Dans ma maison vous viendrez d'ailleurs ce n'est pas ma maison, je ne sais pas à qui elle est, je suis entrée comme ça un jour il n'y avait personne (J.Prévert)

27 juin 2011

Jane Eyre (1996)


  • Réalisateur : Franco Zeffirelli
  • Genre : drame, romance
  • Année : 1996
L'histoire
Jane Eyre enfant (Anna Paquin)
héroïne de True Blood
Jane Eyre (enfant : Anna Paquin), une petite orpheline de 10 ans, demeure 10 ans au rigoureux pensionnat Lowood -8 comme élève et 2 comme institutrice- avant de passer une annonce pour être gouvernante. Jane (adulte : Charlotte Gainsbourg) reçoit une offre d'emploi de Mrs Fairfax pour s'occuper de la jeune Adèle, la protégée d'Edward Rochester (William Hurt) qui possède l'immense domaine de Thornfield Hall. Rochester, un homme meurtri et endurci trouve cependant beaucoup de charme à cette jeune gouvernante qui semble si timide mais dotée un fort caractère passionné, comme lui.
Jane (Charlotte Gainsbourg) et Edward (William Hurt)
Edward propose à Jane le mariage mais la cérémonie est interrompue car il a déjà été marié pour convenir aux souhaits de son père à une étrangère qui se révèle être bipolaire, et dangereuse piromane, ce qui oblige son infortuné mari à la tenir cachée et recluse depuis 15 ans dans une partie supérieure du château. Désemparée par cette annonce, Jane décide de partir tandis que Rochester lutte contre l'incendie qui ravage sa demeure. Lorsque Jane apprend le drame, elle revient et trouve Edward physiquement diminué mais moralement toujours prêt à l'aimer, elle, et personne d'autre.

Mon avis
Jane adulte (Charlotte Gainsbourg)
Dix ans avant Jane Eyre version mini série de 2006 le public découvrait le film adapté du roman de Charlotte Brontë avec la gracieuse Charlotte Gainsbourg dans le rôle titre. Des raccourcis, des adaptations plus nombreuses que dans la série 2006, surtout vers la fin, mais dans l'ensemble, j'ai retrouvé l'esprit romantique qui figure dans mon esprit. Toutefois, je garde ma préférence pour la série que je trouve très bien, en harmonie avec mes propres attentes (j'avoue aussi être plus sensible au charme de Toby Stephens qu'à celui de William Hurt !).

Mais voyons un peu quelques images remarquables retenues au long de ce film.

Jane ne se trouve pas belle et d'ailleurs pour elle la beauté n'est pas importante, pour elle, l'ombre est aussi importante que la lumière, que ce soit pour la vie comme pour le dessin. C'est cet enseignement qu'elle tend à donner à sa jeune élève à laquelle elle s'attache avec toute la passion qui l'anime. Tout en se sentant insignifiante, ce qu'elle n'est évidemment pas, elle souffre de voir la belle Blanche (Elle MacPherson) tourner autour du "maître" qu'elle aime d'un amour secret qu'elle croît bien entendu impossible.
Adèle (Josephine Serre) dans l'élan de sa jeunesse sous l'oeil bienveillant de Jane
sous l'oeil mérpisant de Blanche
Contre toute attente, nous savons donc que Rochester est passionnément épris de Jane qu'il demande en mariage sans se douter un instant que quelqu'un du passé va surgir pour réveiller le secret endormi qui est son fardeau, et empêcher que la cérémonie de mariage s'accomplisse : la femme de Rochester est bel et bien vivante, folle à enfermer certes, mais vivante.
La mort dans l'âme, Jane décide de fuir, tout en entretenant au fond de son coeur le souvenir de son amour. Superbe photo de Jane perdue dans ses pensées qui volent vers Thornfield
comme dans une peinture de Caspar David Friedrich
Frau am Fenster (1822)
tableau présenté dans la collection photographique
de mon édition de Jane Eyre
Lorsque Jane finit par retourner à Thornfield c'est pour constater les ruines de la demeure partie en fumée, et la solitude effrayante d'Edward, aveugle et bien défiguré, déjà qu'il avait un complexe de laideur, cela n'arrange pas son affaire, heureusement que Jane s'en moque.
Une histoire qui finit bien, romantique à souhait, avec des secrets, des espoirs, du désespoir, de la ténacité dans l'adversité. Un très beau film à voir.


