Dans ma maison vous viendrez d'ailleurs ce n'est pas ma maison, je ne sais pas à qui elle est, je suis entrée comme ça un jour il n'y avait personne (J.Prévert)

23 octobre 2007

Petit déjeuner chez Tiffany - Truman CAPOTE


Ce ne sont que quelques pages (113) mais elles sont hantées. A chaque ligne glisse devant moi une ombre furtive que je ne crains pas et que j'épie ; l'ombre d'une amie particulière qui vit au plus près du paradis. Tout comme cette Holly Golightly qui vit sur une sorte de nuage, tantôt blanc et poudreux, devant lequel les lunettes de soleil sont indispensables, tantôt sombre et haïssable et là encore les lunettes sont de mises pour cacher la disgrâce.

Petit déjeuner chez Tiffany
est assez semblable au film Diamants sur canapés" qui en fut adapté, à quelques nuances près. Holly est une pauvre fille échappée à une enfance meurtrie, un mariage à 14 ans, une vie rurale qui ne pouvait satisfaire ses rêves de diamants. Holly est toujours sur la ligne de départ, assurée, décidée. Un départ vers un autre ailleurs. Comme le mentionne sa carte de visite, Holly est une "voyageuse de commerce". Pour tout dire, c'est une call girl. Son voisin, le narrateur, la rencontre alors qu'il est au début de sa carrière d'auteur. Il se souvient d'elle alors qu'elle s'invite dans son souvenir sous une forme impromptue : un de leur ancien voisin a fait un cliché invraisemblable : un africain aurait sculpté le visage de Holly. Aucun doute, c'est bien elle. A la vue des photos, il se souvient de leur rencontre. L'insensée Holly toujours sur le départ, en partance vers une vie qui sera enfin la sienne, telle qu'elle la désire, au mieux, à l'instar de ce petit déjeuner chez Tiffany qui la met de belle humeur. Holly qui vivait de se vendre à qui la voulait, vendre sa présence, et plus si affinités, sans autre forme de procès d'intention, car Holly est pure, elle ne veut que profiter de la vie et échapper à n'importe quel destin qui la soumettrait à une existence morne. Ayant approché la mafia et sous le coup d'une enquête, elle décide de prendre la fuite, de quitter le pays. C'est ainsi que le narrateur perdra sa trace, mais pas son souvenir.
Des feuilles flottaient sur le lac. Sur la rive, un gardien du parc éventait un feu qu'il avait fait, et la fumée, montant comme des signaux indiens, étaient la seule tache dans l'air frémissant. Les avrils ne m'ont jamais dit grand-chose. Les automnes me semblent la vraie saison des commencements, les vrais printemps.
Trois nouvelles suivent, délicates ou glauques, voire macabres. Un genre de chaud-froid à la Capote.

La maison de fleurs
"La maison de fleurs" met en scène Ottilie, une fille perdue, échappée à une rude vie dans la montagne d'Haïti et à ses frères incestueux et qui atterrit dans une maison close. Elle en devient la coqueluche. Un jour, un homme vient. Amoureux, amoureuse, elle le suit, se marie et s'installe dans une autre montagne. Une vieille femme y règne, la grand-mère. Elle la terrorise, l'humilie de toutes façons. Ottilie décide de ne pas se laisser faire ; elle lui prépare des repas avec les bestioles qui étaient sensées la faire craquer. Quand elle comprend la ruse, la vieille en fait une attaque et meurt. Maintenant Ottilie a des visions, elle voit un oeil dans la nuit, elle croit que la vieille revient se venger et elle avoue à son mari qui commence à prendre le large, à la délaisser pour passer des soirées "entre hommes", ce qu'elle a fait à la grand-mère. Il la punit en l'attachant toute une journée dans la cour. Venues aux nouvelles, ses anciennes amies pensionnaires, la trouvent ainsi, la détachent, elles s'amusent toute la journée. Le soir, ses amies veulent la ramener en ville, mais Ottilie refuse : elle demande à être rattachée. En entendant les pas de son mari sur le sentier, elle prend une pose comme si elle s'était pendue, très heureuse de produire son "effet". Nous n'en saurons pas plus et je suis encore, à l'heure où j'écris ses lignes, sous le tour de force de ce Truman...

