Dédales (2003)

Film
  • Réalisation : René Manzor
  • Genre : thriller
  • Année : 2003
  • Durée : 1h40
  • Avec : Lambert Wilson (Dr Brennac) - Sylvie Testud (Claude) - Frédéric Diefenthal (Matthias)
L'histoire
Claude est enfermée dans un hôpital psychiatrique après avoir été arrêtée pour multiples meurtres atroces dont elle n'a pas conscience car elle souffre de schizophrénie. Son cas intéresse le docteur Brennac qui tente d'entrer en contact avec les multiples personnalités de la patiente afin de comprendre d'où lui est venu ce besoin de procéder à autant de meurtres sur des personnes inconnues, il espère ainsi trouver des circonstances atténuantes et la déclarer irresponsable des horribles crimes qu'elle a commis. Flashback sur les jours précédants l'arrestation de Claude, lorsque la police est aidée dans son enquête par Matthias, un profiler artiste-peintre fortement pertubé par d'étranges visions.

Mon avis
Un film très bizarre et pas facile. Une histoire alambiquée, comme le dédale titre du film et qui emprunte ses personnages à la légende du Minautore. Tout se dénoue à la fin qui est quand même un peu tirée par les cheveux.

On peut éviter de voir ce film qui n'a pas grand intérêt.

Sylvie Testud : étonnante et géniale actrice ; tout comme Lambert Wilson, l'un de mes acteurs français favoris, pour ne pas dire mon acteur français préféré depuis longtemps !

Skyline (2010)

Film
  • Réalisation : Colin Strause + Greg Strause
  • Genre : science fiction
  • Année : 2010
  • Durée : 1h40mn
  • Avec : Eric Balfour (Jarrod) - Scottie Thompson (Elaine) - David Zayas (Olivier)
L'histoire
Jarrod et Elaine arrivent à Los Angeles pour fêter l'anniversaire d'un copain qui travaille dans le cinéma, spécialiste des effets spéciaux. Au petit matin, les personnages sont réveillés par une étrange lueur bleue qui filtre au travers des stores baissés et qui a tendance à les attirer. Eberlués, ils découvrent que durant la nuit, de gigantesques vaisseaux spaciaux surplombent la ville et sont en train de "télécharger" tous les habitants à bord de leurs vaisseaux. Cherchant à échapper aux envahisseurs qui s'approchent de leur immeuble et viennent à leur recherche sous la forme d'immense monstres à la Godzilla ou à bord de plus petits vaisseaux armés de tentacules, les habitants survivants de l'immeuble espèrent rejoindre la marina d'où les extraterrestres semblent se tenir éloignés.

Mon avis
Attention nanar ! Film complètement inutile, mélange de genre avec un début "vaudeville" : le mari surpris d'entendre qu'il va bientôt être père...le mec qui trompe sa femme avec son assistante, on est loin du débarquement des aliens ! Ceux-ci sont à la recherche des cerveaux et moelle épinière des humains, s'en servent pour les implanter dans les corps de leur propre race.
Le film a un petit air de Cloverfield (que j'avais plutôt aimé) mais il n'en a pas la carrure, les acteurs sont tout à fait quelconques, le scénario pas terrible. Signalons David Zayas de la série Dexter où il joue le rôle de Batista, qui incarne ici le gardien de la résidence, l'un de ceux qui  a le plus la tête sur les épaules et qui reste sur l'écran jusque vers la fin du film, lequel s'achève hélas en "jus de boudin".

A éviter.

JAMES COOK - UN HOMME A LA MER

portraits de James Cook (né en 1728, mort en 1779)
à gauche par Nathaniel Dance-Holland (1776)
à droite par William Hodges (1775–1776)

1768. James Cook a 40 ans lorsqu'il quitte l'Angleterre à bord de l'Endeavour, un charbonnier de 400 tonnes qu'il impose à la Royal Society qui le charge de rejoindre Tahiti où les savants qui l'accompagnent vont pouvoir observer le transit de Vénus programmé pour le 3 juin 1769.
Endeavour

A cette époque, les voyages sur un si long terme étaient bien évidemment rares, coûteux et voués à un possible non-retour. James Cook impose ce type de bateau qu'il connait bien, il a travaillé dans la navire marchande avant d'incorporer la Royal Navy, car il sait que sa forme particulière permettra un emport d'un maximum de vivres. James Cook est fils de paysan et il a des idées bien précises sur la manière de garder un homme en mer et en bonne santé malgré les mois de navigation sans toucher terre.
"Endeavour" par Francis Joseph Bayldon

Le transit de Vénus, événènement astronomique considérable pour l'époque, ne sera pas le seul but avoué de son voyage dans les terres australes. Cook doit également sillonner la région pour vérifier la présence éventuelle d'un nouveau continent austral qui pourrait exister entre l'Australie (qui s'appelait à l'époque Nouvelle Hollande) et l'Amérique du sud.


Le premier voyage s'achève en 1771 et Cook revient en Angleterre avec une idée en tête : repartir afin de continuer sa découverte du monde et des terres du Pacifique. Et c'est en 1772 que James Cook repart mais cette fois avec une deux navires charbonniers : le Resolution qu'il commandait et l'Adventure que commandait Tobias Furneaux.
Resolution et Adventure par William Hodges (1776)

Le deuxième voyage prend fin en 1775. Là encore James Cook ne rêve que de repartir malgré une famille grandissante ; il aura en tout 6 enfants :
  1. James (1763–94)
  2. Nathaniel (1764–81)
  3. Elizabeth (1767–71)
  4. Joseph (1768–68)
  5. George (1772–72)
  6. Hugh (1776–93)
avec son épouse Elizabeth qui a 13 ans de moins que lui et qu'il épouse à l'âge de 34 ans, mais aucun d'entre eux ne vécut assez longtemps pour fonder une famille ; James Cook n'a pas de descendants directs.


