21 septembre 2025

[PATRIMOINE] La villa Majorelle


Bien que née dans le Nord, je me considère la plupart du temps lorraine, ayant vécu ma jeunesse à Nancy, ville détestée dans mon adolescence puisque liée à l'âge ingrat, toujours en travaux, où je parcourais avec ma soeur de longues distances pour aller à l'école. Pourtant j'y retourne régulièrement et c'est avec plaisir que j'ai pu visiter la Villa Majorelle la semaine dernière qui était déjà à mon époque, une sorte de célébrité mais non visitable (les visites ne sont possibles que depuis 1997).



A l'angle d'une rue de quartier calme, la villa ne se visite pas encore entièrement mais l'on peut profiter du rez-de-chaussée (vestibule, salle à manger, salon, terrasse), d'un escalier de toute beauté et à l'étage de la chambre à coucher.


Louis Majorelle (1859-1926) était un artiste pluridisciplinaire et sa notoriété est liée à l'école de Nancy qui vit naître plusieurs industries lors de la période dite "Art nouveau" où étaient représentées des formes végétales (chardon, nénuphar) ou animales (libellules) ; il fut en effet non seulement peintre mais concepteur de meubles, vitrier, ébéniste, ferronnier, ébéniste et fit de sa maison une véritable vitrine des savoirs faire et de cet art nouveau destiné à intégrer les foyers même modestes.

Plan de Nancy 1906


Il faut imaginer que la maison est construite en bordure de champ (sur le plan dans la zone de Médreville, près de l'église du Sacré coeur qui existe toujours) ; aujourd'hui la maison est enchâssée entre d'autres bâtiments car lorsque Majorelle meurt en 1926, la famille revend la maison en 1931 et de fil en aiguille, le terrain s'est amenuisé autour de celle-ci.



Le jardin n'est plus aussi grand qu'à l'époque de Majorelle (le parc d'alors fut vendu à un promoteur immobilier) mais il est encore possible de faire le tour de la maison qui a traversé des épreuves du temps, bombardée en 1916, transformée en bureau pour l'administration des Ponts-et-Chaussées, elle se rénove peu à peu pour présenter au public la première maison entièrement Art nouveau de Nancy telle qu'on pu l'habiter Louis Majorelle et sa famille. D'autres pièces sont prévues à l'étage (salle de bain et penderie attenante à la chambre à coucher) et peut-être aussi les combles où l'artiste avait son atelier.

Famille Majorelle
Jane, Louis et Jacques leur fils dans le jardin en septembre 1911




[JOURNAL] A la lisière de l'automne


Il y a quelques jours j'ai fait mon tour de village et suis passée le long de la route départementale bordée de tilleuls qui ont déjà largement perdu leur feuillage, à tel point que, des deux allées en bordure de route pour les piétons et les cycles, il n'en restait qu'une.

La piste cyclable était entièrement recouverte de feuilles, je ne m'étonne plus que les vélos roulent sur la route sans égard pour les voitures, roulant côte à côte le plus souvent, à croire qu'ils veulent y laisser leur peau, même lorsque les pistes sont déblayées.

L'automne commence demain mais je ne suis pas encore prête à quitter l'été qui ne dure jamais assez.

17 septembre 2025

[JOURNAL] À LA MERCI DES GRÈVES AUXQUELLES JE NE DIS PAS MERCI


Demain jeudi 18 septembre j'avais prévu un voyage sur Paris pour diverses occasions liées au patrimoine, histoire de reprendre le chemin des écoliers dans la mesure où j'ai l'opportunité de m'organiser dans mes activités littéraires, artistiques et patrimoniales. Lorsque la semaine dernière j'ai entendu la possibilité d'un second jour de grève, notamment dans les transports en communs, je me suis dis "ma sortie du 18 est compromise".

J'attendais, j'attendais et bien entendu, le couperet est tombé : demain tout est bloqué ou presque. Pas de transport. Bazar (pour être polie) dans les rues. Des drames humains vont encore avoir lieu : peur de pas pouvoir aller à l'école, au travail, peur de voir son magasin détruit, peur d'avoir sa voiture saccagée, peur de la violence gratuite à laquelle nous sommes tous soumis si l'on fait une mauvaise rencontre.

Je vais rester dans ma campagne mais je pense à ceux qui vont subir, une fois de plus, la déliquescence d'une société prompte à se rebeller contre un système qu'elle a elle-même adoubé en son heure.

Pour moi la grève admissible c'est une grève qui n'impacte qu'un patron qui reste sourd aux revendications des salariés qui mettent en jeu leur VIE en travaillant dans des conditions insalubres ou dangereuses, ce n'est pas de mettre le chaos et le feu dans les rues !

05 septembre 2025

[EXPO] Paname Rendez-vous


La rentrée artistique et patrimoniale commence très fort et en beauté avec une exposition vue mercredi dernier rue de Seine. 13 BIS et MR. DJUB, les deux artistes mis à l'honneur, ont en commun la création de collages remplis de mystère, d'humour et de poésie.

gauche : MR. DJUB
droite : 
13 BIS


L'exposition est gratuite et on a le temps d'observer les tableaux dont certains racontent une histoire vraie comme l'accident ferroviaire de la gare Montparnasse (en 1895) qui fourmille de détails :
gauche : photographie de Neurdein
droite haut : collage artistique de 13 bis
droite bas : collage de Mr.Djub

Humour et poésie s'illustrent avec brio sur les murs de la galerie pour nous guider dans une découverte non seulement artistique mais une réflexion personnelle sur le passé et ce qui nous reste, c'est cette passion qui me fait prendre régulièrement les chemins de Paname, et découvrir notre patrimoine.

album de l'exposition



Le site de la galerie l'exposition est prolongée jusqu'à la fin du mois de septembre