Read More

25 juin 2011

Jane Eyre (BBC, 2006)


  • Réalisateur : Susanna White
  • Genre : romance, drame
  • Année : 2006
  • feuilleton en 4 épisodes de 60 mn
L'histoire
Angleterre victorienne. Après avoir connu la perte de ses parents, puis de son oncle, Jane Eyre devient indésirable dans la famille de sa tante et de ses cousins-cousines qui la maltraitent. Très jeune, elle est placée dans l'affreux pensionnat Lowood où elle reste jusqu'à ce qu'elle trouve une place de gouvernante à Thornfield. Jane a 20 ans.
Jane Eyre (Ruth Wilson)
Elle y fait la rencontre de sa jeune élève Adèle, la fille d'une ancienne maîtresse française d'Edward Rochester, le maître des lieux qui en est absent. Rochester finit par rentrer, et très vite, une grande complicité unit Jane et Edward, qui a le double de son âge. Elle l'aime et l'admire et ne peut imaginer vivre loin de Thornfield. De son côté, lui qui passait son temps à voyager paraît maintenant tout prêt à s'installer, et une certaine Miss Ingram, riche et belle, semble être l'élue.
Edward Rochester (Toby Stephens)
Mais c'est Jane qu'Edward aime réellement et qu'il demande en mariage, avant que celui-ci ne soit interrompu et empêché car Edward est déjà marié, avec une femme démente qui vit recluse dans le château. Désemparée, Jane s'enfuit, est recueillie par une fratrie qui s'avère être formées par des cousins à elle. Un an après, lorsque Jane apprend qu'Edward, qui a tenté désespérément de la retrouver, vit à présent blessé et défiguré (et veuf), elle part le rejoindre ; les deux amoureux peuvent enfin s'unir.

Mon avis :
Adaptation assez fidèle et très réussie du roman de Charlotte Brontë, cette série de 4 épisodes est une heureuse surprise, et l'occcasion de replonger dans un univers très romantique, univers qui fut le mien vers 12-13 ans lorsque je découvris - avec bonheur - l'histoire de Jane Eyre. Malgré les raccourcis, les coupes, quelques rajouts, il reste au final cette émotion, ce mouvement dans la poitrine qui fait soupirer et dire, qu'est-ce que c'est beau ! Tout cela est rendu possible grâce aux acteurs, tous très bien choisis, qu'ils aient un rôle secondaire ou principal.
Personne mieux que Toby Stephens n'a à ce jour mieux  incarné Rochester, et qui lit désormais Jane Eyre verra danser devant ses yeux la silhouette grise et lumineuse de Ruth Wilson.

Des images superbes, des acteurs qui donnent corps aux personnages passionnés du roman. Mais regardons de plus près quelques photos piquées aux moments que je trouve émouvants.

Abandonnée à elle-même dans la maison de sa tante, la petite Jane se réfugie dans la lecture.
Jane Eyre (Georgie Henley)
-vue dans Narnia-
Mais la tante finit par se débarrasser d'elle et Jane se retrouve à Lowood, elle y fait connaissance de Helen Burns qui va mourir de la tuberculose. Les années passent, on voit Jane enseigner aux nouvelles pensionnaires, puis on la voit en partir pour Thornfield, un magnifique domaine comme il n'en existe que dans les romans.
Jane y trouve une atmosphère presque inquiétante, et surprend souvent le flot rouge d'un foulard que personne d'autre ne semble voir.
Les nuits font ressortir des cris et des évènements pour le moins inhabituels et Jane n'est pas du genre peureuse, elle n'hésite pas à sortir de sa chambre en quête de la vérité. En cela je la trouve tout à fait moderne et aventurière, pas du tout timorée comme on pourrait imaginer une pauvre orpheline qui ne sait rien de la vie.
Bien entendu, il faut s'attendre à tout dans de telles expéditions nocturnes et Jane va sauver des flammes son cher maître qui semble bien près à croire au ciel et à ses anges, enfin, un en particulier. Entre ces deux là, un lien spirituel se dessine, qui ne s'effacera pas et qui réapparaîtra à d'autres moments. On sent très bien à quel point le désir d'être ensemble combat la morale de l'époque.
Epoque qui faisait que seul le désir et les bougies avaient le droit de se consummer.
Blanche Ingram (Christina Cole)
-vue dans Emma, Lost in Austen-
Mais voilà Edward qui a finit de tergiverser, après avoir un temps paru intéressé par la jeune et riche Blanche Ingram, il finit par demander à Jane de l'épouser, non sans l'avoir un peu laisser mariner dans son jus (ses larmes), je ne l'ai pas trouvé très fair play dans ce passage car après lui avoir fait comprendre qu'elle devait partir, Jane pleure, et enfin, il lui demande sa main. Non mais je vous le demande, est-ce une façon ?
(le livre apprend clairement qu'il voulait la rendre jalouse, et bien c'est réussi car moi je l'aurais été !
...j'ai feint de faire la cour à Mlle Ingram parce que je voulais vous rendre aussi follement amoureuse de moi que je l'étais de vous ; or je savais que la jalousie serait le meilleur allié que je pusse appeler à mon aide pour arriver à cette fin. chapitre XXIV. Ch. Brontë ).
Bon, il se rattrappe un peu en se montrant passionnément amoureux, Jane et lui n'arrêtent pas de s'embrasser (comme dans le roman).

