24 mars 2024

[RÊVE] COOKIES A LA DEMANDE

Je prends le thé avec une amie (que je ne connais pas dans la vraie vie). Elle m'explique qu'elle possède une invention extraordinaire pour créer des cookies à la demande. 

Je suis évidemment intéressée de voir cela et lui demande de me faire une démonstration. L'amie sort alors plusieurs petits sacs de la taille d'un kilo de farine, ce sont de beaux petits sacs en velours fermés par une cordelette soyeuse. Elle m'explique qu'il faut plonger la main dans un sac marron, prendre l'équivalent d'une poignée de matière que l'on dépose dans un autre sac qui lui est vide, un sac tout blanc. Elle glisse la main dans un sac, la ressort et dépose sa récolte dans le sac vide, elle recommence plusieurs fois l'opération en s'essuyant bien la main à chaque fois avant de la plonger dans un nouveau petit sac de velours. Je regarde perplexe le mouvement des mains, elle a l'air d'avoir l'habitude et ne fait rien tomber à côté : farine, sucre, chocolat, noisette, ... Quand le sac blanc semble assez gonflé, elle m'explique que le gâteau est presque prêt. Elle prend alors une grosse masse, énorme et tape avec la masse sur le petit sac blanc d'un coup sur la table. Je sursaute mais elle me rassure en me disant que tout est normal et que le cookie va être excellent. Elle plonge alors la main dans le sac blanc et en ressort un parfait cookie légèrement doré et parsemé de billes de chocolat que je mange d'un seul coup. Alors que je m'apprête à réaliser mon propre cookie (je salive déjà à l'idée de ce que je vais y mettre et notamment des noisettes), elle me murmure "fais bien attention car tous ces ingrédients sont très chers, il faut y aller avec parcimonie sur la quantité et le résultat sera meilleur". Je regarde les petits sacs de velours et je me dis que cela ne m'étonne pas du tout car toute invention mérite d'être bien payée.

Rêve du 10 août 2012
Illustration : photo personnelle

20 mars 2024

[RÊVE] BLACK SWAN


 

1er acte.

Je dois rejoindre mes anciens collègues de travail dans une salle de spectacle. J'arrive habillée comme Natalie Portman dans "Black Swan" et je marche sur mes pointes de pieds, entourée de deux hommes qui me supportent car j'ai peur de trébucher dans l'allée en pente. J'aperçois très nettement mes chevilles noires dans les chaussons à pointe, elles semblent dures comme du bois mais ne me font pas vraiment mal, je suis même fière d'être costumée ainsi, car je me rends compte dans mon rêve que c'est un déguisement. Un temps.

2è acte.

C'est la fin de l'année et mon amoureux m'emmène souper avec la troupe de danse dans un restaurant tape à l'œil très éclairé que je n'apprécie pas beaucoup et je me sens d'humeur maussade ; je lui dis que j'aurais préféré manger dans un restaurant russe. Dans mon assiette sont disposés des petits fours qui ne sont pas très appétissants : ils ressemblent à des coquilles d'escargot fourrées de pain de mie trempé de beurre à l'ail. Je sais que si je mange cela je vais avoir mal au ventre toute la soirée. Ma voisine qui est en fait ma tante N. me demande si elle peut prendre ma part, je glisse le contenu de mon assiette dans la sienne. Un temps.

3è acte.

Un homme masqué entre dans la salle et s'approche de notre table, il dérange tout le monde pour s'assoir à côté de moi et je me sens très mal, complétement tétanisée. Lorsqu'il parle, sa voix est fluette comme celle d'un enfant et je me dis que quelque chose ne colle pas du tout avec le personnage. J'ai envie de me moquer de lui. Soudain il se lève, me tire par le bras et s'exclame : "Au nom du roi je vous enlève", et il continue à me tirer vers la sortie. Je ne peux pas bouger, mes bras sont devenus comme de larges ailes de cygne que je n'arrive pas à ressentir et à contrôler ; au bout de mes mains, mes ongles sont très longs : au moins dix centimètres et ils sont vernis de noir. Je me sens très mal car je ne me souviens pas m'être appliqué du vernis. Dehors, un carrosse est stationné et l'inconnu me pousse dedans et claque la porte, je me retrouve dans le noir complet. Je me réveille.



