Friends and Crocodiles (2005)


  • Réalisation : Stephen Poliakoff
  • Genre : drame
  • Année : 2005
  • Durée : 1h45
  • Langue en VO : anglais

Que raconte l'histoire ?
Années 80. Lizzie (Jodhi May) est embauchée par Paul (Damian Lewis), un golden boy, mécène, toujours entouré de filles et d'un tas de pseudo artistes. Son violon d'Ingres est pourtant l'art urbain : il rêve de contruire des quartiers entiers. Sa maison est un énorme fouilli de toutes ses collections, il demande à Lizzie de l'aider à y mettre de l'ordre, de le pousser à rentrer dans le droit chemin, d'être son mentor. Elle accepte et ces deux là vont toujours rester plus ou moins liés au fil des années, malgré une séparation que Lizzie va décider après un débordement de trop du comportement de Paul, toujours dans l'excès.

Est-ce un film intéressant ?
Un (télé)film absolument MAGNIFIQUE !
Tous les films de Stephen Poliakoff sont à voir, c'est très simple car Poliakoff = bijou, et tout le monde veut voir de beaux bijoux !
Ici, nous pénétrons le monde de l'argent, des affaires, dans le sillage d'un mécène ambitieux, un nouveau Gatsby comme l'appelle l'un de ses amis, mais toujours borderline, qui va finir par se détruire, surtout lorsqu'il va perdre l'influence bénéfique de Lizzie à son encontre.
Paul (Damian Lewis) et Lizzie (Jodhi May)
Lorsqu'au cours d'une soirée le comportement de certains invités dégénère, Lizzie appelle la police. Tout le travail de Lizzie est mis à sac. Celle-ci ne le supportant pas, elle fait la morale à Paul qui lui reproche d'avoir appelé la police, et le quitte en l'abandonnant à son sort. Plusieurs années plus tard, ils se retrouvent. Paul s'excuse pour son comportement. Lizzie et Paul échangent quelques propos au sujet de l'importance de deviner les tendances à venir, d'être toujours un pas devant tout le monde. Ils deviennent associés.
Le propos est vraiment intelligent : j'ai adoré la scène où les apprentis "inventeurs" parlent de toutes les techniques qui, à cette époque, paraissaient utopiques et excentriques, mais que l'on connaît aujourd'hui :  ordinateurs, liseuses, casque visiophone pour jouer sur ordinateur, supermarchés de livres etc... Beaucoup de choses à dire. Sur l'amitié, sur les liens, sur la foi de l'un envers l'autre, sur la capacité à se remettre en question mais aussi savoir faire des choix. Comme toujours, les films de Poliakoff ne laissent personne indifférents : ils obligent à réfléchir et ça fait du bien.
-Lizzie : Vous ne m'avez jamais dit pourquoi vous vous intéressez tant aux crocodiles ?
-Paul : parce que les crocodiles ne meurent pas des coups qu'ils reçoivent.
Les amis sont blessés par les coups de la vie. Prenons soin d'eux.

We Bought a Zoo (2011)


  • Réalisation : Cameron Crowe
  • Genre : comédie dramatique
  • Année : 2011
  • Durée : 2h00
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Benjamin (Matt Damon) est veuf depuis peu et élève ses deux enfants qui cherchent encore leurs repères. Le jour où il est convoqué au collège parce que son fils dessine des horreurs, Benjamin décide de chercher une nouvelle maison, histoire de changer les haitudes. La maison qu'il choisit parce que sa fille y semble enchantée est sur la propriété d'un zoo fermé mais sur lequel il reste des animaux dont la gardienne est Kelly (Scarlett Johansson) et toute son équipe. Commence alors une sacrée aventure, un véritable défi personnel et commun pour sauvegarder le zoo.


Est-ce un film intéressant ?
Adaptation du roman autobiographique de Benjamin Mee (qui se situe en angleterre, on aura donc "transporté" l'histoire en Amérique !). Une histoire assez sympathique, quoiqu'un peu longuette : 2 heures de film, c'est long ! surtout pour un film qui est sensé être vu en famille. Vous aurez compris que rouvrir le zoo ne se fera pas un jour, en plus de cette expérience, nous avons droit à un petit jeu de séduction entre les deux ados du film : le fils de Ben et la cousine de Kelly, et aussi entre Benjamin le veuf et Kelly la jolie gardienne.
A voir si l'on aime les drames familiaux. 