"Tu n'as pas bonne mine, Ottilie, disait-elle, glissant quelques sucreries dans le vinaigre de sa voix. Tu manges comme une fourmi. Pourquoi ne bois-tu pas par exemple un bol de cette bonne soupe ? - Parce que, répliqua Ottilie avec calme, je n'aime pas les buses dans ma soupe, ni les araignées dans mon pain, ni les serpents dans mon ragoût. Je n'ai d'appétit pour rien de tout ça !"

La guitare de diamants
C'est l'histoire d'un prisonnier, Mr Shaeffer : un vieil homme condamné à la prison pour 99 ans et un jour. La prison est en pleine forêt. Un jour, Tico Feo, un jeune homme arrive. Il a pour seuls biens quelques objets, dont une incroyable guitare en faux diamants dont il joue magnifiquement. Mr Shaeffer prend sous son aile protectrice Tico et ce dernier le persuade qu'ils vont s'enfuir tous les deux. Il lui redonne espoir. Mais seul Tico réussira à s'évader. Et Mr Shaeffer gardera pour le reste de sa vie la guitare en diamants.

Les souvenirs de ce temps là étaient comme ceux d'une maison inhabitée dont les meubles sont tombés en poussière. Mais ce soir là, c'est comme si des lampes avaient été allumées à travers les lugubres chambres mortes. Cela avait commencé en voyant Tico Feo s'avancer à travers le crépuscule avec sa splendide guitare. jusqu'à ce moment, il n'avait pas mesuré sa solitude. A présent qu'il en avait pris conscience il se sentait vivant. Etre vivant c'était se souvenir des rivières brunes où courent les poissons et du soleil sur des cheveux de femme.

Un souvenir de Noël
La dernière histoire du livre est celle de deux êtres séparés par l'âge mais réunis dans une même connivence enfantine. Le narrateur, 7 ans, suit comme une ombre la vieille cuisinière de la maison, sa lointaine cousine. Tous deux passent leur temps ensemble, et réalisent chaque année des cakes aux fruits qu'ils envoient à des inconnus. Toutes leurs économies servent à l'achat des ingrédients et à l'envoi des gâteaux. Pour Noël, ils vont dans la forêt, en rapportent un arbre gigantesque qu'ils décorent de papiers découpés et de boules de coton. Cette paisible entente est interrompue lorsque Buddy est envoyé dans une école militaire. Il continue à recevoir de son amie comme il la nomme un cake et une pièce pour aller au cinéma. Jusqu'au jour où il sait, il sent, qu'elle est morte...
...je t'ai fait un autre cerf-volant. J'avoue alors que je lui en ai fait un, moi aussi, et nous rions. La bougie a bougé trop bas pour qu'on puisse la tenir et elle s'éteint, révélant la lumière des étoiles, les étoiles tournent devant la fenêtre comme un visible carrousel que lentement, lentement le jour fait taire. Il se peut que nous somnolions, mais la naissance de l'aube nous asperge comme de l'eau froide.
Merci à Lou pour m'avoir envoyé ce livre rempli d'une poésie inspirante !
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20 octobre 2007

Le sang des farines - Jean-François PAROT


Le sujet
Nicolas le Floch enquête cette fois sur la mort de son voisin Mourut, boulanger de son état et retrouvé dans son pétrin d'une manière à faire croire à une attaque, mais vraisemblablement assassiné. Les suspects ne manquent pas, une épouse mal mariée, des apprentis maltraités. Mais d'autres pistes entraînent Louis vers une affaire bien plus profonde, plus ancienne. Une coalition secrète se réunit depuis longtemps et fomente les prémices d'un contre pouvoir, visant à faire grimper le prix du pain en période de mauvaises récoltes pour exciter le peuple à se rebeller. Qui tire les ficelles ? Le peuple gronde, les émeutes claquent comme des miches prêtes à exploser. Quelques coupables seront jugés et exécutés en place publique. Louis, fort de son esprit d'analyse et secondé par son loyal et vaillant entourage, va déjouer une nouvelle fois les plans ourdis par des forces obscures qui servent les intérêts des ennemis du Roi.

