26 octobre 2025

[EXPO] Les mondes de Colette


Désormais assidue aux expo organisées par la BNF, je ne pouvais manquer l'expo actuelle sur "Les mondes de Colette" à la BNF François Mitterrand. Colette n'est pas un écrivain que j'adore et qui m'a laissé de grands souvenirs littéraires dans ma jeunesse cependant j'ai relu quelques oeuvres récemment et je suis intriguée par la femme d'avant garde qu'elle fut, épousant plusieurs métiers : comédienne, journaliste, écrivain réussissant à vivre de sa plume, s'inventant toujours dans un monde professionnel presqu'exclusivement masculin, et se libérant du carcan matrimonial imposé dans la société de cette époque.

à gauche : revue où Colette pose dans la tenue de faune dans la pièce 
Le Désir, la Chimère et l’Amour (1906)
à droite : tenue de faune portée par Colette (magnifique !)

Cette exposition présente plus de 350 pièces que je n'ai pas pu entièrement lire évidemment mais qui donne l'aperçu d'une vie intérieure riche ; j'ai apprécié les extraits vidéo, les portraits, les dessins de Colette, tout un foisonnement que le visiteur d'aujourd'hui peut apprécier.

Jacqueline Marval "les coquettes" - 1903


Le livre d'or à la fin de l'expo est très intéressant : de nombreux témoignages utiles et artistiques, dommage que les wokistes ne peuvent s'empêcher de ramener Colette à une militante sexuelle ! 

mélimélo de photos prises par moi le 14 octobre 2025





13 octobre 2025

[EXPO] Impressions nabies

Maurice Denis _ Amour : Nos âmes, en des gestes lents

Il y a quelques semaines je suis retournée à la la BNF site de Richelieu pour voir l'expo sur les Nabis, ces artistes de la fin du 19è siècles qui eurent l'ambition de faire entrer l'art dans tous les foyers : affiches, papiers peints, revues spécialisées dans les estampes. Paul Sérusier, Ker-Xavier Roussel, Eduard Vuillard et Maurice Denis (mon artiste préféré) se rencontrent à la fin des années 1870 et sont rejoints par Paul Ranson, Félix Vallotton, Pierre Bonnard et Henri-Gabriel Ibels. 

Les Nabis, « prophètes » en hébreu, désirent que l'art soit décoratif et tentent de se faire connaitre en se regroupant dans des publications ou expositions, l'aventure des nabies dure 10 ans.

Diaporama de mes photos sur l'expo et quelques objets de la nouvelle rotation au musée de la BNF

Impressions nabies


21 septembre 2025

[PATRIMOINE] La villa Majorelle


Bien que née dans le Nord, je me considère la plupart du temps lorraine, ayant vécu ma jeunesse à Nancy, ville détestée dans mon adolescence puisque liée à l'âge ingrat, toujours en travaux, où je parcourais avec ma soeur de longues distances pour aller à l'école. Pourtant j'y retourne régulièrement et c'est avec plaisir que j'ai pu visiter la Villa Majorelle la semaine dernière qui était déjà à mon époque, une sorte de célébrité mais non visitable (les visites ne sont possibles que depuis 1997).



A l'angle d'une rue de quartier calme, la villa ne se visite pas encore entièrement mais l'on peut profiter du rez-de-chaussée (vestibule, salle à manger, salon, terrasse), d'un escalier de toute beauté et à l'étage de la chambre à coucher.


Louis Majorelle (1859-1926) était un artiste pluridisciplinaire et sa notoriété est liée à l'école de Nancy qui vit naître plusieurs industries lors de la période dite "Art nouveau" où étaient représentées des formes végétales (chardon, nénuphar) ou animales (libellules) ; il fut en effet non seulement peintre mais concepteur de meubles, vitrier, ébéniste, ferronnier, ébéniste et fit de sa maison une véritable vitrine des savoirs faire et de cet art nouveau destiné à intégrer les foyers même modestes.

Plan de Nancy 1906


Il faut imaginer que la maison est construite en bordure de champ (sur le plan dans la zone de Médreville, près de l'église du Sacré coeur qui existe toujours) ; aujourd'hui la maison est enchâssée entre d'autres bâtiments car lorsque Majorelle meurt en 1926, la famille revend la maison en 1931 et de fil en aiguille, le terrain s'est amenuisé autour de celle-ci.



Le jardin n'est plus aussi grand qu'à l'époque de Majorelle (le parc d'alors fut vendu à un promoteur immobilier) mais il est encore possible de faire le tour de la maison qui a traversé des épreuves du temps, bombardée en 1916, transformée en bureau pour l'administration des Ponts-et-Chaussées, elle se rénove peu à peu pour présenter au public la première maison entièrement Art nouveau de Nancy telle qu'on pu l'habiter Louis Majorelle et sa famille. D'autres pièces sont prévues à l'étage (salle de bain et penderie attenante à la chambre à coucher) et peut-être aussi les combles où l'artiste avait son atelier.

Famille Majorelle
Jane, Louis et Jacques leur fils dans le jardin en septembre 1911