[EXPO] Pekka Halonen



J'ai choisi cette image pour débuter ce modeste article sur le peintre finlandais Pekka Halonen (1865-1933) dont l'exposition parisienne est en cours au Petit palais jusqu'au 22 février 2026. Je n'avais prévu d'y aller mais étant au petit palais pour Greuze en matinée j'ai été tentée et j'ai pu prendre mon billet pour l'après-midi.


Evidemment, je n'avais jamais entendu parlé de ce peintre, et pourtant quelle belle surprise de découvrir sa palette, sa famille, son combat pour la liberté de la Finlande à une époque où celle-ci était sous domination russe (Nicolas II). Peintre de la neige, d'où mon choix comme ouverture de billet, mais pas seulement puisqu'il peint la nature à différentes saisons, les habitations, les gens, etc.
gauche : "Contrée sauvage" 1899
droite : "portrait de jeune femme" 1890

L'exposition bénéficie d'un large espace où l'on déambule comme si nous étions dans le pavillon finlandais de l'exposition universelle de Paris en 1900.



J'ai pris le temps de lire les nombreux cartouches accompagnant les oeuvres qui ne sont pas toutes de cet artiste et qui présentent d'autres de ses contemporains.

Exposition avec la collaboration du Musée d’art de l’Ateneum (Galerie nationale de Finlande à Helsinki.


[EXPO] Jacques-Louis David


Je ne sais plus si j'ai déjà écrit que les expositions temporaires que l'on peut voir dans les musées sont exceptionnelles : rassembler les oeuvres d'un artiste du passé disséminées sur plusieurs pays et continents est un travail invisible qui se concrétise enfin et rien que pour cela, le spectateur peut être reconnaissant. Comme pour toute chose, ceux qui sont "de la partie" voient les défauts, éventuellement les erreurs, mais je me trouve parmi les ignorants et c'est pour cela que j'apprends, que j'admire.

L'expo offre de gigantesques tableaux, certains très connus du grand public, ne disposant que de mon téléphone, je ne prétends pas prendre en photos toutes les oeuvres comme pourraient le faire des professionnels du tourisme et des réseaux sociaux, aussi je me contenterai de proposer un arrangement de quelques unes des mes photos :

clic pour agrandir l'image


Avec les peintres de l'histoire, on replonge dans les heures sombres de la révolution et des évolutions de la société, c'est cela qui m'intéresse, mais pas seulement : on apprend aussi parfois sur le peintre lui-même, sa famille, ses proches, les endroits où il vivait, c'est très intéressant et touchant la plupart du temps.

Jacques-Louis David (1748-1825) est mort en exil en Belgique où il fut inhumé.

Expo terminée

[EXPO] La fabrique de la galerie Farnèse et les dessins des Carrache


Je n'ai pas peur d'avouer qu'avant de voir cette exposition, je ne connaissais rien des frères Carrache ni du palais Farnèse à Rome où je ne suis jamais allée (le palais est l'actuelle ambassade de France). J'aime bien découvrir des artistes et c'est donc avec curiosité que je me suis avancées dans les espaces de la mezzanine Napoléon, séparés en 4 zones.


L'exposition entend présenter les dessins préparatoires de deux lieux que les deux frères et leurs élèves ont investit pour en faire la décoration au palais Farnèse de 1595 à 1597 : le Camerino (le cabinet), puis la grande galerie. Le commanditaire est un jeune cardinal de 22 ans : Edouard (ou Odoardo) Farnèse qui désire embellir un palais abandonné depuis 26 ans. Les fresques sont alors à la mode dans les palais romains et c'est à Annibal Carrache, qui a alors 30 ans, que le cardinal veut confier les travaux de rénovation ; Annibal sera rejoint par son frère ainé de 3 ans de plus.

Annibal et Agostino Carracci


L'exposition foisonne de dessins préparatoires et organise dans cet espace muséal plusieurs planches et tableaux nous emportant dans le Camerino ou dans la grande galerie "comme si on y était".

photo de la galerie que l'on voit dans l'expo



exposition jusqu'au 2 février 2026 au musée du Louvre

[EXPO] Jean-Baptiste Greuze - L'enfance en lumière



Greuze (1725-1805) très célèbre en son temps, est réputé pour ses scènes familiales en particulier la représentation de l'enfance, mais pas seulement, il a peint ce qui s'appelait autrefois "les scènes de genre". Au travers de ses tableaux, le spectateur est invité à admirer comment l'artiste traduit ses convictions : l'enfant doit être élevé au sein de la famille, y puiser son attachement, et non plus chez la nourrice éloignée.

L'exposition, qui a lieu jusqu'à ce soir au petit palais, rassemble, et c'est tout l'avantage des expositions temporaires, une centaine d'oeuvres du monde entier, illustrant les principes philosophiques émergeant au siècle des Lumières, et que notre actualité ne peut que continuer à saluer : lutter pour une bonne éducation, le respect, et lutter contre les abus de toutes sortes.

méli mélo de quelques photos prises



[JOURNAL] J'ai demandé asile au papier



De fil en aiguille (j'aime bien cette expression) j'ai suivi les traces de deux de mes amis bloggeurs des années 2005 désormais en résidence sur le blog de l'APA appelé Grains de sel, duquel je reçois les articles publiés directement dans ma boite mail (vous le retrouverez indiqué dans la marge dans les "liaisons heureuses). Elizabeth LC et Bernard M ont désormais arrêté leur blog et publient sur celui de l'APA, invitant les lecteurs à certaines réflexions toujours inspirantes. Bien entendu j'ai découvert d'autres auteurs à la plume sensible ce qui est toujours un cadeau.

Dans un article de Grains de sel, Philippe Lejeune, spécialiste de l'autobiographie, est mis à l'honneur (de nombreux diaristes de l'APA témoignent régulièrement leur reconnaissance à ce monsieur) et invite le lecteur à lire son Lucullus dîne chez Lucullus, ode à son projet d'écriture de soi : il est question de journaux d'enfance recelant des secrets, de pages parfois détruites, de l'importance de s'offrir à soi même l'écrin nécessaire où enfermer ses pensées, ses idées, ses théories.

Je pense que toute personne qui aime l'écriture ne peut être insensible à ce qui est dit, mais plus encore, que toute personne est alors envahie d'images, de souvenirs. Comment ne pas se souvenir de ses premiers écrits, des poèmes pour faire rire, des poèmes sur un air de chanson anglaise alors à la mode. Toute personne qui aime l'écriture et qui a dans ses meubles ce genre de petits cahiers peut se poser la question : pourquoi ai-je conservé cela ? Pour qui ? Est-ce seulement pour mes vieux jours ?

J'ai demandé asile au papier. C'est Philipe Lejeune qui écrit cette phrase formidable, qui cache chez lui la douleur et l'espoir. C'est peut-être cela au fond l'origine des carnets d'écriture : glisser vers un asile comme on s'engouffre dans un lieu providentiel, que personne ne connait réellement, que rien n'indique et qui se construit sans cesse, qui évolue, qui prend de l'importance comme un patchwork dont on ne verra jamais le motif, où l'on s'enferme volontairement sans vouloir que quelqu'un nous délivre.

illustration de Jan Kahanek sur le site unsplash (licence gratuite)

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