[Film] - Titan - 2018 (RU - EU - ESPAGNE)


Résumé

2046. Pour faire face à la surpopulation de la Terre et l’appauvrissement des ressources, des scientifiques de l'OTAN ont élaboré un programme consistant à faire muter des soldats volontaires afin que, si le programme est concluant, l'humain puisse un jour coloniser Titan, un satellite de Saturne. Rick Janssen arrive avec sa famille sur la base où se déroulera l'expérience. L'épouse de Rick l'encourage car elle pense qu'il faut faire avancer la science, et donner une chance de sauver l'humanité, mais bientôt, les soldats -qui doivent supporter de multiples injections de métaux et substances animales - développent des effets secondaires parfois mortels.

mon avis

L'idée de départ est intéressante et d'actualité, mais le film s'intéresse uniquement à la transformation des cobayes (principalement celle du héros) et les effets secondaires catastrophiques, avec moult hémoglobine diffusée, c'est pourquoi j'ai un avis mitigé : j'aime bien les films d'anticipation mais j'aurai préféré que celui-ci soit plus abouti.

Par exemple, il n'y a aucun développement sur le vaisseau qui doit transporter les humains modifiés - si le projet Titan réussit, ni sur l'équipage (après tout le soldat n'est pas astronaute !). Aucune information sur le temps que doit durer le voyage et encore moins comment les "voyageurs", une fois arrivés sur Titan, feront pour communiquer avec la Terre et faire le "RETEX" (retour d'expérience).

C'est dommage car il y a des longueurs, donc je pense que le film est mal écrit - faible scénario. Les cobayes voient effectivement leur corps modifié, par exemple ils sont capables de respirer en apnée plus de 30 mn, mais alors on ne comprend pas pourquoi ils arrivent à respirer normalement lorsqu'ils rentrent chez eux : si leur corps est sensé s'adapter à l'atmosphère titanesque, ils ne devraient pas être en mesure d'être à l'aise sur l'atmosphère terrestre, du moins lorsqu'ils arrivent (pas nombreux...) à la fin de leur transformation !

A voir pour l'ambiance, que j'ai bien aimé, mais vous perdrez patience car le fil rouge est assez ténu...


Réalisateur : Lennart Ruff
Acteur prinicpal : Sam Worthington (Rick)

5/10

[Roman] Hiver de Christopher Nicholson (2014)

provenance : cadeau

Résumé

1924. L'écrivain Thomas Hardy vit retiré dans sa grande maison du Dorset en compagnie de Florence, sa seconde épouse, qui aimerait bien que la lumière y entre un peu plus et le presse de tailler les arbres qui l'entourent. Mais Thomas est plus intéressé par l'adaptation de Tess d'Urberville que présente la troupe d'amateurs du village et se passionne pour Gertrude Bugler à laquelle il donne toutes les qualités, au point d'exiger qu'elle interprète le rôle à Londres. L'épouse effacée, légèrement paranoïaque, va défendre son pré carré et, après l'avoir pourtant encouragée, va chercher à se débarrasser de l'apprentie comédienne qui lui fait de l'ombre, en la persuadant de retourner à son foyer. 

mon avis

Qu'il est bon de lire de tels romans ! Originaux et surtout bien écrits. Christopher Nicholson s’immisce dans les dernières années de l'auteur et évoque tour à tour le point de vue de l'écrivain, son épouse et la comédienne, dans la période qui précède l'adaptation de Tess à Londres (histoire vraie).


Florence et Thomas Hardy
Gertrude Bugler

Il m'a aussi fait remarquer que cela m'obligerait à vivre, et il m'a demandé ce que j'en pensais. J'ai répondu que si j'avais la possibilité de faire du théâtre, je pourrais vivre n'importe où, voilà ce que j'en pensais, tant la perspective de monter sur scène était importante pour moi. (p.114)

L'ombre de Barrie plane entre les pages, j'ai trouvé cela très touchant...


