Dans ma maison vous viendrez d'ailleurs ce n'est pas ma maison, je ne sais pas à qui elle est, je suis entrée comme ça un jour il n'y avait personne (J.Prévert)

27 août 2007

Le labyrinthe de Pan (2006)

Réalisateur : Guillermo Del Toro
Genre : drame fantastique
Année : 2006


Attention ! Je dis tout ce que je pense et ce que j'ai vu, ce que j'ai perçu. J'écris sans analyse profonde, juste l'essentiel de mon ressenti. Ne lisez pas ce billet si vous n'aimez pas connaître la fin des histoires !

Nous sommes en 1944. A la fin de la guerre d'Espagne, les troupes de Franco continuent le combat contre les résistants. La jeune Ofélia (Ivana Baquero), une dizaine d'année, grande amatrice de contes de fées malgré la désapprobation de sa mère qui la trouve trop âgée pour ce genre de lectures, arrive dans son nouveau domaine gouverné par le capitaine Vidal (Sergi Lopez), celui qui est désormais son beau-père suite au remariage de sa mère Carmen (Ariadna Gil).

Durant le voyage, Carmen, en fin de grossesse, se sent mal et demande l'arrêt de la voiture. Ofélia en profite pour s'aventurer un peu sur le chemin, et aperçoit une étrange sauterelle. Le même insecte revient le soir même dans sa chambre. Tandis qu'Ofélia lui demande si elle est une fée, la sauterelle, par un savant jeu d'ombre se transforme effectivement en fée à la grande surprise de la jeune fille (on songe à l'ombre de Peter Pan, à la fée Clochette) et lui fait signe de la suivre dans la forêt toute proche, où subsistent d'étranges vestiges au centre d'un labyrinthe semblant abandonné depuis longtemps.

Ofélia découvre sur son épaule, sa marque de naissance, sous le signe de la Lune

Dans le labyrinthe d'arbres et de ruines, Ofélia arrive au bord d'une sorte de puits entouré de marches, et tout en criant "Echo" en entendant sa voix (sensation trouble d'un double à venir), fait la connaissance de Pan, le faune (Doug Jones – bien évidemment méconnaissable !) au regard minéral, qui lui annonce de sa voix étrange qu'il la reconnaît, qu'elle est l'âme de la princesse Moana perdue sur la Terre, la fille du roi du monde souterrain, un monde qui ne connait ni la douleur, ni le froid, ni la mort. Moana s'est échappée autrefois, il y a bien longtemps, pour découvrir le monde, et elle en est morte. Son père l'attend depuis tout ce temps. Il a fait construire des passages semblables à celui-ci partout dans le monde pour qu'elle puisse redescendre dans son royaume. Mais avant de pouvoir rejoindre son monde et de retrouver ses parents, Ofélia doit subir et réussir trois épreuves.


L'inquiétant faune lui remet un livre aux pages encore blanches. Au moment où elle sera seule, les pages feront apparaître l'objet de sa première épreuve. C'est isolée dans la salle de bains qu'elle découvre sa première mission.

Elle doit se rendre auprès d'un arbre mort car celui-ci est parasité par la présence d'un immense crapaud. Elle doit ramper sous ses racines, dans la boue et les blattes, et se débarrasser de l'immonde créature qui empêche l'arbre de croître normalement. Enfin, elle doit récupérer la clef qu'il recèle dans son ventre et qu'en mourant, il régurgite.


Parallèlement aux aventures d'Ofélia et tout au long du film, nous suivons la lutte acharnée du capitaine Vidal, avec force violences à vous retourner le cœur (et détourner les yeux). Nous suivons également la présence discrète mais importante de Mercedes (Maribel Verdú) la gouvernante de la maisonnée, qui fourni une aide précieuse aux résistants (vivres, courriers, médicaments…) et qui est également la seule présence amie pour la petite fille dans cette terrifiante maison, en dehors de celle de sa mère, préoccupée par sa grossesse et incapable de la rassurer efficacement.

