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05 septembre 2026

[JOURNAL] Au fil des livres, les fils rouges littéraires

 

 
 
 
 
 
Après avoir laborieusement terminé le livre "Une année avec Gertrude Stein" lu en service presse (ma critique sur le lien) j'ai eu envie de lire un roman de cette femme et choisi ces deux là empruntés à la bibliothèque.


J'ai commencé cet après-midi le roman "L’Autobiographie d’Alice B. Toklas" et j'ai déjà un fort désir de poursuivre, tant par le style de l'auteur qui convient à ce que j'identifie comme de la "belle et bonne littérature", que des histoires qui y sont relatées dans le monde de l'art où je retrouve un sujet très confortable et familier.

Parfois, sans le désirer réellement, mes lectures se poursuivent et se répondent comme un écho où apparaissent les mêmes personnages, les mêmes quartiers, les mêmes sujets ; cette sorte de sérendipité littéraire m'enchante car, si j'ai pu choisir un livre au hasard par le titre, la couverture, je peux être amenée à désirer une autre lecture pour un motif plus profond, plus dirigé, avec le sentiment d'avoir découvert un nouveau trésor.

 

Illustration : portrait de G.Stein par F.Valloton 

19 août 2026

[JOURNAL] Les courriers du bonheur


L'été est une saison propice à la réflexion, à l'introspection, à envie d'être plus présente au milieu d'un ensemble imaginaire qui rassemble mes amitiés proches et lointaines dans le temps ou l'espace. La saison de l'ensoleillement maximal, et nous avons été vraiment gâtés cette année, me pousse à écrire à ceux qui comptent depuis longtemps, écrire des choses plus personnelles, prenant le soin de choisir un joli support, m'appliquer sur l'écriture pour qu'elle soit lisible même par des yeux anciens et fatigués. Pour ne rien oublier cette année je fais un suivi des courriers envoyés car ma mémoire défaille de plus en plus, bien entendu je sais qu'il faut l'entraîner comme un muscle qui ne doit jamais se reposer afin de conserver souplesse et permanence mais je me rends compte que certains détails disparaissent à un point où je doute s'ils ont existé. L'été 2026 fut donc propice à cette activité tellement satisfaisante d'écrire.
 
J'ai aussi pu tester la nouvelle lenteur de distribution des courriers ! Ma mère me disait hier soir au téléphone que le facteur ne passait pas tous les jours dans sa rue, je suppose qu'il en est de même dans certaines communes. Le manque de personnel fait fermer les bureaux de poste, dans le meilleur des cas, le bureau ouvre à des heures indues qui ne correspondent qu'à ceux qui ne travaillent pas ! Pour les autres, il faut poser une demi-journée pour envoyer ou retirer un pli ou colis particulier. Je commande mes timbres de collection par internet car au bureau de poste, il n'y a pas une offre suffisante. Je trouve dommage que le lien physique soit de plus en plus détruit au bénéfice du virtuel, car l'immatériel n'a pas le même impact.
 
Pour conclure, je continuerai à écrire car je sais que la réception d'une lettre est un bonheur qui ne peut égaler la réception d'un message sur téléphone et parce que je crois que les liens sont ainsi confirmés, renforcés et témoignent aussi que celui qui écrit l'a fait avec le cœur.

31 juillet 2026

[JOURNAL] Des lectures contradictoires pour se cultiver

 

Pour finir le mois de juillet, voici un billet un peu différent aujourd'hui, que je rumine depuis 2 jours.

