25 février 2025

[PATRIMOINE] La maison Jean Cocteau


La maison Jean Cocteau, dans laquelle l'artiste vécu à partir de 1947 jusqu'en 1963, peut être visitée mais seulement une partie de l'année (de mai à octobre) et en prenant rendez-vous.


A l'occasion d'un week-end à Milly-la-Forêt, je me suis approchée de l'endroit pour prendre quelques photos de l'extérieur. Ensuite, j'ai visité l'espace Culturel Paul Bédu (entrée libre) où certains tableaux le représentaient comme celui de Colette Houssay que j'ai mis en entrée d'article ou encore celui-ci de l'artiste roumain Tudor Banus.

J'ai prévu de visiter la maison au mois de mai 2025, je ferai donc un nouvel article pour mettre en lumière cette maison préservée.



Illustration d'entrée de billet Colette Houssay

[PATRIMOINE] Musée de l'Orangerie


Le bâtiment construit en 1852 (Napoléon III) était à l'origine une véritable orangerie qui abritait les orangers du jardin du Palais des Tuileries. En 1870, le bâtiment change de vocation pour exposer les artistes vivants.

Aujourd'hui, outre les expositions temporaires, on y admire l'immense tableau "les Nymphéas" de Claude Monet mais aussi l'incroyable collection Walter-Guillaume qui présente les artistes Chaïm Soutine (1893-1943), Marie Laurencin (1883-1956), Henri Matisse (1869-1954), André Derain (1880-1954), Maurice Utrillo (1883-1955), Les arts extra-occidentaux et Henri Rousseau dit « Le Douanier » (1844-1910).


Illustration d'entrée de billet : André Derain "Arlequin et Pierrot"

24 février 2025

[PATRIMOINE] Musée de Cluny


Ce musée a un statut particulier car je désire le visiter depuis 30 ans et c'est seulement en novembre dernier (2024) que j'ai eu l'occasion de le visiter. Quel enchantement ! C'est grand, propre (le chantier de rénovation s'est achevé en 2022), le personnel est charmant, j'y ai passé deux bonnes heures et je dois y retourner car, lors de ma visite, le rez-de-chaussée était fermé (j'ai eu un billet à prix réduit !).


Ce musée est l'un des plus anciens musées parisiens : on peut voir les vestiges des thermes gallo-romains (que je verrai une prochaine fois).



La visite du musée peut durer longtemps car il y a beaucoup à voir ; l'accueil se fait dans un nouveau bâtiment "moderne" (il y a également la boutique de souvenirs) qui dessert trois bâtiments principaux et le jardin :
  • Les thermes antiques de Lutèce (fin du Ier siècle)
  • L'hôtel médiéval des abbés de Cluny (1485) : 
  • Un bâtiment du XIXe siècle adossé à l'hôtel médiéval.



Un endroit inspirant et particulièrement émouvant et pour moi, le "clou" du spectacle (si j'ose) est dans la salle des tapisseries de la dame à la licorne, dans laquelle j'ai ressenti beaucoup d'émotions : joie de voir enfin ces tapisseries (j'ai réalisé un canevas dans mes premières années parisiennes) et émotions de voir que ces tapisseries ont perduré jusqu'à nous depuis le XVIè siècle.



23 février 2025

[PATRIMOINE] Musée de la chasse et de la nature


Voici un très beau musée installé dans deux hôtels "monuments historiques" : l'Hôtel de Guénégaud du XVIIe siècle et l’hôtel de Mongelas du XVIIIe siècle.


L'exposition temporaire est présentée au rez-de-chaussée et l'exposition permanente dans les étages. Il y a beaucoup à voir, à lire, à découvrir.


J'ai été époustouflée par l'installation en carton d'Eva Jospin :
Forêt d'Eva Jospin (à voir en vrai pour mieux saisir les détails !)

Là encore, à la fin, une boutique-librairie de souvenirs !



