09 août 2023

[BLOG] LE TEMPS N'EST PAS UNE ROUE

Le temps n'est pas une roue c'est un entonnoir qui déverse des millions de pensées, de gestes et de rêves qui prennent leur place dans l'imprévu, le surprenant ; tout finit par se mélanger inexorablement dans le flot continu du souvenir. Ce que je devais faire il y a un mois finit par se réaliser sagement dans un coin de la journée comme une pièce de puzzle finit par trouver les bons contours. Ce que je ne comptais pas faire ce matin est déjà achevé.

Je range, histoire de mettre les choses à leur place mais aussi d'effacer celles qui n'en n'ont plus. Faire le vide. Effacer quelques messages de moindre importance, relire en souriant ceux qui font chaud au coeur, conserver ceux qu'il me faut pour aller de l'avant. Les instants se chevauchent, il n'y a pas de réelle distance entre les activités du quotidien et celles que je décide soudainement. Leurs traces se projettent de la même manière sur la rivière du temps comme des brins à la dérive et tous finissent broyés dans la roue du temps qui mouline sans fin.

30 juin 2023

[BLOG] Les fluctuations de ce carnet-blog

Republication d'un article de 2014


Commencé le 2 octobre 2004, je n'ai jamais cessé de penser à ce carnet en ligne qui m'a apporté tant de joies, d'amitiés durables.

Je n'ai pas cesser d'y revenir, de l'améliorer, d'y apporter une touche personnelle, de lui modifier son apparence, et même son adresse sur internet (le titre lui n'a jamais changé !)


C'est un carnet-blog en mouvement, un navire gonflé et robuste comme le charbonnier de James Cook, capable d'emporter le nécessaire sur de longues distances pour ne pas mourir, capable de se ravitailler en cours de route. 

Si j'ai moins de temps à y consacrer, ce n'est pas faute d'y songer chaque jour.

J'ai durant de longues années été absente de chez moi de 6 h et 19 h 30 et n'avais pas le temps de rédiger ici mes petites notes quotidiennes.

J'ai consacré de nombreuses heures à ma biblio-revue "Lectures en contrepoint" et je suis en train de refondre entièrement ce site (nouvelle présentation, vérification des liens externes morts, mise à jour de mes lectures chez Babelio en même temps : tout cela prend du temps.

J'ai vu disparaître les uns après les autres certains compagnons du voyage, je ne mentionnerai sciemment que la première "Fuli" (Fuligineuse, Elisabeth) côtoyée pratiquement 10 ans qui a fermé son blog en mai 2014.

J'ai aimé mes premières années d'écriture, elles avaient quelque chose de passionnant, d'électrisant, de magique.

Ce sentiment a disparu.

Il a fait place à une sensation plus pragmatique, plus égoïste aussi. J'ai aimé écrire de la fiction, ce fut une sorte de drogue. J'ai passé énormément de temps à administrer une plateforme de créations littéraires "Coïtus impromptus" devenus par la suite "Les impromptus littéraires" (site aujourd'hui non mis à jour depuis 2019). J'ai été administratrice du forum avec les camarades canadiens on se relayait et je peux dire qu'on étaient en ligne 24h/24 et 7 jours/7.
Nous y étions : Sasquatch, Chon, Tubuai, Dda, Mamathilde, Nadumel, Tisseuse, Toncrate, l'Arpenteur d’étoiles et moi-même.
J'ai géré le forum, jusqu'à l'usure (répondre à des mails pas toujours très sympathiques, souvent impatients (on n'est pas des machines !!!) ... tellement d'égos, d'égoïsme !!

De cette époque il ne me reste qu'une seule personne de mes "amis" (un canadien, mon "frère" d'écriture) : c'est dire que ces relations sont extrêmement superficielles.
Le plaisir n'étant plus là, je me suis détachée, volontairement de cet investissement qui me correspondait de moins en moins.

Comme un homme à la mer parvient à couper avec ses dents la corde qui le relie à une forme de survie mais aussi à une forme d'esclavage gelé.

Ce carnet va continuer ! merci à ceux qui sont encore là. Je poursuivrai ma chronique des Temps Perdus au rythme incertain d'une embarcation qui reste discrète mais résistante.

Je garde la tête hors de l'eau.


illustration : Kenichi Hoshine "Hope" 

19 juin 2023

[PATRIMOINE] Le pari d'Haussmann (Paris avant-après)

Dans les années 1860, Charles Marville est chargé de photographier les rues de Paris vouées à la transformation, voire à la disparition, à l'occasion des travaux entrepris par Napoléon III et supervisés par le préfet Haussmann. Les travaux durèrent 17 ans. 150 ans plus tard, Patrice de Moncan confronte dans un livre étonnant et passionnant les images du Paris d'aujourd'hui avec les photographies que fit Charles Marville  :

Paris, Avant-Après
Les éditions du mécène
450 pages (45 €)


Si vous aimez découvrir les "avant / après" nul doute que vous serez comblés par la collection rassemblée.
montage perso
(clic sur l'image pour l'agrandir)