peintre, car j'ai eu la chance d'avoir une professeur de dessin ; on dit maintenant "professeur d'arts plastiques" : sans doute pour justifier les demandes invraisemblables des exercices demandés aux élèves : "dessiner sans crayon ni pinceau", "dessiner sur autre chose qu'un support papier", etc ; ma prof, donc, nous a fait connaitre une multitude de peintres ; mon préféré était Magritte et celui de ma meilleure amie Henri Rousseau, c'est donc un peu pour lui rendre hommage que j'ai décidé de voir cette exposition, et aussi parce que je sais que plus on regarde de tableaux, plus l'oeil se familiarise, apprend et améliore son esprit critique. 

Le lion ayant faim se jette sur l'antilope

Ce que je trouve intéressant chez ce peintre ce sont les histoires qu'il raconte : proches ou lointaines, entre rêve et réalité, il fabrique ainsi des mondes où l'observateur puise la suite dans son imaginaire et ceci n'a pas de prix. 

Pour emporter un souvenir : 


 

[PATRIMOINE] Visite de l'AFAC à la gare de l'Est

 

Je crois me souvenir que c'est grâce aux réseaux sociaux que j'ai découvert l’existence de l'association Française des Amis des Chemins de fer (AFAC) et la possibilité de visiter les locaux à la gare de l’Est. Après avoir réservé mon créneau de visite, je m'y suis rendue selon les indications et j'ai été accueillie par un membre qui s'est chargé de me présenter les premières salles (secrétariat, bibliothèque) :

Avant que je rejoigne les salles réservées aux réseaux miniatures :

  • une première salle un circuit à l'échelle HO (1/87e)
  • et une seconde avec un circuit échelle O (1/43,5) et l'autre à l'échelle I (1/32e).


Je n'ai pas eu de visite guidée formelle (type cours) et j'ai déambulé tranquillement. Je suis allée voir la seconde salle car il y  avait trop de monde à la première puis je suis revenue sur mes pas. J'ai pu poser quelques questions aux membres qui répondent avec enthousiasme à toute sorte de public que ce soit un adulte ou un enfant. 

Le fonctionnement des réseaux est assuré par des bénévoles qui sont dans le décor tels des Gulliver.


 

J'ai passé un agréable après-midi, le tout, c'est de se motiver car, habitant en banlieue sud, il me faut pratiquement 2 heures pour arriver à la gare de l'Est, surtout en période de travaux sur les voies de chemin de fer avec de nombreuses fermetures durant les mois de vacances.

clic pour accéder aux réservations de visites

 

 

 

[PATRIMOINE] La voix des lieux : Le pont Alexandre III

 

Parmi les différentes sources d'information qui m'intéressent, je regarde les publications de Vincent Delaveau, guide-conférencier qui partage ses connaissances sur son compte "La voix des lieux" avec un soin et une synthèse remarquable.

 

Sa dernière lettre d'information invite ses auditeurs à découvrir le Pont Alexandre III, merveille du début du XXè siècle, construit en 3 ans à partir de 1897 et inauguré pour l'exposition universelle de Paris de 1900. 

Voici sa vidéo en partage (YOUTUBE)


 

Illustration : photo personnelle prise en juillet 2007 : "Fillette à la coquille" sur le pont Alexandre III, du sculpteur Léopold Morice

[JOURNAL] Le Corbusier au quatrième étage

 

Toujours curieuse d'apprendre, je regarde régulièrement des documentaires, des vidéos sur internet sur les sujets qui m'intéressent : histoire, patrimoine, art et parfois aussi de la littérature mais de récents désappointements m'ont éloignée pour un moment des influences de réseaux car la littérature, la vraie qui m’importe, n'était pas au rendez-vous de ce que j'attends d'un bon livre. 

Cette semaine, un documentaire m'a interpelée ou plutôt un extrait : l'intervenant indiquait que Le Corbusier considérait qu'un immeuble sans ascenseur pouvait être construit jusqu'à 4 étages sans que les habitants du dernier étage soient accablés par la montée des escaliers, y compris les vieillards (pour moi ce n'est pas un mot péjoratif).

Cela m'a irritée car je ne pense pas que ce monsieur ait, un jour de sa fin de vie, monté 4 étages sans être essoufflé, chargé de sacs de courses etc.

Cette allégation me pousse à émettre l'idée qu'il aurait fallu instaurer une règle : que ceux qui construisent des cages à lapins, des maisons trop petites, des chambres inutilisables en tant que telles (sauf si l'on n'y met qu'un lit), soient obligés de vivre dans les habitations qu'ils ont conçues ; nul doute qu'avec cette règle, les logements (maisons ou appartements) auraient hérité d'un peu plus de bon sens et logique pour le quotidien des familles qui en prendraient possession.

 

illustration par Antoine Gravier sur Unsplash (cité radieuse Marseille)

[EXPO] De l'art moderne et des réflexions intimes


Il y a quelques temps, j'ai surpris la conversation peu discrète d'une femme qui travaillait sur l'installation à venir de la Caverne du Pont Neuf et c'est la semaine dernière, depuis mon bus qui traversait la Seine sur le pont au Change, que j'ai pu voir l'installation en cours qui ressemble de loin à des monts enneigés sans doute à cause de cette couleur gris-blanc qui me fait penser aux Alpes.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup évoquent l'absurdité d'un tel montage tandis que d'autres défendent l'art, sous toutes ses formes. Sur son site, JR reconnaît l'hommage qu'il fait à l’installation que Christo et Jeanne-Claude avaient produit sur ce même pont quelques années auparavant.

