Dans ma maison vous viendrez d'ailleurs ce n'est pas ma maison, je ne sais pas à qui elle est, je suis entrée comme ça un jour il n'y avait personne (J.Prévert)

30 septembre 2010

Cloverfield (2008)

Réalisateur : Matt Reeves
Genre : épouvante
Année : 2008



L'histoire :

New York. Une petite fête est donnée en l'honneur du départ de Rob pour le Japon. La soirée est filmée par un des jeunes afin que Rob puisse emporter le souvenir de tous ses amis. Soudain, c'est la confusion à l'extérieur de l'appartement, les rues se remplissent des habitants en proie à la plus grande frayeur de leur vie : des monstres dévastent tout sur leur passage... et ils sont très voraces ! Les invités décident eux aussi de trouver refuge à l'extérieur... pour le meilleur ou pour le pire.



Mon avis :


Voilà un petit film réjouissant pour ceux qui aiment l'action et le fantastique. Le film est tourné genre caméra à l'épaule : on regarde en fait le film tourné par le jeune étudiant, retrouvé après la "catastrophe". Les acteurs arrivent très bien à nous faire croire à la présence des "bestioles" qui ne sont pourtant pas très visibles. Donc, un bon moment à passer entre amis, avec de la bière et des gâteaux pour nous remettre de nos émotions. Ce sera nos effets spéciaux à nous !

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Pi (1998)

Réalisateur : Darren Aronofsky
Genre : thriller
Année : 1998


L'histoire :
Max Cohen (Sean Gullette), un mathématicien de génie cherche la séquence qu'il estime cachée dans la nature et dans tout ce qui s'y passe, y compris les fluctuations de la bourse. Ses recherches intéressent deux groupes d'individus : une grande firme de Wall Street qui espère mettre la main sur sa formule pour gagner de l'argent, et des Juifs hassidiques qui espèrent retrouver le nom de Dieu.

En savoir plus :
Nous entrons dans le monde des chiffres, des prévisions, des intuitions, des croyances, des espoirs, des obsessions.
Max est obsédé par ses recherches, il y pense continuellement.

Ses cogitations lui permettent d'élaborer la théorie suivante :
  1. Le langage de la nature est mathématique.
  2. Tout ce qui nous entoure peut être mis en équation.
  3. Toute représentation graphique d'une équation met en évidence une séquence.
  • => La nature est faite de séquences.

Tout est sujet pour lui à études et calculs, il est à la recherche d'une séquence qui lui permettrait de déterminer les variations de la Bourse.

Mais Max souffe de maux de tête épouvantables

contre lesquels il use et abuse de tout ce qui peu le soulager (cachets, drogues en tout genre)

Ses recherches ne font pas bon ménage avec ses méninges malmenées...

Jusqu'au moment où il comprend que la spirale est la réponse au mystère de l'univers...

La puce que lui offre le consorsium de Wall Street va lui permettre de réparer Euclide, son ordinateur victime d'un "bug" et les discussions avec un mystérieux religieux hassidique vont lui faire croire à un possible code caché dans le Talmud...

Dieu aurait-il un nom à 216 chiffres ?
Prononcer ce nom sans raison ni saine intention mène t-il à la mort ?


Vous regarderez ce film pour le savoir...

Un film en noir et blanc, un peu hermétique je le concède, mais pas autant que le Festin nu de David Cronenberg ! la caméra bouge beaucoup, genre "à l'épaule", certaines scènes sont oniriques, mais pas trop gores quand même.
Nous sommes souvent entre réalité subjective et objective : ce que je vois est-il ou n'est-il pas réel ?
That is the question...
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29 septembre 2010

Ce que mes yeux ont vu (2007)

Réalisateur : Laurent de Bartillat
Genre : suspens
Année : 2007



L'histoire :


Lucie (Sylvie Testud), une étudiante en art travaille sur la représentation des femmes chez le peintre Watteau, lors de ses recherches, elle découvre que le peintre a, à de nombeuses reprises, peint une mystérieuse femme, en était-il amoureux ? Son maître de thèse Dussart (Jean-Pierre Marielle) semble très intéressé par ses découvertes et ses analyses mais il la met très vite en garde : "Vos émotions, exprimez-les dans votre vie, pas dans votre travail".