Pourquoi pas Barrie ? s'est-elle écriée. Il vous l'écrirait, lui, ce rôle. - Barrie ? a dit M.Hardy, manifestement surpris. -Oui, a répondu Mme Hardy, je suis certaine qu'il le ferait si tu lui demandais." (p.114)

J'ai apprécié cette lecture, d'une belle qualité, et aux passages souvent très drôles. 
  • Winter (titre original)
  • traduit de l'anglais par Lucien D'Azay
  • 290 pages
  • éditions Quai Voltaire

[Essais] Urbanités coréennes par Valérie Gelézeau et Benjamin Joinau (2017)


Résumé

Urbanités coréennes présente un rapport de situation suite au forum qui eut lieu en 2016 à la cité de l'architecture et du patrimoine à Paris.
Il est question d'architecture : maison individuelle, immeuble, rue, passage, mais aussi d'histoire d'expansion des villes, en particulier Séoul, suite à l'afflux de travailleurs qui y débarquèrent dès les années 60.

Le livre se lit comme une histoire, entrecoupée de propos et discussion lors de colloques, et bien sûr de quelques photographies.

Quelques films, séries ou documentaires sont donnés en exemple et invitent le lecteur à poursuivre sa découverte.

mon avis

Manuel indispensable à celui qui, comme moi, s’intéresse à la Corée mais aussi à l'architecture et à son évolution suite aux changements sociaux et économiques pour comprendre la ville sud-coréenne.
Séoul depuis Inwangsan
Des 11 films et séries recommandés, je n'en ai vus aucun ; je savais qu'il en était question avant de commencer le livre et pensais que les références seraient celles de productions plus récentes que les films et séries des années 50 ou 60.

Par exemple, j'ai vu "Personal Taste (2010)" qui se déroule principalement autour d'un hanok (maison coréenne traditionnelle).

Mégacentres commerciaux
Étrangement, il n'est pas fait mention de la catastrophe suite à l'effondrement du grand magasin Sampoong (29 juin 1995) à Séoul qui a pourtant fortement traumatisé la population ; l'année suivante, le réalisateur Kim Jin Won mettra en scène une histoire romanesque dans le feuilleton "Just Between Lovers (2017)".

Un livre de 200 pages qui peu se lire en 1 journée.

[Roman] Leçons de grec par Han kang (2011)


Résumé

A Séoul, un coréen d'une trentaine d'années qui a vécu la moitié de sa vie en Allemagne et qui a décidé de revenir à sa terre d'origine donne des cours du soir de grec ancien à un petit groupe d'adultes, aux motivations toutes différentes. Parmi ses élèves, une femme qui ne dit pas un mot, l'intrigue.

Le plus étrange c'est qu'elle ne parle pas, ne rit pas. Quand je l’interroge, elle ne répond pas. Pendant les pauses, elle ne discute avec personne. J'ai d'abord cru qu'elle était timide, mais je me suis rendu compte qu'en plus de six mois, elle n'a jamais ouvert la bouche, ce qui m'a paru bizarre. (p 77)

Une femme, qui a perdu depuis de nombreuses années l'usage de la parole, et qui est d'abord passé pour folle aux yeux de sa famille au point d'être internée, doit maintenant supporter que son ex-mari lui enlève leur fils, arguant qu'elle n'est pas capable de s'en occuper. Elle se rend aux cours de grec pour se donner un but et un espoir de retrouver un jour la parole.

Sans qu'elle en prenne conscience, ses deux lèvres étaient sur le point de remuer comme celles d'un petit enfant. Bibliothèque, s'était-elle entendu murmurer dans un endroit plus profond que la langue et la gorge.
Elle n'avait pas tout de suite réalisé combien cet instant était important. (p.18)


Un soir, tandis qu'un oiseau s'engouffre par erreur dans l'immeuble où sont donnés les cours, l'homme casse ses lunettes et la femme lui porte secours jusqu'à la raccompagner chez lui.

mon avis

Ce serait être malhonnête de dire que j'ai adoré ce roman, ce n'est pas le cas. Je m'attendais à autre chose de plus limpide, de plus direct, surtout après avoir lu avec intérêt la Végétarienne du même auteur. Ici, nous avons droit à des passages où l'auteur fait intervenir les deux protagonistes tour à tour sans vraiment de liaison, ni dans le narratif, ni dans la chronologie, ce que j'ai trouvé trop fouillis, pour moi qui aime la logique. Il n'en demeure pas moins un texte hautement poétique et je pense qu'il faut l’accepter comme tel pur l’apprécier à sa juste valeur.