Ce n'est pas toujours aisé ni une partie de plaisir, plutôt un intérêt personnel, je lis régulièrement des journaux à l'ancienne sous forme papier mais également en ligne dont les contenus ne sont pas forcément dans mon cadre de pensée. Cet exercice me permet deux choses : 

  1. apprendre d'un autre point de vue (même si mon avis ne change pas),
  2. renforcer mes convictions et leurs fondements.
Certes, il ne peut y avoir de pensée unique et véritable mais cela me consterne souvent lorsque je me frotte à la bêtise de certains, et non des moindres (élus ou hauts fonctionnaires), à la lecture de leur explications ou décisions. Parmi les sujets que je trouve plutôt pathétiques voire tragiques :
  • défendre les délinquants, criminels et assassins plutôt que les victimes, mais purée, mettez-vous un peu à la place de ceux qui ont tout perdu
  • ne pas donner les moyens à ceux qui nous font vivre : cultivateurs, agriculteurs, et privilégier l'import de produits agroalimentaires "bas de gamme", pollués et chimiquement trafiqués,
  • ne pas prendre à bras le corps le scandale de l'aide sociale à l’enfance malgré les multiples témoignages accablants des enfants eux-mêmes,
  • accepter que nos représentants (députés, sénateurs, ministres) puissent être des délinquants ! pour nous, citoyens lambda, on en est sûr, nous n'avons pas droit à l'erreur ! 

Bien d'autres sujets me tiennent à cœur : la scolarité en dégringolade, la santé avec la problématique du manque de médecins, de dermatologues, l'argent versé à des pays étrangers alors que nous sommes pauvres et que nous n'avons pas les moyens de ces actions. 

Je garde la foi en espérant que la raison finisse par gagner sur les idéologies utopistes mais rien n'est moins sûr en ce qui concerne l'avenir de nos enfants qui vont peut-être vivre dans un monde (pays) qui ne ressemble pas à celui que nous aurions pu avoir si de meilleures décisions avaient été prises.

28 juillet 2026

[JOURNAL] S'instruire avec des MOOC


 

Il y a quelques temps j'ai découvert plusieurs sources intéressantes pour apprendre certains sujets qui m'intéressent à savoir l'art et le patrimoine.

J'occupe mes journées d'heureuse retraitée entre mes occupations dans la maison, auprès de ma famille, mes promenades, mes visites du patrimoine, mes lectures quotidiennes, mes écritures sur internet, dans mes deux journaux "papier", à mes amis à l'ancienne : sur lettre ou carte, mes séjours chez ma mère, et pour finir mes apprentissages en suivant des cours dispensés sur internet : les MOOC, autrement dit des "Massive Open Online Course" ce qui se traduit par des cours en ligne ouverts à tout le monde.

Ceux que je regarde sont gratuits même s'il existe des cours payants, je ne suis pas prête à dépenser pour cela car je consacre déjà une certaine somme (plus de 200 €) à mes abonnements annuels pour certains musées parisiens, et je ne le regrette pas car je les rentabilise même si les trajets sont assez fastidieux, cela ne m'empêche pas de les entreprendre (plusieurs heures d'aller-retour sont nécessaires depuis ma banlieue lorsque je vais sur Paris).

J'aime beaucoup ces enseignements rendus possibles et je suis très reconnaissante à ceux qui partagent leur savoir ; je pense que l'instruction sauve de bien des maux, à commencer par l'ennui.

Mes plateformes de MOOC préférées sont :

Et je regarde aussi les vidéos des explications et visites virtuelles privées de :  

 

Illustration : Projet pour l’église de la Colònia Güell par Gaudi

05 juillet 2026

[PATRIMOINE] Visite de l'AFAC à la gare de l'Est

 

Je crois me souvenir que c'est grâce aux réseaux sociaux que j'ai découvert l’existence de l'association Française des Amis des Chemins de fer (AFAC) et la possibilité de visiter les locaux à la gare de l’Est. Après avoir réservé mon créneau de visite, je m'y suis rendue selon les indications et j'ai été accueillie par un membre qui s'est chargé de me présenter les premières salles (secrétariat, bibliothèque) :

Avant que je rejoigne les salles réservées aux réseaux miniatures :

  • une première salle un circuit à l'échelle HO (1/87e)
  • et une seconde avec un circuit échelle O (1/43,5) et l'autre à l'échelle I (1/32e).