Lucie cherche à tout prix la preuve que Watteau aimait une comédienne de la comédie française, reste à trouver la preuve de l'existence de celle-ci !

Mon avis :
J'avais envie de voir ce film depuis sa sortie en salle, je suis donc très heureuse d'avoir eu l'opportunité de le voir à l'instant. Je ne suis pas déçue, c'est un film comme je l'imaginais : très intimiste, gros plan sur les acteurs, leurs expressions, beaucoup de références à l'art, les époques qui se recoupent, qui se recouvrent comme des couches de peinture sur les tableaux.

Les acteurs sont bien choisis : JP Marielle, est impeccable, voire parfait, Sylvie Testut est également bien choisie (par exemple j'aurai été déçue de voir une actrice comme Audrey Tautou à sa place).

J'ai eu plus de mal à trouver un intérêt quelconque à l'histoire entre Lucie et Vincent (James Thiérrée) à part le fait que certaines scènes ajoutent du mystère et de l'inquiétude.

Lucie se rend à l'appartement de Vincent et trouve une porte scellée à l'adresse indiquée...


Pour finir, un film pour les amoureux des enquêtes, et qui comprennent l'acharnement que l'on peut avoir quand on est persuadé de quelque chose...même si cette chose est invisible à l'oeil nu.
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[Tourisme] Le musée Carnavalet à Paris

Avec ce billet s'achève le parcours des derniers musées parisiens que j'ai découvert récemment. Ce billet a vocation de donner un aperçu d'une visite et de donner envie à ceux qui hésitent encore.

Le musée Carnavalet est consacré à l'histoire de la ville de Paris.

L'entrée du musée se trouve au 23 rue de Sévigné. Le musée est très grand, et la visite dure plusieurs heures si l'on veut tout voir.

Le musée "Carnavalet" est en fait installé dans deux bâtiments :
  1. l'hôtel Carnavalet
  2. L'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau

Ici, la cour intérieure


Un parcours permet de visiter toutes les pièces (un plan est fourni à l'entrée si on le désire, et l'on distingue très clairement le parcours sous forme chronologique : une salle/une période, la première fois je pense qu'il vaut mieux le prendre) mais les habitués pourront aller et venir à leur guise en prenant des raccourcis.

le grand escalier à la rampe en fonte de fer moulée et ciselée


Le jour de la visite, une aile entière était en réfection, l'occasion de distinguer la belle porte en bois qui en interdit l'accès :



L'ensemble du musée offre un très riche panel de l'histoire de Paris, en sculptures, peintures et élements de collection, dont voici quelques exemples choisis :

* de nombreuses fresques :

dans l'escalier de Luynes la peinture murale de Paolo Antonio Brunetti

sur les murs de la salle de bal provenant de l'hôtel de Wendel par José Maria Sert



* des objets grandeur nature ou miniature:

une pendule

omnibus parisien tiré par les chevaux



* d'innombrables peintures :

Une soirée au Pré-Catelan par Henri Gervex

un tableau (peintre oublié) qui représente le carrefour Richelieu-Drouhot sous la neige


J'ai passé un très bon moment dans ce musée, pensées pour Darryl M. qui m'a dit y aller très souvent, ce que je comprends, on y est au calme, si je puis dire...

J'ai beaucoup apprécié la librairie que se trouve juste à l'entrée, sur la gauche, il y a une grand choix de livres, de cartes postales, de souvenirs liés à Paris, de quoi être inspirée pour faire un cadeau ou se faire à soi-même un petit plaisir (on n'est jamais si bien servi que par soi-même n'est-ce pas ?)
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28 septembre 2010

[Tourisme] Le musée Cognacq-Jay à Paris

Encore un musée de la ville de Paris ; celui-ci est consacré à l'art du XVIIIème et se trouve dans le quartier du Marais, au 8 rue Elzévir.



La cour intérieure du très bel hôtel Donon, l'une des maisons de ville construite à la fin du XVIe siècle.


Croyez-le ou pas, j'étais cette fois, absolument seule pour visiter le musée (j'avoue ne pas m'en plaindre, j'adore cette impression d'avoir une grande maison à moi !).

J'aime beaucoup la chaleur des boiseries et marquetteries qui font un écrin à de très beaux meubles, bien conservés et/ou rénovés.


