Million dollar baby (2004)

"La nausée"



Hier, j'ai (enfin !) regardé Million dollar baby, loupé lors de sa sortie en salle, ce que j'ai regretté à la lecture de ceci chez Antony. Ma voisine Cath, m'a prêté son DVD, qui, s'il n'offre pas la magie de la salle, recèle quelques "bonus" étonnants.

Superbe Hillary, physique et fragile, sa ténacité n'a d'égal que sa résistance face à la souffrance endurée. La voir en sang m'a donné la nausée. La douleur m'est insupportable, je n'y peux rien. Même celle du cinéma. Je déteste cette sensation amère envahissante, incontrôlable, qui se diffuse insidieuse dans un malaise qui ne se dissipera que bien après la fin du générique...

Ma première larme fut lors de l'échange de regards entre Clint et Hillary après son accident. Un regard désespéré mais un lien d'espoir, muet et hurlant de foi.

Un film prenant, qui m'a donné un sentiment de trouble au nom bizarre, mais qui se traduit en espoir : l'amour de l'autre en dépit de tout.


Crédit photo : Tenebra, par Damien Doumax

Et s'il est un seul rêve à voir, à avoir, je veux celui de ne jamais perdre les miens...

Les soeurs fâchées (2004)

Réalisation par Alexandra Leclère

Lundi soir, le film des "soeurs fâchées" m'a réconcilié avec l'envie que j'avais de regarder la télé. L'histoire est plutôt dramatique, malgré l'exubérance de Catherine Frot (sublime de douceur, de candeur et d'énergie), car elle met en scène beaucoup de mauvais côtés de notre humanité : dédain, mépris, envie, dégoût, cruauté... Pourtant, ce film m'a touchée, même si je ne trouve pas sa réalisation exceptionnelle (il manque une étincelle). J'ai même souri à plusieurs reprises.

L'action se situe à Paris, ma ville adoptive. Catherine Frot y est lumineuse, attachante. C'est elle qui tient le rôle de mon personnage préféré dans cette distribution. Isabelle Huppert joue bien également, mais je la trouve moins émouvante.

Mon zapping des morceaux remarquables de ce film :
Oui à :
  • l'extrait des "Demoiselles de Rochefort" (souvenirs, souvenirs...)
  • l'achat de la robe de soirée au Bon Marché (très belle robe en effet !)
  • la place des Vosges traversée en courant (mais on la reconnaît parfaitement)
  • la tentation d'avoir écrit ce billet invitant celui qui fait battre le coeur de l'héroïne (on passera sur le fait qu'elle quitte son mari pour lui, nulle n'est parfaite... et c'est tellement romantique !).

Non à :
  • la cuisine en décor bleu gris (je déprime là-dedans...)
  • la couleur des draps (gris)
  • la robe, achetée 800 euros...
  • l'absence d'amour, de tendresse, entre la mère et ses enfants (c'est avec le personnage mais... c'est trop cruel !)

J'ai donc passé une bien calme soirée en ce début de semaine. Sans tapoter sur mon clavier ou sans faire défiler mes pages préférées... C'est rare !

La règle de quatre - Ian CALDWELL et Dustin THOMASON


Le sujet
En 1999, un étudiant de l'université de Princeton cherche à percer l'énigme cachée dans un livre vieux de 500 ans : l'Hypnerotomachia Poliphili de Francesco Colonna. Aidé par des amis (dont le narrateur), trahi par ceux qui se veulent être ses tuteurs, il trouvera le moyen d'échapper aux mensonges pour rejoindre le lieu secret du songe de Poliphile.

Le verbe
Sans l'avoir jamais formulé à voix haute, mon père m'a inculqué un principe : ne jamais se vouer corps et âme à un projet, si un échec risque d'anéantir toute perspective de bonheur.
Mon complément
Ce roman est tout simplement d'une incroyable ingéniosité mais recèle autre chose que le mystère apparent : il offre l'impalpable.
Comme tout dans l'univers nous sommes condamnés depuis notre naissance, à nous séparer. Le temps ne fait que mesurer cet éloignement. Si nous sommes des particules dans cet océan de distance, détachées d'une matrice originelle, notre solitude obéit à une loi immuable : elle augmente à mesure que nos années s'écoulent.
Le lire a serré mon coeur, me faisant ressentir tout au long des pages tournées, le même genre de symptômes que ceux décrits à la fin de ce livre écrit à quatre mains :
Mon coeur et un oiseau en cage qui trépigne d'impatience et bat des ailes en tous sens, si vive est la douleur de l'attente.
A vous de vous enfermer quelques jours à votre tour au coeur de cette quête à travers les siècles.

L'enigme San Giovanni - Iain PEARS

Présentation de l'éditeur : "Lorsque l'inspectrice Flavia di Stefano reçoit un coup de téléphone la prévenant d'un vol imminent dans le monastère San Giovanni, elle prend l'affaire d'autant plus au sérieux que son supérieur, le général Bottando, lui a demandé d'éviter les incidents jusqu'à sa prochaine mutation, et que l'endroit abrite un célèbre Caravage"...


Après le TESTAMENT DES SIECLES, je suis donc de retour dans le milieu de l'art religieux. Cette fois, il s'agit d'une mystérieuse icône qui aurait le pouvoir de protéger le paroissien. J'ai lu ce roman assez rapidement : un bon polar à travers les rues de Rome, où l'on apprend qu'il faut se méfier des fidèles et écouter les fous.

Pas de phrase particulièrement transcendante à vous livrer. Dommage...

[Tourisme] Saint-Nazaire, Décembre 2005

Le long de la plage
d'anciennes maisons
ayant résisté aux bombardements
font face aux vagues.


La promenade se poursuit...

vers le port...

Le port autonome :
la Capitainerie.

La base sous marine
qui servait à la réfection
des sous-marins allemands.

Délaissons le littoral...

...pour découvrir les rues du centre-ville.

Ici, la zone pietonne

de l'avenue de la République.
Décors et foule de fin d'année...