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09 juillet 2026

[EXPO] Henri Rousseau L’ambition de la peinture

 

Il ne reste que quelques jours pour admirer de nombreux tableaux d'Henri Rousseau dit "le douanier" au musée de l'Orangerie ; le musée qui surplombe le jardin des Tuileries propose dans son espace temporaire du niveau -1 de nombreuses œuvres du musée auxquelles s'ajoutent celles prêtées par la fondation Barnes (Philadelphie). Henri Rousseau (1844-1910), qui fut douanier dans une première partie de sa vie, se consacra ensuite à la peinture à 49 ans et tenta d'exposer ses tableaux mais ne fut accepté qu'au Salon des Indépendants en 1886. Autodidacte, ses compositions étonnantes, entre naïveté et rêverie proposent une place importante à l'exubérance de la végétation luxuriante. 

Rendez-vous dans la forêt (1889) - détail

Il y a bien longtemps que je connais ce peintre, car j'ai eu la chance d'avoir une professeur de dessin ; on dit maintenant "professeur d'arts plastiques" : sans doute pour justifier les demandes invraisemblables des exercices demandés aux élèves : "dessiner sans crayon ni pinceau", "dessiner sur autre chose qu'un support papier", etc ; ma prof, donc, nous a fait connaitre une multitude de peintres ; mon préféré était Magritte et celui de ma meilleure amie Henri Rousseau, c'est donc un peu pour lui rendre hommage que j'ai décidé de voir cette exposition, et aussi parce que je sais que plus on regarde de tableaux, plus l'oeil se familiarise, apprend et améliore son esprit critique. 

Le lion ayant faim se jette sur l'antilope

Ce que je trouve intéressant chez ce peintre ce sont les histoires qu'il raconte : proches ou lointaines, entre rêve et réalité, il fabrique ainsi des mondes où l'observateur puise la suite dans son imaginaire et ceci n'a pas de prix. 

Pour emporter un souvenir : 


 

06 juin 2025

[PATRIMOINE] Tour dans l'expo permanente du musée de l'Orangerie et à la boutique


Après avoir un passage plutôt rapide sur l'expo Claerbout et avoir déambulé dans l'expo précédente sur le Flou j'ai bien sûr été voir l'expo permanente, toujours admirative devant les jolies pastels de Marie Laurencin, mon tableau chouchou d'André Derain "Arlequin et Pierrot", mais aussi les bouquets de fleurs (Derain encore), et les Monet dans les salles ovoïdes, toujours terriblement imposantes et comme hypnotiques, en témoignent les toujours nombreux admirateurs assis sur les bancs ; en revanche je ne suis pas du tout admiratrice des tableaux de Soutine, que je ne comprends pas.

Haut : André Derain "Roses sur fond noir" et "Arlequin et Pierrot"
Bas : Chaïm Soutine "Le garçon d'étage" - Monet "Reflets verts"

Avant de quitter le musée, un tour obligatoire à la boutique / café où j'ai pris un capuccino à midi (prix exagéré redescendu à 4.5 grâce à ma carte d'abonnement !), et où j'ai pu voir de nombreux livres intéressants mais non achetés pour ne pas me charger :




illustration : Portrait de Madame Paul Guillaume par Marie Laurencin
** en ces temps où elle n'était pas encore la future "Domenica la diabolique")**

[EXPO] Dans le flou une autre vision de l’art de 1945 à nos jours



Enfin une expo qui met à l'honneur le flou que nous avons tous (je parle des boomers dont je fais partie) pratiqué dans l'ancien temps, à l'époque de la photo sur pellicule et les désenchantements lorsqu'on récupérait nos photos floues et donc ratées.

L'expo elle, autorise les ratés et même les encourage, les met en avant et leur trouve une signification :
  • Féérie
  • Invisibilité
  • Mouvement
  • Inachèvement
C'est beau, inquiétant, irréel ou réaliste. Les défunts estompés semblent porter le masque de la mort, les légendes qui accompagnent certaines oeuvres sont comme des coups de ciseaux dans l'âme.

gauche : Thomas Ruff : "jpeg ny01"
droite en haut : Miriam Cahn "Das schöne blau"
droite en bas : Philippe Cognée "Métamorphose I"



Une belle exposition à voir avant le 18 août 2025 au musée de l'Orangerie.




illustration : Nan Goldin, premier jour de quarantaine à Brooklin en 2020

05 juin 2025

[EXPO] David Claerbout Le printemps lentement


Boom, un film sur écran géant au niveau -2, ensuite j'ai cherché le reste de l'expo qui se trouve au niveau 0, dans la petite rotonde, où je découvre moins de 10 tableaux, variations d'arbres selon saison.

Je suis un peu surprise (déçue) car je m'attendais à quelque chose de plus grand, mais suis contente d'avoir pu voir cette expo que j'avais noté dans mon agenda et qui se termine le 9 juin !

Coup de coeur pour cet immense dessin au fusain où les mots se mêlent à la scène bucolique, tapissant ainsi l'air, avec en explication (sur le site internet du musée) :

Dans une quête comparable à celle de Monet décrivant en quelques mots son projet, « Je veux peindre l’air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l’air où ils sont, et ce n’est rien d’autre que l’impossible.». David Claerbout

dessin au fusain et poèmes

 
illustration d'entrée de billet : "arbre se développant à rebours"

25 février 2025

[PATRIMOINE] Musée de l'Orangerie


Le bâtiment construit en 1852 (Napoléon III) était à l'origine une véritable orangerie qui abritait les orangers du jardin du Palais des Tuileries. En 1870, le bâtiment change de vocation pour exposer les artistes vivants.

Aujourd'hui, outre les expositions temporaires, on y admire l'immense tableau "les Nymphéas" de Claude Monet mais aussi l'incroyable collection Walter-Guillaume qui présente les artistes Chaïm Soutine (1893-1943), Marie Laurencin (1883-1956), Henri Matisse (1869-1954), André Derain (1880-1954), Maurice Utrillo (1883-1955), Les arts extra-occidentaux et Henri Rousseau dit « Le Douanier » (1844-1910).


Illustration d'entrée de billet : André Derain "Arlequin et Pierrot"