Et le jour J arrive, et avec lui le destin funeste de nos amoureux ! car voilà notre Edward, ayant déjà été marié, rendu incapable d'épouser Jane, foi de notaire...
Coup dur pour Jane qui décide de s'enfuir dans la lande, les moors, une vraie héroïne à la Wuthering Heights.
Tout le temps que dure sa "retraite", Jane repense aux derniers moments partagés avec son seul amour, juste après le fiasco du mariage, des flashback très émouvants, caméra proche des visages éclairés par un feu que l'on ne peut laisser prendre
de peur de s'y brûler (l'âme, forcément). Bah ! quelle morale mes amis, quelle morale ! Les Rivers qui recueillent Jane ne peuvent la garder indéfiniment loin de Thornfield où ses rêves la portent, jusqu'à la réveiller en pleine nuit, comme si un fantôme l'appelait.
St John Rivers (Andrew Buchan)
Et ce n'est pas le jeune et beau St John Rivers qui lui fera renoncer à ce voyage : Jane ne l'aime pas et lui n'est intéressé par elle que parce qu'elle ferait une bonne épouse de missionnaire. Vite vite Jane, tu es comme Jeanne d'Arc, tu entends des voix, c'est Edward qui t'appelle et tu te mets en route vers Thornfield que tu vas trouver en ruines.


La pauvre folle aura eut finalement raison et aura dévoré tout ce qu'elle pouvait de sa prison avant d'apprendre à voler. Pauvre Edward enfermé dans la nuit et ses souvenirs !
Mais tout se termine au mieux, considérant les épreuves traversées, celle du feu, bien sûr mais aussi celle qui teste la force des sentiments.

Une très belle adaptation finement réussie

Read More

22 juin 2011

Emma l'entremetteuse (1996)


  • Réalisateur : Douglas McGrath
  • Genre : romance
  • Année : 1996
L'histoire
Emma Woodhouse (Gwyneth Paltrow) se félicite du mariage de sa gouvernante (Greta Scacchi) avec Mr Weston, mais son père (Denys Hawthorne) ne partage pas son enthousiame, lui qui préfère garder sa fille auprès de lui. Quant à Mr. Knightley (Jeremy Northam), leur ami et plus proche voisin, il reste sceptique lorsque Emma lui affirme que c'est grâce à elle que les Weston sont maintenant mariés ; par ailleurs, il lui recommande de ne pas inteférer dans les affaires de coeur d'autrui. Mais Emma ne suit pas ses conseils avisés et décide de manoeuvrer pour que le prochain mariage soit celui de la jeune Harriet Smith (Toni Collette) avec le Révérend Elton (Alan Gumming).
Knightley converse avec Emma, son amie de toujours
sous l'oeil bienveillant de Mr Woodhouse

Mon avis :
Un film adapté du roman Emma de Jane Austen (clic sur le titre pour découvrir l'histoire), et que j'estime pas mal fait du tout, et que je regarde d'ailleurs assez régulièrement depuis plusieurs années. L'histoire est tout à fait fidèle à l'esprit du livre, le jeu des acteurs est dynamique, et la réalisation convient à ce que j'imagine en lisant le livre.

