28 septembre 2026

[PATRIMOINE] Le musée Lambinet

Jeudi 17 septembre j'étais partie pour Paris, visiter une nouvelle maison des illustres lorsque, arrivée à ma gare de Versailles Chantiers il ne me fut plus possible de me rendre facilement à Paris, les trains étant stoppés à cause d'une panne technique, du moins ceux passant par les voies de Chantiers ou Rive Gauche.

Après un instant de reconsidération de mon activité du jour qui n'avait rien d'obligatoire, je me suis décidée à rester sur Versailles puisque j'y étais déjà, et à visiter un musée que je ne connaissais pas encore : le musée Lambinet, musée d'art et d'histoire de Versailles, situé dans un hôtel particulier du XVIIIè siècle (époque Louis XV).

buste de la comtesse du Barry et buste de Louis XV
manufacture de Sèvres (circa 1770)

C'est madame Lambinet qui offrit en 1929 son hôtel particulier à la ville de Versailles pour en faire un musée où furent transférés de nombreuses collections venant de la bibliothèque municipale ou de dépôts d'institutions comme l’hôpital Richaud tout proche ; c'est un musée qui propose une grande diversité d’œuvres et de techniques allant de la Renaissance au milieu du XXè siècle.

céramiques du centre hospitalier Richaud

Trois niveaux pour découvrir un parcours fléché au cours duquel on trouvera des pièces meublées  

salle à manger, salon de musique et chambre et sa chaise d'aisance

de magnifique bustes


 des peintures de toute beauté auxquelles aucune de mes photos ne pourrait restituer sa splendeur.  
"Chat angora" de J-J. Bachelier (c.1761) et "La leçon du chien" de F.Wachsmuth (1833)
 

Le musée Lambinet ne dispose pas de cafétéria mais une étagère près de la caisse propose quelques cartes postales et catalogues de collection ; comme à mon habitude, j'ai acheté plusieurs cartes postales dont la reproduction du magnifique chat angora.

l'entrée sur le boulevard de la reine et le jardin où l'on peut se reposer dans les transats mis à disposition


Ryota Oishi

Illustration d'entrée du billet : le musée Lambinet peint par Ryota Oishi, tableau offert et visible dans le musée

27 septembre 2026

[TOURISME] Les flots de Saint-Malo


Voici un long billet illustré et commenté pour cette déambulation malouine de deux jours durant lesquels j'ai eu de la chance de découvrir la cité corsaire avec un temps clément, doux et ensoleillé, car il parait qu'il y fait souvent maussade à cette période de l'année. 


En arrivant par la Grand'porte on ne peut pas louper les marchants de kouign-amann mais c'est ensuite vers l'église Saint-Sauveur (ancienne chapelle de l'Hôtel-Dieu datant de 1743) que je me suis dirigée, l'occasion de découvrir cette architecture sur plusieurs niveaux ; incendiée en 1944, la chapelle est devenu après restauration un espace muséal et culturel où j'ai tout de suite été intéressée par les fresques d'Augustin Frison-Roche disséminées un peu partout dans l'église. 

derrière l'autel en bronze du peintre Arcabas et du sculpteur Étienne
on aperçoit la fresque de Frison-Roche

fresque de Augustin Frison-Roche


 

Après une pause déjeuner dans une très bonne crêperie (ici mon dessert),


j'ai marché vers le Fort du Petit Bé accessible à marée basse.

à l'arrière plan : le Fort du Petit Bé
au premier plan la piscine d'eau de mer "Bon Secours" (accès libre)
 

Je me suis arrêtée au pied de l'îlot car l'escalade me paraissait un peu trop "casse gueule".

De cet endroit, la vue sur les remparts vaut le détour :

Les remparts depuis le Petit Bé

Les déambulations dans la ville intramuros m'ont conduit par hasard vers la Tour Bidouane où, curieuse, je suis entrée car il y avait une exposition de photographies de Saint-Malo par Yohann Lepage :

expo "Là où le soleil se couche"

photo de l'expo : on reconnait aisément le plongeoir de la piscine Bon secours 

 

Non loin de l'office de tourisme, je n'ai pas manqué d'admirer "L'Étoile du Roy", un magnifique voilier amarré devant les remparts et prêt à embarquer le chaland pour une visite historique que je ferai peut-être une prochaine fois.


La journée s'est achevée à Cancale au marché aux huîtres : 




Le lendemain, j'ai pris un petit-déjeuner dans un café


avant de faire la "promenade du Sillon" d'où l'on voit Fort National construit sur un rocher où il y avait autrefois un phare ; le "Sillon" est à l'origine la langue de sable qui relie à marée basse Saint-Malo à la terre ferme (source POP - plateforme ouverte du patrimoine).


 

Fort National

Mais ce qui m'a le plus étonnée ce sont les brises lames : ces pieux en en chêne ont été édifiés au début du XIXè siècle et protègent la ville de la force des vagues (imaginez que leur profondeur est au moins égale, voire supérieure à leur hauteur visible !).

 

La promenade au grand air marin donne l’appétit et je me suis régalée de moules frites (moules de Bouchot) 


avant d'aller faire un tour au Casino,

Le Casino se situe dans le Palais du Grand Large
label Architecture Contemporaine Remarquable, architecte Arretche et Auffret 

pour rire et y perdre quelques euros dans des machines à sous totalement incompréhensibles pour moi, comme le fait que des habitués qui y passent des heures ! 

J'espère revenir un jour prochain à Saint-Malo pour des visites plus approfondies de musées et châteaux.