North Square (channel 4, 2000)


  • Création : Peter Moffat
  • Genre : judiciaire
  • Année : 2000
  • Durée : 10 épisodes de 50 mn
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Park Square, Leeds. Un cabinet d'avocats est géré d'une main de fer par Peter McLeish (Philip Davis) qui règne sur la vie personnelle et professionnelle de ses ouailles, n'hésitant pas à les manipuler afin de récupérer un meilleur crédit pour les affaires du cabinet.
l'équipe de Peter, photo Channel 4

Est-ce une série intéressante ?
Une série que j'ai regardée dans le cadre de mon parcours de la filmographie de Rupert Penry-Jones qui joue ici le rôle de Alex Hay, l'un des avocats de Peter.
Peter (Philip Davis) et Alex Hay (Rupert Penry-Jones)
La série date un peu, RPJ était jeune et déjà beau !!!! Notons que Philip Davis et Rupert Penry-Jones ont partagé le casting d'un film : "Still Crazy" en 1998 (petit rôle pour Philip Davis et apparition pour RPJ), et de deux séries : "Whitechapel" (ou Le retour de Jack l'éventreur en 2009 où les deux acteurs jouent ensemble) et également "Silk" (en 2011). Une série qui se laisse voir mais vu qu'il y a eu mieux après ("Silk" notamment par le même créateur)...ceci n'est pas indispensable !

Notons aussi, qu'à la fin du dernier épisode, Peter entonne a capella la même chanson qu'à la fin de la merveilleuse série Cambridge Spies (2003), c'est d'ailleurs, un moment très fort, très émouvant, le meilleur moment de cette série !

Anonymous (2011)


  • Réalisation : Roland Emmerich
  • Genre : drame
  • Année : 2011
  • Durée : 2h05
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Edward de Vere (Jamie Campbell Bower jeune puis Rhys Ifans) -également appelé le conte d'Oxford - arrive chez les Cecil, une famille très puritaine et est contraint de taire son amour pour les arts et l'écriture. Il écrit cependant des pièces de théâtre en cachette et trouve en un certain Jonson, directeur d'une troupe de théâtre, un prête-nom pour les faire jouer. Lorsqu'un jour, un acteur s'avance et se proclame l'auteur, à la grande surprise de Edward et de Jonson : un certain William Shakespeare.

Est-ce un film intéressant ?
Une version hyper complexe du mystère Shakespeare. Plutôt tournée sur l'histoire d'Edward de Vere et de son histoire d'amour avec la  reine Elisabeth I (Joely Richardson jeune puis Vanessa Redgrave).
Edward et Elizabeth
Un fils Henry (Xavier Samuel), naît de cette union, que Edward finira par découvrir et tenter de protéger.

Le film qui est très long a en plus, la désagréable idée d'être sans cesse découpé entre le passé et le présent, on a du mal à suivre !!!! en plus, j'avais l'impression que les acteurs se ressemblaient. Un film plutôt compliqué donc, quoique intéressant, même si j'ai beaucoup de mal à adhérer au fait que William Shakespeare n'était qu'un usurpateur. On y voit les complots, la manière que de Vere utilise pour communiquer à travers ses pièces, c'est tout à fait très bien rendu. La réalisation est très belle, le Londres de 1600 est très beau. Une curiosité à découvrir si l'on aime les reconstitutions historiques, aussi farfelues soit-elles....

L'amour dure trois ans (2012)


  • Réalisation : Frédéric Beigbeder
  • Genre : comédie, romance
  • Année : 2012
  • Durée : 1h40
  • Langue en VO : français
Que raconte l'histoire ?
Marc Marronnier (Gaspard Proust) se sépare de sa femme et se retrouve complètement anéanti au point d'écrire un roman qui dénonce l'escroquerie du mariage. Lorsque son roman est enfin accepté d'être publié, il prend un pseudo suivant les conseils de son éditrice. Entre temps, il tombe amoureux dingue d'Alice (Louise Bourgoin), la femme de son cousin rencontré au cours d'un enterrement, et n'arrête pas de la relancer. Elle finit par succomber à ses avances, mais elle n'apprécie pas du tout le roman qui devient un succès. Marc tente de lui cacher que c'est lui l'auteur.

Est-ce un film intéressant ?
Une bonne comédie, j'ai beaucoup ri. Louise Bourgoin est lumineuse, une belle et bonne actrice.
Certaines répliques sont impayables et j'en ai même noté quelques unes au vol : "Le divorce est un dépucelage mental"; "L'amour est le problème des gens qui n'en ont pas", et beaucoup de phrases dans la même veine caustique (mais parfois proche de la réalité !).

- fillette : "Vous êtes des amoureux ?"
- Alice : "On a l'air si idiots que cela ?"