Nouméa, rêve du 06/08/2012

16 mars 2024

[PATRIMOINE] Le musée Bourdelle

Situé dans le quartier de Montparnasse, le musée Bourdelle est l'un des ateliers de sculpteurs du début du XXè siècle qui a pu être préservé jusqu'à nos jours, de même que le musée-atelier Zadkine situé à 20 minutes à pieds.



Pour écouter cet article merci de cliquer sur ce lien




Dire que je ne connaissais pas ce musée, à part de nom, avant hier est vraiment surprenant car c'est vraiment un musée exceptionnel : il est grand, très bien agencé, on a le temps de visiter tranquillement même s'il y a de nombreux visiteurs. Et il est gratuit ! ce qui ne gâche rien et m'a permis de m'autoriser un goûter sur place dans le café à l'étage dans les anciens appartements de Rhodia, la fille de Bourdelle.


La plus grande partie du musée, qui expose en permanence les oeuvres d'Antoine Bourdelle, est en rez-de-chaussée, à l'étage, d'autres oeuvres (sculptures et bas reliefs) parsèment la coursive en L qui surplombe le premier jardin qui donne sur la rue Antoine-Bourdelle.


A l'intérieur, de nombreuses pièces se découvrent au gré de l'envie : salles, couloirs, jardin intérieur et promenade au bout de laquelle se dresse la statue monumentale du Général Alvear. Des films, des jeux de découverte pour les enfants complètent le parcours d'un monde en plusieurs dimensions.


J'ai été très impressionnée - et j'ai appris beaucoup de techniques sur la sculpture que j'ignorais - : le métier de praticien (Bourdelle fut celui de Rodin), ou encore le métier du fondeur, également l'utilisation du pantographe des sculpteurs. J'ai également appris que Bourdelle a divorcé de Stéphanie, sa première épouse pour épouser Cléopâtre, une de ses élèves ; toutes deux furent ses muses et modèles pour de nombreuses sculptures.

à droite une des reproductions de la statue
"Héraklès archer" ou "Héraklès tue les oiseaux du lac Stymphale"

Que ce soit dans le jardin donnant sur la rue ou au détour d'une salle, d'un couloir, l'œil du promeneur ne peut être blasé par tant de beauté, de poésie, de légendes. J'y retournerai certainement car une exposition temporaire "Bourdelle. La mémoire des objets" débute le 3 avril.

Par ailleurs, j'espère découvrir dès que possible le "hall des plâtres" qui est la salle la plus grande et qui est actuellement fermée au public durant les travaux de réfection.

entrée du hall des plâtres, fermé au public (15 mars 2024)

je me suis offert le guide des collections en souvenir de ma visite

Fait amusant :

illustration
un de mes vieux cahiers
Les cahiers d'écolier Héraklès ont utilisé un dessin de la célèbre sculpture de Bourdelle pour identifier leur marque. Il y avait de jolis carnets au motif Hérakles à la boutique du musée mais le prix de vente était vraiment exagéré : 14,50 € pour un petit carnet, format A5 (dommage car je les collectionne !).





Une vidéo (11 secondes) :





[EXPO] Exposition Chana Orloff "Sculpter l'époque"

C'est dans l'antre du musée Zadkine que j'ai découvert Chana Orloff (1888-1968), une artiste que je ne connaissais pas du tout et quelle découverte !



Cent sculptures sont rassemblées dans les 5 salles et l'atelier du musée Zadkine jusqu'au 31 mars 2024. J'ai découvert une femme extraordinaire qui me fait penser à ma grand-mère (physiquement) dont les oeuvres figuratives sont très pures et très "parlantes".


