23 août 2015

[JOURNAL] Mon salon de lecture bouge





Chaque jour je quitte mon domicile en direction de mon arrêt de bus, puis direction la gare où je m’installe assez confortablement dans un wagon silencieux, la revanche des lève-tôt banlieusards qui habitent en “tête de ligne” donc loin de Paris. Plus de 30 minutes de trajets que je transforme en un temps béni, celui de la lecture. Mon salon de lecture bouge et je ne vois pas le temps passer, même si je surveille d’un coin de l’œil habitué la station où je dois m’arrêter. Je ne compte pas le nombre de pages, je m’autorise parfois de gros livres parce que l’envie d’un pavé l’emporte sur la raison et tant pis si mon sac à main, je devrais dire mon cabas à épaule, s’en trouve alourdi. J’ouvre mon livre toujours avec la satisfaction d’un enfant récompensé. Le soir, après ma journée, je lis plus rarement, empêchée par une somnolence envahissante et irrépressible, ou alors des conversations voisines bien trop bruyantes et parfois impolies, hélas.
Retrouver toutes mes notes de lecture rédigées au fur et à mesure sur mon blog de lecture

04 avril 2015

[JOURNAL] Aussi grosse que ma main

Dans le parking en deuxième sous-sol, toujours à cette place que je repère et où je gare ma voiture sans crainte de la retrouver coincée à côté d’une autre mal garée, ma hantise. Soudain ma fille aperçoit une grosse araignée, qui semble calme, sans doute endormie, bien noire sur le mur pâle du parking. Quelques heures plus tard, nous la retrouvons au même endroit, insensible à notre passage, à nos discours sur son alimentation probable, j’approche ma main, histoire de vérifier si la belle endormie va courir à la rencontre de ma paume, dans cette éventualité, il est évident que j’aurais poussé un ou deux cris d’horreur. Mais madame Araneae fait la morte. A moins qu’elle ne joue à un jeu semblable à notre “1 - 2 - 3 - soleil”. Elle a gagné.

28 février 2015

[RÊVE] Le rêve du sac à main


Je rêve d'un magasin imaginaire où je fais les soldes. Il reste peu de vêtements sur les portants mais ils sont tous d'une marque de luxe, de celles que je n'achète jamais. Je n'ai besoin de rien mais je me dis dès l'entrée que je dois prendre quelque chose, une veste, un pull, ou une écharpe. Sur une étagère il y a plusieurs piles d'un vêtement rose très vif. Je déplie le premier à ma portée, c'est un minuscule body de nourrisson, pas à ma taille je le repose. Je repère un sac à main, immense et d'une couleur assez impossible à décrire. Je me dis que cela ne m'étonne pas qu'il n'ait pas encore été vendu car le prix affiché est à 1000 €. Une vendeuse s'approche et me chuchote qu'elle me l'offre. Je suis confuse car maintenant, je n'ose pas le reposer en argumentant qu'il ne me plait pas. Je sors de la boutique avec un sac en patchwork mi cuir mi peau de bête, tout ce que je déteste. Je ne vois pas du tout pour quelle occasion je vais pouvoir le porter et je me réveille en sueur.

22 novembre 2014

[TOURISME] Récit de douze jours en Nouvelle-Zélande

J'ai le plaisir de vous annoncer l'achèvement d'écriture de mon carnet de voyage en NZ (mieux vaut tard que jamais !).

[RÊVE] Un mystérieux lustre


 
Je suis parmi une vingtaine de convives et nous assistons à ce qui ressemble à un repas de séminaire, nous sommes tous assis autour d'une table installée dans la vaste cour d'un manoir qui comporte au moins huit étages. La table est dressé en "L" et alors que le repas se poursuit, j'aperçois un homme à la fenêtre d'un étage élevé nous observer et balancer de toutes ses forces un immense lustre en direction de notre table ; le lustre atterrit juste à côté d'un homme le manquant de peu. Tout le monde lève les yeux en direction des hautes fenêtres et je constate être la seule à avoir repéré de quelle pièce le lustre a été jeté. Je me rapproche de l'intendante et lui demande depuis combien de temps elle est au manoir, et si les appartements du haut sont occupés. Elle me dit qu'il y a plus de 50 ans qu'elle réside à cet endroit et que la propriétaire ne lui a jamais demandé de s'occuper des étages du haut qui sont à l'abandon depuis plus d'un siècle, toutes les issues sont d'ailleurs verrouillées. Tandis que tout le monde cherche à débarrasser la table, le repas est de fait terminé, je récupère le lustre qui est dans une matière entièrement cuivrée et lustrée, comme neuf, alors que les volutes sont vraisemblablement très anciennes. Quelqu'un vient d'en faire le nettoyage. Mais qui ? Pourquoi ? Je demande à l'intendante qui va hériter du manoir à la mort de la propriétaire, elle me dit qu'elle l'ignore car il n'y a pas de descendants, je lui réponds que j'espère que c'est elle qui en bénéficiera, elle me répond qu'elle aussi est seule au monde, que le manoir sera sans doute mis aux enchères. Je demande à pouvoir garder le lustre qui n'a pas du tout souffert de la chute et tandis que je l'observe, l'intendante me dit que je peux le prendre ; je suis en train de me demander combien d'argent je pourrais gagner en le vendant aux enchères tout en sachant que je vais le garder toute ma vie.