31 juillet 2026

[JOURNAL] Des lectures contradictoires pour se cultiver

 

Pour finir le mois de juillet, voici un billet un peu différent aujourd'hui, que je rumine depuis 2 jours.

Ce n'est pas toujours aisé ni une partie de plaisir, plutôt un intérêt personnel, je lis régulièrement des journaux à l'ancienne sous forme papier mais également en ligne dont les contenus ne sont pas forcément dans mon cadre de pensée. Cet exercice me permet deux choses : 

  1. apprendre d'un autre point de vue (même si mon avis ne change pas),
  2. renforcer mes convictions et leurs fondements.
Certes, il ne peut y avoir de pensée unique et véritable mais cela me consterne souvent lorsque je me frotte à la bêtise de certains, et non des moindres (élus ou hauts fonctionnaires), à la lecture de leur explications ou décisions. Parmi les sujets que je trouve plutôt pathétiques voire tragiques :
  • défendre les délinquants, criminels et assassins plutôt que les victimes, mais purée, mettez-vous un peu à la place de ceux qui ont tout perdu
  • ne pas donner les moyens à ceux qui nous font vivre : cultivateurs, agriculteurs, et privilégier l'import de produits agroalimentaires "bas de gamme", pollués et chimiquement trafiqués,
  • ne pas prendre à bras le corps le scandale de l'aide sociale à l’enfance malgré les multiples témoignages accablants des enfants eux-mêmes,
  • accepter que nos représentants (députés, sénateurs, ministres) puissent être des délinquants ! pour nous, citoyens lambda, on en est sûr, nous n'avons pas droit à l'erreur ! 

Bien d'autres sujets me tiennent à cœur : la scolarité en dégringolade, la santé avec la problématique du manque de médecins, de dermatologues, l'argent versé à des pays étrangers alors que nous sommes pauvres et que nous n'avons pas les moyens de ces actions. 

Je garde la foi en espérant que la raison finisse par gagner sur les idéologies utopistes mais rien n'est moins sûr en ce qui concerne l'avenir de nos enfants qui vont peut-être vivre dans un monde (pays) qui ne ressemble pas à celui que nous aurions pu avoir si de meilleures décisions avaient été prises.

28 juillet 2026

[JOURNAL] S'instruire avec des MOOC


 

Il y a quelques temps j'ai découvert plusieurs sources intéressantes pour apprendre certains sujets qui m'intéressent à savoir l'art et le patrimoine.

J'occupe mes journées d'heureuse retraitée entre mes occupations dans la maison, auprès de ma famille, mes promenades, mes visites du patrimoine, mes lectures quotidiennes, mes écritures sur internet, dans mes deux journaux "papier", à mes amis à l'ancienne : sur lettre ou carte, mes séjours chez ma mère, et pour finir mes apprentissages en suivant des cours dispensés sur internet : les MOOC, autrement dit des "Massive Open Online Course" ce qui se traduit par des cours en ligne ouverts à tout le monde.

Ceux que je regarde sont gratuits même s'il existe des cours payants, je ne suis pas prête à dépenser pour cela car je consacre déjà une certaine somme (plus de 200 €) à mes abonnements annuels pour certains musées parisiens, et je ne le regrette pas car je les rentabilise même si les trajets sont assez fastidieux, cela ne m'empêche pas de les entreprendre (plusieurs heures d'aller-retour sont nécessaires depuis ma banlieue lorsque je vais sur Paris).

J'aime beaucoup ces enseignements rendus possibles et je suis très reconnaissante à ceux qui partagent leur savoir ; je pense que l'instruction sauve de bien des maux, à commencer par l'ennui.

Mes plateformes de MOOC préférées sont :

Et je regarde aussi les vidéos des explications et visites virtuelles privées de :  

 

Illustration : Projet pour l’église de la Colònia Güell par Gaudi

09 juillet 2026

[EXPO] La Belle Époque du préfet Lépine ?


Il y a beaucoup à dire sur le musée de la préfecture de Police mais aujourd'hui je n'écrirai que sur mon témoignage de l'exposition consacrée au préfet de police Louis Lépine (1846-1933), bien connu pour le concours annuel qui porte son nom, moins pour tout le patrimoine historique qu'il a su développer au cours des 18 ans passés à la tête des forces de police de Paris.

Le concours Lépine fut créé en 1901


A commencer par le fait que le musée a été créé en 1909 à l'instigation de Louis Lépine, à l'aide des premières pièces réunies pour l'exposition universelle de 1900. 
 

Doté, sans aucun doute pour moi, d'un cerveau de génie, Lépine a voulu, et su, transformer la police en améliorant ses moyens matériels ainsi que son impact dans la société en gardant le but originel : donner aux policiers la force nécessaire pour lutter contre le crime ou les catastrophes naturelles (incendies, inondations,etc). Il inventa la brigade fluviale, brigade canine, brigade contre les incendies, etc.  

Photos in situ, 7 juillet 2026

Affiches caricaturales, cartes postales, objets historiques (uniformes, casques, bâton signal, etc.) composent l'exposition dans la pièce centrale du musée que l'on peut observer après la présentation très intéressante du conférencier qui passe en revue les multiples inventions et interventions de ce préfet eu commun.