Le verbe
Le fou rire qui les réunit alors fut interrompu par l'arrivée glorieuse des oeufs et des laitances disposées sur des roties de pain grillé à la braise et nappés d'une sauce fumante et odorante. Ils s'y consacrèrent avec gourmandise. L'hôte leur expliqua que, souhaitant éviter de faire éclater les poches, surtout pour les oeufs, il les baignait dans un beurre abondant et à chaleur calculée. Tout résidait dans la rapidité souple du savoir-faire sans saisir, ni cuire à l'insensible. On jetait des échalotes émincées pour leur faire prendre couleur et parfum. Ensuite, il importait de délayer dans une jatte une cuillère de bonne moutarde, une pincée de cassonade et une giclée de vin blanc sec. de cet ensemble bien mêlé, il restait à inonder la poêle en un tour de main, en ne pleurant pas à la fin, le poivre et le persil.
...
Tout se bousculait dans sa tête, il s'imposa d'y faire le vide. Paris, qu'il aimait tant s'agitait autour de lui, offrant mille distractions à l'observateur avisé. Cependant, assombri par ses soucis, il ne relevait dans ce spectacle que ce qui était triste, et inquiétant.
...
Tous ces exemples, et le sien propre, lui confirmait qu'il valait mieux souffrir d'une injustice que d'un remords.
...

Mon complément
L'avant dernier roman de Jean-François Parot à ce jour parut possède un titre des plus énigmatique "le sang des farines". L’intrigue nous plonge, non pas dans le pétrin, mais dans le 18ème, pas l’arrondissement, mais le siècle. Celui des lumières. Comme à son habitude, Jean-François Parot nous entraîne dans le sillage du Roi (nous en sommes au début du règne de Louis XVI) ou dans les caves humides des cachots. On l'accompagne dans les rues boueuses et crottées de Paris, on s'attable dans une auberge devant des plats abondamment décrits (à vous mettre l'eau à la bouche). Car le vocabulaire que l'auteur utilise est savoureux comme la description minutieuse de la vie à cette époque. A croire que l'auteur a, pour nous, remonté le temps, histoire de nous inoculer le virus du passé. Un comble pour moi qui ai toujours été nulle en histoire parce que je détestais apprendre "par coeur". Maintenant j'en redemande ! Le final ressemble aux réunions d'Hercule Poirot : les principaux personnages sont réunis et Louis déroule toutes les affaires qu'il a eu à démêler et qui se recoupent comme des cartes à jouer sur une table faussée, c'est théâtral et jubilatoire, j'adore !!!
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07 octobre 2007

Les freres Grimm (2005)


Réalisateur : Terry Gilliam
Genre : conte fantastique
Année : 2005


L'histoire :
Allemagne, XIXe siècle. Les deux frères Grimm, Wilhelm (Matt Damon) et Jacob (Heath Ledger) sont célèbres pour leurs pratiques de désenvoûtement opérées dans les villages où les fantômes, créatures et sorcières épouvantent les habitants supersticieux. Pour venir à bout des apparitions, ils n'usent ni de force, ni de magie, mais ont un secret : grâce à une habile mise en scène mêlée de trucages et avec l'aide de complices, il font croire qu'ils font battre en retraite les créatures infernales.