[PATRIMOINE] Musée Banksi : une exposition permanente à Paris



Voici une visite peu ordinaire à faire à la rencontre Banksy (pseudonyme) : un artiste d'art urbain dont les oeuvres sont présentées dans les niveaux inférieurs du musée.


C'est une véritable plongée en évocation poétique, tragique, humoristique.

Certains pochoirs sont plus connus que d'autres...


A la sortie, passage à la boutique des souvenirs !



20 février 2025

[EXPO] Henri Rivière l’homme à la caméra

 


Une expo de photographies est en cours au musée d'Orsay jusqu'au 02 mars 2025 sur Henri Rivière, artiste peintre, graveur, illustrateur français connu pour ces magnifiques lithographies comme celle-ci :

exemple, ceci n'est PAS dans l'exposition


En véritable artiste, il expérimenta l'art photographique en amateur aux alentours de 1889. Ses inspirations sont Paris (boulevard de Clichy, Montmartre) et la Bretagne (Loguivy, Paimpol).

Mon impression : expo originale et émouvante mais les photographies sont très petites !


Illustration : Paysan devant l'entrée d'une maison vers 1895.

[JOURNAL] Visite au musée d'Orsay


Journée à Paris hier et visite au musée d'Orsay, agréablement surprise par l'absence de la foule habituelle, sans doute parce qu'il n'y a en ce moment aucune exposition temporaire et que celles-ci qui attirent tant de foule que cela en est pénible (oui la dernière fois que j'ai été submergée c'était pour l'expo "Caillebotte" pour laquelle il aurait dû y avoir une jauge vu que les réservations pour y accéder sont obligatoires et pourtant, aucun justificatif n'a été requis pour entre dans la zone, or je pense qu'il faut restreindre la foule afin de mieux apprécier les tableaux.

Hier j'ai découvert un endroit que je n'avais pas encore visité au premier étage, qu'il est agréable de déambuler ainsi sans pression et d'admirer tant de beautés ! Ci-dessous, un medley des photos de mes tableaux préférés vus hier.


De la gauche vers la droite et du haut vers le bas.
  1. Maurice Denis "Les muses", 1893
  2. Vincent van Gogh "Pins dans le jardin de l'hôpital Saint-Paul", 1889
  3.  Auguste Renoir "Glaïeuls", 1885
  4.  Félix Vallotton : "Le Ballon", 1899

17 février 2025

[PATRIMOINE] Liste des musées, maisons d'artistes, hôtels particuliers



Liste de mes visites du patrimoine
(si pas de lien : les visites sont prévues) 

Code devant les sites visités

🗼musée de la ville de Paris
🏛 site remarquable avec le label maison des illustres
🌉les ponts de Paris

Musées parisiens

1er arrondissement

Musée du Louvre
Musée de l'orangerie

2è arrondissement

 

3è arrondissement

🗼Musée Cognacq-Jay - Hôtel de Donon
Musée de la chasse et de la nature - Hôtel de Guénégaud et Hôtel de Mongelas
Institut suédois - Hôtel de Marle
Musée des archives nationales - Hôtel de Soubise 

 

4è arrondissement

Hôtel de Sully (Centre des monuments nationaux)

 

5è arrondissement

Musée Cluny
Le musée de la préfecture de Police

 

6è arrondissement

🗼Musée Zadkine
🏛 Musée Eugène Delacroix
Musée de minéralogie - Hôtel de Vendôme
Musée de l'histoire de la médecine site Odéon

9è arrondissement

🏛 Musée Gustave Moreau

13è arrondissement

 

14è arrondissement

 

15è arrondissement

🏛 Musée Pasteur 

 

17è arrondissement

🏛 Musée national Jean-Jacques Henner

18è arrondissement

Musée de Montmartre

Musées en banlieue parisienne

Yvelines (78)

