[JOURNAL] Hâte-toi de bien vivre


Ce matin, j'ai déroulé un papier de ma boîte reçue lors de mon départ à la retraite l'année dernière.


Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour à lui seul est une vie. Sénèque

Cela m'a fait réfléchir. 

Il faut que je songe à me concentrer plus régulièrement sur moi-même, être un peu plus égocentrique. Je me rends bien compte que j'ai souvent caché mes véritables souffrances (pas forcément physiques) et cette prise de conscience me fait comprendre que j'ai certainement impacté ma vie entière et celle de mes proches sans aucun doute. Hélas, rien ne peut plus être modifié mais il est peut-être encore temps de prendre de meilleures décisions.

[PATRIMOINE] Musée de la toile de Jouy


L'un des avantages lorsque l'on est à la retraite c'est que, soudain, tout paraît possible : la liste des envies qui s'accumulaient jusqu'alors devient plus vivante, la surface fait des remous car, tandis que de nouveaux projets surgissent, d'autres intentions s'achèvent, comme l'envie de visiter un jour le musée de la toile de Jouy devant lequel je suis passée de nombreuses fois depuis plus de vingt ans et que j'ai pu visiter fin novembre lors du marché de Noël.

arrivée au château de l'églantine

Le musée qui existe depuis 1977 est installé dans le château de l'églantine depuis 1991 et est consacré à l'histoire de la manufacture Oberkampf qui fabriquait autrefois les toiles imprimées connues sous le nom de toile de Jouy.


J'aime beaucoup les motifs romantiques et visiter le musée en compagnie de la directrice, madame Charlotte du Vivier-Lebrun, fut un moment très apprécié : j'y ai appris l'histoire de Christophe-Philippe Oberkampf, un homme visionnaire doté d'une grande ingéniosité que j'avais un peu découvert lorsque j'étais allée à l'exposition "Illustres illustrés à Guyancourt", mais qui fut une révélation lors de cette visite ; je complèterai l'année prochaine mes connaissances par des lectures plus spécifiques.


Au rez-de-chaussée, le musée offre la reconstitution d'un intérieur qu'aurait pu habiter Oberkampf ; tout y est délicat, de bon goût et inspire le respect de tant de travail, d'ingéniosité et de désir de préservation, grâce aux pièces du Mobilier national français. A l'étage, au travers d'un circuit thématique, la collection permanente découvre l'histoire de la toile aux motifs floraux, géométriques et personnages, les techniques utilisées pour la teinture, les applications dans l'ameublement ou l'habillement.



Un projet de réouverture de la manufacture est actuellement porté par le musée, la ville de Jouy-en-Josas et le département des Yvelines ; nommé "Cité de la Toile", il prévoit le redémarrage à l'horizon 2030 d'une production de la célèbre toile afin de mettre en valeur le patrimoine unique représenté par la Toile de Jouy.


lien vers le site officiel


[JOURNAL] Au café de la Paix


Je suis tant de fois passée devant Le Café de la Paix depuis les années 90 sans jamais avoir imaginé pousser les portes de cette institution que j'imaginais réservée aux touristes et hommes d'affaires avec un certain pouvoir d'achat.


Mon intuition ne m'avait pas trompée : les prix sont élevés et il suffit de consulter les cartes disponibles sur le site officiel pour s'en rendre compte. Toutefois, l'heure est à la fête et, tant que cela m'est possible, je veux profiter de chaque instant et je dois dire que le lieu est un enchantement des yeux et du palais.


J'ai choisi un croque monsieur - mon snack préféré de tous les temps et mon choix habituel lorsque je vais dans une brasserie - et c'était l'un des meilleurs dégustés depuis des années : il a le goût de celui de ma jeunesse lorsque nous déjeunions sur la place d'Armes à Valenciennes.


Le temps d'un déjeuner, j'ai pu admirer la salle du Café de la Paix, à droite en entrant, inscrite aux monuments historiques, c'est effectivement très beau et les nombreux poinsettia (étoiles de Noël) disséminés dans la salle participent à l'ambiance chaleureuse du café.

"Café de la paix" par Konstantin Kakanias

Le Café de la Paix est un café-restaurant qui fait l'angle avec la place de l'opéra et le boulevard des Capucines, il est donc placé dans un endroit touristique mais il faut pousser la porte pour se rendre compte du riche style Second Empire, où se sont pressés et se pressent certainement encore, le monde culturel et politique parmi les visiteurs anonymes.




Visite le 11 décembre 2024

[BLOG] De l'importance de balayer la toile



Depuis quelques semaines je passe en revue, comme le ferait un général devant ses troupes, mes liens d'affiliation ; depuis les sites camarades (à découvrir dans la marge), je pars en visite ici et là, et la plupart du temps je constate que les sites référencés dans les marges sont soit fermés, soit abandonnés, certains depuis plus de 10 ans sans un seul écrit, parfois même sans un seul mot d'adieu (le mot est un peu fort).

Au fil des bonds, je tisse parfois de nouveaux liens (très peu car le règne des blogs semble révolu) mais surtout je découds des liens et comme dans la vie, couper la ligne revient à se perdre de vue, sans oublier le temps passé ensemble : les échanges verbaux, les encouragements, les félicitations, il est raisonnable de passer son chemin devant l'indifférence devenue une drôle de monnaie.

Certaines actions sont plus douloureuses que d'autres, car on s'attache, mais il faut savoir se rendre à l'évidence et balayer la toile de ces liens inutiles qui nous font sentir invisible ou muet alors que nous gravitons patiemment les montagnes, non pas de la renommée, mais celles de l'aventure véritable : toujours apprendre, toujours s'informer, toujours rêver aussi.


Illustration : Anil Nene

[EXPO] Une brève histoire de fils

Milton Becerra "infini leminscate"

Arrivée un peu avant l'ouverture du café Sigmund qui est un peu mon QG lorsque je me déplace dans le quartier, j'ai visité l'exposition temporaire "une brève histoire de fils" à la Maison de l’Amérique latine, où l'on peut découvrir et même admirer les oeuvres plastiques de 17 artistes d'Amérique latine qui utilisent le fil de manière originale, poétique et optique.
 

L'art plastique, souvent abstrait, démontre toutefois une réflexion philosophique au delà d'un premier abord qui peut être surprenant. Mention spéciale pour Milton Becerra (infini leminscate) et Vanessa Enríquez et son installation de bandes VHS hypnotiques.





[EXPO] Harriet Backer à Orsay "La musique des couleurs"

Moins fréquentée que l'exposition voisine consacrée à Caillebotte, il est vraiment agréable de parcourir les salles présentant de nombreuses peintures provenant de divers musées : Orsay, Nasjonalmuseet en Norvège ou encore le Nationalmuseum en Suède.


Je ne connaissais pas du tout Harriet Backer (1840-1932), peintre norvégienne qui a été reconnue en son temps et qui a même ouvert une école après avoir été formée en Allemagne et en France. Des scènes d'intérieur illustrant le foyer, mais aussi le monde religieux ou encore le plein air. Une belle impression d'ensemble coloré qui démontre une sensibilité.


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