01 novembre 2019

[JOURNAL] On n'a pas le droit...

-rétro-journal d'un jour de septembre-

Voilà. C'est fou comme le fait de prendre les transports en commun donne lieu chez moi à une envie d'écrire. Il y arrive tellement de choses et l'on observe tant de comportements bizarres que tout cela ne peut guère rester inconnu.

Cela arrive chez nous. Dans ce pays où chaque jour les médias nous montrent du doigt notre confort en présentant le malheur des autres. Pour que l'on culpabilise bien (uniquement pour ceux qui ont un cerveau en état de marche).

Ce matin donc.

J'arrive à la station de RER que je trouve vraiment bien réaménagée avec ses espaces de travail, sa supérette de gare et ses nouveaux étalages, vraiment bien propres et ordonnés. Je passe rapidement devant le côté nourriture puis je choisis deux magazines côté presse. J'adore. Même si je reçois quelques abonnements j'aime regarder l'offre tellement diverse que nous avons. Cela m'a manqué lorsque je vivais à l'étranger !

A la caisse je paye (vive le "sans contact" vraiment pratique) et mon alarme de montre vibre pour m'avertir qu'il est l'heure de prendre mon médicament contre l'hypertension. Je réclame discrètement à la caissière un verre d'eau du robinet. Elle refuse en prétextant : "on a pas le droit".

Fin de l'anecdote.

Donc je résume : en septembre 2019, en banlieue parisienne (et sans doute peut-être ailleurs), on n'a pas le droit de donner un verre d'eau à quelqu'un qui doit avaler son médicament (j'avais oublié ma gourde mug de transport et n'avais aucune envie de dépenser plus d'un euro pour acheter une bouteille d'eau de source de 50 cl ).

Donc je conclus : en septembre 2019 tu as intérêt à ne compter sur personne qui pourrait avoir une once de compréhension et d'empathie. Par contre, la société compte sur toi.

11 mai 2019

[JOURNAL] Les plats cuisinés coréens (de chez Picard)

J'ai testé il y a quelques temps les repas coréens sortis chez Picard en début d'année 2018. J'ai testé 3 produits, je vous présente les deux que j'ai eu l'idée de prendre en photo.


Premier produit le bibimbap (비빔밥)

C'est un plat assez populaire en Corée qui signifie "mélange et riz (riz : 밥 "bap")

la boîte
le contenu
Très honnêtement ce n'est pas très bon : le riz n'est pas bon, les légumes non plus, quant à l’œuf qui devrait être "cru" et cuire dans le mélange de riz chaud avec les légumes : autant de rien mettre.

Donc, si vous avec envie de tester ce plat, mieux vaut le faire soit même c'est très simple puisque l'on y met ce que l'on aime et ce que l'on a dans le frigo !

Ici toutefois une recette sur un site avec pas trop de publicités ou de fenêtres pour s'abonner ! (c'est fou on ne peut plus aller sur un site sans être obligé d'accepter les cookies, les avis de sécurité etc...rendez-nous nos blogs d’antan !)


Deuxième produit les buchimgae (부침개)

la boîte
la crêpe !

Le buchimgae est une crêpe salée formée d'un mélange de légumes et d’une pâte œufs et farine. C'est mangeable mais pas terrible au niveau du goût !

Là encore, faites les buchimgae vous-même, ici une recette qui ressemble à celle (excellente) que ce que j'ai pu tester dans le restaurant "Jium" rue Tiphaine dans le 15ème.


Le troisième produit que l'on peut trouver est le poulet bulgogi, kimchi et riz cuisiné

la boîte
Je suis désolée de vous décevoir mais cette recette est également ratée ! mieux vaut faire le plat soit-même (voici sur ce lien une recette) et acheter le kimchi à part (car ce n'est pas facile de le faire maison : c'est surtout long) : on en trouve du "tout fait" dans les épiceries asiatiques.

Conclusion : Picard réussit d'autres plats cuisinés "évasion" mais ces recettes coréennes ne sont vraiment à la hauteur et je ne les recommande pas.

08 mai 2019

[JOURNAL] Ecrire est une matière vivante

Je suis un chien qui s’ébroue. Débarrassé de mes parasites, je peux sentir une forme d'extase, infime mais manifeste. Parfois, je m’enfonce dans cette forêt qu’Ogawa arpente, sans le vouloir car je n’ai rien prévu ; mes mains sont d'ailleurs vides. Quelques idées me poursuivent comme des bêtes ou se cachent au fond de ma tête, elles resurgiront plus tard. Ces équipées me stimulent et me giflent, m’enivrent et me fouettent. Je me sens comme une enfant qui passe la tête par la fenêtre.

Je tresse des mondes qui n’existent que pour moi, je les emmêle, les déforme, leur élasticité m’étonne à chaque fois. Je cherche à déchiffrer la carte qui tapisse ma conscience. Je prends mon stylo du bout des doigts. Je voudrais des citrouilles et des feuilles endormies sous les roues d'un vélo d'automne qui dévale jusqu'au plan d'eau. J’ai beau savoir que la plupart des souvenirs sont déformés par le temps comme l’anamorphose de la tasse, certains me semblent aussi nets que l’image reconstituée alors que d’autres n’y voient qu’une déformation approximative. Beaucoup de souvenirs surgissent d’ailleurs d’une manière tout à fait inattendue. Autrefois, je m’asseyais au bord du lit de ma mère en lui demandant de m’écouter. Je lui lisais un poème qui ne semblait pas l’émouvoir autant que moi. Je ne m’en désolais pas car elle m’encourageait, mais au fond, j'avais l'impression que personne ne pouvait comprendre mes paroles. Ce monde étouffé voulait germer mais n'était qu'une expérience, comme celles que font les enfants qui arrosent des haricots enfouis dans du coton.

Ecrire est une matière vivante.

illustrations : © http://melkadel.com/