Je n'ai pas eu de visite guidée formelle (type cours) et j'ai déambulé tranquillement. Je suis allée voir la seconde salle car il y  avait trop de monde à la première puis je suis revenue sur mes pas. J'ai pu poser quelques questions aux membres qui répondent avec enthousiasme à toute sorte de public que ce soit un adulte ou un enfant. 

Le fonctionnement des réseaux est assuré par des bénévoles qui sont dans le décor tels des Gulliver.


 

J'ai passé un agréable après-midi, le tout, c'est de se motiver car, habitant en banlieue sud, il me faut pratiquement 2 heures pour arriver à la gare de l'Est, surtout en période de travaux sur les voies de chemin de fer avec de nombreuses fermetures durant les mois de vacances.

clic pour accéder aux réservations de visites

 

 

 

31 mai 2026

[JOURNAL] Le Corbusier au quatrième étage

 

Toujours curieuse d'apprendre, je regarde régulièrement des documentaires, des vidéos sur internet sur les sujets qui m'intéressent : histoire, patrimoine, art et parfois aussi de la littérature mais de récents désappointements m'ont éloignée pour un moment des influences de réseaux car la littérature, la vraie qui m’importe, n'était pas au rendez-vous de ce que j'attends d'un bon livre. 

Cette semaine, un documentaire m'a interpelée ou plutôt un extrait : l'intervenant indiquait que Le Corbusier considérait qu'un immeuble sans ascenseur pouvait être construit jusqu'à 4 étages sans que les habitants du dernier étage soient accablés par la montée des escaliers, y compris les vieillards (pour moi ce n'est pas un mot péjoratif).

Cela m'a irritée car je ne pense pas que ce monsieur ait, un jour de sa fin de vie, monté 4 étages sans être essoufflé, chargé de sacs de courses etc.

Cette allégation me pousse à émettre l'idée qu'il aurait fallu instaurer une règle : que ceux qui construisent des cages à lapins, des maisons trop petites, des chambres inutilisables en tant que telles (sauf si l'on n'y met qu'un lit), soient obligés de vivre dans les habitations qu'ils ont conçues ; nul doute qu'avec cette règle, les logements (maisons ou appartements) auraient hérité d'un peu plus de bon sens et logique pour le quotidien des familles qui en prendraient possession.

 

illustration par Antoine Gravier sur Unsplash (cité radieuse Marseille)

25 mai 2026

[EXPO] De l'art moderne et des réflexions intimes


Il y a quelques temps, j'ai surpris la conversation peu discrète d'une femme qui travaillait sur l'installation à venir de la Caverne du Pont Neuf et c'est la semaine dernière, depuis mon bus qui traversait la Seine sur le pont au Change, que j'ai pu voir l'installation en cours qui ressemble de loin à des monts enneigés sans doute à cause de cette couleur gris-blanc qui me fait penser aux Alpes.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup évoquent l'absurdité d'un tel montage tandis que d'autres défendent l'art, sous toutes ses formes. Sur son site, JR reconnaît l'hommage qu'il fait à l’installation que Christo et Jeanne-Claude avaient produit sur ce même pont quelques années auparavant.

 

Je suis toujours surprise que des artistes peuvent dépenser beaucoup d'argent à un projet alors qu'autrefois les artistes étaient plutôt très précaires et ne survivaient que grâce à des protecteurs, mécènes et familiers. Aujourd’hui, ce sont les affaires qui leur permettent de gagner de l'argent, c'est une façon différente de surprendre un monde, le public, de l'amener à se poser des questions, peu importe les réponses dont aucune ne porte la vérité, car l'art a une vocation très spirituelle, et il se ressent différemment de l'un à l'autre ; pour ma part je ne suis pas tellement attirée (convaincue) par l'art moderne mais il m'amuse et je ne m'interdis pas de regarder et de juger.

