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[TOURISME] Récit de douze jours en Nouvelle-Zélande
"Rien qu'un rêve" Je sors de la clinique et je me rend à mon travail en marchant avec des cannes pour dire que je suis arrêtée quelques jours suite à mon opération. Dans le couloir, je croise un ancien camarade de promotion que je n'ai pas revu depuis 20 ans et qui me dit qu'il est bien content de me voir car il est très ennuyé : il me demande d'aller chercher son enfant chez la nounou et d'attendre chez lui jusqu'à son retour. Je lui réponds que je suis fatiguée et que je préfère rentrer chez moi pour l'y attendre. Il est d'accord et me dit qu'il repassera chercher son fils en rentrant du travail. Je lui demande quel âge à son fils et s'il porte des couches car je n'ai pas cet article chez moi, mes enfants ayant maintenant plus de 10 ans. Son fils étant un nourrisson il me demande de passer à la pharmacie. J'imagine la scène : canne d'une main, sac de couches de l'autre, porte-bébé kangourou sur le ventre : j'espèr...
On ne voit qu'en rêve. J'emprunte ce titre à Marta Maria Pérez Bravo dont je suis allée voir l'exposition il y a quelques jours à la Maison de l'Amérique Latine, à Paris. Le retour en métropole a certainement bouleversé le cours du temps (de vivre) mais un autre rythme s'offre à moi : savoir attraper au vol les belles occasions quand elles traversent ma trajectoire. On ne voit qu'en rêve. J'oublie ce que j'ai vu dans mes derniers rêves. Y avait-il de la couleur ou du gris ? Dans cette expo, beaucoup de gris. Et un incroyable sentiment d'être ailleurs. Esprits de corps, une expo du 19 septembre au 20 décembre 2013 (entrée gratuite)
En attendant le beau dont j'écrirai des bribes dans quelques jours, je reprends ce carnet pour pousser un "coup de gueule", c'est étonnant à quel point il me parait urgent d'écrire ce qui affole ma conscience avant même d'avoir envie de partager ce qui est beau dans ma vie. L'actualité me désespère et, si j'étais plus jeune, je serais capable de quitter la France pour vivre dans un pays moins permissif, où les victimes passent avant les agresseurs, où les enfants sont protégés des abus de toutes sortes, où le travail permet de vivre dignement etc... Ce pays existe-t-il ? Pour moi il est trop tard pour chercher une réponse et j'espère seulement que mes enfants feront le bon choix s'ils sont confrontés à une impasse. Je veux le meilleur pour eux mais je sais aussi que mon "meilleur" pourrait ne pas être le même pour eux ; cette vérité ne me gêne pas tant qu'ils trouvent leur forme de bonheur dans le "meilleur des mondes possi...
Mademoiselle Odile avait demandé un travail de composition française en binôme sur le thème de l'homme et de la machine en prenant comme source d'inspiration le livre en cours d'étude : l'écume des jours de Boris Vian. La lecture de ce livre déroutant, oscillant entre la science fiction et la poésie, m'avait plongée dans un désarroi indescriptible, me laissant un goût bizarre dans le cœur avec une pointe d'envie d'en être l'auteur. Je formais alors un binôme avec mon amie Carole lorsqu'il le fallait car nous nous entendions bien. Nous avions très sérieusement rédigé une composition qui avait reçu à l'époque toute l'attention de mademoiselle Odile qui était très satisfaite de nous, mais pas autant que nous étions ravies de nous même car il est toujours difficile de complaire à un professeur pointilleux, et le hors sujet est toujours possible. Notre récit invitait notre lecteur de transposer les scènes loufoques de Boris Vian dans le film ...
Poursuivant mes visites patrimoniales, je me suis rendue samedi dernier à la maison Léon Blum (1872-1950), ou plus exactement, la maison de Jeanne et Léon Blum, à Jouy-en-Josas. Je découvre l'homme derrière le nom qui ne m'est pas inconnu mais que mes anciennes études ne m'ont guère laissé de grands souvenirs. Très honnêtement, mon projet de visiter les maisons des illustres dès que l'occasion m'est donnée, me ravit car j'apprends ainsi bien plus en me rendant sur les lieux d'habitation de ces personnages historiques. la maison côté rue / côté jardin La visite est libre (non guidée mais avec un flyer) et commence par le jardin qui est en réalité un parc de plus de 6000 m2 où l'on peut même pique-niquer puis nous entrons dans la maison. La maison est restée quasiment telle qu'elle était à la mort de Léon Blum en 1950 et où il vécut les 5 dernières années de sa vie et y mourut. C'est ainsi que nous découvrons le bureau-bibliothèque (recelant p...