Pour la deuxième épreuve, Ofélia doit se rendre, grâce à une craie magique qui lui ouvre une porte, dans un autre monde souterrain où, grâce à la clef, elle devra récupérer un poignard niché dans une cache. La cache se situe dans une salle à manger au milieu de laquelle trône une immense table qui présente de somptueux mets, qu'Ofélia a interdiction de manger. La salle à manger souterraine est calquée sur celle du capitaine, qui offre elle aussi une multitude de plats aux yeux des convives, au moment même où le capitaine annonce qu'il vient de décider l'organisation du rationnement qui aura pour effet d'empêcher les villageois d'aider les résistants ; affamés, ceux-ci seront alors obligés de sortir de leur cachette.


Ofélia trouve le poignard, s'en empare, mais en passant le long de la table au bout de laquelle une improbable créature semblant dormir est attablée, elle ne peut s'empêcher de manger deux grains de raisin. Ce geste a pour conséquence de sonner le réveil du monstre dévoreur.

Le monstre, à l'esthétique très proche des visions de David Lynch

Le monstre, le "Pale Man", voit grâce à des yeux qu'il s'enfonce dans les paumes lorsqu'il se réveille. Tel un effroyable ogre famélique mais vorace, il la prend en chasse. In extremis, Ofélia échappe à son épouvantable poursuivant qui, entre-temps, a attrapé et dévoré deux des trois fées qui l'accompagnaient dans sa mission (on songe au tableau de Goya : "Saturne dévorant un de ses enfants", l'allusion est évidente).


Ofélia remet le poignard au faune. La fin est proche. Carmen accouche dans le sang et la douleur, elle meurt en mettant au monde son fils, gardé dans la chambre de son père, l'affreux capitaine Vidal. Celui-ci ayant découvert la traîtrise de sa gouvernante est sur le point de la torturer, mais se retrouve mutilé quand Mercedes se défend et lui déchire la bouche à l'aide d'une lame cachée dans son tablier, avant de s'enfuir.

Ofélia aborde la dernière épreuve : elle doit amener son petit frère au faune. Dans le labyrinthe, Pan l'informe que l'ultime épreuve consiste à verser dans la mare, dans le reflet de la pleine Lune, le sang d'un innocent, son frère. Ofélia recule devant l'acte et annonce qu'elle préfère renoncer à son royaume. Lancé à sa suite, le capitaine Vidal arrive dans le labyrinthe. Apeurée, désespérée, Ofélia lui rend l'enfant. Vidal récupère son fils, mais, imperturbable de cruauté, tire sur Ofélia qui s'écroule, blessée à mort. C'est la première image du film : le sang coule de son nez, sa main pendouille au-dessus du vide (dès le début, on se doute bien que le film n'a pas une fin classique de conte de fées...). Ce n'est d'ailleurs pas un film pour les enfants. Pas pour les miens en tout cas (9 et 4 ans), du moins, pas pour le moment !

C'est alors qu'Ofélia se transpose dans le monde (supposé) tout en bas du labyrinthe, somptueusement habillée et accueillie par ses parents. Elle reconnaît sa mère, magnifique. Son père lui apprend qu'elle a réussi les 3 épreuves, que la dernière épreuve consistait à éprouver son courage et sa loyauté. Elle est chez elle désormais. Pour toujours. Au dessus d'eux, l'autre Ofélia, l'enveloppe humaine, repose dans les bras d'une Mercedes éplorée (mais Vidal est exécuté).

Mon avis
Devant un tel film, je suis tentée de me cacher les yeux car la souffrance, même supposée quand il s'agit d'un film m'est franchement insupportable (quand je pense au nombre de films d'horreurs que j'ai vu dans ma jeunesse, je me demande si j'avais bien un cœur…).

Heureusement, certaines scènes sont suffisamment intéressantes et utiles à mon imaginaire fantastique pour que je puisse m'en émerveiller. Tout au long du film, j'ai reconnu les thèmes de prédilection de Del Toro : le temps, les monstres, les mécanismes, les insectes, le surréel.