🏛 Maison de Léon Blum (Jouy-en-Josas)
Port-Royal des Champs (Magny-les-Hameaux)
🏛 Maison Elsa Triolet-Aragon (Saint-Arnoult-en-Yvelines)
🏛 Maison Zola - Musée Dreyfus (Médan)
🏛 Demeure et parc d'Alexandre Dumas - Château de Monte-Cristo (Port-Marly)


Essonne (91)

🏛 Maison-atelier Foujita (Villiers-le-Bâcle) 
🏛 Maison Jean Cocteau  (Milly-la-Forêt)
🏛 Maison Caillebotte (Yerres)

Hauts-de-Seine (92)

🏛 Maison des Jardies Léon Gambetta (Sèvres)
🏛 Villa des Brillants - Musée Rodin (Meudon)
🏛 Maison de Chateaubriand (Châtenay-Malabry)


Les ponts de Paris


16 février 2025

[PATRIMOINE] Fondation Louis Vuitton

 


Comme je l'écrivais hier, je suis allée pour la première fois dimanche dernier du côté du jardin d'acclimatation dans le bois de Boulogne, pour découvrir la structure de la fondation louis Vuitton dont j'entends tellement parlé et que je vois régulièrement dans les fils d'actualité de mes amis d'Instagram.


Ce bâtiment dédié à la création artistique contemporaine est ouvert depuis 2014, déjà 10 ans, et est l'oeuvre de l'architecte Franck Gehry : géométrie, transparence, un bâtiment qui tend ses voiles comme une arche de Noé.


Dans le hall, la fondation propose un espace de restauration hélas hors de prix (entrée dans les 20 € ?) pour un déjeuner somme toute de style "brasserie", si l'on veut déjeuner, il faut se rapprocher de l'avenue Charles de Gaulle.


Je projette d'y retourner aux beaux jours afin de visiter les extérieurs ainsi que le jardin d'acclimatation : le billet d'entrée permet d'y accéder ; j'ai noté dans ma liste à voir le jardin coréen lui aussi dans cette zone ; ceux qui me suivent depuis longtemps connaissent ma "passion" pour la Corée !



15 février 2025

[EXPOSITION] Josephsohn vu par Albert Oehlen


Dans l'intention de découvrir le musée d'art moderne de la ville de Paris, j'ai visité mardi dernier l'étonnante exposition sur Josephsohn, un artiste dont je n'avais jamais entendu parlé. Je dois avouer que je préfère la peinture à la sculpture mais je suis dans une phase de découverte aussi je profite de toutes les occasions qui s'offrent à moi.


Josephsohn est un sculpteur suisse très connu par ses pairs qui louent sa pratique de la matière et effectivement, vues de près, les oeuvres sont minérales et végétales, certaines semblent recouvertes d'écorce, c'est très étonnant et j'ai ressenti des frissons, ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas aimé. Les sculptures sont majoritaires en plâtre pour des surfaces "dynamiques et accidentées" (les mots de l'exposition !).




Après la visite, je suis passée à la boutique, "My God" que de beautés tous ces livres d'art, ces cartes postales, il est certain que je retournerai aussi souvent que possible dans ce très bel endroit, à commencer par la visite des collections permanentes, j'ai hâte !

[EXPOSITION] Pop Forever, Tom Wesselmann &…


Il ne reste que quelques jours afin de visiter l'expo Pop Forever présentée à la fondation Louis Vuitton. J'y suis allée pour deux raisons : découvrir le bâtiment que je n'avais jamais vu et j'ajoute que je ne suis même jamais allée au jardin d'acclimatation qui est voisin de la fondation dans le bois de Boulogne.

sélection de photos prises : Tom Wesselmann et Andy Warhol ("Shot Sage Blue Marilyn")

Si vous n'aimez pas le "moderne", passez votre chemin, mais si l'art sous toutes ses formes vous intéresse alors c'est une occasion à ne pas rater car il est toujours intéressant de s'informer, s'interroger, admirer, cogiter.