J'ai également été ennuyée de faire le parallèle avec les thèmes de Yoko Ogawa, que je connais bien : la perte d'un sens, la solitude, la famille, jusqu'aux anecdotes que la matière, les composants chimiques, que l'auteur japonaise émaille régulièrement dans ses œuvres. De plus, contrairement à ce que j'imaginais, ce ne sont que dans les dernières pages (à partir de la page 136 sur 183) que les deux protagonistes interagissent vraiment et se "parlent" sinon, tout au long du roman, on les décrit, on connaît leur difficultés, leurs renoncements, leurs abandons.

Une belle lecture très poétique mais un style qui manque d'empathie, je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages qui semblent évoluer dans une bulle impénétrable.

(Pour moi, si quelqu'un est muet, ça se "voit" si je puis dire, surtout au bout de 6 mois, de même, un prof qui a des culs de bouteille en guise de lunettes, il ne faut pas être devin pour comprendre qu'il est complètement miro). 



[Roman] Le pont de Montereau par Jean D'Aillon (2018)


Résumé

Printemps 1424. Le clerc Edward Holmes accompagné de son fidèle Gower Watson sont solliciter pour découvrir qui a voulu empoisonner Jean de Lancastre (également appelé duc de Bedford, c'est le 3ème fils d'Henri IV): un anglais et actuel régent de France.
Nous sommes en pleine guerre de cent ans : les Armagnac soutiennent la légitimité de Charles VII (qui est atteint de folie), tandis que les Bourguignons désirent que la France revienne à l'héritier d'Henri IV, un anglais donc.
Edward Holmes découvre que cette tentative est liée à l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau, cinq ans auparavant.
1419 - Assassinat de Jean sans peur sur le pont de Montereau
Il part en quête de la vérité avec Watson mais aussi une troupe héréroclite :
- Jeanne de Barbazan, la fille d'Arnault Guilhem de Barbazan "le chevalier sans reproches" : un "Armagnac" qui se retrouve accusé du meurtre de Jean sans peur et enfermé à Château-Gaillard,
- Chabridel, un mercenaire dévoué à Isabeau (l'épuse du roi dou Charles VII : c'est lui qui a assisiné Jean sans peur dans le roman)
- de Coline, une apothicaire maîtrisant l'art des poisons,
et de bien d'autres compagnons de routes et d'infortune...

Au gré de ses multiples enquêtes (sur l'empoisonnement, puis l'interrogatoire avec le chevalier de Barbazan qui était présent lors de la mort de Jean sans peur), Holmes, toujours muni de lettres de passage et de sauf-conduits car il doit faire face soit aux Bourguignons, soit aux Armagnac durant ses trajets, finit par découvrir les véritables investigateurs de la mort de Jean sans peur.

mon avis

Avec une écriture fluide, ajoutant de nombreuses descriptions (parfois horribles) mais non dénuée d'humour, Jean d'Aillon mène une nouvelle fois, tambour battant, une enquête (presque policière) dans une France en désarroi face aux seigneurs les plus puissants qui désirent toujours s'enrichir au détriment de la bonne marche de la société (pillage, meurtres, etc...).
L'occasion pour le lecteur de remettre à jour ses souvenirs d'histoire de France (classe de CM1 autant dire un bail !).
Je suggère dés le début, une petite prise de notes afin de faciliter la suite et de savoir "qui est avec qui" car, avec les nombreuses factions, j'avoue que l'on s'y perd.



Ils passèrent une petite forteresse, le Châtel-Sarrasin, qui protégeait la porte Notre-Dame, une fortification flanquée de deux grosses tours. De nombreux campements de fortune étaient érigés au bord de l'eau. Certains ne comprenaient qu'un ou deux pavillons de toile à toit conique, d'autres plusieurs brehants en peau de vache peinte et décorée, avec de véritables chambres et des écuries.(p.125)

[Film] - Le Cercle littéraire de Guernesey - 2018 (Grande-Bretagne - Etats-Unis)


