19 juillet 2025

[PATRIMOINE] Une journée au Louvre et [EXPO] Louvre Couture


Tant de choses à voir dans ma liste "patrimoine" aussi j'organise souvent mes visites en fonction des dates de fin d'exposition afin de ne pas manquer ce qui me tente le plus.

Fin juin j'ai passé quatre bonnes heures au Louvre, au départ, j'y allais pour l'expo [Les arts à Prague] et de fil en aiguille, j'ai déambulé et suis tombée sur la cour Marly (je n'y étais jamais allée), puis je me suis promenée dans l'exposition "Louvre couture" et j'ai découvert les appartements de Napoléon III, jamais vus, magnifiques, c'est pour moi toujours une vive émotion de découvrir ce qui nous reste de notre passé si proche et en même temps si lointain (un siècle avant ma naissance).

J'apprécie grandement ma carte des amis du Louvre (cadeau de Noël dernier) qui me permet de découvrir à chaque fois une nouvelle partie de ce gigantesque musée et de bénéficier du coupe-file.

Voici mon album
Une journée au Louvre

illustration : robe de Jacquemus

14 juillet 2025

[JOURNAL] Comment partager ses lectures - Réflexions sur Instagram et Babélio


Depuis 2013 j'ai un compte sur instagram, créé pour "suivre" mon amie C. qui avait commencé à utiliser ce nouveau réseau social. Je me souviens qu'à l'époque les règles d'emploi étaient très strictes : ne publier que ses propres photos et sans filtre.

Tout cela a bien évolué en pire. Oui. Après les filtres, instagram a ajouté les vidéos (les réels) ou encore les diaporamas (stories) avec ou sans son et j'en passe, tout cela pour concurrencer tiktok ou Snapchat (je refuse d'utiliser ces deux applications).

Depuis plus de 10 ans, je vois donc instagram évoluer, devenir de plus en plus superficiel, de moins en moins utile, pertinent ou instructif, et je ne parle pas de mon incompréhension devant des milliers de ♥ pour une publication somme toute vide de sens.

J'ai "suivi" un temps quelques influenceurs sur instagram, que j'ai fini par abandonner sans regret, agacée par leurs méthodes de présentation des recommandations livresques, basées sur l'acquisition de toujours plus de "vues" pour être mis en avant dans l'algorithme de l'application ; je vous donne quelques exemples :
  • montrer la tranche du livre et ne montrer le titre qu'au bout de 5 minutes ;
  • faire défiler des bouquins "recommandés" sans explications ;
  • donner des injonctions "vous DEVEZ lire ce livre !"...

Pour partager mes lectures, je n'ai aucune prétention d'influence, je recherche seulement l'honnêteté d'écrire ce que j'ai pensé de tel ou tel livre et j'utilise :
  1. mon site : Lectures en Contrepoint (plus de 300 livres critiqués, commentés et illustrés)
  2. doublé de mes avis sur le site communautaire Babelio (plus de 600 livres critiqués).
J'utilise Babelio pratiquement depuis ses débuts (je fais partie des premiers abonnés qui apparaissent désormais dans la page "généreux donateurs") et c'est vraiment pour moi un incontournable.

A présent que j'ai beaucoup plus de temps pour lire mais aussi pour rédiger mes avis, j'ai repris le rythme de partager mes lectures quasiment dès le livre terminé, j'avoue avoir un long moment mis en suspens mes comptes-rendus car cela me prenait trop de temps pour un nombre très réduit de visiteurs (je constate depuis mon tableau de bord "admin" combien de fois un article est visualisé, sans me compter bien sûr). Mais je persiste à le faire car c'est important pour moi, et je suis convaincue que si j'ai aidé une autre personne à découvrir un livre et bien c'est que mon "passe-temps" n'aura pas été vain.

Vous retrouverez mes différents liens dans ma page de présentation : Wictoriane (gravatar).


