18 septembre 2026

[EXPO] Robert Capa, photographe de guerre

Robert Capa (1913-1954), de son vrai nom Endre Ernő Friedmann, est mort à 40 ans pour avoir voulu prendre cette photo que l'on voit en ce moment affichée pour l'exposition qui se déroule jusqu'au 20 décembre 2026 au musée de la Libération.

J'avais déjà entendu ce nom mais je ne connaissais rien de ce photographe : l'exposition retrace son parcours, la guerre civile espagnole (1936), les conflits guerriers du XXè siècle un peu partout, la naissance de l'état d'Israël qu'il couvre en 1848 jusqu'à la guerre d'Indochine où il trouve la mort. Très intéressant même si je ne suis pas particulièrement attirée par les photographies en général.

[PATRIMOINE] Le pavillon ouest de la barrière d'Enfer, le poste de commandement ROL-TANGUY et le musée de la Libération de Paris


Le pavillon Ouest de la barrière d'Enfer, ancien bâtiment formant un passage dans le mur des fermiers généraux

Lors de la seconde guerre mondiale, les services techniques de la ville de Paris (eau, assainissement, voirie, éclairage,etc...) qui étaient installés dans l'un des pavillons "Ledoux" formant la barrière d'Enfer, bénéficiaient d'un abri sous-terrain où 130 personnes pouvaient trouver refuge en cas de menace de bombardement aérien.


Illustrations anciennes des pavillons formant la barrière d’octroi ou barrière d'Enfer  

vue des pavillons "Ledoux" sur l'enceinte du mur des fermiers généraux
auteur anonyme

pavillons Ledoux, dessin de Léon Leymonnerye

Les deux pavillons, construits en 1787 en vis à vis selon les plans de l'architecte Claude-Nicolas Ledoux, formaient l'une des portes du mur d'enceinte de Paris nommé "mur des fermiers généraux" ; ayant subsisté, ils forment ce que l'on appelle aussi la "barrière d'Enfer".

 
pavillon Ledoux "ouest" - dessin dans le musée (photo personnelle)

encore une illustration présente dans le musée
auteur Sergent

 

Le PC ROL-TANGUY

C'est dans le pavillon ouest (à droite sur toutes les illustrations) qu'à 20 mètres sous terre, au même niveau que les Catacombes qui se trouvent sous le pavillon de l'autre côté de la route, que s'installa en août 1944 le poste de commandement du colonel Rol-Tanguy pour organiser les actes d'insurrection contre l'armée allemande qui occupait alors Paris. 


 

Le musée de la libération de Paris

Lorsqu'il fut décidé de déménager le musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de Jean Moulin qui se trouvait au dessus de la gare Montparnasse, il devint presque évident de l'installer au dessus du PC ROL-TANGUY.

Commentaires sur ma visite

travaux en cours sur l'avenue du Colonel Rol-Tanguy 

Il y a des travaux de réaménagement en cours entre les deux pavillons Ledoux et je n'ai pas pu prendre de photo correcte c'est pourquoi j'ai mis quelques illustrations anciennes ci-dessus car j'aime beaucoup voir comment évoluent les bâtiments au cours de l'histoire.


Le musée présente un parcours chronologique sur la 2ème guerre mondiale, les destins du préfet Jean Moulin et du maréchal Leclerc de Hauteclocque, compagnons de l’ordre de la Libération. Des affiches présentant les ordres de mobilisation, les directives pour que les juifs se présentent pour être enregistrés, les carnets de rationnements, les journaux personnels ; tout cela est très émouvant et je recommande de prendre du temps pour tout lire. 

PC ROL-TANGUY : affiche, la porte au niveau du musée et la même une fois refermée

Je n'ai pas manqué d'aller visiter le PC enterré que j'évoquais en début d'article : 100 marches à descendre, il ne faut pas être claustrophobe et avoir la capacité physique de les remonter mais si vous le pouvez il faut le faire, la visite prend environ 15 minutes.

 

C'est intéressant de voir dans quelles conditions des personnes y ont travaillé : on découvre en photo l’installation téléphonique, le secrétariat, mais aussi une installation d'époque comme ce double cyclo-pédaleur qui permettait la ventilation de l'abri en cas de coupure d'énergie.

PC ROL-TANGUY
porte assurant l'étanchéité en cas d'attaque au gaz, escalier, cyclo-pédaleur et couloir 

Ce musée atypique ne regorge pas, comme d'autres, de peintures, mais il y en a quelques unes ; c'est avant tout un musée sur la mémoire collective pour connaître et se rappeler de ceux qui ont trouvé la force dans l'adversité (imagination, courage, sacrifice, transmission des faits).

05 septembre 2026

[JOURNAL] Au fil des livres, les fils rouges littéraires

 

 
 
 
 
 
Après avoir laborieusement terminé le livre "Une année avec Gertrude Stein" lu en service presse (ma critique sur le lien) j'ai eu envie de lire un roman de cette femme et choisi ces deux là empruntés à la bibliothèque.


J'ai commencé cet après-midi le roman "L’Autobiographie d’Alice B. Toklas" et j'ai déjà un fort désir de poursuivre, tant par le style de l'auteur qui convient à ce que j'identifie comme de la "belle et bonne littérature", que des histoires qui y sont relatées dans le monde de l'art où je retrouve un sujet très confortable et familier.

Parfois, sans le désirer réellement, mes lectures se poursuivent et se répondent comme un écho où apparaissent les mêmes personnages, les mêmes quartiers, les mêmes sujets ; cette sorte de sérendipité littéraire m'enchante car, si j'ai pu choisir un livre au hasard par le titre, la couverture, je peux être amenée à désirer une autre lecture pour un motif plus profond, plus dirigé, avec le sentiment d'avoir découvert un nouveau trésor.

 

Illustration : portrait de G.Stein par F.Valloton