Résumé

Londres 1946. Juliet, une jeune écrivaine à succès décide de rencontrer un club littéraire créé sous l'occupation allemande sur l'île de Guernesey au nom intrigant de Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Arrivée sur l'île, elle fait la connaissance des membres dont Dawsey Adams, son correspondant, un agriculteur. Tandis qu'elle envisage d'écrire un article sur ce cercle original dans le Times, elle se heurte au refus catégorique des membres qui ne désirent pas que l'on parle d'eux et encore moins d'Elizabeth McKenna, celle qui a inventé le nom du cercle après que leur petite communauté se soit retrouvée après le couvre-feu, face à une patrouille allemande au retour d'un dîner (parfait) durant lequel ils ont mangé des produits prohibés (viande et alcool).

mon avis et développement

Adaptation du livre Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (que je n'ai pas lu).

J'ai bien aimé ce film (vu en VOSTFR) qui suit l'enquête d'une auteure sur les circonstances de la disparition d'une jeune femme sur l'île de Guernesey, échappant pour quelques joursaux deux hommes qui l'entoure à Londres :
- son ami, agent et éditeur pour faire une tournée de dédicaces alors qu'elle n'apprécie pas de se mettre en avant,
- son amoureux, un militaire américain qui l'encourage à acheter un superbe appartement dans le quartier chic de Londres alors qu'elle aspire à un logement plus modeste.

Une fois débarquée sur l’île, Juliet est happée par la beauté de celle-ci (et nous avec ! Son affection grandissante pour les membres du cercle littéraire, y compris Dawsey, la trouble et nous suivons ses efforts pour se faire accepter d'eux et découvrir (grâce à son fiancé) ce qu'est devenue Elizabeth après que les allemands l'aient arrêtée.

  • The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society
  • réalisateur : Mike Newell
  • acteurs :
    • Lily James (Juliet Ashton)
    • Michiel Huisman (Dawsey Adams, l'agriculteur)
    • Matthew Goode (Sidney Stark, l'éditeur et ami de Juliet)
    • Jessica Brown Findlay (Elizabeth McKenna, la "résistante")
    • Penelope Wilton (Amelia Maugery, l'hôte du dîner qui contribua à la création du club)

9/10

[Adaptations de romans] Anne, Emily et Charlotte Brontë



Découvrez quelques adaptations des soeurs Brontë en cliquant sur cette vignette : vous afficherez mes avis rassemblés sous le libellé "Brontë's world"

Charlotte Brontë

  • Jane Eyre (film 1944)
  • Jane Eyre (feuilleton BBC, 1973)
  • Jane Eyre (feuilleton BBC, 1983)
  • Jane Eyre (film 1996)
  • Jane Eyre (téléfilm 1997)
  • Jane Eyre (feuilleton BBC, 2006)
  • Jane Eyre (film 2011)


Emily Brontë

  • Wuthering Heights (film 1939)
  • Wuthering Heights (film 1992)
  • Wuthering Heights (feuilleton ITV, 2009)


Anne Brontë

  • The Tenant of Wildfell Hall (série BBC, 1996)

[Adaptations de romans] Lost in Jane - Jane Austen


Découvrez quelques adaptations autour de Jane Austen : en cliquant sur cette vignette : vous afficherez mes avis rassemblés sous le libellé "Jane Austen' world"

Biopic

  • Becoming Jane (2007)
  • Miss Austen Regrets (2008)

Raison et sentiments / Sense and sensibility (1811)

  • Sense and Sensibility (1995)
  • Sense and Sensibility (feuilleton BBC 2008)

Orgueil et Préjugés / Pride and Prejudice (1813)

  • Pride and prejudice (1940)
  • Pride and Prejudice  (feuilleton BBC 1995)
  • Pride and Prejudice (2005)
  • Lost in Austen (2008, une parodie uchronique)
  • Death comes to Pemberley (feuilleton BBC 2013, adaptation d'un roman de P.D. James qui imagine une suite à P&P) 
  • Austenland (2013, une comédie romantique) 

Mansfield Park (1814)

  • Mansfield Park (1999)
  • Mansfield Park (2007)

Emma (1815)

  • Emma (itv, 1996)
  • Emma (l'entremetteuse) (1996)
  • Emma (feuilleton BBC 2009)

Northanger Abbey (1818)

  • Northanger Abbey (2007)

Persuasion (1818)