A voir pour passer un bon moment !

Mirror Mirror (2012)


  • Réalisation : Tarsem Singh
  • Genre : comédie
  • Année : 2012
  • Durée : 1h40
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Blanche-Neige (Lily Collins) tente de sauver son royaume sous la coupe de sa belle-mère (Julia Roberts) malfaisante.

Est-ce un film intéressant ?
Histoire de Blanche-Neige du conte des frères Grimm, revisitée sous un mode ultra comique. Julia Roberts, magnifique ! j'adore sa voix, sa manière de parler etc...tout ! La princesse "Snow White" est tout à fait charmante et sa robe est top ! je veux la même !
Lily Collins
Donc un très bon moment de cinéma, on rit, on s'amuse : tout est réussi : les effets spéciaux, les dialogues, courez vite le voir au cinéma !

UNE GRANDE DECEPTION

J'ai repris mon roman, et c'est vraiment tout ce que j'aime, et je viens d'en écrire deux pages, et oh ! Bob, je veux que ce livre soit très beau, parce qu'il me paraît essentiel, aujourd'hui plus que jamais, qu'un écrivain cherche à très bien écrire, le monde a perdu la tête, l'art seul est sain d'esprit, et une fois dispersée, une à une, les ruines des anciennes civilisations, la preuve est faite qu'il ne demeure que les poèmes, les tableaux, les sculptures et les livres. TRUMAN CAPOTE

© Magritte

Beaucoup de livres ne valent pas d'être écrits, imprimés et lus. Beaucoup de livres sont inutiles et parfois, je me demande comment certains se trouvent entre mes mains : ils ont, après tout, passé les étapes du jugement : "bon pour le service" (de presse) ! Bien entendu, il en faut pour tous les goûts, c'est bien naturel n'est-ce pas ? Enfin, quand je les compare aux livres extraordinaires que j'ai pu lire et que je vais encore découvrir (Capote en fait partie), j'en suis encore tout méchamment contrariée quand je pense à ces autres bouquins lus et dont il ne me reste rien sinon un sentiment amer d'avoir perdu du temps. Une anecdote me revient, extrêmement désagréable au souvenir. Il faut que je la raconte. Une amie qui connaît mon amour pour la lecture me fait un présent, je devine un livre et après avoir ôté le papier d'emballage, je découvre que c'est le dernier roman d'un auteur que je n'apprécie pas du tout ! Quelle déception ! Quelle contrariété ! Je remercie chaleureusement mais très gênée de devoir prendre un masque de joie alors qu'au fond de moi, j'éprouve un malaise à mentir. Je crois bien que c'est la seule fois où j'ai été tellement déçue par un livre reçu en cadeau, d'habitude j'accueille un nouveau livre avec plus de prudence, je lui laisse une chance de me plaire, mais pour celui-là, impossible . Je l'ai quand même commencé, il m'est tombé des mains avant le milieu du premier chapitre, j'ai alors lu quelques pages au hasard et la fin. Je me suis empressée de l'offrir à quelqu'un d'autre qui voulait absoluuuuuuuuuuuuuument le lire !!!!! Ce que je regrette le plus dans cette histoire, c'est la dédicace de mon amie à la troisième page du livre.

