Dans ma maison vous viendrez d'ailleurs ce n'est pas ma maison, je ne sais pas à qui elle est, je suis entrée comme ça un jour il n'y avait personne (J.Prévert)

29 mars 2007

[Tourisme] La Galissonniere vers Nantes

Lors d'un week-end dans la région de Nantes, j'ai eu l'occasion de découvrir le domaine de La Galissonnière. Situé sur la commune de Le Pallet, au cœur du Vignoble Nantais, le domaine épouse les coteaux des bords de la Sèvre et nous fait découvrir la vigne dès l'arrivée sur les lieux.

C’est dans cette propriété que furent plantés les premiers ceps de Muscadet en 1730. Le premier vignoble ayant péri par le Phylloxéra dans la période 1880-1900, le vignoble (30 hectares de Muscadet) fut replanté en 1924 par la Famille LUSSEAUD, qui est la propriétaire du domaine depuis 4 générations.

Dans ce château médiéval (XIVe) vécut au XVIIIe siècle, le Lieutenant Général des Armées navales Roland Michel BARRIN, Marquis de la Galissonnière. Passionné par l’histoire naturelle et la botanique en particulier, il rapporta de ses lointains voyages une grande diversité d’arbres peu connus à l’époque (magnolias, bégonias, arbres de Judée etc...).



Du château médiéval ne restent qu’une tour et des dépendances qui abritent aujourd’hui des salles de réceptions autour de la cour car le château fut un lieu de lutte entre les Royalistes et les Vendéens à la révolution (1793) et fut en partie incendié et démoli.
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25 mars 2007

Le phare - Phyllis Dorothy JAMES


Le sujet
Au large de la Cornouailles, une île privée, Combe Island, offre à certaines personnalités un havre de paix "anti-stress", et selon le statut de la fondation, nul, à part les résidents, les saisonniers, ainsi que ceux qui y sont nés a le droit d'y mettre les pieds.

Mais un des habitants, un écrivain à succès, est retrouvé mort de manière suspecte, pendu à l'ancien phare. Suicide ou assassinat ? Le commandant Adam Dalgliesh, assisté de l'inspectrice principale Kate Miskin et de l'inspecteur Francis Benton-Smith sont envoyés sur les lieux pour une enquête discrète, d'autant qu'un important sommet est envisagé sur l'île. Après la confirmation qu'il s'agit bien d'un meurtre, les 3 policiers doivent jouer une course contre la montre pour découvrir l'assassin qui se trouve forcément sur l'île. En effet, une nouvelle menace plane : un des visiteurs a contracté le SRAS. Mais les suspects sont nombreux... car la victime n'était pas très appréciée par son entourage.

Le verbe
Rien de ce qu’il écrit n’est banal. Ses ouvrages répondent, me semble-t-il, à ce qui était, selon Henry James, l’objectif même d’un roman : aider le cœur de l’homme à se comprendre.
Mon complément
J'adore les polars, c'est mon style préféré en matière de littérature. Comme d'habitude, je ne sais pas avant d'arriver à la fin, qui est le coupable. Cette fois, le défunt n'est pas une personne pour qui l'on ressent de l'affection : c'est un arriviste, doué dans l'arrangement des mots mais qui ne dispose pas un atome d'empathie avec ses semblables. Pire, il se sert d'eux pour le fil de ses intrigues. Il ne mérite pas son succès et sa mort est presque un soulagement. Oui, je suis assez dure avec ce genre d'individu. L'auteur s'attache à dérouler en 569 pages la psychologie des personnages : leurs sentiments, leur intimité, leurs amours compliquées. Cela les fait paraître très proches, nous donne le sentiment d'un film à voix chuchotée.
Elle doit avoir 80 ans et des poussières. Elle enseignait l'histoire, je crois. Votre discipline Adam, n'est-ce pas ? Mais vous étiez à Cambridge vous, si je ne me trompe. Elle sera soit une alliée soit une enquiquineuse. D'après ce que je sais des femmes universitaires, je pencherais pour la seconde option.
Le décor est également précis, le paysage de l'île, le ciel, le style des meubles dans les habitations, la couleur des vêtements, des cheveux, les menus servis. Tout est donc très visuel, il n'y a pas de place pour l'imagination. C'est très reposant. Enfin, manière de parler car on ne lâche pas facilement un tel roman : on l'emporte au lit, on lit jusqu'àprès minuit, on se relève même la nuit. Du coup 4 jours suffisent pour arriver au bout. Mais ce que je trouve irrésistible, c'est un certain humour subtil qui me fait dire : elle est trop forte !
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21 mars 2007

Je crois que je l'aime (2006)

L'amour en doute...


Réalisateur : Pierre Jolivet
Genre : comedie
Année : 2006



Paris. Un riche industriel, Lucas (Vincent Lindon) tombe amoureux d'Elsa (Sandrine Bonnaire), une artiste à qui il vient de commander une fresque pour le sol du hall de son entreprise. Rendu paranoïaque depuis sa précédante liaison (sa maîtresse avait été envoyée par un concurrent) qui l'avait déprimé au point que sa boite avait failli couler, il charge son détective privé (François Berléand) d'enquêter sur elle. Micro dans son sac à main, caméra de surveillance dans son appartement, le détective va tout mettre en oeuvre pour répondre au désir de son patron. Le jour où Lucas est sûr de la femme qu'il aime, il lui demande d'arrêter l'enquêter et de récupérer le matériel. Elsa n'aurait rien su, mais elle rentre inopinément chez elle et c'est, comme on dit, "la cata" !


Tous les acteurs sont crédibles dans leur rôle. Sandrine Bonnaire est toujours "clean", comme le souvenir que j'ai d'elle dans le rôle du docteur Margaux Dampierre qu'elle avait dans "une femme en blanc". Vincent Lindon ne vieillit pas, lui non plus... Il était déjà semblable dans l'étudiante avec Sophie Marceau et pourtant ce film date de 1988 ! Berléand, impec. : je l'adore, il me fait penser à une ombre qui glisse, tout le monde convient qu'elle est indispensable, et pourtant, sans elle, le Soleil qui brille n'a aucun sens.

Un peu trop d'appels téléphoniques dans ce film, c'est trop ! C'est limite insupportable ! Est-ce réaliste ? Je l'ignore, mais je suppose que certains vivent ainsi. Les pauvres. Heureusement pour moi, je n'ai pas ce genre de désagrément. D'abord je déteste téléphoner, ensuite, je ne l'entends -presque- jamais sonner ! Il me sert plus à lire l'heure qu'autre chose... Cela fait d'ailleurs cher la consultation du temps !

J'ai bien ri devant certaines scènes, il est vrai que je suis TRES bon public, mais je n'étais pas la seule ! C'est ce que je cherche dans la salle : oublier tout et entrer dans le film. Bien entendu, l'histoire s'arrange, la franchise étant, cette fois au moins, la seule solution pour montrer sa sincérité.
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