Aleksei and Sergei Tkachev



illustration : Jonathan Wolstenholm

13 juillet 2025

[EXPO] Matisse et Marguerite le regard d'un père



Pour ma deuxième visite au Musée d’Art Moderne de Paris je suis allée voir l'exposition sur Henri Matisse (1869-1954) consacrée à sa fille Marguerite. L'intérêt de ce genre d'exposition thématique est de rassembler en un endroit pour une durée limitée, des tableaux, carnets et croquis, des musées du monde et des collections particulières américaines, suisses et japonaises.

Je suis toujours étonnée de voir que certaines personnes ont chez eux de telles merveilles. Cela me fait rêver à l'histoire, aux circonstances qui ont conduit à cet héritage.

Marguerite, la fille de Matisse eut une vie extraordinaire malgré une trachéotomie qui lui laisse une cicatrice qu'elle cachera de longues années sous un bandeau ou des cols hauts. Elle fut le modèle de son père puis son agent artistique avant de s'essayer elle-même à la peinture et la couture. Son engagement dans la résistance lors de la 2è guerre mondiale en fera une véritable héroïne.

L'exposition retrace les différentes périodes de leurs parcours à tous les deux.

A ne pas manquer !
Matisse et Marguerite  le regard d'un père

illustration : Portrait de Marguerite par H.Matisse

[JOURNAL] Le Jardin d’été du Musée du Quai Branly



Il y a quelques semaines, j'ai assisté à une soirée réservée aux partenaires culturels et touristiques de la ville de Paris. Après une mise en bouche dans le théâtre de verdure, nous avons découvert l'ampleur du jardin, lequel est vraiment surprenant dans ses dimensions, sa diversité, son histoire et ses secrets. Sentiers des pas perdus, chiliennes près des bassins, de quoi trouver un endroit inspirant pour se reposer, lire ou méditer.

Découvrir mon album photos
Soirée jardin d'été au musée du quai Branly

Accès gratuit !



illustration : photo personnelle (26 juin 2025)

[PATRIMOINE] Exploration du Montmartre des impressionnistes avec le père Tanguy


Dans le cadre de mes activités culturelles j'ai eu le plaisir de découvrir Montmartre en visite guidée immersive en compagnie d'un comédien qui incarne le "père Tanguy", de son vrai nom Julien François Tanguy (1825-1894), un marchand de couleurs qui prit ses quartiers au pied de la butte Montmartre et dont la boutique fut la première galerie de certains artistes du mouvement impressionniste.

"Le Lapin Agile" par Raphaël Toussaint (1987)
l'endroit n'a guère changé (voir l'album)


C'est avec un mélange d'érudition, de jeu participatif et d'échanges, que ce "père Tanguy" bien sympathique fait découvrir en une heure et demie les lieux emblématiques du "Montmartre des impressionnistes" entre jardins et bâtiments historiques.

L'album photo de ma balade :
Montmartre immersif



illustration : Le père Tanguy par Vincent VAN GOGH (1887)

12 juillet 2025

[JOURNAL] Une bonne année


1964 ne pouvait pas être une mauvaise année. Pour en être certaine, j'ai vérifié dans l'almanach que m'a offert ma mère lors d'un anniversaire et que je n'ai que rarement feuilleté. Bonnes nouvelles, innovations et informations, à picorer comme on découvre une énigme autour d'un bonbon. Voilà plusieurs jours que je rumine le soir cet incipit : "1964 ne pouvait pas être une mauvaise année" et la formule donne-t-elle envie d'en savoir plus ? J'aime à le croire et c'est dans l'avenir que la suite pourrait s'écrire.

illustration : haïku de mon invention

07 juillet 2025

[PATRIMOINE] Visite à l'institut suédois



Créé en 1971, l'institut suédois (anciennement appelé "Centre culturel suédois") est installé dans l'hôtel particulier dénommé "Hôtel de Marle" datant du 16è siècle (1572).