19 DEGRES DANS LA MAISON

Je suis plus jeune qu’aujourd’hui, je ne semble pas avoir d’enfants ni de conjoint. J’habite dans une chambre immense, le couvre lit est en velours rouge, devant, un lit d’hôpital est recouvert d’un drap noir avec une forme bizarre et inhumaine allongée dessous, je soulève le drap il s’agit d’une vieille femme (que je dois sans doute autopsier), elle tient une poupée thaïlandaise serrée dans ses bras, une grande poupée de presque un mètre de long, ses yeux peints sont noirs et son costume est bleu nuit. Je dois sortir. Dans ma précipitation, j’oublie mon badge pour pouvoir ouvrir la porte au retour, mais je n’ai pas le temps de m’en occuper. J’arrive dans la salle de spectacle, une grande salle mais il y a très peu de public. Je suis au deuxième rang, il y a au moins 2 mètres entre chaque rangée de sièges. Je rejoins facilement mes deux amies qui sont déjà arrivées. Ce sont des amies que je connais depuis quelques mois, elles sont 70 ans et je dois en avoir autour de 25. Nous nous embrassons. Le spectacle commence. Le chanteur se nomme Zaalee, il est derrière nous dans la salle et nous encourage à entamer une farandole. Fidèle à mes angoisses je refuse, je ne sais absolument pas danser, je m’excuse de ne pas suivre mes copines et prétends prendre des photos officielles pour mon blog. Mon appareil photo est rose et minuscule, le même que je viens de m’acheter. Je prends le temps de faire le point sur le chanteur, je me doute qu’avec l’obscurité de la salle, il faudra le flash. J’entends ma mère qui m’appelle. Sans la regarder, je prends la photo et je me tourne vers elle en lui demandant d’attendre, la prochaine fois qu’elle voudra me parler, que la photo soit prise. Je n’ai pas vu ma mère depuis deux ans (c'est également la réalité : elle vit à 18 000 km de chez moi). Elle semble pourtant rajeunie, son front est très lisse. Elle est assise à côté d’une vitrine qui présente des gâteaux, sans doute le dessert qui sera servi plus tard. Il y a également de grands plats de porcelaine blanche. Les gâteaux sont étranges, en forme de cône, et constitués de haricots rouges éclatés façon pop-corn en pièce montée et saupoudrés de sucre glace pour imiter la neige comme sur les bûches de Noël. Leur structure est extraordinaire et ressemble étrangement aux alvéoles des nids d’abeilles (si Pierre Hermé réalise ce dessert, j'espère qu'il pensera à me donner une part de la recette car c'est moi qui l'ai inventé). Ma mère me demande ce que c’est, je lui réponds que les desserts aux haricots rouges sont excellents, les japonais en raffolent et moi aussi. Zaalee chante des rythmes plutôt africains et entraînants, je m’éclipse sans dire au revoir à personne. Je suis en bas de mon immeuble. J’explique au portier que j’ai oublié mon badge à l’intérieur. Le portier est une jeune femme, elle rit et me demande des nouvelles de mon petit cochon. Je me souviens alors être sortie sans donner à manger à mon cochon (qui doit vivre en liberté dans ma chambre). Je pénètre dans ma chambre sans problème. Je cherche le petit cochon, je l’appelle, il est introuvable. Je m’approche du lit d’hôpital : la forme sous le drap noir semble affaissée, je soulève le drap et constate que le corps est déjà en décomposition, la peau du visage est toute décrochée et tient à peine sur les os de la tête, dessous la peau, il y a une sorte de texture comme des morceaux de coton dermatologique prédécoupé mais gris foncé. Je suis surprise mais ce qui m’intrigue le plus c’est que la poupée thaïlandaise a elle aussi le visage tout décomposé.

Je me réveille lorsque ma fille se glisse contre moi en me disant qu’il fait 19 degrés dans la maison.

Mutant Chronicles (2008)


  • Réalisation : Simon Hunter
  • Genre : fantastique
  • Année : 2008
  • Durée : 1h45
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
2707. Une guerre des tranchées. Deux armées s'affrontent quand surgissent du fond de la terre des humains mutant dotés d'une arme puissante et tranchante en guise de bras. Ces humains ont été transformés par une machine venue de l'espace, enterrée et accidentellement réactivée qui transforme les cadavres en de nouveaux guerriers qui détuisent tout. Devant l'imminence d'un abandon de la Terre vers les colonies spaciales, un homme, frère Samuel (Ron Perlman) se déclare volontaire pour conduire un groupe de soldats pour aller détruire la machine enfouie sous Terre depuis 10 000 ans.

Est-ce un film intéressant ?
Film vu dans le cadre de mon défi Steampunk.

Un avenir dystopique des plus atroces nous est montré dans ce film. J'ai bien aimé, à part quelques scènes plutôt sanglantes. Lorsque frère Samuel choisit son équipe, façon "mission impossible", j'ai trouvé ça plutôt très bien trouvé, un peu d'humour quand même ! Nous avons là un film qui se base sur un jeu de guerre, alors, il ne faut pas s'attendre à beaucoup de romantisme, mais bon, il est question de sauver l'humanité ! Nous avons affaire à une équipe de 12 combattants de toutes origines et spécialités, façon "chevaliers de la table ronde", très bien trouvé comme référence.

Il y a du suspens, de l'émotion, c'est bien entendu un film d'action, c'est clair, au moins on en a pour notre attente. Les décors sont très bien rendus (villes dévastées, population en exode, la nécropole,...), les vaisseaux sont complètement extraordinaires, c'est du jamais vu !
Donc un film d'action tirant sur le fantastique de par son sujet, beaucoup beaucoup d'hémoglobine mais des combats spectaculaires.