Le temps. Le capitaine Vidal est obnubilé par sa montre et l'exactitude du temps. Il ne veut croire qu'en une chose : l'exactitude, la pureté, la "perfection". Mais il vit dans la fange de l'abjection, il impose sa force et son pouvoir aveugle, et il ne semble avoir aucun sentiment humain, même l'amour, nous nous demandons s'il sait à quoi cela ressemble. Inquiet au sujet du bébé à venir, il demande même au docteur de sauver son fils, tant pis si la mère doit mourir. C'est dire…

Le temps. Le "Pale Mal" est aveugle quand il est immobile. Faut-il comprendre que quand le temps s'arrête, tout est invisible, hors de la perception ? Mais le temps peut-il s'arrêter ?

Le rêve d'un autre monde. Quand Ofélia se retrouve sous l'arbre mort, je songe inévitablement à cette autre petite fille, Alice, engagée dans le terrier du lapin, à mi chemin entre la réalité et le songe. Ofélia est très sensible mais forte de ses croyances inébranlables dans le monde magique. C'est pour moi ce qui la sauvera, du moins son esprit, d'une mort funeste et trop injuste.

Ofélia parle à son petit frère dans le ventre maternel, elle lui promet qu'il sera le prince de son royaume. Finalement, c'est lui qui la rendra aux siens, qui lui donnera cet aller simple pour le royaume de légende, celui qui la comblera de ses désirs.

Et comme dernière image, s'il en fallait une, les yeux (mouillés) du spectateur se (re)posent sur une fleur blanche qui pousse sur l'arbre mort sauvé par Ofélia. Une fleur blanche qui n'a rien à faire sur cette branche. Une fleur imaginaire, bien sûr. Car la petite princesse a laissé des traces de son passage, mais uniquement pour "ceux qui savent où regarder". J'en suis. Car je suis restée une enfant pour qui les choses imaginaires sont ce qu'elles sont : la vérité des rêves. Et à eux, rien n'est impossible.

Pour finir, je vous invite à entrer dans le site officiel du film, vous y entendrez en fond musical, la berceuse d'Ofélia, celle que lui chante Mercedes pour la rassurer :

le site en français

et ici, le site en anglais
Read More

22 août 2007

Souvenirs de la guerre récente - Carlos LISCANO


Le sujet
Un pays imaginaire. Un homme récemment marié voit sa vie être chamboulée le jour où les militaires débarquent chez lui pour l'enrôler de force dans l'armée car le pays est en guerre. Ou du moins se prépare à la guerre. Le voilà trimballé dans un camp loin de chez lui, la capitale, incapable de situer exactement dans quelle région il se trouve, n'ayant aucune information sur le sujet de la part de ses supérieurs. Ses camarades sont eux-mêmes dans l'expectative. Sa première mission consiste à surveiller un rocher et à signaler toute approche ennemie. Par la suite, on lui confie la dactylographie de pages de manuels en anglais (la langue ennemie). Le seul contact avec l'extérieur est de pouvoir écrire une lettre à son épouse une fois par an. Sans jamais rien recevoir en retour. Par désoeuvrement, face à l'absurdité et l'incompréhension de la situation, le voilà plongé dans une quête de lui-même. Il finit par se trouver grâce à la contemplation de la nature. Dans cette vie où il ne se passe rien, où tout est vain, ou semble l'être, être avec la nature, revenir dans la nature-mère, devient son seul but, sa seule évidence. Son seul destin. Respirer la Terre, voir la nuit, se reconnaître dans cet univers le comble. De la guerre, nous ne saurons rien : notre homme ne la "fera" pas, n'ira pas au combat avec son fusil. Simplement, il y contribuera en allant à son bureau (une tente) tous les matins, de faire ses tours de garde, d'accepter sans broncher la pause café de mi matinée qui consiste à se faire servir par un planton une tasse d'eau chaude, sans thé ni café à y diluer. Cette vie va durer 15 ans au bout desquels il sera démobilisé, et autorisé à retourner à la capitale. Mais tout y a changé : la monnaie, les noms des rues. Sa femme l'a attendu. Mais il ne se reconnait pas dans cette nouvelle vie, sa vie "normale", rien ne peut être "comme avant". Sa nouvelle liberté le dérange, et il finira par s'engager dans l'armée.

