Chronique des Temps Perdus Bienvenue dans mon carnet de bord du jour et d'ailleurs que je rédige depuis 2004. Pour réagir aux publications vous pouvez également utiliser le formulaire de contact dans la marge.
En 1668 il fut décidé de créer à la Manufacture de la Savonnerie (actuel Palais de Tokyo) créée en 1626 92 tapis pour décorer le sol de la Grande Galerie du Louvre (Galerie d’Apollon), où le roi Louis XIV s'apprêtait à résider. Par ailleurs, un autre travail d'ampleur : la tenture de l’Histoire du Roi en 14 tapisseries commence en 1682 à la Manufacture de tapisserie des Gobelins.
Les tapisseries sont exposées le long des tapis pour la première fois
Ces trésors ne furent jamais installés dans le lieu pour lequel ils avaient été pensé et traversèrent les siècles au gré des révolutions, des ventes et des dispersions.
Ce n'est qu'en 2023 que débute le chantier d’étude des tapis qui sont, pour certains (41 seulement) conservés au mobilier national avec l'ambition de les restaurer et de retracer leurs parcours.
Cette semaine, le public peut découvrir ce trésor (qui nous appartient un peu) sous la nef du Grand palais, magnifique.
exposition actuellement jusqu'à dimanche 8 février 2026
Chef du projet sous Louis XIV : Jean-Baptiste Colbert
Direction artistique du Premier peintre du roi : Charles Le Brun
Le 24 décembre 1907, une assemblée se livre à une étrange opération de marketing, scientifique et de préservation du patrimoine : monsieur Alfred Clarck, directeur de la Compagnie française du Gramophone, a l'idée d'offrir deux douzaines de disques contenant les enregistrements des voix d'artistes de l'époque, avec pour condition de ne les ouvrir que 100 ans plus tard, en 2007. Chaque disque était protégé par une plaque de verre et enveloppé dans de l'amiante et déposés dans deux urnes scellées de plomb. Le double objectif était :
de montrer l’état des machines parlantes qui étaient à leurs débuts et de mesurer les avancées technologiques de cette invention au cours d’un siècle,
quelle était la voix des principaux chanteurs et leur interprétation des célèbres morceaux du répertoire lyrique et dramatique (Faust, Roméo et Juliette de Charles Gounod, Hamlet d'Amboise Thomas).
1912
On rajoute 24 autres disques (gloires internationales, tels les Italiens Verdi, Puccini, ou Rossini mais aussi les Français Bizet, Gounod ou Saint-Saëns) ainsi qu’un gramophone, des aiguilles et le mode d'emploi permettant leur lecture.
1989
A l'occasion de travaux dans le sous-sol, les employés de l’Opéra constatent que les urnes ont été fracturées à une date indéterminée, et qu'une partie du contenu a disparu : il est décidé de confier le reste à la Bibliothèque nationale de France, l'inventaire et les documents officiels de l’époque permettent de "faire le point" et d'assurer la préservation pour permettre l'étude à venir.
2008
En 2007 il est décidé de procéder à l'ouverture des urnes ce qui ne pourra se faire en toute sécurité qu'en septembre 2008, car les disques sont enveloppés d'amiante dangereuse pour la santé. Les disques de 1907 sont alors très bien conservés, mieux que ceux des urnes de 1912.
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Où peut-on écouter ces morceaux
Les morceaux ont été transférés sur CD et publiés par EMI, société héritière de la Compagnie française du Gramophone, avec le concours de la Bibliothèque nationale et de l’Opéra.