EXPO en cours "Formes ouvertes" 

A l'institut suédois, l'exposition Formes ouvertes propose des œuvres que je catégorise comme relevant du "minimaliste" ou "op art" et je me dis "je crois que je serai capable de faire la même chose". Au secondaire, ma professeur nous a appris beaucoup de techniques et très honnêtement, les ressources nécessaires pour produire de l'art contemporain sont à la portée de tout le monde, pour peu d'avoir de l'imagination : il ne faut pas savoir dessiner correctement : une tâche, une esquisse, un brin de laine tendue, une forme et c'est l'affaire conclue. 

Pour ma part, l'art fait partie de ma vie quotidienne et l'avantage de Paris et sa proche banlieue c'est que l'art est à la portée de tous car de nombreux endroits sont gratuits.

clic sur l'image pour agrandir

 

  • La Caverne de JR est visible du 6 au 28 juin 2026 
  • Formes ouvertes jusqu'au 19 juillet 2026 (accès libre)

 

illustration : photo personnelle, la Caverne de JR sur le pont Neuf depuis le pont au Change, 21 mai 2026

20 mai 2026

[JOURNAL] En attendant le beau


 
En attendant le beau dont j'écrirai des bribes dans quelques jours, je reprends ce carnet pour pousser un "coup de gueule", c'est étonnant à quel point il me parait urgent d'écrire ce qui affole ma conscience avant même d'avoir envie de partager ce qui est beau dans ma vie. L'actualité me désespère et, si j'étais plus jeune, je serais capable de quitter la France pour vivre dans un pays moins permissif, où les victimes passent avant les agresseurs, où les enfants sont protégés des abus de toutes sortes, où le travail permet de vivre dignement etc... Ce pays existe-t-il ? Pour moi il est trop tard pour chercher une réponse et j'espère seulement que mes enfants feront le bon choix s'ils sont confrontés à une impasse. Je veux le meilleur pour eux mais je sais aussi que mon "meilleur" pourrait ne pas être le même pour eux ; cette vérité ne me gêne pas tant qu'ils trouvent leur forme de bonheur dans le "meilleur des mondes possible".

11 avril 2026

[JOURNAL] Les écuries d'Augias

A la suite du carnet d'un voyage intérieur, rédigé comme prévu du 19 avril 2024 au 18 avril 2025, j'ai commencé un nouveau carnet qui fut terminé fin 2025, suivi par le carnet actuel commencé en janvier 2026. Dans ces carnets, j'écris un peu ce qui me passe par la tête, c'est souvent l'occasion de décrire une visite, une rencontre, une idée particulière, j'y note des remarques parfois personnelles, des anecdotes que j'illustre avec des images, papiers découpés avec une paire de ciseaux crantés qui donne à l'image découpée la forme d'un timbre.

Début avril, j'ai commencé un autre carnet, spécial, dédié aux souvenirs ou aux émotions liées à mon père et pour le moment j'y écris chaque jour, car chaque jour son souvenir vient me frôler comme les ailes d'un papillon. Lorsque je me pose, que je regarde en moi, je vois une coquille vide, une huitre qui a perdu sa perle, c'est douloureux. J'ai l'impression que tout ce que j'ai créé avant de très personnel est à présent périmé.

Ce matin j'ai eu envie de modifier ma photo d'avatar et j'ai choisi une peinture que je trouve très belle et qui me ressemble depuis que j'ai décidé de laisser mes cheveux naturels, c'est à dire "poivre et sel", et que je les ai coupés car ils m'arrivaient "à la taille". Je ne regrette pas du tout cette décision et suis même heureuse d'avoir cette tête que je trouve belle, malgré les signes de l'âge.

Le printemps est signe de renouveau et je vais dans les prochains jours m'atteler à faire le tri : éliminer certains habits d'hiver que je ne remettrai plus, vérifier ce qui me manque pour la belle saison, donner des livres, jeter des papiers d'archives, purger mes écuries d'Augias de tout ce qui encombre car j'ai besoin d'atténuer mon empreinte.