Mes notes et mon classement :

Epoque = 0/2 : nous sommes dans le futur, ambiance plutôt "guerre des tranchées 14-18"
Objets = 5/5 (la machine à créer les mutants, les mutants, les vaisseaux de transports mi-blindés-mi aériens, le livre des chroniques,...)
Décor = 3/3 (du gris, de la carlingue, de la vapeur, du feu et du métal, que du bonheur Steampunk !)

Ce qui fait une note globale de 8/10 donc un logo "à fond les manettes"

Voici que s'achève mon "défi Steampunk" commencé il y a un an. Cette aventure m'a permis de revoir des films inoubliables (Dune, Blade Runner), de découvrir deux séries (Doctor Who et Warehouse 13). Une belle aventure, que je voulais achever en un an (car sinon, la motivation n'y est plus). Mission accomplie !

Charlotte Gray (2001)


  • Réalisation : Gillian Armstrong
  • Genre : drame, romance, film de guerre
  • Année : 2001
  • Durée : 1h50
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Londres, 1942. Charlotte Gray (Cate Blanchett) qui désire rejoindre l'armée fait la connaissance du pilote Peter Gregory (Rupert Penry-Jones). Les jeunes gens tombent follement amoureux, Peter part en mission pour la France, son avion est abattu et Peter ne donne plus signe de vie. Charlotte, qui a fait ses études en France, entreprend de rejoindre la résistance française pour tenter de le retrouver. Elle devient alors Dominique.

Charlotte (Cate Blanchett) et Peter (Rupert Penry-Jones)
Est-ce un film intéressant ?
Dieu sait que je n'aime guère les films sur la guerre, ils m'ennuient. Mais bon, encore une entorse à mes goûts habituels pour ma filmographie de Rupert Penry-Jones. Adapté du roman (écrit en 1998) de Sebastian Faulks, ce film se laisse voir.

Evidemment, il ne faut pas être allergique aux romances qui finissent mal et globalement il y a quelques invraisemblances auxquelles j'ai beaucoup de mal à adhérer (la lettre passée au travers du train est tirée par les cheveux, désolée...). Une femme s'engage pour rejoindre son amour et en trouve un autre. Un film sur la fidélité, le respect, l'amour, mis aussi le renoncement.
Personne ne se bat pour un pays mais pour un amour.
C'est dur, injuste, etc... Personnellement, je préfère mon Rupert mais on ne peut pas en vouloir à Charlotte/Dominique d'avoir succombé au charme du beau Julien (Billy Crudup) le français, après tout, elle croyait que son bel amour était mort....mais quand même, quand elle le retrouve...c'est vraiment trop injuste ! Rien de bien neuf sinon pour le reste de l'histoire : les enfants juifs abandonnés, les actions de la résistance, les résistants arrêtés que l'on ne revoit plus. Le film en lui même n'est pas mal réalisé : à voir si on apprécie les acteurs. Notons au passage Michael Gambon qui jour le rôle du père de Julien et chez qui Charlotte/Dominique séjourne lorsqu'elle arrive en France.

Still Crazy (1998)


  • Réalisation : Brian Gibson
  • Genre : comédie dramatique
  • Année : 1998
  • Durée : 1h30
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Les membres d'un  groupe de rock se réunissent vingt ans plus tard, dans le but de se produire sur la même scène qui fut celle de leur dernière représentation. Ils entreprennent auparavant une tournée qui ranime les angoisses, les joies, les doutes et rivalités.

Est-ce un film intéressant ?
Encore une très bonne surprise que ce film que je découvre dans mon parcours de la filmographie de RPJ qui joue ici le rôle de Ray, le chanteur du goupe "Strange Fruit", 20 ans auparavant. C'est une comédie assez drôle à bien des égards, légèrement dramatique lorsque l'on aborde les frasques des chanteurs alors dans leur belle gloire : sexe, drogue et rock and roll.

Karen (Juliet Aubrey), la petite amie d'un des membres d'alors, est contactée par Tony (Stephen Rea) l'un des musiciens (secrètement amoureux d'elle) et accepte de devenir le manager du groupe qu'il faut maintenant  tenter de reformer. Tous deux entreprennent de contacter les autres membres et de les inciter à se produire sur scène, ce qu'ils acceptent tous, histoire, peut-être, de retrouver leur jeunesse perdue. Ray vieux est joué par un Bill Nighy impayable.
Ray, le chanteur du groupe incarné par
Rupert Penry-Jones pour les années 70
Bill Nighy pour les années 90
Un film tout à fait plaisant (même si RPJ n'y fait qu'une brève apparaition, le voir sur scène se déhancher, ça vaut le détour !).