Elle excellait dans l'art du portrait qu'elle voulait figuratif mais pas cubiste dont elle refusait la compagnie ; malgré sa mise à l'écart dans un monde artistique masculin, elle fut très connue et célèbre de son vivant ; elle résumait elle-même sa vie comme "ayant dû faire face à trois difficultés : juive, femme et mère" ; son mari meurt peu de temps après leur mariage et elle éleva seule leur fils Élie "Didi" atteint de la poliomyélite.

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Au début de sa carrière, elle habitait et travaillait non loin de chez Zadkine avec lequel elle partageait quelques identités : tous deux d'origine juive et nés dans l’ancienne Russie (Chana de l'actuelle Ukraine et Ossip Zadkine de l’actuelle Biélorussie) sans en être parmi les proches.

L'actuelle exposition les rapproche dans la magie des temps et des lieux que seul le devoir de mémoire rend possible.

Je poursuis la découverte de cette artiste en écoutant les deux podcasts du ministère de la culture dédiés à la redécouverte des sculptures volées dans son atelier pendant l'occupation des nazis en France, alors qu'elle s'était réfugiée en Suisse pour échapper à la rafle du "Vel d'Hiv".

lien vers le 1er enregistrement sur Spotify


Voici la sculpture « L’enfant Didi » (le fils de Chana Orloff) qui a été volée en 1943, achetée et partie pour l'Amérique et est revenue à l'atelier-musée de la villa Seurat en janvier 2023.

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Pour aller plus loin

Mon article sur ma visite de ses ateliers-musée en juin 2025.

[PATRIMOINE] Le musée Zadkine

Profitant d'une journée de déplacement sur Paris, j'ai découvert hier le musée Zadkine, non loin des jardins du Luxembourg. Situé au fond d'un étroit passage servant de cour intérieure et d'entrée au musée, le musée-atelier se révèle assez petit, formé d'une enfilade de salles d'exposition de dimensions réduites en rez-de-chaussée, aboutissant sur le jardin central où se situe l'ancien atelier de l'artiste servant également de salle d'exposition.

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Résistant au temps qui passe et certainement aussi à la spéculation immobilière du quartier; cet ancien lieu de vie et de travail présente aujourd'hui des expositions temporaires et quelques souvenirs de Zadkine.

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Beaucoup de monde en ce début d'après-midi : principalement des retraités (comme moi) et quelques touristes anglophones qui avancent doucement dans les salles afin de lire les encarts à proximité de chaque oeuvre, avant de déboucher sur le jardin parsemé de sculptures et de mobilier coloré où l'on peut se reposer.

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La petite histoire

Le musée est dédié au sculpteur Ossip Zadkine (1888-1967) ; d’origine russe, il y vécut et travailla de 1928 à 1967. C'est grâce au don de Valentine Prax, la veuve de Zadkine, des biens de la famille à la Ville de Paris que ce lieu mémoriel a pu être inauguré en 1982.

Dans l'article suivant

Je vous parlerai de la belle exposition sur Chana Orloff dans le prochain article.

09 mars 2024

[RÊVE] L'éternel recommencement

"Rien qu'un rêve"

Je déteste faire les courses. Je suis à la caisse enregistreuse après avoir consciencieusement rempli le charriot des produits de ma liste que je débarrasse sur le tapis roulant. Le temps de me détourner pour récupérer au fond du caddie le dernier objet et j'aperçois la caissière qui me regarde avec un drôle d'air. Elle me demande où sont mes achats. Je tends mes mains vers le tapis roulant et pointe l'index vers un tapis complétement vide. La personne derrière moi râle impatiemment en me demandant d'avancer, déjà ses produits commencent à arriver à ma hauteur. Je panique, je m'affole. Mais ils étaient là mes achats, quelqu'un a bien vu ce que je viens de décharger non ? Ce n'est pas possible que tout ait disparu en une seconde. La sueur me coule sur le front, les oreilles. Je menace, je crie, je m'effondre, mon coeur s'emballe tandis que je me vois contrainte de repartir dans le magasin refaire les courses, encore. Je me réveille avec le sentiment désagréable de m'être fait avoir. Au coeur du sommeil, surgissent parfois d'étranges histoires qui ressemblent à des morceaux de vie bien réels, mais impossible à identifier clairement.
Alessandro-Gottardo "caddie"