Le verbe
J'ignore comment la ligne de ces pensées me conduisit à déclarer que, parmi tous les véhicules modernes inventés par l'homme, seule la bicyclette possédait quelque dignité, une qualité particulière qui la sauvait, lui gardait un lien avec les origines d'où tout provenait.
Mon complément
Dans cette histoire parabolique, Carlos Liscano, mathématicien uruguayen, retranscrit vraisemblablement l'expérience de ses 13 années d'incarcération. Il se réfugia alors dans les livres et plus particulièrement dans le récit "Les sept messagers" de Dino Buzzati, qui le comblera durant sa captivité, cette histoire ayant la particularité de faire appel aux mathématiques. L'auteur en fit sa bouée de sauvetage pour ne pas tomber dans le désespoir. On le comprend. L'éditeur, Belfond, montre d'ailleurs dans le livre que j'ai, un fac-similé d'une page de la copie que Liscano a faite car il voulait pouvoir relire la nouvelle et ne pouvait pas toujours l'emprunter à la bibliothèque de la prison. Il y a également la page de calcul qu'il a réalisée pour compter les trajets, le nombre de jours de voyages de chacun des sept messagers de l'histoire. Une histoire dans l'histoire qui vous fait frissonner. Pour l'auteur, et nous en serons d'accord, l'écriture offre une liberté inestimable : pouvoir être ce que l'on désire être. Pour un temps.

Il y a des livres avec lesquels la fusion est tellement évidente qu'elle en donne le vertige. Car l'auteur que l'on admire a inventé les mots qui nous ressemblent, et si tout est dit, que nous reste t'il ? Carlos Liscano est de cette étoffe : il habille mon existence qui prend alors une autre allure. Plus vraie. Lui-même est certain d'une chose : on écrit pour ressembler aux écrivains qu'on aime. Ses maîtres à lui se nomment Buzzati (moi aussi), Onetti, Kafka ou Céline. Liscano se compare à eux et retourne au fond de la classe, comme s'il se punissait. Il a tort. Il écrit bien et juste. Son écriture est touchante car limpide. Elle martèle les pages telle une pluie fine de mots qui tombent comme des gouttes sur le temps qu'il fait.
Read More

19 août 2007

Brooklyn follies - Paul AUSTER

Traduction par Christine Le Bœuf

Le sujet
Nathan Glass revient vivre à Brooklyn. Il a soixante ans, sort d'un cancer, vient de divorcer et est à la retraite. Comment va t'il occuper ses journées ? Il décide d'entreprendre la rédaction d'un livre qui serait un condensé des bévues, des anecdotes, des folies de la vie en somme. Un événement imprévu va modifier son destin. Il retrouve son neveu, Tom Wood, une graine d'écrivain qui a tout abandonné pour faire chauffeur de taxi et qu'il retrouve associé d'un mystérieux libraire. Mais la vie réserve d'autres surprises et c'est avec une émotion constante que l'on vient à bout de ce récit écrit comme un hymne à la vie, à l'amour, à la défense de ce que l'on croit juste, à l'espérance enfin, non sans une larme.

