21 août 2010

De qui tenir

Je reçois parfois de mon père un mél rédigé d'une façon particulière qui relate un épisode de l'histoire, de son histoire. Mon père a toujours aimé l'Histoire, tandis que je n'y trouvais pas grand intérêt dans la mesure où je n'ai jamais aimé apprendre les choses par coeur, sans coeur à cet ouvrage très fastidieux à ma conscience ; je suis plutôt une sorte d'instinctive, une tête de mule qui n'avance que par à-coup. Mon père, pour revenir à lui puisque c'est le sujet de ce jour, écrit d'une façon que j'aime, si réaliste, si lumineuse, ses souvenirs éclairent un passé que je n'ai pas connu et qui le font revivre jeune. C'est émouvant. Je suis certaine que si l'envie ou l'idée le prenait, il pourrait lui aussi tenir son blog, et qu'il aurait de nombreux lecteurs intéressés par ce qu'il a à dire. Il pourrait même peut-être retrouver quelques unes des ombres qui hantent sa mémoire.