Image de mon avatar 2026 : Alexander Roslin

23 mars 2026

[JOURNAL] Et à l'heure de notre mort

 

Mon père est mort. Il y a l'évidence, mais tout concoure à la sidération. Le corps est redevenu poussière. Les bougies ont été allumées. Les fleurs ont été commandées. Les derniers habits ont été choisis. Le dernier souffle a été rendu, petit murmure humide.

Mon petit coeur ne peut se remettre de ce rebours dans lequel je déplie constamment les moments les plus aptes à me réjouir, à me réconforter.

Il dort désormais d'un sommeil sans réveil parce qu'un ange, je crois, a emporté la douleur, la maladie, la vieillesse, l'inquiétude.

Il reste des souvenirs, des échos de voix, des petites chansons matinales que nul n'entendra plus. Les jours n'ont plus les mêmes espérances, les projections d'activités à long terme se réduisent au lendemain où nul ne sait l'heure de notre mort.

illustration de Sarluis "Dernier souffle"

07 février 2026

[JOURNAL] Courir



Pour certains courir est un acte de liberté, un sport à portée de tous et gratuit, pas de salle, pas d'équipement très technique, il est possible de courir avec ce que l'on possède et si tu ne possèdes rien, tes pieds nus seront ton vaisseau d'évasion. Pour moi, courir est une épreuve, une douleur traumatique, mais nul ne le sait, enfin de très rares proches savent. Courir n'est pas une source de joie mais de douleur, invisible, une blessure ancienne que je peux raconter, car cet instant dramatique est resté gravé dans ma mémoire et ma chair. Courir n'est pas si naturel : on marche pour avancer, aller de l'avant ne signifie pas se précipiter, en revanche on se met à courir devant le danger. Courir à perdre haleine. Le prédateur invisible ne m'aura pas si j'arrive à déplacer beaucoup de vent le long de mes oreilles. Je fis cet exploit autrefois, la meilleure, avant qu'un caillou de se glissa sous mon pas et me fit trébucher, avec pour résultat un pied sous l'autre jambe et un craquement épouvantable. Ma jambe à trente degrés par rapport à la normale. Cinq fractures. Six mois d'hôpital. Deux opérations. Des vis que je gardai longtemps dans ma boîte à bijoux comme des reliques d'un accident somme toute assez commun. Les séjours à l'hôpital durant une adolescence survoltée et tourmentée. L'ouverture recousue resta longtemps rouge le long de la jambe et je marchais en tentant de la cacher en tirant sur le bas de ma robe ou de ma jupe. Je fus dispensée de sport durant l'année suivante mais il fallu reprendre confiance. Toutefois je n'ai jamais eu envie de forcer et je restais toujours à la limite sans désir de se surpasser. Avant la vitesse me grisait mais la chute et ses conséquences furent trop horribles pour tenter de retrouver cette sensation. Lorsque je dus refaire des courses de vitesse ou d'endurance, je fis au mieux ce qui n'était pas beaucoup mais ma seule motivation était alors d'être la moins nulle possible et pas la meilleure, allant jusqu'à ralentir pour encourager les filles derrière moi (il n'y en avait pas beaucoup). Je payais ainsi ma dette : le fait de pouvoir remarcher sans douleur alors que j'avais cru perdre ma jambe était le prix à payer, ma seule victoire personnelle sur une jambe plus courte, des années de kinésithérapie et une talonnette dans une seule chaussure.

image de Jorgen Hendriksen via Unsplash (licence gratuite)

[EXPO] Paris sur un plateau et Les gens de Paris


Jeudi dernier je suis allée à Paris pour profiter de l'exposition "Les gens de Paris" de 1926 à 1936 dans le miroir des recensements de population.

L'exposition termine demain !