J'ai tout de suite pensé au parallèle avec le groupe Metallica dont j'avais vu un documentaire il y a quelques années, qui montrait les difficultés quotidiennes de ce genre d'artistes : leur quotidien avec leur famille (pas forcément heureuse du tout le remue-ménage induit par les répétitions, les enregistrements et surtout les tournées de plusieurs mois), les horaires décalés, les problèmes de manque d'inspiration pour écrire les paroles ou la musique des chansons etc... leur manque de confiance en eux alors qu'ils sont ensensés par une foule admirative ou leur problème d'égo surdimentionné.

A découvrir donc.

Cold Comfort Farm (1995)


  • Réalisation : John Schlesinger
  • Genre : comédie
  • Année : 1995
  • Durée : 1h15
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Londres, années 30, Flora Poste ( Kate Beckinsale) se retrouve orpheline et pratiquement sans le sou. Son amie (Joanna Lumley) l'encourage à prendre un petit travail genre bibliothécaire, qui la rapproche du monde de l'écriture ; mais Flora veut être écrivain ! Elle demande asile à plusieurs branches de parents éloignés et finit par choisir de s'installer à Cold Comfort Farm chez les Starkadders, de lointains cousins qui acceptent de la recevoir, surtout parce qu'ils se sentent redevables vis à vis du père de Flora. Dès son arrivée, Flora se met au boulot pour modifier un peu la vie des Starkadders, qui semblent tous un peu fous, et plutôt de grossiers personnages, vivant sous l'autorité de Tante Ada Doom, elle même semblant assez dérangée vivant reclue dans sa chambre. Ils ont tous besoin d'un petit coup de pouce pour vivre leurs rêves.

Est-ce un film intéressant ?

Adaptation d'un roman de Stella Gibbons. Bonne surprise que ce petit film visionné dans le cadre de la découverte de la filmographie de Rupert Penry-Jones (RPJ).

Une très bonne comédie anglaise (certainement jamais passée en France) mais qui me rappelle le genre de film que je regardais en famille quand j'étais jeune.

Kate Beckinsale est géniale dans ce rôle "à la Jane Austen" d'ailleurs fréquemment citée car Flora, le personnage qu'elle incarne y fait souvent référence, dans sa volonté de vouloir améliorer la vie des ses parents. Elle y parvient et tout est pour le mieux à Cold Comfort Farm !
Dick Hawk-Monitor (RPJ) et Elfine (Maria Miles)
RPJ joue ici le rôle du châtelain du coin, amoureux de Elfine, la cousine de Flora, qu'il finira par épouser grâce à l'intervention de Flora la bonne fée.

A découvrir ! (mais ce n'est pas facile de trouver un exemplaire).

Dream House (2011)


  • Réalisation : Jim Sheridan
  • Genre : fantastique, thriller
  • Année : 2011
  • Durée : 1h30
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Editeur à succès, Will Atenton (Daniel Craig) quitte son emploi et New York pour rejoindre son épouse (Rachel Weisz) et ses filles dans une petite ville. Bientôt, ils découvrent que leur maison a été le théâtre d'assassinats perpétrés par un certain Peter Ward, qui se trouve enfermé dans un asile psychiatrique. Lorsque Will décide de le rencontrer, il découvre alors que c'est un double de lui-même (à la moitié du film).

Est-ce un film intéressant ?
Sincèrement, il ne faut pas être grand-clerc pour découvrir dès le début du film que le récit n'est pas aussi net que les apparences le laissent supposer... Très vite, on se doute qu'il y a là matière à rêve ("dream house"). Cette histoire me fait très fortement penser à "Shutter Island" : là aussi le héros s'invente une vie durant son "délire", histoire de tenir le coup. Bon, passé ce moment de déception, j'ai tenté de me laisser prendre quand même au jeu du cinéma, au jeu des acteurs. Peine perdue. Un film décevant au possible !

La Délicatesse (2011)


  • Réalisation : Stéphane Foenkinos et David Foenkinos
  • Genre : romance
  • Année : 2011
  • Durée : 1h50
  • Langue en VO : français
Que raconte l'histoire ?
Nathalie (Audrey Tautou) est mariée à François (Pio Marmaï), le couple nage dans le bonheur lorsqu'un jour François part faire son footing, est gravement accidenté et meurt à l'hôpital. Trois ans plus tard, Nathalie a décidé de vivre pour son travail, mais l'équilibre est fragile, elle comprend que ce n'est pas tout. Lorsque Markus (François Damiens) l'un de ses timides collaborateurs entre dans son bureau, elle l'embrasse à pleine bouche et oublie aussitôt son comportement. Markus quant à lui vit sur un petit nuage et cherche à capter son attention. Nathalie, d'abord méfiante, finit par apprécier sa compagnie, à la surprise de son entourage : Nathalie est jeune et belle et Markus n'a rien d'un Appolon.