Les acteurs sont tout à fait crédibles, sauf le personnage d'Harriet qui a 17 ans dans le roman, et qui, jouée par Toni Colette, en fait plus.
Harriet et Emma dans les confidences
J'aime l'ambiance recréée, bien que différente de la série qui sera diffusée en 2009 - soit une dizaine d'années plus tard (voir sur ce lien mon avis sur la série Emma, version BBC), les intérieurs cossus donnent une belle impression de confort.
ambiance chaleureuse d'une soirée chez les Woodhouse
Mais revoyons un peu l'histoire avec quelques images retenues.

Emma décide que sa nouvelle protégée Harriet mérite mieux que d'épouser Mr Martin, un fermier, aussi sympatique soit-il.
Harriet sous le charme de Mr Martin sous l'oeil méfiant d'Emma
Emma pousse Harriet à croire que le révérent Elton a une inclinaison vers elle, elle ne se doute pas que le révérent est en fait épris d'Emma.
Le révérent Elton se croyant encouragé par Emma
s'invite dans la conversation entre Emma et Mr Knightley
Lorsque Emma repousse Elton qui lui a déclaré sa flamme, elle comprend qu'elle aurait dû écouter les conseils de son ami. Elton part soigner sa blessure (celle de son orgueil) et revient avec sa nouvelle épouse, riche et tout à fait antipathique mais assez drôle (comme dans le livre).
les époux Elton
Arrivent au village, Franck (Ewan McGregor), le fils de Mr Weston et Jane Fairfax, la nièce des dames Bates. Ces deux-là cachent leurs sentiments, ce qui donne lieu à maintes suppositions. De son côté, Emma, qui s'est crue un temps amoureuse de Franck qui lui fait un peu la cour, comprend que ce n'est pas de l'amour.
Franck et Emma font connaissance
Pendant ce temps, Knightley bouillonne au fond de lui, de voir Emma mal se conduire. Il n'hésite pas à la sermoner si nécessaire. J'aime particulièrement cette scène de tir à l'arc chez Knightley qui traduit tellement bien leur attachement l'un à l'autre.
Emma et Knightley s'affrontent verbalement en s'entraînant au tir à l'arc
Emma et Knightley sont contrariés d'avoir blessé l'autre
Le vase déborde lorsque Emma se moque ouvertement en public de la bêtise de la demoiselle Bates, un peu sotte mais pas méchante de surcoît.
les dames Bates, mère et fille
Knightley considère qu'Emma est sous l'influence de Franck qui fleurte d'ailleurs un peu trop avec elle à son goût, et que cette influence la rend mauvaise. Il n'hésite pas à lui courir après pour lui déverser vertement ce qu'il a sur le coeur (enfin presque...).
"Badly done Emma"
C'est que Knightley commence à considérer Emma autrement que comme une "petite soeur" et la voir se rendre méprisante le rend fou, il préfère prendre congés et faire un tour à Londres chez son frère, marié à la soeur d'Emma.

Pendant l'absence de Knightley, Emma prend conscience de sa (mauvaise) conduite tout en apprenant que Harriet est amoureuse de Knightley.
Emma est effondrée par la confidence de Harriet
Lorsque Knightley revient enfin et fait comprendre à Emma qu'il doit lui avouer quelque chose, celle-ci refuse de l'entendre, croyant qu'il va lui annoncer son mariage avec Harriet, mais, se reprenant, elle se montre prête à l'écouter. Et Emma est agréablement surprise d'entendre que Knightley la demande en mariage (enfin).
"Marry me, my wonderful darling friend"
(clic sur la composition d'images pour l'agrandir)

Voilà ce que j'appelle, un bon moment de cinéma.
Read More

21 juin 2011

Pride and Prejudice (BBC, 1995)


  • Réalisateur : Simon Langton
  • Genre : romance
  • Année : 1995
  • un feuilleton en 6 parties de 50 mn passé sur la BBC
L'histoire
Même histoire que le film du même titre précédemment chroniqué, mais avec un respect plus fidèle du roman écrit par Jane Austen.
la famille Bennet version BBC
Regards sur la société anglaise au XVIIIème siècle, et plus précisément sur les relations entretenues entre la gentry et les autres familles de gentilhommes.

Un seul principe : pas de mésalliance entre les deux ! L'histoire de Jane Austen brosse avec humour le portrait des Bennet, une famille sans une grande fortune, sans grandes relations, au travers du regard d'Elizabeth, une perspicace jeune fille mais pas infaillible, qui se laisse elle aussi emporter par son orgueil et ses préjugés (mais tout finira bien).