J'ai eu un coup de coeur / coup d'œil intrigué devant l'installation des mannequins de Yayoi Kusama, connue pour ses objets à pois, qui évoque l'annihilation de la femme au foyer qui s'efface dans le décor jonché d'un tapis de pâtes alimentaires. Cela m'a fait pensé à cette photo de Amélie Chassary et Lucie Belarbi :

L'expo regroupe 150 oeuvres de Wesselmann et 70 oeuvres d'autres artistes vraiment étonnants. Il faut prévoir au moins deux heures de visites il y a plusieurs niveaux de salles.


L'art moderne a ceci de particulier qu'il est également psychologique, voir philosophique car il véhicule une vision de la société ajoutée à l'état mental de l'artiste plasticien. On aime ou on n'aime pas mais il y a vraiment de l'émotion qui transparait à la vue de certains des tableaux.


14 février 2025

[JOURNAL] Noël 1977 : cassée comme une poupée


Ce Noël là, qui remonte à presque 50 ans, je m'en souviens comme si c'était hier avec une précision morbide. J'avais chuté lors d'une course de relais et mon pied gauche étant resté coincé sous ma jambe droite, mes os se brisèrent comme du verre : tibia et péroné. Le prof de gym voyant ma jambe en angle droit m'a quand même dit "lève toi c'est rien" , j'avais le coeur qui battait à tout rompre, comme ma jambe. Evidemment je n'ai pas pu me relever et c'est à cloche pied que je me suis trainée pour m'assoir. On a appelé ma mère et c'est elle qui m'a emmenée à l'hôpital central (Nancy), allongée sur la banquette arrière de l'AMI. Aux urgences, on m'a mis une botte gonflable pour pouvoir le transporter mais j'ai hurlé de douleur évidemment, ma pauvre jambe heureusement n'était pas ouverte ! La radio a confirmé ce qu'on pouvait supposer rien qu'à la vue de l'angle bizarre que faisait ma jambe : quintuple fracture entre genou, cheville, tibia et péroné. Je suis restée 5 jours sur un lit sans pouvoir me lever (je faisais mes "besoins" dans un plat bassin) avec ma jambe en extension grâce à une tige transperçant mon talon et une sorte de gibet avec poulie, le tout était censé réduire la fracture pour éviter l'opération d'ouverture.

Mon lit était le premier dans le grand dortoir des filles, juste après le box réservé aux maladies infectieuses, il y avait une fille avec une méningite. Lorsque les parents venaient voir leur enfant les après-midi ils butaient tous dans mon poids se qui tirait sur ma jambe et entrait une douleur atroce. Quand mes parents venaient, j'en profitais pour faire la grosse commission car je me retenais et je ne me sentais à l'aise qu'avec eux ! Parfois, des bénévoles passaient pour nous occuper avec des jeux, des livres, des perles pour faire des bijoux ; je ne voulais rien, je pleurais souvent, je voulais me lever et partir en vacances car cette année là nous devions aller chez ma marraine à Valenciennes, je pleurais car j'étais simplement malheureuse et effrayée.

Au bout des cinq jours, je fus opérée et récoltais un plâtre dissimulant une cicatrice longue de 20 cm. Noël était là et il ne restait que moi dans le dortoir des filles qui fut fermé pour désinfection et je fus transférée dans le dortoir des garçons et installée dans leur box des contaminés. Au début, les garçons étaient curieux de savoir ce que j'avais : il y avait 2 ou 3 garçons qui n'avaient pas pu rentrer chez eux pour Noël et ils venaient me voir car je n'avais pas le droit de me lever. Leur maladie était bien plus grave que la mienne, je pleurais d'être si malheureuse alors que ce garçon avait faillit perdre sa jambe sous un bus et il subissait depuis plusieurs mois des greffes de la peau pour reconstituer sa chair. Je ne sais plus ce qu'avaient les autres mais ils n'avaient pas pu rentrer chez eux. Leur venue me faisait du bien car c'est affreux de rester allongée, sans avoir envie de rien, ni lire, ni dormir. Une infirmière m'a emmenée à la salle de bain pour me laver les (très longs) cheveux : c'était drôle d'avoir la tête dépassant du brancard pour que les cheveux pendent au dessus de la baignoire le temps du shampoing et du rinçage. Je dois dire ici que chaque soir et matin, l'aide soignante ou l'infirmière qui venait me voir me faisait la bise comme l'auraient fait mes parents s'ils avaient été là.