Le verbe
La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur.
Mon complément
Lire Paul Auster c'est comme retrouver un vieil ami rassurant. Un de ceux avec lequel les mots ont de l'importance sans les dire, juste les effleurer de la pensée ou du regard. Lire Auster c'est vivre au fond de soi un moment. J'ose espérer qu'il en est conscient. Si cela n'était pas, je serai très déçue, enfin modérément car je ne saurais jamais ce qu'il en est. A quoi songe un écrivain lorsqu'il esquisse son histoire ? Un peu de hasard, un peu de désir, toujours la passion d'être. J'ose simplement espérer. Ouvrir un livre d'Auster c'est retrouver son univers, familier, légèrement relooké pour le voyage en cours, qu'importe. J'aime cela.
Tout homme contient en lui plusieurs hommes, pour la plupart, nous sautons de l'un à l'autre sans jamais savoir qui nous sommes.
A noter
Dans ce livre, Paul Auster évoque "La Lettre écarlate", un roman de l'écrivain américain Nathaniel Hawthorne. J'ai l'étrange impression qu'il a déjà évoqué ce titre dans un des deux autres livres que j'ai lu de lui à ce jour :
- Le livre des illusions
- La nuit de l'oracle.

Je trouve troublante l'idée de placer de façon récurrente un livre dans son propre livre, comme une sorte de gri-gri littéraire. Cette idée me plait décidément beaucoup.
Read More

18 août 2007

Dissimulation de preuves - Donna LEON


Le sujet
Une maison à Venise. Une vieille dame acariâtre, pour ne pas dire odieuse, est retrouvée chez elle, le crâne défoncé par son médecin. Le vol paraît être le mobile du meurtre : l’appartement est sens dessus dessous et la bonne, une femme immigrée clandestine, qui restait à demeure, a disparu. La nièce de la défunte affirme que les 700 euros qu’elle venait d’apporter à sa tante ne sont plus dans l’appartement. Lorsque la police retrouve la bonne en fuite, celle-ci est en possession de 700 euros. La police est satisfaite et croit tenir la coupable. En tentant de s’échapper, la bonne affolée dans sa tentive de fuite, meurt malencontreusement écrasée sous un train de marchandises. L’affaire est, semble t’il, résolue, malgré la mort du suspect.

A son retour d’Angleterre, trois semaines après les faits, un témoin se présente à la police : la jeune femme habite en face de la vieille dame assassinée et affirme avoir vu la bonne en bas de l’immeuble, enfermée dehors, affolée par le fait que sa maîtresse ne veuille plus la laisser entrer dans la maison. Prenant la décision de rentrer dans son pays, la jeune femme la prend en pitié et lui offre les 700 euros qu’elle vient de retirer de la banque, l’emmène à la gare et lui paye son billet de train pour le retour. A la lueur de ce nouveau témoignage troublant, le commissaire Guido Brunetti reprend l’affaire qui lui semble fort plausible et ce, malgré l’interdiction que lui fait son supérieur, le vice-questeur, et au grand mécontentement de l’inspecteur qui avait mené l’enquête pendant ses vacances.

Si ce n’est pas la bonne qui a assassiné la vieille ingrate, qui a pu agir ainsi et pourquoi ? Le fils de la défunte faisait-il chanter quelqu’un ? Cette piste est suivie par le commissaire car des rentrées d’argent mensuelles duraient depuis plusieurs années et étaient ensuite ventillées sur plusieurs comptes. Cet argent a finalement été transféré vers un paradis fiscal quelques jours seulement après la mort de la vieille vénitienne. De son mari ou de son fils, morts tous deux depuis des années, lequel avait trouvé une preuve pour faire chanter un personnage sans doute respectable ? Le commissaire entreprend une longue et minutieuse enquête dans l’entourage de la vieille dame, ainsi que dans son grenier où sont remisés les derniers souvenirs.

Le verbe
Elle n’eut qu’à y penser un instant et comprendre qu’une telle somme d’argent, passant d’un service à l’autre avait autant de chances de survie qu’un glaçon qu’on se passerait de main en main sur la plage du Lido.
Mon complément
Tentée par le découverte de Venise et aimant les polars, je ne pouvais que lire, au moins une fois, du "Donna Leon", auteure réputée pour faire vivre ses personnages dans cette ville sérénissime et mystérieuse. Le style est plaisant, parfois amusant. Un bon moment de lecture.
Read More