Mon avis :
La série que je présente aujourd'hui est bien entendu différente du film dont nous avons précédemment parlé : plus fidèle dans la restranscription des scènes, moins d'adaptation, oui, mais aussi une oeuvre moins drôle dans l'ensemble.

La durée de la série permet que l'on puisse s'attarder sur des détails assez plaisants ou touchants, par exemple, je pense à la scène où Darcy observe Elizabeth qui joue avec son chien, depuis la fenêtre de sa salle de bain.
J'ai bien aimé la présence des enfants des époux Gardiner (ils n'apparaissent pas dans la version film 2005).

Des détails oui, mais aussi des longueurs !

Les scènes de bals sont interminables...et j'avoue que les acteurs sont moins beaux à regarder que ceux de la version de Joe Wright. Mais assez de mots, voyons donc la distribution.
Elizabeth (Jennifer Ehle) et Jane (Susannah Harker)
Personnellement, je trouve Elizabeth plus belle que Jane !

Charlotte, l'amie d'Elizabeth a ici un rôle assez superficiel, la série ne traduit pas beaucoup l'affection et l'amitié que l'on ressent mieux dans le film de 2005.
Charlotte (Lucy Scott)
De plus, l'actrice qui joue Charlotte n'est pas si vilaine que cela !

Plus globalement, je trouve que la série ressemble aux films des années 50 : des poses artificielles, un éclairage des visages et la caméra qui insiste bien, une gestuelle théâtrale, que je n'aime pas beaucoup dans l'ensemble car il y manque un peu de fantaisie.
Mr Collins (David Bamber) et Mme Bennet (Susannah Harker)
au fond : Charlotte
Là encore, le casting nous gâte avec un Mr Collins suffisant au-delà de toutes espérances !
un Mr Collins plus mielleux qu'une guêpe
Poursuivons.
Darcy (Colin Firth) et Mr Bingley (Crispin Bonham-Carter) au bal.
Et Wickam (Adrian Lukis)
un physique pas tellement avantageux à mon goût
Darcy n'est pas mal, mais pas au point de me faire défaillir dans la scène du plongeon.
Une scène de chemise mouillée reprise dans la série "Lost in Austen" chroniquée précédemment et qui elle, est bien entendu, amusante.
Je préfère Darcy perdu dans ses pensées, au regard admiratif (un regard de chien reconnaissant quand même). Dommage qu'il ait une coupe de cheveux improbable façon "j'ai les cheveux dans le vent".

Mention particulière pour les extérieurs et notamment les châteaux, superbes, comme celui-ci :
Pemberley, la résidence de Darcy
en réalité le château de Lyme
Un régal pour les yeux !

Mon impression finale est que cette série possède d'indéniables qualités esthétiques, mais aussi un peu trop de longueurs, de séquences musicales ennuyeuses et très peu d'humour. On ne rit pas du tout avec cette Elizabeth qui me semble plus coincée que libérée et "en avance" sur son temps.
Par contre, on se rattrape avec sa soeur Mary, je dois dire que dans chaque adaptation, le rôle est toujours très réussi dans le genre "future vieille fille sérieuse qui n'arrête pas de sermoner". Bravo aux actrices ! il est toujours plus difficile de jouer le vilain canard que le cygne.
Mary Bennet (Lucy Briers) dans toute sa splendeur lyrique
La personne qui joue le plus dans le registre théâtral est bien sûr la mère, Mme Bennet, horrible mègère qui n'arrête pas de se plaindre et de changer d'avis tout au long du film.
Mme Bennet et sa collection de fioles médicinales
Comme je le disais plus haut, l'histoire s'achève bien ; ici nous avons droit au double mariage, avec des mariés bien sérieux ma foi.

En résumé :
  1. si vous voulez connaître l'histoire écrite par Jane Austen sans la lire, choisissez la série BBC 1995 (critique actuelle)
  2. si vous voulez plus de spectacle, plus de dynamisme, de modernité, voyez plutôt l'adaptation pas si mal réussie avec le film de 2005 (clic sur ce lien)
  3. si vous aimez les pastiches, délires et autres curiosités, tentez l'expérience avec Lost in Austen.
Read More