La visite est fléchée, il suffit de sa laisser faire par la géographie des lieux, entre salons et corridors.

Une collection riche de meubles, figurines, statues, peintures de Boucher, Chardin et Fragonard, dessins de Watteau, sculptures et meubles estampillés, objets précieux (bijoux, tabatières, porcelaines de Saxe...).


En plein coeur de Paris, nous découvrons l'intérieur d'une demeure du Siècle des Lumières.


Toutes ses merveilles font partie des collections léguées à la Ville de Paris par Ernest Cognacq et son épouse, Louise Jay.


Vue du Canal de Santa Chiara à Venise
par Antonio Canal dit Canaletto


Un impressionnant lit "à la polonaise" surmonté d'un dais attribué à l'ébéniste Georges JACOB.
(le mur est sur le côté et non à la tête de lit comme pour le lit à baldaquin)



La pièce la mieux exposée, la plus magnifique aussi : le grand salon où l'on ne peut pénétrer mais qui offre de nombreuses ouvertures permettant d'admirer chaque recoin.

Et pour finir, un montage d'une statue d'enfant telle que nous la découvrons en arrivant puis en redescendant l'escalier à la fin de la visite.



Une autre composition : il s'agit de deux tableaux d'enfants, qui, en réalité se font face dans la pièce.


Et pour achever ma présentation, un medley :
à gauche : Faunesse assise avec deux petits faunes par Joseph-Charles Marin
au centre un Phénix en porcelaine de Chine
en haut à droite : les trois nymphes par Pierre Julien
en bas à droite : les pieds du faune au chevreau par Jacques-François-Joseph Saly

Je n'ai malheureusement pas pû accéder au dernier étage pour y admirer la charpente et les autres pièces exposées car il n'y avait pas assez de surveillants ce jour là et que les surveillants présents ne pouvaient pas me laisser monter seule, il faudra donc que j'y revienne.
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27 septembre 2010

La proposition (2009)

Réalisateur : Anne Fletcher
Genre : comedie
Année : 2009




L'histoire :

Andrew Paxton (Ryan Reynolds) est l'assistant de la redoutée Margaret Tate (Sandra Bullock), véritable bourreau de travail. Tout commence alors qu'Andrew voit son week-end de réunion de famille en Alaska s'envoler dans les oubliettes pour cause de travail tandis que Margaret est convoquée par ses patrons : son visa de citoyenneté américaine est refusé, elle va devoir rentrer au Canada. Mais Margaret n'entend pas se laisser faire, elle désigne Andrew comme son fiancé et oblige le jeune homme à contracter avec elle un mariage "blanc" en échange d'une belle promotion.

image 1
Margaret explique à ses patrons que grâce à leur mariage, elle pourra obtenir la nationalité américaine et garder ainsi son travail.
(une de mes scènes préférées : surtout la tête de Andrew, surpris mais incapable de dire non à sa patronne)


Mon avis :

Mes amies ont été déçue en allant voir ce film au ciné et bien moi, je l'ai vu (et revu) en DVD et j'ai adoré ! Et oui, survit en moi quelques traces de midinette je suppose car cette comédie romantique m'amuse beaucoup et, je lui trouve plus de qualités que de défauts, même s'il y en a. Quelques passages auraient mérités d'être coupés au montage, mais globalement, tout est au mieux pour passer un super moment, seule ou en famille.

En savoir plus sur l'histoire :

Andrew accepte de se marier avec elle en échange d'une promotion. Afin d'être en mesure de répondre aux questions de l'office de l'immigration lors de la séance prévue après le WE, ils partent ensemble à la grande fête familiale en Alaska.

image 2 :
Margaret et Andrew dans l'avion qui les emmène à Sitka.