Est-ce un film intéressant ?
Adaptation du roman éponyme de David Foenkinos également co-réalisateur. Je n'ai pas lu le bouquin et n'en ai aucune envie, l'histoire est originale, mais je n'ai pas été convaincue par la réalisation, le film  manque de quelque chose, on n'arrive pas à croire aux personnages. Les acteurs sont très passables (je ne suis pas du tout une fan de Tautou !). Donc un film qui ne me laissera pas un grand souvenir.  

CETTE PERSONNE NE VOUS DIT PAS



Tout commence par un reproche, timide et souvent inaudible, quelques mots qui s'envolent dans un soupir, la femme n'a pas ce qu'elle désire. Les jours se succèdent sans autre changement que le temps qui s'enfonce de plus en plus un peu partout, déchirant la peau, trouant les os, arrachant les cheveux, et le regard, tu vois, le regard ne s'apitoye pas, car il ne voit pas l'état extérieur, il comprend juste ce qui remue à l'intérieur. Il y a une bête qui tourne en rond, une petite bête qui se nourrit sans bruit mais qui pousse doucement les bords de sa prison. Parfois, la bête se calme et semble repue pour de bon. Ce n'est qu'eau dormante. Le dégoût la tourmente. Un jour viendra où la bête va se se sauver enfin dépouillée de son enveloppe trop serrée. Libre enfin. Autonome. Ce jour viendra, car cette personne ne vous dit pas que son coeur est brisé.

Quand j'étais chanteur (2006)


  • Réalisation : Xavier Giannoli
  • Genre : romance
  • Année : 2006
  • Durée : 1h50
  • Langue en VO : français
Que raconte l'histoire ?
Clermond-Ferrand. Alain Moreau (Gérard Depardieu) est chanteur de bal. La cinquantaine, il est désabusé sur sa vie qu'il partage avec une petite biquette dans sa grande maison à la campagne. Son ancienne femme (Christine Citti) gère son emploi du temps d'une main de maître. Un jour, Alain tombe sous le charme de Marion (Cécile de France) une jeune agent immobilier réservée qui pourtant lui tombe dans les bras au premier soir, mais elle s'enfuit au petit matin. Alain cherche à la revoir et lui demande de lui trouver une nouvelle maison.

Est-ce un film intéressant ?
C'est mon amie MP qui m'a donné envie de regarder ce film, et je l'ai trouvé formidable. Gérard Depardieu est tout à fait convainquant dans son rôle, en plus c'est lui qui chante, et ce n'est pas mal du tout !

Le personnage d'Alain Moreau est inspiré par Alain Chanone (qui joue le rôle d'un autre chanteur de bal Philippe Mariani qui remplace l'artiste lorsque celui-ci tombe malade.

A voir absolument ! ne serait-ce que pour la chanson de fin "Les paradis perdus" par Christophe himself tandis que défilent les dernières images. A vous donner des frissons (de bonheur).

Lien externe

Tideland (2005)


  • Réalisation : Terry Gilliam
  • Genre : fantastique
  • Année : 2005
  • Durée : 2h
  • Langue en VO : anglais
Que raconte l'histoire ?
Jeliza-Rose (Jodelle Ferland) a une dizaine d'années et s'occupe de ses parents tous deux grands drogués complètement irresponsables, elle les aident même à se piquer à l'héroïne. Sa mère, enceinte, meurt d'une overdose et son père (Jeff Bridges) décide alors de partir et emmène sa fille dans la vieille maison de sa mère perdue au milieu d'un grand champ.
Ils découvrent que la grand-mère est morte et que la maison est complètement délabrée. Peu de temps après, le père meurt lui aussi d'une overdose et la petite  Jeliza-Rose se retrouve toute seule, et affamée, ayant pour seule compagnie des têtes de poupées avec lesquelles elle dialogue et s'invente un autre monde. Bientôt, elle fait connaissance de Dickens, son jeune voisin, un adolescent trépané suite à un accident de train, qui vit avec Dell (Janet McTeer, vue dans Precious Bane) sa grande soeur, une grande femme borgne que la petite surnomme "Queen Gunhilda" comme si c'était sa mère. Dell décide de faire grand nettoyage dans le taudis de la petite, lui fait à manger mais la prend ensuite en grippe et la chasser parce que la petite a découvert bien malgré elle quelques uns de ses secrets.

