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[EXPO] ILLUSTRES ILLUSTRÉS A GUYANCOURT
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L'exposition met en avant les artistes inspirés par :
Mon père est mort. Il y a l'évidence, mais tout concoure à la sidération. Le corps est redevenu poussière. Les bougies ont été allumées. Les fleurs ont été commandées. Les derniers habits ont été choisis. Le dernier souffle a été rendu, petit murmure humide. Mon petit coeur ne peut se remettre de ce rebours dans lequel je déplie constamment les moments les plus aptes à me réjouir, à me réconforter. Il dort désormais d'un sommeil sans réveil parce qu'un ange, je crois, a emporté la douleur, la maladie, la vieillesse, l'inquiétude. Il reste des souvenirs, des échos de voix, des petites chansons matinales que nul n'entendra plus. Les jours n'ont plus les mêmes espérances, les projections d'activités à long terme se réduisent au lendemain où nul ne sait l'heure de notre mort. illustration de Sarluis "Dernier souffle"
Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion de visiter la maison de vacances de Georges Clemenceau (1841-1929) qu'il occupa entre 1920 et 1929 durant les périodes de printemps et été et où il reçut famille et amis dans ce "château horizontal", sa "bicoque", longère bordant l'océan. La maison présente de façon remarquable les meubles et objets témoins de son temps, sa bibliothèque composée de 1500 livres accompagne les visiteurs qui découvrent les pièces en enfilade. Une atmosphère de calme, de réflexions, enveloppe le touriste jusqu'à la dernière pièce de la longère qui est la chambre où le bureau garnit la fenêtre. Une chambre de travail comme un musée le bureau devant la fenêtre Il faut ressortir pour découvrir le salon d'été dans le kiosque recouvert de fagots ajouté en 1921 auquel on accède par une terrasse : personnalités politiques et journalistes sont reçus dans ce "Trianon de bruyère" dans un mobilier hétéroclite de meubles...
1907 Le 24 décembre 1907, une assemblée se livre à une étrange opération de marketing, scientifique et de préservation du patrimoine : monsieur Alfred Clarck, directeur de la Compagnie française du Gramophone, a l'idée d'offrir deux douzaines de disques contenant les enregistrements des voix d'artistes de l'époque, avec pour condition de ne les ouvrir que 100 ans plus tard, en 2007. Chaque disque était protégé par une plaque de verre et enveloppé dans de l'amiante et déposés dans deux urnes scellées de plomb. Le double objectif était : de montrer l’état des machines parlantes qui étaient à leurs débuts et de mesurer les avancées technologiques de cette invention au cours d’un siècle, q uelle était la voix des principaux chanteurs et leur interprétation des célèbres morceaux du répertoire lyrique et dramatique (Faust, Roméo et Juliette de Charles Gounod, Hamlet d'Amboise Thomas). 1912 On rajoute 24 autres disques (gloires internationales, tels les Italiens Ver...
Bien que née dans le Nord, je me considère la plupart du temps lorraine, ayant vécu ma jeunesse à Nancy, ville détestée dans mon adolescence puisque liée à l'âge ingrat, toujours en travaux, où je parcourais avec ma soeur de longues distances pour aller à l'école. Pourtant j'y retourne régulièrement et c'est avec plaisir que j'ai pu visiter la Villa Majorelle la semaine dernière qui était déjà à mon époque, une sorte de célébrité mais non visitable (les visites ne sont possibles que depuis 1997). A l'angle d'une rue de quartier calme, la villa ne se visite pas encore entièrement mais l'on peut profiter du rez-de-chaussée (vestibule, salle à manger, salon, terrasse), d'un escalier de toute beauté et à l'étage de la chambre à coucher. Louis Majorelle (1859-1926) était un artiste pluridisciplinaire et sa notoriété est liée à l'école de Nancy qui vit naître plusieurs industries lors de la période dite "Art nouveau" où étaient représent...
Peu après mes quatre ans, le docteur préconisa à mes parents un changement d’air pour contribuer à l’amélioration de mon état de santé, c’est ainsi que je vécu une année auprès d’une tante de mon père et de son mari, à la campagne. Mes parents venaient me voir les fins de semaine, mais bizarrement, je n'ai pas gardé leurs visites en mémoire. Pourtant, les souvenirs de cette période ne me causent aucune tristesse, bien que j'eusse souvent pleuré l’absence de ma mère. Je me rappelle aussi mon rituel d'endormissement : je comptais le nombre de voitures qui passaient dans la nuit sur la route devant la maison, elles glissaient leurs phares au travers des persiennes qui empêchaient la nuit d'entrer tout à fait dans mon refuge. Le matin, je demandais du lait et du lard grillé, et j’épongeais la graisse de la poêle avec la mie de pain. Il n’y avait pas de salle de bain, je me lavais dans une grande bassine de zinc posée sur la pierre de l’évier devant la fenêtre tendue d’étami...
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