En une époque où l'on est forcé de constater que certains préfèrent donner des excuses aux criminels, voire aux assassins, cela fait du bien de voir qu'il en était autrement à la Belle époque ! 



[EXPO] Cartes imaginaires Inventer des mondes

 

J'avais réservé une visite guidée pour découvrir l'exposition "Cartes imaginaires Inventer des mondes" car je trouve beaucoup plus intéressant d'écouter quelqu'un qui maîtrise le sujet et qui nous raconte des anecdotes que nous ne pouvons connaître, sans parler du fait que je respecte le métier de guide, ayant moi-même par le passé, eut cette fonction.

Monde dans une tête de fou (1590)
 

Une exposition en quatre temps pour découvrir une impressionnante collection de toutes origines, époques et aux multiples intentions : cartographier le monde connu ou inexploré, les cartes légendaires ou littéraires ou celles des jeux vidéo.


J'apprécie énormément la qualité des visites guidées que propose la BNF car nous disposons de casques ainsi la guide n'est pas obligée de parler fort ce qui pourrait incommoder les autres visiteurs, je parle en connaissance de cause car lors d'une déambulation au musée Maillol en mars de l'année dernière pour l'expo sur Nadia Léger, un groupe agglutiné autour d'une guide qui parlait très fort - sans équipement audio - s'est montré particulièrement impoli, n'hésitant à bousculer les autres visiteurs (j'avais alors décidé de faire l'expo dans le désordre pour avoir un peu de place pour observer tout à mon aise !).

 

[EXPO] Henri Rousseau L’ambition de la peinture

 

Il ne reste que quelques jours pour admirer de nombreux tableaux d'Henri Rousseau dit "le douanier" au musée de l'Orangerie ; le musée qui surplombe le jardin des Tuileries propose dans son espace temporaire du niveau -1 de nombreuses œuvres du musée auxquelles s'ajoutent celles prêtées par la fondation Barnes (Philadelphie). Henri Rousseau (1844-1910), qui fut douanier dans une première partie de sa vie, se consacra ensuite à la peinture à 49 ans et tenta d'exposer ses tableaux mais ne fut accepté qu'au Salon des Indépendants en 1886. Autodidacte, ses compositions étonnantes, entre naïveté et rêverie proposent une place importante à l'exubérance de la végétation luxuriante. 

Rendez-vous dans la forêt (1889) - détail

Il y a bien longtemps que je connais ce peintre, car j'ai eu la chance d'avoir une professeur de dessin ; on dit maintenant "professeur d'arts plastiques" : sans doute pour justifier les demandes invraisemblables des exercices demandés aux élèves : "dessiner sans crayon ni pinceau", "dessiner sur autre chose qu'un support papier", etc ; ma prof, donc, nous a fait connaitre une multitude de peintres ; mon préféré était Magritte et celui de ma meilleure amie Henri Rousseau, c'est donc un peu pour lui rendre hommage que j'ai décidé de voir cette exposition, et aussi parce que je sais que plus on regarde de tableaux, plus l'oeil se familiarise, apprend et améliore son esprit critique. 

Le lion ayant faim se jette sur l'antilope

Ce que je trouve intéressant chez ce peintre ce sont les histoires qu'il raconte : proches ou lointaines, entre rêve et réalité, il fabrique ainsi des mondes où l'observateur puise la suite dans son imaginaire et ceci n'a pas de prix. 

Pour emporter un souvenir : 


 

05 juillet 2026

[PATRIMOINE] Visite de l'AFAC à la gare de l'Est

 

Je crois me souvenir que c'est grâce aux réseaux sociaux que j'ai découvert l’existence de l'association Française des Amis des Chemins de fer (AFAC) et la possibilité de visiter les locaux à la gare de l’Est. Après avoir réservé mon créneau de visite, je m'y suis rendue selon les indications et j'ai été accueillie par un membre qui s'est chargé de me présenter les premières salles (secrétariat, bibliothèque) :

Avant que je rejoigne les salles réservées aux réseaux miniatures :

  • une première salle un circuit à l'échelle HO (1/87e)
  • et une seconde avec un circuit échelle O (1/43,5) et l'autre à l'échelle I (1/32e).


Je n'ai pas eu de visite guidée formelle (type cours) et j'ai déambulé tranquillement. Je suis allée voir la seconde salle car il y  avait trop de monde à la première puis je suis revenue sur mes pas. J'ai pu poser quelques questions aux membres qui répondent avec enthousiasme à toute sorte de public que ce soit un adulte ou un enfant. 

Le fonctionnement des réseaux est assuré par des bénévoles qui sont dans le décor tels des Gulliver.


 

J'ai passé un agréable après-midi, le tout, c'est de se motiver car, habitant en banlieue sud, il me faut pratiquement 2 heures pour arriver à la gare de l'Est, surtout en période de travaux sur les voies de chemin de fer avec de nombreuses fermetures durant les mois de vacances.

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