J'ai pu rentrer au bout de 2 semaines d'hôpital, je suis restée 5 mois dans le plâtre depuis le haut de la cuisse jusqu'au pied, ayant le droit de marcher comme je pouvais, mais incapable d'aller en cours : on m'apportait les leçons à la maison et je travaillais seule. Je suis retournée en cours en mai, sans difficulté et avec une exemption de sport bienvenue après cette mésaventure. Egalement des séances de kiné pour remuscler une jambe qui avait fondu comme neige au soleil. L'année d'après, j'ai subi une deuxième opération pour retirer les vis. J'ai gardé longtemps la phobie de la course car je n'osais plus me "donner à fond". L'été, je faisais une fixation sur l'apparence de ma jambe qui était zébrée d'une longue cicatrice rouge que je cachais sous une jupe ou une robe la plus longue possible. Parfois je faisais des cauchemars, je rêvais que la radio montrait la présence des vis et qu'il allait falloir m'opérer : moi je disais qu'il y avait une erreur, que les vis avaient été enlevées, mais l'opération se faisait et évidemment, il n'y avait plus de vis. Longtemps j'ai gardé ces vis dans un coffret de bijoux, je ne sais pas pourquoi je n'arrivais pas à les jeter, comme si ces objets témoins avaient une importance. Je ne les ai plus. Il faut croire que j'ai fini par cicatriser.


illustration Molly Wormell

[PATRIMOINE] Visite guidée dans le quartier de la Courtille


Renouant avec mon passé parisien et les visites que je faisais alors en consultant l'officiel du spectacle à une époque où ni internet, ni le téléphone portable existait, j'ai visité samedi dernier le quartier de La Courtille en compagnie d'un guide.

Courtille est issu de l'ancien français courtil, « petite cour », désignant un jardin clos attenant à une maison. Le quartier est désormais quadrillé de terrain allongés, cause du morcellement des terrains au fil du temps lors des héritages, comme le montre cette vue cadastrale du quartier :
clic sur l'image pour agrandir

 


La promenade dure 2 heures durant lesquelles notre guide évoque le passé du quartier : son histoire, ses évolutions, témoins des limites parisiennes décidées par le pouvoir politique en place et les besoins économiques. C'était très intéressant de voir le calque entre le passé et le présent, l'ombre des vignes qui occupaient autrefois le coteau.


Notre guide, qui connait extrêmement bien le quartier, évoque sans faillir les anecdotes sur les anciens habitants connus ou moins connus, célébrités ou Justes de la Nation, les anciennes usines (ci dessus, l'ancienne usine Meccano, rue Rébeval). Mais le plus intéressant reste la découverte des frontières de la ville de Paris au fil des âges depuis le XIè siècle jusqu'à nos jours. 


Le circuit s'achève  à l’angle des boulevard et rue de Belleville au café La Vielleuse où l'on pénètre pour admirer une partie d'un ancien miroir peint d’une joueuse de vielle à roue, fêlé lors de la 1ère guerre mondiale après l’explosion d’un obus tiré par un canon allemand de longue portée et tombé près du café. ce café est également lui-même une "antiquité" à l'emplacement d'une ancienne ferme reconvertie en cabaret de banlieue.

Combien coûte un guide ? 15 € pour deux heures

12 février 2025

[JOURNAL] Je ne vois rien venir !

 


Faut-il prendre ce genre de contre-temps avec humour ? Tel serait le cas si vous n'avez ni froid, ni rendez-vous à suivre. 

