24 octobre 2026

[PATRIMOINE] L'école des Arts Joailliers - L'Hôtel de Mercy-Argenteau

 

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Je me suis amusée à chercher l'emplacement de l'Hôtel de Mercy-Argenteau sur la carte de Cassini pour illustrer le début de cet article. On le voit très bien : cet hôtel particulier du XVIIIè siècle (1778) est localisé le long du boulevard qui encerclait alors Paris et que l'on appelle aujourd'hui "Les Grands Boulevards". C'est aussi l'un des rares hôtels particuliers préservés quoique son architecture a subit des modifications au fil des années : perte du jardin, ajout d'étages lorsque l'hôtel fut transformé en immeuble de rapport à 6 niveaux. Certaines parties du premier étage ont été conservées et sont classées ce qui fait que l'hôtel est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.

 

entrée actuelle

Aujourd'hui, le lieu abrite l'École des Arts Joaillers de Van Cleef & Arpel qui organise des expositions temporaires ouvertes à tous (gratuites sur inscription préalable). Une fois dans le lieu, on accède à l'étage par un majestueux escalier qui dessert :

  • les zones d'exposition,
  • la librairie "L'Escarboucle",
  • la bibliothèque de L’École.  

La libraire offre une sélection de livres, cartes postales et magazines d'art ; 3000 titres en français et en langues étrangères y compris des éditions anciennes ou ouvrages épuisés. C'est là que j'ai découvert la nouvelle collection Dédale avec le titre "La collection invisible" de Stefan Zweig que j'ai racheté pour le relire et je viens d'acheter le 4è titre tout récemment sorti lors de ma dernière visite (Daniel Brush) : "Madame de" par Louise de Vilmorin.


La bibliothèque est tout simplement merveilleuse avec ses meubles en bois clair, des emplacements permettent également les études et les recherches.

escalier et bibliothèque

Illustrations personnelles (2025 ou 2026)

23 octobre 2026

[EXPO] Un vestiaire à soi

Et si l'habit faisait le moine ? L’exposition "Un vestiaire à soi - Féminités dissidentes au 19e siècle" présente l'évolution du vestiaire féminin qui répondait à un meilleur confort pour certaines activités telles que le sport (équitation, cyclisme) et qui peu à peu modifièrent le regard de la société sur la place des femmes en son sein.


On y apprend que les "tailleurs pour dames" apparaissent car eux seuls savent faire des pantalons adaptés à leur morphologie : belles coupes, rembourrages, matières nobles. Ces pantalons se font visibles et certaines femmes choisissent de s’habiller  "comme un homme", ou invisibles sous une jupe (costume d'amazone ou tenue militaire pour les cantinières qui accompagnent leur régiment.

L'expo présente la garde-robe de Rosa Bonheur préservée par sa compagne à la mort de la peintre ; l'observation des vêtements exposés montre la qualité des tissus qui explique certainement cet état de conservation. 

garde-robe de Rosa Bonheur

On rit (jaune) devant les autorisations délivrées par les préfectures aux femmes qui demandaient l'autorisation de porter le pantalon comme le firent George Sand, Rosa Bonheur et bien d'autres du fait de la loi d'ordonnance du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800) interdisant aux femmes le port du pantalon et qui ne sera abolie qu'en 2013 !

L'adoption du costume masculin se pratique autant par goût d'une mode de la femme active et sportive qui permet de libérer les mouvements, que celui d'affirmer une identité sexuelle saphique et l'expo montre de nombreux témoignages vestimentaires, littéraires et iconographiques du Paris artistique et lesbien de 1900 qui inaugure une société où les femmes ne seront plus considérées comme des enfants devant toujours être supervisées mais comme des êtres à part entière et libres.

affiche et catalogue d'expo

Une expo insolite et très intéressante à voir au superbe Palais Galliera, musée de Mode de Paris jusqu'au 14 février 2027.

Le Palais Galliera et ses parterres fleuris 

 

Une vidéo



Poursuivre avec l'apport volontaire de photographies dans le cadre du projet Dandykes

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Illustration d'entrée de billet : Georges Sand par Eugène Delacroix.