Une expo très riche en média pas uniquement des photographies comme je l'imaginais mais quantité de peintures, objets, panneaux résultants des recensements et à la fin, la base de données consultable des personnes recensées à interroger sur place mais aussi sur internet (voir lien à la fin). Une exposition très intéressante à tout point de vue : social, historique et patrimonial puisque sans cela nous n'aurions rien à voir.

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Arrivée un peu en avance par rapport à mon horaire de visite, je suis allée à la bibliothèque historique de la ville de Paris qui est dans le coin car je savais qu'il y avait l'exposition : "Paris sur un plateau : les jeux de société dans la capitale" dont je vous présente un medley ci-dessous (désolée pour les reflets mais c'est "comme si on y était" !).




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L'exposition dure jusqu'au 21 février 2026 (gratuite)

La bibliothèque historique offre à la consultation de gigantesques volumes de carte à consulter sur place : de quoi se plonger dans les cartographies préservées et trouver des informations pour tous ceux qui écrivent ou qui souhaitent se renseigner.

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Avant de rentrer chez moi, une photo du jardin du musée Carnavalet côté rue des francs bourgeois, un bon déjeuner dans la rue des rosiers et un passage à la pâtisserie Korcarz qui existe depuis 1948 pour rapporter des strudels monumentaux pour le goûter !


Lien pour consulter le Recensement de population sur le site officiel des archives de Paris.


Illustrations : affiches d'exposition et photos personnelles

24 janvier 2026

[JOURNAL] J'ai demandé asile au papier



De fil en aiguille (j'aime bien cette expression) j'ai suivi les traces de deux de mes amis bloggeurs des années 2005 désormais en résidence sur le blog de l'APA appelé Grains de sel, duquel je reçois les articles publiés directement dans ma boite mail (vous le retrouverez indiqué dans la marge dans les "liaisons heureuses). Elizabeth LC et Bernard M ont désormais arrêté leur blog et publient sur celui de l'APA, invitant les lecteurs à certaines réflexions toujours inspirantes. Bien entendu j'ai découvert d'autres auteurs à la plume sensible ce qui est toujours un cadeau.

Dans un article de Grains de sel, Philippe Lejeune, spécialiste de l'autobiographie, est mis à l'honneur (de nombreux diaristes de l'APA témoignent régulièrement leur reconnaissance à ce monsieur) et invite le lecteur à lire son Lucullus dîne chez Lucullus, ode à son projet d'écriture de soi : il est question de journaux d'enfance recelant des secrets, de pages parfois détruites, de l'importance de s'offrir à soi même l'écrin nécessaire où enfermer ses pensées, ses idées, ses théories.

Je pense que toute personne qui aime l'écriture ne peut être insensible à ce qui est dit, mais plus encore, que toute personne est alors envahie d'images, de souvenirs. Comment ne pas se souvenir de ses premiers écrits, des poèmes pour faire rire, des poèmes sur un air de chanson anglaise alors à la mode. Toute personne qui aime l'écriture et qui a dans ses meubles ce genre de petits cahiers peut se poser la question : pourquoi ai-je conservé cela ? Pour qui ? Est-ce seulement pour mes vieux jours ?

J'ai demandé asile au papier. C'est Philipe Lejeune qui écrit cette phrase formidable, qui cache chez lui la douleur et l'espoir. C'est peut-être cela au fond l'origine des carnets d'écriture : glisser vers un asile comme on s'engouffre dans un lieu providentiel, que personne ne connait réellement, que rien n'indique et qui se construit sans cesse, qui évolue, qui prend de l'importance comme un patchwork dont on ne verra jamais le motif, où l'on s'enferme volontairement sans vouloir que quelqu'un nous délivre.

illustration de Jan Kahanek sur le site unsplash (licence gratuite)

09 décembre 2025

[JOURNAL] Des livres et des heures




La lecture a toujours été ma compagne, et peu après avoir commencé ce blog que je considère comme un journal autobiographique en ligne, j'ai eu envie de créer un site dédié à mes lectures pour deux raisons :