Un jour, ils sont obligés de se rendre dans le village de Marbaden où une dizaine de petites filles se sont volatilisées. Autour du village, une étrange forêt dans laquelle les frères s'aventurent, guidés par la belle et sauvage Anjelika (Lena Headey) dont le père est mort, et dont les deux petites soeurs ont elles aussi disparu.

Au coeur de la forêt, ils trouvent une immense tour que surmonte la chambre mythique de la Reine la plus belle (Monica Bellucci). Une légende raconte que cette Reine ne vivait autrefois que pour sa légendaire beauté. Lorsque la peste arriva et décima tout son royaume, elle se voulu se réfugier dans une chambre qu'elle fit construire en haut de la tour mais la peste ne l'épargna pas et elle fut également ravagée par la maladie, et, bien qu'immortelle, elle se mit à perdre sa beauté et ressembler à une momie.

Le père d'Anjelika, devenu un loup garou, n'est pas tout à fait mort : il vit grâce à une épine que la Reine lui a plantée dans le coeur pour l'asservir à sa cause. Il doit réunir douze filles, leur prélever leur sang pour qu'elle puisse retrouver son apparente jeunesse. La tour dispose à son pied douze tombes où se trouvent, endormies, les petites filles enlevées. La dernière sera Anjelika. La Reine n'existe que grâce à sa magie et aux illusions qu'elle créée grâce à son miroir.

Celui-ci ne reflète qu'une apparente réalité. Au terme d'un combat contre lui même, Jacob brise l'enchantement en cassant le miroir. La Reine se désagrège (la séquence où la Reine tombe en morceau de verre est très réussie !), la tour s'écroule. Dans les décombres, les frères se retrouvent, Anjelika et les 11 petites filles sortent de leur tombeau. Tout est bien qui finit bien !

Mon avis :
Un film très amusant, on y retrouve un nombre impressionnant de personnages de contes et légendes. De mémoire, j'ai reconnu le petit chaperon rouge et Hänsel et Gretel (épisodes des petites filles enlevées au début), Cendrillon (les petites filles sont chaussées de pantouffles de "verre" avant dêtre enterrées), le roi Grenouille (une grenouille leur sert de boussole pour se repérer dans la forêt malveillante aux arbres mouvants), Blanche Neige (la reine, son miroir et son chasseur), Peau d’Âne (Anjelika est revêtue d'une étrange peau de bête), la princesse au petit pois (la reine dort sur un lit où s'empilent une multitude de matelas), la Belle au Bois Dormant (le baiser de la fin !), et j'en oublie certainement...

Ce film est annoncé "tout public", je l'ai vu avec mes enfants de 4 et 9 ans. Mais j'avoue que certaines scènes sont légèrement impressionnantes : mon fils (4 ans) n'a pas aimé le loup garou mais il a tout de même été "rassuré" par la transformation du loup en homme.

Un film à voir un dimanche après-midi, avant d'aller soi-même affronter la forêt, la vraie. Avec ses surprises et ses frayeurs. Mais c'est une autre histoire qu'il me faudra raconter...
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03 octobre 2007

Une jeunesse à l'ombre de la lumière - Jean-Marie ROUART


Dans ce livre, je retrouve beaucoup de ce que j'aime, il est donc fort possible que je m'autorise quelques digressions pour appuyer ce qui me passe par la tête. Comment faire autrement puisque ce livre parle d'une famille d'artistes-peintres dont l'auteur est un descendant. Oui comment faire autrement que de passer d'une idée à l'autre comme si je faisais moi aussi des mélanges sur la palette de mon clavier numérique ? Je ne connaissais pas Jean-Marie Rouart, ou du moins son nom ne m'était pas familier.