Article déjà publié le 13 mars 2011 dans la catégorie "rien qu'un rêve"

08 mars 2024

[RÊVE] Le retour à la mère

Paul Herrmann

"Rien qu'un rêve"

Je sors de la clinique et je me rend à mon travail en marchant avec des cannes pour dire que je suis arrêtée quelques jours suite à mon opération. Dans le couloir, je croise un ancien camarade de promotion que je n'ai pas revu depuis 20 ans et qui me dit qu'il est bien content de me voir car il est très ennuyé : il me demande d'aller chercher son enfant chez la nounou et d'attendre chez lui jusqu'à son retour. Je lui réponds que je suis fatiguée et que je préfère rentrer chez moi pour l'y attendre. Il est d'accord et me dit qu'il repassera chercher son fils en rentrant du travail. Je lui demande quel âge à son fils et s'il porte des couches car je n'ai pas cet article chez moi, mes enfants ayant maintenant plus de 10 ans. Son fils étant un nourrisson il me demande de passer à la pharmacie. J'imagine la scène : canne d'une main, sac de couches de l'autre, porte-bébé kangourou sur le ventre : j'espère que la pharmacie a des petits paquets. Mon domicile n'est pas loin du sien et lui demande de ne pas venir trop tard rechercher son enfant. Je me mets en route heureuse de m'occuper d'un tout petit enfant après si longtemps - après tout je me reposerai une autre fois - mais inquiète en espérant que cet ami arrive avant que mon mari ne rentre afin d'éviter ses questions embarrassantes. Je ne saurai pas quoi lui répondre.


Article déjà publié le 18 novembre 2014 dans la catégorie "rien qu'un rêve"

[PATRIMOINE] Le château de Breteuil

L'un des avantages d'habiter en région parisienne, c'est d'avoir un large éventail de choix pour nos promenades et visites patrimoniales. A Choisel (en limite des Yvelines), le château de Breteuil (monument historique) est une valeur sûre et nous y sommes allés de nombreuses fois avec nos familles de passage dans la région.

vue aérienne

Les visiteurs s'acquitteront d'un billet (assez cher : 19 € mais sachant qu'il s'agit d'une possession familiale, on sait bien que ça coûte très cher l'entretien d'un tel trésor !) qui donne accès aux jardins et au château, dans les douves on peut apercevoir des daims albinos (clic sur le lien souligné).

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Ce château est extraordinaire car il appartient à la même famille depuis sa construction en 1604, certainement une raison pour laquelle le château est richement meublé.

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Ouvert au public depuis 1969 afin de permettre son entretien : le château était alors en très mauvais état. A ce jour, après de nombreux travaux de rénovation et malgré l'épisode du COVID, il est ouvert tous les jours. 

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Gabrielle Emilie de Breteuil, future Marquise du Châtelet et première femme de sciences de notre histoire, est présentée grâce à un personnage du musée Grévin.

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Bien d'autres personnages de cire (une cinquantaine) habitent le château, donnant l'illusion d'une plongée dans le passé politique et culturel et cerise sur le gâteau : les enfants sont les bienvenus car de nombreuses activités leur sont dédiées (chasse au trésor ou coloriage selon l'âge) mais tout le monde je crois apprécie les petites marionnettes félines car le château est aussi connu sous un autre nom : le château des contes de Perrault, un grand ami de Louis de Breteuil, premier propriétaire, et le Chat botté est un résident bien singulier !