  1. la première fut de satisfaire à mon besoin de classer mes articles dans le genre qui convient et, à l'époque en 2004-2005, les libellés n'existaient pas encore sur la plateforme de blogger,
  2. la seconde était de posséder un site référencé "lectures", condition nécessaire pour être contributrice sur le site "BOB" ou "Blog-o-Book", né fin 2008 pour associer aux livres les critiques publiées par les lecteurs. BOB avait une singularité : référencer les lecteurs géographiquement afin que nous puissions organiser des rencontres entre nous, personnellement je n'ai jamais participé à des rencontres car je n'avais pas le temps mais je trouvais l'idée intéressante. BOB n'existe plus mais d'autres plateformes que je considère comme professionnelles ont le même objectif de donner des avis de lecteurs "lambda", et j'estime ces avis généralement plus pertinents que les critiques professionnelles parfois dévoyées pour cause de connivences avec les maisons d'éditions sans égard pour le contenu, je parle en connaissance de cause.
  • Babelio : où je suis membre depuis les débuts,
  • Goodreads : j'ai créée mon compte cette année et j'y publie la même chose que sur Babelio pour tenter d'élargir mon "public",
  • Booknode : je ne pratique pas mais j'ai déjà les deux dessus !
  • Livraddict : même remarque que ci-dessus.

J'ai également un compte instagram depuis 2013 et j'ai voulu, un temps, y partager mes lectures en invitant les abonnés à lire mes critiques (résumés et avis sur mon blog) sans aucun succès je dois le dire. J'ai finit par constater que sur instagram on se contente de regarder une image, éventuellement de "liker" mettre un ♥ mais sans approfondir plus que cela.

Etant donné que cela prend du temps d'écrire un article, de le relire et de le publier, je ne veux pas, en plus, passer du temps à bidouiller une publication sur instagram dans l'idée de faire venir sur mon site littéraire de nouveaux lecteurs.

Je me contente de partager mon avis sur mes lectures en toute honnêteté, sans égard pour un auteur qui a choisi de livrer au public son ouvrage : si je pense que c'est mauvais je le mentionne puisqu'il s'agit de mon avis et en aucun cas une critique professionnelle, même si je lis avec des partenariats de maison d'éditions dont je reçois des livres en avant-première : mon but dans mes revues de lecture est seulement de dire ce que j'ai ressenti en tant que lectrice, pas en tant qu'éditrice.

Sur instagram je vois passer quantité de vidéos ou carrousels invitant à la découverte de livres et j'avoue être friande de ce genre de publications. Lorsqu'un résumé m'intéresse je me renseigne pour confirmer si ce livre "vaut le coup" avant de l'ajouter à ma liste à lire. Une journaliste avoue lire plus de 300 livres en quelques semaines ; je ne conteste pas le nombre mais je m'interroge sur la nécessité de cet aveu qui n'est pas un gage ni de qualité ni de pertinence.

Lisons à notre rythme sans pression sans injonction sans obligation de trouver bon ce qui est mauvais et ouvrons notre temps et notre coeur pour se distraire ou s'instruire.

Liens



25 novembre 2025

[EXPO] Legacy



La semaine dernière je suis allée voir l'exposition de photographies de Yann Arthus-Bertrand, célèbre militant pour la préservation de notre monde. La photographie n'est pas mon art préféré mais j'aime regarder de grandes toiles qui figent un instant, une époque.



La ville de Guyancourt expose jusqu'au 3 janvier 2026 un sélection de 40 ans de travail de cet artiste engagé, il en faut, même si je ne comprends pas tellement comment son engagement peut faire évoluer fondamentalement certaines pratiques comme le travail des enfants, des femmes, des hommes pour un rendement absurde. Il reste important de s'informer sur la misère du monde mais je ne pense pas que notre société puisse réellement changer quelque chose, ce n'est que mon avis.