"Une jeunesse à l'ombre de la lumière" n'est pas un récit linéaire mais une sorte de confession, il n'y a pas de plan prévisible mais un cheminement qui est celui du coeur, et le fil du récit raccomode les amours et les peines, les humiliations et les jouissances de toutes sortes. Cette subtile autobiographie est celle d'un homme devant faire face à sa vie, avec ses interrogations, ses déceptions, ses fuites en avant, ses passions, ses amours, ses renoncements, vécus sous la lumière ou plutôt dans l'ombre gigantesque de l'aura de ses aïeuls. C'est ainsi que je ressens le livre que je termine à peine. Ce livre offre tellement de choses que j'aime, qu'il me semble le connaître depuis toujours. Je citerai pour exemple quelques petites choses à la volée comme des pièces emportées : Venise, Jean d'Ormesson, Berthe Morisot, Saint-Sulpice, L'Académie française, le marronnier et j'en oublie. Toutes ses choses qui vivent avec moi depuis si longtemps qu'ils sont un peu à moi.

L'auteur est un idéaliste. Il voit son père peindre comme un artiste, sans chercher l'argent ni la gloire, ce qui le fait vivre une jeunesse assez chiche malgré la fortune familiale. Jean-Marie a décidé de devenir écrivain, mais peut-il y croire ? Il doute (mais pas nous !). Il a peur de faire fausse route, pourtant c'est dans cette voie que son coeur l'entraîne et nous partons avec lui sur les traces de Leopold Robert, un peintre du début du XIXème qui s'est suicidé, et dont Jean-Marie se préoccupe au point de faire les mêmes voyages, les mêmes séjours.

Nous sommes embarqués pour un voyage dans le temps, par petites touches, par grands élans brossés à travers le regard de Jean-Marie enfant, jeune homme, adulte. C'est un livre où les personnages de l'histoire, les écrivains, les peintres et les poètes revivent. Mais ils ne viennent pas à nous sous les traits d'icônes plus ou moins respectés, mais sous l'apparence charnelle d'hommes et de femmes avec leurs faiblesses, leurs dérives, leurs folies.

Ce que j'ai retenu de ce livre témoin d'un temps, c'est que vivre en désaccord avec sa conscience entraîne la chute ; vivre en équilibre entre deux mondes sujets à tremblements est comme de vivre sur une ligne de faille. Lorsque l'on s'en rend compte, quand la fissure se réveille et se révèle, la chute est douloureuse, d’autant qu’elle est brusque.

L'auteur fera plusieurs séjours au château du Mesnil, il y trouvera les fantômes impressionnants des célèbres artistes qui y ont séjourné. La mort est présente partout dans ce livre, mais elle est nécessaire, comme il nous le rappelle avec ce poème de Leconte de Lisle :
Et toi, divine mort, où tout rentre et s’efface,
Accueille tes enfants dans ton sein étoilé,
Affranchis-nous du temps, du nombre et de l’espace
Et rends-nous le repos que la vie a troublé
et comme lui-même nous le décrit si délicatement dans ces deux extraits choisis :
Je me souviens de son cercueil qui traversa lentement un petit village des Pyrénées, de cette impression que j’éprouvai, si nouvelle pour moi, de la mort. Lola ne m’a jamais quittée. Je lui parle parfois. Je sais qu’elle est quelque part dans un repli de l’irréalité, bienfaisante, dans ce monde si lointain et si proche que nous découvrirons un jour.
(il parle de sa tante)
et aussi dans ce passage où il nous parle de sa mère, restée en retrait mais mise en lumière au moment de sa disparition :
Ma mère en me quittant dans son apparence réelle s'est glissée en moi et je sens sa présence. Il n'est pas un instant, ..., que je ressente cette impression qu'elle est non seulement là, mais qu'elle s'est tissée dans les fibres de mon être ; ... , mon coeur qui bat n'est plus seulement le mien, il bat à l'unisson avec celui de ma mère. Il me semble que désormais c'est avec ses yeux que je regarde le monde.

C'est superbement dit ! très émouvant. Je m'arrête là pour ce livre que je recommande à ceux qui veulent gratter un peu la surface des choses sans avoir peur de se noircir les mains mais découvrir au contraire que tous, nous avons un rôle à jouer dans notre vie et que personne ne peut choisir à notre place.
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