Visite réalisée le 23 février 2024

07 mars 2024

[PATRIMOINE] Au musée d'Orsay

Aussi étonnant que cela puisse être, j'ai travaillé quelques années près du musée, pris mon RER juste en dessous et je n'y étais jamais allée. C'est donc avec beaucoup de joie que j'ai pu passer quelques heures (en compagnie de mes enfants) durant les dernières vacances de février.

L'entrée est grandiose avec le couloir central mais c'est dans les allées sur le côté que nous avons commencé la visite avant de monter au niveau des impressionnistes, où se trouve également le café-restaurant.

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Vacances scolaires obligent, des enfants étaient en train de répondre à des questionnaires, je les ai envié car dans ma jeunesse, j'ai connu le musée lorrain (à Nancy) et j'avoue que je donnerai beaucoup pour revivre ces instants là.

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Pour cette première, deux heures de visite ont été suffisantes, il faut en laisser pour les prochaines fois et il y en aura forcément car j'ai la carte d'abonnement à l'année (cadeau de Noël).


Visite réalisée le 21 février 2024

06 mars 2024

[TOURISME] De Passy à Orsay (Paris)

Je vous emmène aujourd'hui en balade de la colline de Passy au musée d'Orsay. Je ne connais pas trop ce quartier et j'ai déambulé une petite heure avant de me rendre à la maison de Balzac.

Commençons par un petit tour vers la rue de l'Annonciation où j'ai pu admirer sur la place du Père-Marcellin-Champagnat l'une des 120 fontaines Wallace qui ornent Paris. Puis recueillement dans l'église Notre-Dame de Grâce de Passy.

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Admirons les belles façades et les cours intérieures 

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ou de jolies vitrines gourmandes, ici "Aux merveilleux de Fred" (je n'aime pas la meringue mais les brioches étaient très appétissantes : tout est fait sous nos yeux !

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Après ma visite de la maison de Balzac, je me suis dirigée vers le musée d'Orsay. Une bonne partie à pieds puis au pont d'Iéna, j'ai pris le bus (n° 72) jusqu'à la Passerelle Léopold-Sédar-Senghor.

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Le temps n'était pas au beau mais cela fait du bien de marcher ; vous voyez que la Seine n'est pas au mieux de sa forme et qu'on est loin de vouloir s'y baigner !


Pour finir ces quelques heures parisiennes, un petit tour dans mon ancien quartier, le temps de découvrir toujours plus de travaux : Paris la ville qui n'en finit pas d'être (re)construite !



Promenade réalisée le 27 mars 2024

05 mars 2024

[PATRIMOINE] Le musée RODIN à Paris

Après la maison de Balzac il est normal de vous emmener au musée Rodin
 
Hôtel de Biron
devenu le musée Rodin à Paris
77, rue de Varenne

où Balzac y est de nombreuses fois représenté aussi bien dans les salles intérieures qu'au jardin. 

Statue de Balzac (fonte) dans les jardins

Le musée Rodin à Paris (un autre musée Rodin existe à Meudon) est installé dans l'hôtel de Biron, construit en 1730 (mais qui a été partiellement détruit en 1912). La visite intérieure propose un parcours fléché ce qui permet de fluidifier la foule assez nombreuse.


Il y a beaucoup de sculptures, mais aussi des tableaux ; les salles sont thématiques et parmi les oeuvres anciennes se trouvent disséminées de-ci de-là les oeuvres modernes de l'exposition temporaire du moment. Lors de ma visite en novembre 2023, l'invité était Antony Gormley, personnellement je ne suis pas "fan", je préfère les représentations plus classiques.

Antony Gormley

Après le parcours intérieur sur les deux niveaux, la parenthèse enchantée se poursuit dans les jardins (prévoir des chaussures de pluie car le sol peut être détrempé)
Musée Rodin vu depuis le bassin du jardin

Le penseur de Rodin

Prévoir deux bonnes heures pour flâner tranquillement, des audio guides (payant) sont disponibles mais je n'en ai pas pris, j'avais pris le plan papier pour avoir quelques informations.