Ci-dessous un medley des photos que j'ai le plus apprécié.






Photos personnelles - novembre 2025

16 novembre 2025

[EXPO] Le Palais Garnier 150 ans d’un théâtre mythique


Profitant de ma première visite à l'opéra Garnier j'ai vu l'exposition actuelle consacrée à la célébration des 150 ans du Palais Garnier. Tableaux, dessins préparatoires, costumes, issus des collections de la BNF, pour relater l’histoire de ce théâtre. C'est très intéressant, moi qui adore les croquis, les dessins, les costumes de scène de toute beauté ! Voici quelques photos en souvenir de ce que j'ai trouvé intéressant.

buste de Napoléon III par Jean-Auguste Barre




Le bal de l'Opéra par Henri Gervex 1886


page dans le progrès illustré 1896, pauvre spectatrice !

haut : costume de Melpomène (Orphée aux enfers) 1988
bas : robe de Maria Callas (Norma) 1964
et tutu d'Aurore (La Belle au bois dormant) 1974


le plafond original de Jules-Eugène Lenepveu
remplacé sur la demande du ministre de la Culture (André Malraux)
qui confie la tâche à Marc Chagall

sortie de l'exposition temporaire


[PATRIMOINE] La bibliothèque-musée de l'Opéra


J'achève ma découverte des sites de la BNF avec la bibliothèque-musée de l'opéra, un lieu mythique et impressionnant pour moi car c'est la première fois que je me rends dans l'enceinte de l'opéra Garnier. Une fois le contrôle des sacs passé, puis la vérification du droit d'entrée (il faut avoir un billet ou une carte d'abonnement), je me retrouve dans le labyrinthe 

photo personnelle du tableau d'Edouard Detaille, 1878
"Inauguration du nouvel opéra"

et j'avoue que cela manque d'indication mais après quelques renseignements pris je finis par atteindre la bibliothèque-musée qui se trouve sur deux niveaux.



Le musée

Les espaces du musée de l’Opéra font partie de la Bibliothèque nationale de France après le rattachement de la Bibliothèque-musée de l’Opéra à cette institution en 1935 et la disposition d'aujourd'hui date de 1991 :
  • au premier niveau se trouve l'exposition temporaire dans la rotonde basse de ce qui fut le grand salon de réception de l'empereur,
  • au dessus on trouve la collection permanente dans une galerie qui correspond à l’ancien fumoir des appartements de l’empereur.
escalier entre les deux niveaux du musée


La plupart des oeuvres du musée de l'opéra (souvenirs des compositeurs, des chanteurs et des danseurs du palais Garnier) sont en magasin : seule une petite sélection est exposée dans la galerie permanente que je n'ai pas pu photographier car il y avait beaucoup trop de personnes, il faut imaginer un couloir très lumineux composés de cimaises de verre et d’acier (de Richard Peduzzi) autrement dit des vitrines derrière lesquelles se trouvent quelques tableaux et objets de collection.


Avant d'arriver à cette galerie de l'exposition permanente, on traverse l'étonnant espace de magasins de la bibliothèque (derrière les grillages) située dans ce qui fut le "salon d'introduction".


Ce couloir, appelé la « galerie des guignols », est resté "dans son jus" depuis le XIXe siècle et fut dessiné par Charles Garnier. Malheureusement il n'y avait plus les décorations de guignols.



La bibliothèque

La bibliothèque, qui est également la salle de lecture, n'est accessible qu'aux personnes disposant d'un statut de chercheur.

La salle est très lumineuse c'est presque un havre de repos après le tumulte des galeries, escaliers, et l'espace du grand foyer.

déambulation dans le grand foyer

quelques prises de vue : horloge dans le grand foyer, la scène, les loges et le plafond


Mon prochain article présentera l'exposition temporaire actuelle :
suivre le lien ou cliquer sur l'image