13 octobre 2026

[JOURNAL] Les journées d'étude à la BNF

Il est très étrange pour moi de me retrouver en ce lieu que j'ai vu littéralement "sortir de terre", ou plutôt "sortir des grues" lorsqu'il y a 30 ans je longeais la zone qui deviendra la "Bibliothèque François Mitterrand" dans mon wagon du RER C. Dans mon jargon, j'appelle ce lieu "Tolbiac" pour éviter de citer le nom peu apprécié car j'aurais préféré que la "bibliothèque nationale" porte un nom moins politique, qu'elle porte le nom d'un écrivain mort par exemple, pour éviter tout signe de fierté mal placée.

 

Malgré un trajet de presque deux heures, j'aime m'y rendre pour consulter les documents disponibles pour mes recherches, le site internet de la BNF permet de sélectionner les volumes du catalogue général, de les ajouter à nos références préférées, puis d'organiser des séances de lecture in situ en réservant une place dans une salle. En arrivant, la bibliothécaire de la salle me tend ma sélection pour la journée et je n'ai plus qu'à choisir une place et aller m'asseoir ; je ne vois pas le temps passer, plongée dans ma lecture du jour, grisonnant mon carnet de mes notes (crayon de papier obligatoire).

 

J'apprécie ces journées d'étude à la BNF, que ce soit à Tolbiac, Richelieu ou Arsenal, car je garde en tête la réflexion de ma professeur de français en 5è qui ne m'aimait pas et qui s'était moquée de moi lorsque je lui avais dis que mon rêve serait de faire de la recherche.

—  "Chercheur" me répondit-elle, ce n'est pas un métier. 

Peut-être pas pour moi en effet, mais grâce au ciel, j'ai désormais tout loisir pour apprécier mes travaux de recherche même si je ne gagnerai rien du tout, je me serai enrichie de la JOIE de faire quelque chose qui me plait énormément.

 

illustrations personnelles, octobre 2026 

[EXPO] Monet, peindre le temps

 

Pour honorer Claude Monet mort il y a 100 ans, le musée de l'Orangerie lui consacre une exposition temporaire rassemblant des toiles qui illustrent le rapport de Monet au temps qui passe. On y retrouve la série des meules de foin, de la cathédrale de Rouen, les peupliers, le bassin des nymphéas et le pont japonais peints aux différentes saisons.

le bassin des nymphéas, harmonie verte

 
le bassin des nymphéas et le pont japonais à Giverny

Certains tableaux sont assez connus même si l'on ne fréquente pas les musées, d'autres sont plus surprenants et je les redécouvre comme "le train dans la campagne" (illustration d'entrée de billet) qui fait partie des tableaux retrouvés en Allemagne après la seconde guerre mondiale et habituellement exposé au musée d'Orsay. 

composition personnelle de mes tableaux préférés vus à cette expo

 

 

Et pour ceux qui désirent emporter un souvenir sur Monet, passage possible à la boutique où l'on trouvera toute forme de déclinaison autour de l'artiste ou de son oeuvre comme le thé "les nymphéas" de Kusmi tea que j'ai dégusté au café-librairie en arrivant (il est bon mais aussi très cher !).


 

 

Pour en savoir plus sur Monet, les nymphéas et la petite histoire derrière la grande, je vous propose de découvrir cette intéressante biographie croisée :

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