Mes impressions finales :
(+) Une grande quantité d'oeuvres parmi de nombreuses salles sur deux étages accessibles
      Découverte de l'hôtel de Biron, ancien hôtel particulier 
      Jardin assez vaste, parsemé de sculptures, orné d'un grand bassin
      A la belle saison un café-restaurant (qui était fermé en novembre)
(-)  Peu à reprocher : je dirais le prix de l'audioguide  à 6,5€ qui, ajouté au prix d'entrée fait une visite à 20,5€.

Visite réalisée le 17 novembre 2023

04 mars 2024

[PATRIMOINE] La maison de Balzac

Je reprends mes publications dédiées au patrimoine touristique sur ce blog, après dix ans d'arrêt : mon dernier article remonte en effet à 2014 et présentait le lien vers mon blog de voyage en Nouvelle-Zélande. 

maison de Balzac vue depuis la rue Raynouard à travers les grilles

Pour la reprise des articles, je vous emmène avec moi visiter la maison de Balzac, située dans le 16è arrondissement, qui fait partie des musées de la ville de Paris. En théorie, l'accès en est gratuit sauf l'accès à l'exposition temporaire, mais ici l'exposition étant au même endroit (même entrée), il faut payer 9 € ; j'avoue avoir été surprise car ce n'est pas "donné" pour une exposition somme toute très spécifique et pas forcément à mon goût, pour moi, 5 € aurait été largement suffisant ! L'exposition actuelle est consacrée aux parisiens :


Balzac a habité un étage de cette maison durant 7 ans (5 pièces) sous un nom d'emprunt car il souhaiter échapper à ses créanciers ; il n'habitait pas la maison entière mais l'actuel rez-de-jardin : les étages inférieurs étant loué à d'autres locataires. La petite histoire indique que l'escalier qui descend sur la rue en contrebas lui permettait de sortir en douce si un inopportun sonnait à la porte.

L'accès au musée se trouve dans la rue Raynouard et l'on aperçoit à travers la grille la maison en son jardin (image au début de l'article) ; il y a un café (accès gratuit) au niveau du rez-de-jardin (ww.rosebakery.fr)

Café "Rose Bakery" au rez-de-jardin

Au niveau de l'ancien appartement de Balzac, l'étage est légèrement meublé avec quelques meubles provenant de son dernier domicile aujourd'hui détruit : Balzac avait en effet acheté la chartreuse Beaujon, rue Fortunée (devenue rue Balzac) pour s'y installer avec sa dernière épouse : ce fut sa dernière demeure

Chartreuse Beaujon, aujourd'hui détruite (rue Balzac)

Voici un aperçu des salles visitées, mais je vous encourage à y aller pour profiter de l'ambiance et du quartier :

de gauche à droite et de haut en bas
bureau de Balzac - expo temporaire "les parisiens"
matrice d'impression des éditions de la comédie humaine (très intéressante) - dans le salon cheminée

Mes impressions finales :

(+) Scénographie un peu trop basée sur la lecture (beaucoup d'informations sur les murs). J'ai pris de l'intérêt à la vie de Balzac que j'ai étudié en classe il y a bien longtemps et j'ai téléchargé quelques romans sur ma liseuse sur le site Ebooks libres et gratuits (ebooksgratuits.com).

(-) Prix d'entrée élevé pour un musée de la ville de Paris, manque des meubles pour faire vraiment l'aspect d'une "maison" (pas de reconstitution de chambre, salon ou salle à manger, bains etc..).


Visite réalisée le 27 mars 2024

03 mars 2024

[JOURNAL] Le souvenir de Manhattan

Je devais avoir 15-16 ans quand j'ai vu Manhattan, de Woody Allen, pour la première fois au cinéma en version originale. Au souvenir de ce film, j'ai un sentiment de joie très réel et stupéfiant quasi impossible à expliquer. Sans doute la vision de la tendresse de ma jeunesse, à l'aube d'une liberté imaginée et quelque fois réalisée.