 Photos personnelles 12 et 12 septembre 2026

18 septembre 2026

[EXPO] Robert Capa, photographe de guerre

Robert Capa (1913-1954), de son vrai nom Endre Ernő Friedmann, est mort à 40 ans pour avoir voulu prendre cette photo que l'on voit en ce moment affichée pour l'exposition qui se déroule jusqu'au 20 décembre 2026 au musée de la Libération.

J'avais déjà entendu ce nom mais je ne connaissais rien de ce photographe : l'exposition retrace son parcours, la guerre civile espagnole (1936), les conflits guerriers du XXè siècle un peu partout, la naissance de l'état d'Israël qu'il couvre en 1848 jusqu'à la guerre d'Indochine où il trouve la mort. Très intéressant même si je ne suis pas particulièrement attirée par les photographies en général.

[PATRIMOINE] Le pavillon ouest de la barrière d'Enfer, le poste de commandement ROL-TANGUY et le musée de la Libération de Paris


Le pavillon Ouest de la barrière d'Enfer, ancien bâtiment formant un passage dans le mur des fermiers généraux

Lors de la seconde guerre mondiale, les services techniques de la ville de Paris (eau, assainissement, voirie, éclairage,etc...) qui étaient installés dans l'un des pavillons "Ledoux" formant la barrière d'Enfer, bénéficiaient d'un abri sous-terrain où 130 personnes pouvaient trouver refuge en cas de menace de bombardement aérien.


Illustrations anciennes des pavillons formant la barrière d’octroi ou barrière d'Enfer  

vue des pavillons "Ledoux" sur l'enceinte du mur des fermiers généraux
auteur anonyme

pavillons Ledoux, dessin de Léon Leymonnerye

Les deux pavillons, construits en 1787 en vis à vis selon les plans de l'architecte Claude-Nicolas Ledoux, formaient l'une des portes du mur d'enceinte de Paris nommé "mur des fermiers généraux" ; ayant subsisté, ils forment ce que l'on appelle aussi la "barrière d'Enfer".

 
pavillon Ledoux "ouest" - dessin dans le musée (photo personnelle)

encore une illustration présente dans le musée
auteur Sergent

 

Le PC ROL-TANGUY

C'est dans le pavillon ouest (à droite sur toutes les illustrations) qu'à 20 mètres sous terre, au même niveau que les Catacombes qui se trouvent sous le pavillon de l'autre côté de la route, que s'installa en août 1944 le poste de commandement du colonel Rol-Tanguy pour organiser les actes d'insurrection contre l'armée allemande qui occupait alors Paris. 


 

Le musée de la libération de Paris

Lorsqu'il fut décidé de déménager le musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de Jean Moulin qui se trouvait au dessus de la gare Montparnasse, il devint presque évident de l'installer au dessus du PC ROL-TANGUY.

Commentaires sur ma visite

travaux en cours sur l'avenue du Colonel Rol-Tanguy 

Il y a des travaux de réaménagement en cours entre les deux pavillons Ledoux et je n'ai pas pu prendre de photo correcte c'est pourquoi j'ai mis quelques illustrations anciennes ci-dessus car j'aime beaucoup voir comment évoluent les bâtiments au cours de l'histoire.


Le musée présente un parcours chronologique sur la 2ème guerre mondiale, les destins du préfet Jean Moulin et du maréchal Leclerc de Hauteclocque, compagnons de l’ordre de la Libération. Des affiches présentant les ordres de mobilisation, les directives pour que les juifs se présentent pour être enregistrés, les carnets de rationnements, les journaux personnels ; tout cela est très émouvant et je recommande de prendre du temps pour tout lire. 

PC ROL-TANGUY : affiche, la porte au niveau du musée et la même une fois refermée

Je n'ai pas manqué d'aller visiter le PC enterré que j'évoquais en début d'article : 100 marches à descendre, il ne faut pas être claustrophobe et avoir la capacité physique de les remonter mais si vous le pouvez il faut le faire, la visite prend environ 15 minutes.

 

C'est intéressant de voir dans quelles conditions des personnes y ont travaillé : on découvre en photo l’installation téléphonique, le secrétariat, mais aussi une installation d'époque comme ce double cyclo-pédaleur qui permettait la ventilation de l'abri en cas de coupure d'énergie.

PC ROL-TANGUY
porte assurant l'étanchéité en cas d'attaque au gaz, escalier, cyclo-pédaleur et couloir 

Ce musée atypique ne regorge pas, comme d'autres, de peintures, mais il y en a quelques unes ; c'est avant tout un musée sur la mémoire collective pour connaître et se rappeler de ceux qui ont trouvé la force dans l'adversité (imagination, courage, sacrifice, transmission des faits).

05 septembre 2026

[JOURNAL] Au fil des livres, les fils rouges littéraires

 

 
 
 
 
 
Après avoir laborieusement terminé le livre "Une année avec Gertrude Stein" lu en service presse (ma critique sur le lien) j'ai eu envie de lire un roman de cette femme et choisi ces deux là empruntés à la bibliothèque.


J'ai commencé cet après-midi le roman "L’Autobiographie d’Alice B. Toklas" et j'ai déjà un fort désir de poursuivre, tant par le style de l'auteur qui convient à ce que j'identifie comme de la "belle et bonne littérature", que des histoires qui y sont relatées dans le monde de l'art où je retrouve un sujet très confortable et familier.

Parfois, sans le désirer réellement, mes lectures se poursuivent et se répondent comme un écho où apparaissent les mêmes personnages, les mêmes quartiers, les mêmes sujets ; cette sorte de sérendipité littéraire m'enchante car, si j'ai pu choisir un livre au hasard par le titre, la couverture, je peux être amenée à désirer une autre lecture pour un motif plus profond, plus dirigé, avec le sentiment d'avoir découvert un nouveau trésor.

 

Illustration : portrait de G.Stein par F.Valloton