 

Je suis toujours surprise que des artistes peuvent dépenser beaucoup d'argent à un projet alors qu'autrefois les artistes étaient plutôt très précaires et ne survivaient que grâce à des protecteurs, mécènes et familiers. Aujourd’hui, ce sont les affaires qui leur permettent de gagner de l'argent, c'est une façon différente de surprendre un monde, le public, de l'amener à se poser des questions, peu importe les réponses dont aucune ne porte la vérité, car l'art a une vocation très spirituelle, et il se ressent différemment de l'un à l'autre ; pour ma part je ne suis pas tellement attirée (convaincue) par l'art moderne mais il m'amuse et je ne m'interdis pas de regarder et de juger.

EXPO en cours "Formes ouvertes" 

A l'institut suédois, l'exposition Formes ouvertes propose des œuvres que je catégorise comme relevant du "minimaliste" ou "op art" et je me dis "je crois que je serai capable de faire la même chose". Au secondaire, ma professeur nous a appris beaucoup de techniques et très honnêtement, les ressources nécessaires pour produire de l'art contemporain sont à la portée de tout le monde, pour peu d'avoir de l'imagination : il ne faut pas savoir dessiner correctement : une tâche, une esquisse, un brin de laine tendue, une forme et c'est l'affaire conclue. 

Pour ma part, l'art fait partie de ma vie quotidienne et l'avantage de Paris et sa proche banlieue c'est que l'art est à la portée de tous car de nombreux endroits sont gratuits.

clic sur l'image pour agrandir

 

  • La Caverne de JR est visible du 6 au 28 juin 2026 
  • Formes ouvertes jusqu'au 19 juillet 2026 (accès libre)

 

illustration : photo personnelle, la Caverne de JR sur le pont Neuf depuis le pont au Change, 21 mai 2026

[EXPO] Licornes !

Troisième exposition muséale vue la semaine dernière après Le musée de Port-Royal-des-Champs et Les lettres parisiennes de madame de Sévigné. La licorne, cet animal mystérieux, fantastique, interroge sur les fondements qui ont conduit à son apparition dans les arts. Présente même dans ce livre d'heures du XVIè :

l'entrée des animaux dans l'arche de Noé (~1500)
 

L'exposition se situe dans le frigidarium et propose un circuit aléatoire pour découvrir les nombreuses pièces provenant de célèbres musées : Rijksmuseum d’Amsterdam, musée national du Prado à Madrid, le Victoria and Albert museum de Londres, le Kunsthistorisches Museum de Vienne et le musée du Louvre qui représentent des licornes : peintures, sculptures, tapisseries, objets du quotidien, l'énigme de la licorne a inspiré plus d'un créateur !

 

Le visiteur apprendra aussi que la licorne n'est pas toujours symbole de pureté, elle peut parfois être représentée agressive et sa licorne embroche alors le perdant. Autre étrangeté : la licorne apparaît dans de nombreux cultes de l'occident à l'orient. L'exposition se poursuit à l'étage avec la tenture de La dame à la licorne composée de 6 tapisseries réalisées autour de 1500.


 

photo d'entrée de billet : Triomphe de la chasteté (1520)

 

[PATRIMOINE] L'île Penotte


Les Sables d'Olonne. C'est dans le quartier de l’île Penotte, qui n'est pas une île mais un dédale de venelles piétonnes que se trouve une curiosité incontournable pour qui aime l'originalité et la grâce de la poésie. Sur le pas de sa porte, j'ai eu l'occasion de voir "Dan'", l'artiste responsable de ce décor à ciel ouvert en achetant une carte postale souvenir qu'elle m'a dédicacée.
 

 
Dan', de son vrai nom Danièle ARNAUD-AUBIN, compose des fresques sur les murs ou les encadrements de l'île Penotte avec des éléments nature : coquillages, morceaux de bois et peintures ; son travail me fait penser aux sculptures de Ferdinand Cheval (1836-1924), Hippolyte Massé (1894-1984) ou Jules Senis Mir (1913-1983) : un art étonnant, qui donne à penser et dire : "Pourquoi ?", "Comment ?", "C'est intéressant".
 
 
Art écologique de récupération, coquillages, pierres, bois, fibres, mêlé à la colle : tout cela fait régner un souffle fantastique qui dépose des poissons, un Poseïdon, et bien d'autres scènes évoquant la mer. 

Le nom de l'île Penotte vient de monsieur Penot qui possédait la majorité des habitations de ce quartier et dont l'organisation enchevêtrée avait l'aspect d'une île.

[PATRIMOINE] Les enclos paroissiaux, visite de Sizun


Il y a quelques semaines j'ai eu l'occasion de visiter l'enclos paroissial de Sizun ; si tout comme moi vous ne saviez pas ce qu'est un enclos, et bien maintenant vous saurez qu'il s'agit d'un ensemble architectural religieux catholique qui présente une forme particulière : une église centrale, un ossuaire, un calvaire (orné de personnages) et une porte triomphale, entourés d'un enclos qui les sépare de l'espace profane.
 
église Saint-Suliau dans l'enclos de Sizun, clocher gothique
mai 2026 (photos personnelles)

Les enclos étaient également les témoins de l'émulation entre paroisses, c'était à qui aurait l'enclos le plus richement décoré (avec le soutien de mécènes locaux). A Sizun, on entre dans l'enclos par un arc de triomphe à trois arches, surmonté d’un calvaire. 
boutique musée dans l'ancienne chapelle ossuaire

 
Spécificité architecturale de la région du Léon (Finistère Nord), il reste quelques enclos admirables que l'on pourra découvrir agréablement lors d'un périple muni de ce guide que j'ai acheté à la boutique "musée" située dans l'ancienne chapelle ossuaire (autrefois contenait les reliques des corps enterrés dans l’église).
 
généralités et présentation de 14 enclos principaux
  

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