J'ai acheté le film en DVD très récemment, à un prix très modique (moins de 10 euros à la Fnac) et je l'ai revu dimanche dernier. D'abord en français, puis en VO. Je vous explique. J'ai été surprise et agacée de constater que la voix française de Mariel Hemingway (Tracy) est celle qui double Melissa Gilbert (Laura Ingalls dans la petite maison dans la prairie). Cela m'a horriblement contrariée car je trouve que cette voix ne "colle" pas du tout au personnage. Ainsi, j'ai voulu dans la foulée revoir le film en VO pour oublier cette impression !

Rhapsody in blue, la superbe composition de Gershwin, m'a fait plonger encore plus loin dans ce sentiment de béatitude où toutes les vies pouvaient être à moi. Pour peu que je m'en donne les moyens et la volonté. Que la jeunesse est "formidable" dans sa conception de l'humanité et du destin que l'on peut espérer !




Quelques répliques qui m'ont fait sourire et que j'ai notées à la volée :
  • ...vous en connaissez des gens géniaux ; vous devriez fréquenter des imbéciles, cela vous ferait voir du pays... (Isaac à Mary)
  • ...c'est un orage magnétique, vous voulez finir dans un cendrier ? (toujours Isaac à Mary, tentant d'éviter les éclairs)
Désopilantes aussi les réparties au sujet du cancer, lorsqu'à plusieurs reprises, Issac met en garde contre des choses aussi diverses que la cigarette, les saucisses de Francfort (^^) et le Valium.

Et Meryl Streep (Jill), magnifique, qui se mettait déjà en ménage avec une femme, quelques années avant son rôle dans Kramer contre Kramer... Le "PACS" avant l'heure, décidemment, ils sont toujours en avance ces américains...

Et Diane Keaton (Mary) perdue d'illusions dans sa quête d'un amour stable et pas trop compliqué, mais est-ce raisonnable ?

Revoir ce film m'a fait du bien. C'est pourtant un film plutôt morose, répandant des névroses comme autant de graines qui ont toutes les chances de germer, arrosées par la réalité incessante de nos désillusions. Pour ma part, j'ai eu l'impression d'être à nouveau dans la salle à Nancy, avec mes amies Carole et Isabelle, mes "copines" de l'époque. Ce sont toujours mes amies d'ailleurs. Je me demande si elles se souviennent de ce film autant que moi.

[JOURNAL] Bleu blues

Billet de 2005.

Décidemment, je ne sais pas pourquoi, après un été plutôt frisquet, cette chaude rentrée me donne envie de me replonger dans des instants passés, au lieu de me concentrer sur l'avenir, comme la plupart le font. Peut-être est-ce l'actualité du monde, bien sombre, qui se déploie comme un paravent, m'empêchant de distinguer l'avenir à court terme. Peut-être est-ce la fragilité de nos êtres qui me fait me rappeler que je suis moi aussi une charpente bien fragile, comme un roseau dans la tempête.

Tout ça pour dire qu'hier soir, j'ai eu envie de revoir "Bleu", de Krzyszof Kieslowski, mettant en scène une lumineuse Juliette Binoche. Ce film, j'ai dû le voir une vingtaine de fois, et à chaque séance, je retrouve la même émotion. Je suis loin de l'indifférence que l'on peut ressentir devant une "redif", car Julie-Juliette, émouvante dans son désespoir, me donne une leçon de choses. Ce film, et tous ceux de Kieslowski, agit sur moi comme un baume sur une plaie.

Peut-être est-ce la bande-son, lancinante. Peut-être est-ce la lumière réfractée d'azur qui miroite tout au long du film. Peut-être est-ce le souvenir des circonstances de la première fois où j'ai vu ce film, dans une salle parisienne du 15ème. Peut-être est-ce le regard de cette mère qui lutte contre ses souvenirs et qui découvre une voie pour retrouver l'envie de vivre.

J'éteins la télé. Il faudra que je me l'achète en DVD.