Hier mardi 11 février, j'étais à Paris et j'avais l'intention de prendre le bus 72 depuis l'arrêt Musée d'art moderne jusqu'au Pont Louis Philippe histoire de profiter un peu de la vue des monuments etc. (profiter des embouteillages n'était pas mon intention effectivement).

A l'arrêt Musée d'art moderne-Palais de Tokyo il était signalé que, à cause du sommet mondial pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA), les arrêts Palais de la découverte et Grand palais ne seraient pas servis, soit.

Comme par hasard, le panneau de contrôle des prochains bus était éteint !

et sur l'application Ile de France Mobilités, le bus était annoncé (mais n'est jamais passé) et en vérifiant les horaires de bus, toujours dans la même application, il était mentionné "ligne 72 ne circule pas aujourd'hui".

Alors je veux bien comprendre qu'une ligne soit complétement supprimée pour, soi-disant des raisons de sécurité ? mais alors il faudrait donner la même information partout, qui plus est dans la même application !

Et pourquoi avoir scotché des affiches aux arrêts de bus de cette ligne pour donner une information qui s'avère être fausse ?

Je ne comprends pas, mon esprit logique ne comprend pas.

J'ai tout de même patienté 15 minutes (l'espoir ? ) avant de déclarer forfait et de prendre le RER C à la gare du Pont de l'Alma et suis descendue à la station Saint-Michel Notre-Dame. Personnellement, je peux (assez rapidement) mettre au point un nouveau trajet mais je pense aux touristes, aux personnes qui n'ont pas de téléphone portable et qui font confiance aux informations prévisionnelles.


Illustration : photo personnelle prise hier depuis l'avenue de New-York et plan partiel de la ligne 72.

[JOURNAL] Une année de visites muséales en perspective

 

Disposant d'un abonnement au Louvre (carte amis du Louvre), au musée d'Orsay (carte blanche) et aux musées de la ville de Paris, j'ai bien l'intention de profiter de nombreuses visites des collections permanentes et temporaires. Les prochains billets présenteront :

illustration d'entrée de billet : Sonia Roy

06 février 2025

[JOURNAL] Où il sera encore question de livres


Il ne m'a pas été facile de me séparer de mes livres et pourtant je me suis pliée à cet exercice bien des fois : au moment des déménagements mais pas toujours. Je ne dispose pas de suffisamment de place pour avoir toutes les bibliothèques, toutes les étagères, qui me seraient nécessaires pour présenter tous les livres que j'ai possédé c'est pourquoi il a bien fallu que me rendisse à l'évidence : éclater de mon plein gré mes petits trésors afin que d'autres en profite ; j'ai pu en revendre certains - pas toujours les meilleurs mais les plus demandés ! - et j'en ai donné beaucoup plus.

Je pense que le livre est le moyen le plus pratique et le moins cher pour apprendre, s'informer, rêver, s'évader. Lorsque j'ai des "passages à vide", je sais qu'il est temps de faire moi-même le tri. J'ai toutefois conservé beaucoup de livres de ma jeunesse, que je ne relirai sans doute jamais mais qui sont les témoins de ces premières exaltations livresques comme "la petite fille aux oiseaux", "l'histoire d'Hélène Keller", les "Fantômette", les "Alice détective" et tant d'autres gentils modèles de vertu et de respect.
  

Dans de nombreux romans, je remarque lorsque certains héros (je pense aux héros de Paul Auster et de Jim Harrison) emportent dans leur mini valise des livres car ils ne peuvent vivre sans et préfèrent cela aux habits ; je peux le comprendre et si je devais emporter quelques livres dans un mini bagage je serai toutefois pragmatique : rien de lourd, quelque chose que je pourrais relire sans me lasser : un livre de ma chère Agatha Christie, tellement moderne dont les histoires combinent l'ordinaire et le mystère dans style que j'apprécie.