  • Persuasion (téléfilm BBC, 1995)
  • Persuasion (2007)


Je vous recommande également mon site consacré à l'auteur pour découvrir l'univers et les histoires :

[Feuilleton] Falling for Innocence - 2015 (Corée du Sud)


Résumé

Kang Min-Ho, un homme d’affaires impitoyable, travaillant pour Golden partner, une entreprise de rachat de sociétés en faillite, décide de récupérer Hermia créée par son père et que son oncle s'est approprié d'office à la mort de son frère, écartant ainsi la veuve de l'héritage. Comme son père, Kang Min-Ho, souffre d'une maladie cardiaque et son docteur vient de lui apprendre qu'il n'a plus qu'un mois à vivre à moins d'être transplanté.
Tandis que Hermia est en difficultés financières à la suite d'un sabotage dans l'usine (fabrication de produits de beauté), Min-Ho débarque avec son équipe chez Hermia et il rencontre Kim Sun Jeong, qui est la secrétaire de direction.
Sun Jeong est fiancée à Ma Dong Wuk, un policier. Elle, Ma Dong et Jun Hee, qui est l'avocat de la compagnie Hermia, sont 3 amis inséparables depuis plus de 20 ans.
Tandis que Dong Wuk succombe à la suite d'un accident de voiture, Min-Ho a une enième crise cardiaque ; Min-Ho est alors transplanté avec le coeur de Dong Wuk (il ne le sait bien sûr pas tout de suite). Peu à peu, son caractère change, il est capable d'empathie, lui qui ne ressentait que du ressentiment, et est attiré de manière incompréhensible par Sun Jeong pour qui il ne ressent que du mépris car c'est la fille de l'homme qu'il rend responsable de la "prise" de l’entreprise familiale par son oncle (raisonnement injuste car elle n'y est pour rien dans la reprise de Hermia par l'oncle "véreux").
Tandis que Sun Jeong porte le deuil de Dong Wuk, Jun Hee qui est secrètement amoureux d'elle l'entoure de menues attentions et envisage même de lui déclarer sa flamme et de l'épouser.
Parallèlement à toutes ces histoires, la police découvre que Ma Dong Wuk était sur le point de découvrir l'auteur du sabotage et qu'il aurait été tué à cause de cela. Ce qui n'était au départ d'un banal accident de la route avec délit de fuite se transforme en enquête pour meurtre.

Mon avis

Après cette entrée en matière qui semble complexe, vous comprendrez qu'il s'agit là de plusieurs thèmes abordés, peut-être un peu trop :
- la malformation de naissance et le don d'organe
- la spoliation de société au sein d'une famille (alors que les coréens sont censés protéger celle-ci)
- les accidents de voiture (nombreux en Corée) et les délits de fuite
- l'espionnage industriel et le recours au sabotage pour faire chuter la valeur d'une entreprise
- le rachat de société avec des moyens peu recommandables pour arriver à ses fins
- le triangle amoureux, ici un quatuor (le 4ème étant le coeur résilient)

mais qu'au final, j'ai tenu bon et apprécié car il a beaucoup d'humour malgré les tragédies des uns et des autres. C'est vraiment une comédie dramatique, servie par de bons acteur, Kim So Yeon (vue dans I need romance) est impeccable et offre avec Jeong Gyeong Ho un couple atypique qui se construit presque d'une façon "surnaturelle" (je ne pense pas qu'un coeur transplanté occasionne un amour soudain ni de changement de caractère !). L'ensemble forme une série à suivre assez enthousiasmante, surtout grâce à l'intrigue policière, mais 16 épisodes c'est tout de même trop long car il y a quelques petites redondances scénaristiques qui n'apportent pas grand chose au dénouement.


  • 순정에 반하다
  • en 16 épisdes d'1h
  • réalisateur : Ji Yeong Su
  • acteurs : 
    • Jeong Gyeong Ho (Min Ho, l'homme d'affaires)
    • Kim So Yeon (Sun Jeong, la secrétaire de direction)
    • Yun Hyeon Min (Jun Hee, l'avocat de Hermia amoureux de So Yeon) 
    • Jin Gu (Ma Dong Wuk, le fiancé de Sun Jeong)

7/10