James Cook reprend la mer en 1776 pour achever sa cartographie des côtes du Pacifique et avec pour mission la découverte d'un passage entre l'Amérique du Nord et la Sibérie. Cette fois, il obtiendra les navires Resolution qu'il commande et le Discovery qui est confié à Charles Clerke (qui était son second au précédent voyage).
Resolution et Discovery par John Cleveley (1790)

Cette expédition sera la dernière pour Cook. Il est pris pour un Dieu vivant à Hawaï et reçu comme tel par les insulaires. Au bout de quelques jours, l'expédition repart en direction du nord de l'Amérique, les bateaux remplis de vivres frais (fruits, légumes, animaux) mais une avarie de mat les oblige à rebrousser chemin. Revoyant leur Dieu de retour avec des ennuis, certains Hawaïens comprennent que Cook n'est pas le Dieu qu'ils pensaient et afin d'éprouver sa mortalité, le bardent de coups de couteau, et le dépècent.
La mort de Cook par Johann Zoffany (1795)

L'équipage épouvanté parviendra à récupérer les restes de leur capitaine au terme de longs palabres avec les Hawaïens. James Cook avait 50 ans.
The Apotheosis of Captain Cook par Wouvermann (1794)

Voir aussi :

Un lien intéressant (en anglais) :

Downton Abbey (itv1, 2010)

Série
  • Création : Julian Fellowes
  • Genre : drame
  • Année : 2010
  • Télé : britannique, itv1
  • Durée : 25 épisodes à ce jour, entre 45 et 60 mn env, sauf les "spécial Noël" d'1h30
  • 3 saisons à ce jour, 4ème prévue en sept 2013
  • Avec : Hugh Bonneville (Robert Crawley, le comte de Grantham) - Elizabeth McGovern  (Cora Crawley, son épouse) - Maggie Smith (Violet Crawley, la comtesse douairière) - Michelle Dockery (Lady Mary Crawley, fille ainée) - Dan Stevens (Matthew Crawley) - etc...
L'histoire
Angleterre, années 1910. La famille Crawley possède le magnifique et imposant domaine de Downton Abbey mais le comte actuel n'a pas de fils, l'héritage sera donc transmis au plus proche parent mâle de la famille. La série débute avec la disparition soudaine de l'héritier en titre lors du naufrage du Titanic. Le second héritier sur la liste est Matthew, un jeune avocat tout à fait charmant qui est invité à s'installer dans le village, à prendre part progressivement à la gestion du domaine et, si possible, à épouser Mary, la fille ainée. Mais celle-ci se met en tête qu'un mariage de raison est impossible et repousse le jeune homme alors même qu'il y a une indéniable attirance entre ces deux là.

Mon avis
Une série très fine, très intéressante et également amusante. On y voit les usages de société : les maîtres et leur serviteurs, chacun à place, chacun à son niveau. De part et d'autre, les uns ont haute opinion de cette place, les autres ne demandent qu'à faire évoluer les choses plus simplement. J'allais dire avec une envie de s'affranchir des codes de la société d'avant, victorienne (le chauffeur tombe amoureux d'une fille de la maison et inversement, les (jeunes) femmes désirent leur émancipation, avoir le droit de vote, etc...). La guerre de 14-18 n'épargne pas Downton Abbey, de même que les flèches de Cupidon tombent ici et là, la faux de la Mort s'abat également à l'aveugle. On cache ses larmes évidemment.

Des épisodes toujours surprenants, du suspens, de l'émotion, beaucoup d'humour aussi, grâce en particulier aux interventions verbales de la comtesse douairère (excellente Maggie Smith !).
Un esthétisme absolument réussi, la série a de fortes ressemblances avec le très beau film Gosford Park que j'avais bien aimé. Le château de DA est en réalité "Highclere Castle", un imposant château remontant au 17ème siècle ayant subi des transformations au 19ème.

J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette série d'une "traite" (en deux semaines) et j'attends impatiemment la suite évidemment !

Découvrir quelques images "coup de coeur" (attention spoiler !) de la série sur mon cahier de notes : EN CLIQUANT SUR CE LIEN



TEMPS MACHINE

La fin de mon ordinateur portable est annoncée, il aura duré 3 ans, ce qui est peu au regard de l'investissement que j'ai réalisé. Il en est ainsi des choses auquel on pense tenir, une fois indisponibles, ces choses qui étaient de celles qui nous portaient à travers la journée, nous permettant de réaliser une part d'activités non négligeables et, dans une certaine mesure, essentielles, semblent descendre d'un cran sur le podium de notre tiercé gagnant. Je ne sais comment je vais gérer ce manque matériel dans les mois à venir, car il me reste beaucoup de travail, d'écrits à rédiger, sans parler des sites que je mets à jour pour moi-même ou bénévolement pour mes associations. Je vais devoir emprunter un peu de temps machine ici et là, trimbalant mon disque dur en espérant qu'il ne me lâche pas lui aussi ! Il aurait été si simple de continuer à disposer de mon matériel "comme avant". Mais je me fais une raison, s'organiser autrement n'est pas une fin, juste une autre façon de se réaliser, et peut-être aussi, un bon début pour ne garder que le meilleur et supprimer les lectures inutiles d'articles assez superficiels auxquelles je m'adonnais parfois.