Est-ce un film intéressant ?
Un très beau film sur le monde de l'enfance privée de repères habituels mais arrive à se fabriquer un monde parallèle propre à la rassurer. Le grand champ de céréales devient océan ; "Tideland", le pays des marées, où le rêve peut engloutir la vilaine réalité.


Des parents absents, des morts regrettés. Un véritable conte initiatique où les enfants "jouent à l'amour" mais doivent également combattre des monstres.


J'ai bien aimé : c'est vraiment un très beau film, bien joué, bien réalisé, une superbe photo. Je songe à ce tableau de Andrew Wyeth "Christina's world" qui a tant de points communs avec cette histoire (je trouve).

© Andrew Wyeth
Jeliza-Rose, la petite fille qui cherche tant à reconstruire sa famille perdue, à retrouver son foyer.







Notons que le film est une adaptation du roman de Mitch CULLIN.

Un film à ne pas manquer ou à revoir !


DE BATTRE MON COEUR

Je n'avais pas prévu l'enchantement, quand même, je ne suis pas devin. Je n'avais pas prévu de tomber sur un os en frôlant le réservoir de ta peau. Je n'avais pas prévu de sentir mon coeur se tromper de tempo. J'ai bien compris alors. Le goût des aliments qui s'éloigne, les vides et les pleins d'un regard qui trace un message chiffré, le silence comblé par des phrases impossibles au souvenir. Et toi alors, le souffle amorti dans mon coeur.
© C. Magnaval

TABLEAU DE BORD

Je n'aime pas du tout, mais alors pas du tout le nouvel affichage du tableau de bord de blogger. Je l'ai testé dès le départ mais j'ai du mal à m'y habituer, et suis revenue à l'ancienne interface tant qu'elle dure. Pourtant j'aime bien les innovations quand elles simplifient l'existant. Mais pas celle-ci. Il faudra bien s'adapter pourtant.

De battre mon coeur s'est arrete (2004)

mise à jour 4 mai 2012

  • Réalisation : Jacques Audiard
  • Genre : drame
  • Année : 2004
  • Durée : 1h40
  • Langue en VO : français
Que raconte l'histoire ?
Paris, de nos jours. A 28 ans, Tom (Romain Duris) est un agent immobilier véreux à Paris, n'hésitant pas à malmener les mauvais payeurs, à menacer des immigrés squatteurs d'immeubles qu'il doit revendre. Lorsqu'il rencontre par hasard l'imprésario de sa mère, une ancienne pianiste virtuose à présent décédée, celui-ci lui demande s'il pratique toujours. Tom lui répond affirmativement et l'impressio lui propose de passer une audition. Convaincu qu'il a raté sa vocation, Tom se met en devoir de préparer sérieusement son audition mais le mépris du premier professeur rencontré le met en rage. Un étudiant chinois ayant entendu l'échange lui propose alors de prendre des cours auprès de Miao Lin (Linh Dan Pham) une amie chinoise qui vient juste d'arriver en France et qui ne parle pas le français. Progressivement, Tom supporte de moins en moins son ancien métier, la duplicité de son collègue à qui il sert d'alibi lorsqu'il trompe sa femme, son père qui lui demande de molester des mauvais payeurs etc...

Est-ce un film intéressant ?
Une fois n'est pas coutume, j'ai vu ce film avant l'avalanche de récompenses décernées lors de la récente cérémonie des César qui a comblé certains espoirs sans toutefois honorer celui qui en était l'âme, le coeur oserai-je dire. Je le redis ce soir, Romain est époustouflant d'humanité, maladroit dans sa recherche d'une nouvelle vie. Très présente aussi : la musique. Indispensable alliée du spectateur qui sombre dans l'exigence implacable de l'art. Sans concession. Doute, émerveillement, renoncement, allégresse. Succession d'états d'âme dans un défilé de chaud-froid des sentiments, propre à nous étourdir. Je ne suis pas musicienne, par paresse sans doute, mais j'imagine le vertige des musiciens qui contemplent l'abysse de leur folie. Je les admire, je les envie. Le romantisme du piano me donne toujours ce sentiment d'inaccessibilité, car la musique est pour moi un étrange accomplissement de l’être que je ne peux assouvir.

Dans ce film, la musique de Bach, et plus particulièrement la Tocata, nous accompagne comme un métronome bat la mesure du temps qui passe. La musique comme une odeur des souvenirs, un parfum qui se retrouve en captant les effluves dispersées au fil des années et qui reviennent nous hanter.

De battre mon coeur ne cesse...

Un très beau film à voir et à revoir !