05 juin 2010

Chez l'épicier de Paris

Je suis à Paris depuis, disons 19 ans. C'est long, et en même temps, je n'ai pas vu le temps passer, surtout, et il faut me croire, j'ai perdu beaucoup, beaucoup de temps à me morfondre, à ne rien faire, à me désespérer même, oui, il n'y a aucun autre mot. Jeune alors, j'ai vécu une vie de nonne, et qui plus est, j'avais peur de tout et de moi en particulier. Pas facile donc pour moi de me sortir de mon sanctuaire. Si j'en parle avec autant de franchise, c'est que cette ancienne fille désespérante est morte, plus ou moins.
A près de deux semaines de quitter cette vie de yoyo, avec ses hauts et ses bas, je parcours Paris comme sur un échiquier : en zig-zag, de manière complètement intuitive, impulsive. En ce moment, je ne passe pas une semaine sans faire un saut à la grande épicerie du Bon marché. Je m'y délecte, j'y dépense des sommes déraisonnables pour ce que je rapporte dans mon cabas, mais je suis heureuse car tout cela me fait plaisir.
Petite anecdote. J'ai entendu à la télé parler des célèbres gauffres Méert. Célèbres ? et bien je n'en avais jamais entendu parler, et pourtant je suis une pure Ch'timi, sans l'accent mais née dans le 59. Une certaine femme politique célèbre à Lille avouait en rapporter pour ses amis parisiens, et bien, point besoin d'aller si loin, il y en a à Paris, pas données données, certes, mais un cadeau n'a pas de prix...et cela reste accessible.
Il y a également tout un tas de produits, rangés par pays, Canada, US, Italie, Espagne, etc...j'ai cherché Angleterre, mais je n'ai pas trouvé, en même temps, j'y retourne bientôt, et la prochaine fois, je demanderai.