Margaret découvre alors qu'Andrew n'est pas le "pauvre" qu'elle croyait de la hauteur de ses talons aiguilles. Chez lui, Andrew prend les rênes en main et exige de Margaret qu'elle le laisse annoncer lui-même leur prochain mariage à ses parents. Un grand moment de délire et de rire quand les deux faux tourtereaux expliquent comment ils se sont rencontrés, puis l'assemblée leur demande de s'embrasser.

image 3 :
Margaret et Andrew obligés de s'embrasser
(c'est en fait la première fois et ils ont une sorte de "coup de foudre")


La famille d'Andrew acceuille avec joie la future mariée et l'invite à une petite journée spéciale au café du village où elle assiste à une séance de strip-tease masculin à faire pâlir les Chippendales

image 4 :
Ramon et Margaret en pleine démonstration sur la scène du café du village
(une autre de mes scènes préférées : Sandra Bullock est épatante)


Je pense avoir fait le tour des grands lignes que je voulais aborder pour résumer ce film que j'ai pour ma part trouvé assez drôle, les acteurs jouent bien, Sandra Bullock est parfaite (en plus elle est super bien foutue pour une actrice de son âge - elle a le mien !), Andrew est bien sûr plus jeune mais on croît à leur histoire, même si au départ, elle est foireuse.

Un film que je recommande pour combattre la "morosité" et la "prise de tête".
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26 septembre 2010

[Tourisme] Le musée de la vie romantique à Paris

Poursuivons notre découverte des musées de la ville de Paris. Après la maison de Victor Hugo, je vous propose le musée de la vie romantique, situé dans un ancien hotel particulier du 9ème arrondissement, non loin du métro Pigalle (c'est la station la plus proche) dans le quartier appelé autrefois "la nouvelle Athènes" (pour faire simple, disons que cette référence est due au fait que ses habitants de la fin du XIX ème siècle aimaient bien l'imagerie de l'Antiquité grecque, notamment dans l'architecture).


Au n° 16 de la rue Chaptal nous sommes devant l'accès au musée :


Une fois l'entrée passée, au bout de l'allée, le gardien nous donne la contremarque permettant de visiter le musée (accès gratuit).

Un droit d'entrée est demandé pour les collections saisonnières situées dans les ateliers sous verrière
(je n'ai pas eu le temps d'y aller).


Dans le pavillon (datant de 1830) nous avons le loisir de découvrir :



au RDC : beaucoup d'effets personnels de George Sand (lettres, bijoux, dessins, meubles) qui n'a pas vécu dans cette maison mais qui la fréquentait en voisine (les objets que l'on trouve ont été offerts par sa petite-fille Aurore Lauth-Sand à la ville de Paris).

C'est la partie que j'ai préféré, très émouvante.



au 1er étage : des toiles du peintre Ary Scheffer (donnateur de sa maison et ses collections à la ville de Paris) et d'autres oeuvres de ses contemporains.



portrait de la Princesse de Joinville par Ary Scheffer.


Le premier étage n'est pas mal non plus mais il y a moins de meubles et de souvenirs, cela fait donc beaucoup plus "musée" que "maison".


Je dois ajouter que la maison se visite très rapidement, elle est assez modeste de dimensions : le tour des pièces est vite fait, même en prenant la peine de regarder les vitrines et de faire quelques photos (autorisées, sans flash).


En sortant de la maison, sur la gauche, un petit salon de thé et de verdure offre le repos, ou la fraîcheur de son ombre :



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25 septembre 2010

[Tourisme] La maison de Victor Hugo à Paris


Nous sommes à Paris, place des Vosges, l'un des plus beaux endroits de Paris à mes yeux : j'y aime le jardin central, les trottoirs et ses arcades, et le style des bâtisses. J'aime moins l'aspect commercial des abords, qui font trop "anarque à touristes" (et à parisiens cela va sans dire...).


au n° 6 de la place se situe l'Hôtel de Rohan-Guéménée, dans lequel vécut l'écrivain Victor Hugo (au 2ème étage).




le maître veille en ce lieu
jeune et vieux
éternel !

Portrait de sa fille Léopoldine par Auguste de Châtilllon

(Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.)



L'appartement se visite en toute liberté (attention les flashs ne sont pas autorisés : du coup mes photos sont floues...) dans une succession de pièces qui forment un "L".


Le salon chinois a vue sur la place des Vosges, aux maisons caractéristiques.


Le salon recèle une belle collection d'assiettes et de panneaux laqués.


Ci-dessus et dessous, on peut voir la salle à manger qui vient d'une autre maison où vécut V.Hugo (je ne me souviens plus laquelle).




Ah ! la merveilleuse bibliothèque, je la trouve superbe.


Une autre vue de la bibliothèque (au fond : la chambre)

Dernière pièce à visiter, toute de rouge tapissée : la chambre


qui servait aussi de bureau.


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