A l'étage se trouve la collection de Gunnar W. Lundberg (1903-1986) qui était un historien d'art et conseiller culturel près l'Ambassade de Suède en France ; il découvrit le lieu en 1960 et est à l'origine de l'acquisition de l'hôtel par la Suède en 1965 (c'est d'ailleurs l'unique centre culturel que possède la Suède à l'étranger).

Les travaux de rénovation débutèrent en 1967, l'idée était de de créer un Centre culturel suédois, d'abriter la collection de Lundberg qui prend le nom d'institut Tessin (1695-1770, également collectionneur), le logement du directeur et des logements temporaires de personnalités ou d'étudiants désirant participer à la vie culturelle parisienne.

L'accès est gratuit mais l'institut n'est pas continuellement ouvert au public : fermé lundi ainsi que lors des périodes d'accrochages de nouvelles expositions.

Louis-Jean Desprez

En ce moment et jusqu'en octobre 2025, on peut admirer la très belle exposition titrée "Entre-mondes" sur Louis-Jean Desprez , un français qui émigre en Suède à la demande du roi Gustave III.

Mon album photos sur mon compte FLICKR

Institut suédois

illustration : salle d'exposition au 1er étage, photo personnelle, 20 juin 2025

03 juillet 2025

[JOURNAL] Le prince des étoiles de la rue des Saules (se souvenir d'un nuage)



Je viens de revoir le feuilleton Le jeune Fabre vu dans ma jeunesse et revu plusieurs fois depuis (résumé sur le lien du titre coloré). J'ai eu cette envie après m'être promenée rue des Saules il y a une semaine lors d'une visite de Montparnasse dont je ferai prochainement un compte-rendu.


 La "Rue des Saules" est dans les paroles de la chanson de Demis Roussos "le prince des étoiles" :

Elle, chante la vie
C'est une fille, belle
Comme Montmartre dans ses vignes
Elle, te dit
Viens, descends donc par la rue des Saules
Tu as le soleil sur ton épaule
Viens, voir la vie avec moi

Prends la vie comme on peint une toile
Tu connais le peintre des étoiles
Tu le connais
Mais puisqu'il faut grandir en silence
Ne dis jamais adieu à l'enfance
Sur le chemin de ta vie

Vois, use tes souliers
Sur la fleur oubliée
Qui pousse du pavé
De la vie

Ce sympathique feuilleton a tout pour plaire à des personnes un peu nostalgiques comme moi et qui regrettent le monde d'autrefois que je trouve plus authentique et surtout respectueux. On s'immerge dans un Paris piéton et (moto)cycliste qui ne déplairait pas au écolos-bobos-parigo qui se défoulent sur leur vélo-cargo avec leur marmaille sans voir aucun danger. Je dois dire qu'en tant que piéton j'ai plus peur des vélos et trottinettes que des véhicules motorisés sui eux font du bruit, et qui ne se croient pas tout permis.
Le feuilleton nous promène principalement dans Montmartre dont on reconnait quelques plans de vue immuables, Dalida y vivait déjà et ignorait que sa maison deviendrait lieu de pèlerinage (oui !).

   

On y suit les aventures du Jeune Fabre (Jérôme) dont le père Daniel est un artiste peintre dépressif et bohème : précarité, instabilité, recherche permanente du geste, de la couleur ; les toiles qui lui sont attribuées sont celles du peintre Jordi Bonàs (1937-2017) qui sont encore vendues de nos jours dans certaines galeries d'art.

Véronique Jannot (Isabelle) et Medhi (Jérôme) forment dans ce feuilleton un joli couple adolescent aux prises avec les émois amoureux et c'est très rafraichissant de les revoir.

roman écrit par Cécile Aubry en 1975 après le feuilleton 


A la fin du feuilleton, le personnage de Chadoun,  joué par Jean-Roger Caussimon rassure Jérôme qui a un chagrin d'amour avec ses mots :
L'amour passe comme un orage, 
puis la vie, de nouveau,
se calme comme le ciel,
et recommence ainsi qu'avant.
Se souvient-on d'un nuage ?
Maupassant (Pierre et Jean)



illustration : rue des saules, photo personnelle juin 2025