19 décembre 2010

[JOURNAL] La collection invisible

Il a fallu que je me sépare de quelques lettres, quarante années de cartes et feuilles reçues dans l’angoisse parfois, souvent dans la joie. Mon enfant chérie disait ma mère, ma petite poupette, des surnoms qui jaillissent comme un souffle à la fontaine de ma conscience. Je n'ai pas pu tout garder, à quoi bon ? J'ai découpé les beaux timbres pour les amateurs, et pour le reste... je n'ai gardé que quelques courriers par hasard ou par tendresse peut-être.
Et tous les courriers de mes rares disparus soudain se rejoignent dans la même danse silencieuse, collection invisible que l'on peut emporter partout avec soi.

03 octobre 2010

[BLOG] Petite note de Nouméa - la CTP a 6 ans !


La Chronique des Temps Perdus a 6 ans ! Pourtant, la CTP, comme je l'appelle familièrement est beaucoup plus ancienne dans mon cœur car je l'ai imaginée avant même de savoir ce qu'était un ordinateur, avant même qu'internet soit inventé. C'est ainsi, le titre et l'idée sont là depuis toujours il me semble, et seront là même après...

  • La CTP n'a pas de nombril, en ce sens elle est surtout tournée vers l'extérieur.
  • La CTP était polie autrefois, quand elle rentrait quelque part, elle disait toujours bonjour mais on ne lui répondait pas souvent. Alors maintenant, la CTP est devenue un peu voyeuse, c'est sûr, elle n'a pas que des qualités que voulez-vous.
  • La CTP est devenue timide, elle s'est certainement dit qu'elle ne valait pas grand chose, mais la CTP est un peu orgueilleuse ma foi et je crois que ses propres motivations ont suffi à sa permanence.
  • La CTP n'aime pas, n'aime plus, ceux qui ne viennent la voir que pour réclamer des visites qu'elle n'a pas le temps de faire (ni l'envie), la CTP n'est pas aveugle tout de même, même si elle voit mal.
  • La CTP aime les belles choses, elle observe beaucoup mais parle peu, surtout si elle estime n'être pas entendue.
  • La CTP dit toujours ce qu'elle pense, mais elle se censure souvent.
  • La CTP est un peu rancunière je crois, elle a son caractère et il n'est pas facile de lui en conter, mais elle sait revenir sur ses décisions car c'est une bonne fille avec un cœur élastique.
  • La CTP est nostalgique des anciens temps et voudrait retrouver des amis qui se sont effacés, ou qui ont tourné la page sans semer de petits cailloux blanc.
  • La CTP aime dire ce qu'elle veut, et ne se soucie pas de l'opportunité de telle ou telle chose, mais ne se soucie seulement de la chose dite avec cœur et clarté.
  • La CTP n'oublie jamais personne.

26 septembre 2010

[PATRIMOINE] Le musée de la vie romantique à Paris

Poursuivons notre découverte des musées de la ville de Paris. Après la maison de Victor Hugo, je vous propose le musée de la vie romantique, situé dans un ancien hôtel particulier du 9ème arrondissement, non loin du métro Pigalle (c'est la station la plus proche) dans le quartier appelé autrefois "la nouvelle Athènes" (pour faire simple, disons que cette référence est due au fait que ses habitants de la fin du XIXè siècle aimaient bien l'imagerie de l'Antiquité grecque, notamment dans l'architecture).


Au n° 16 de la rue Chaptal nous sommes devant l'accès au musée :


Une fois l'entrée passée, au bout de l'allée, le gardien nous donne la contremarque permettant de visiter le musée (accès gratuit).

Un droit d'entrée est demandé pour les collections saisonnières situées dans les ateliers sous verrière
(je n'ai pas eu le temps d'y aller).


Dans le pavillon (datant de 1830) nous avons le loisir de découvrir :

au RDC : beaucoup d'effets personnels de George Sand (lettres, bijoux, dessins, meubles) qui n'a pas vécu dans cette maison mais qui la fréquentait en voisine (les objets que l'on trouve ont été offerts par sa petite-fille Aurore Lauth-Sand à la ville de Paris).

C'est la partie que j'ai préféré, très émouvante.

au 1er étage : des toiles du peintre Ary Scheffer (donnateur de sa maison et ses collections à la ville de Paris) et d'autres oeuvres de ses contemporains.

Le premier étage n'est pas mal non plus mais il y a moins de meubles et de souvenirs, cela fait donc beaucoup plus "musée" que "maison".

Je dois ajouter que la maison se visite très rapidement, elle est assez modeste de dimensions : le tour des pièces est vite fait, même en prenant la peine de regarder les vitrines et de faire quelques photos (autorisées, sans flash).

En sortant de la maison, sur la gauche, un petit salon de thé et de verdure offre le repos, ou la fraîcheur de son ombre :

25 septembre 2010

[PATRIMOINE] La maison de Victor Hugo à Paris


Nous sommes à Paris, place des Vosges, l'un des plus beaux endroits de Paris à mes yeux : j'y aime le jardin central, les trottoirs et ses arcades, et le style des bâtisses. J'aime moins l'aspect commercial des abords, qui font trop "anarque à touristes" (et à parisiens cela va sans dire...).


au n° 6 de la place se situe l'Hôtel de Rohan-Guéménée, dans lequel vécut l'écrivain Victor Hugo (au 2ème étage).




le maître veille en ce lieu
jeune et vieux
éternel !

Portrait de sa fille Léopoldine par Auguste de Châtilllon

(Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.)



L'appartement se visite en toute liberté (attention les flashs ne sont pas autorisés : du coup mes photos sont floues...) dans une succession de pièces qui forment un "L".


Le salon chinois a vue sur la place des Vosges, aux maisons caractéristiques.


Le salon recèle une belle collection d'assiettes et de panneaux laqués.


Ci-dessus et dessous, on peut voir la salle à manger qui vient d'une autre maison où vécut V.Hugo (je ne me souviens plus laquelle).




Ah ! la merveilleuse bibliothèque, je la trouve superbe.


Une autre vue de la bibliothèque (au fond : la chambre)

Dernière pièce à visiter, toute de rouge tapissée : la chambre


qui servait aussi de bureau.


12 septembre 2010

[BLOG] Reprise des activités



Me voilà de nouveau connectée à internet, à un débit plus que suffisant pour me permettre de "travailler" sur mon ordinateur de manière agréable. Si l'essentiel se concentre désormais vers des activités "hors écran", je n'en oublie pas moins moult projets que j'avais fait avant de venir, notamment faire un peu le nettoyage de mes nombreux blogs. C'est chose presque achevée, me reste encore à vérifier la bonne présentation de certains billets suite à migration des données effectuées par les services de google voici quelques mois : certaines images, sans être "effacées" ne sont plus visibles (conséquence de n'être soi-même l'hébergeur de ses propres photos) et il n'y a donc plus rien à voir, ceci est ennuyeux pour un blog photographique. Inutile de préciser que j'y ai passé des heures à récupérer les images, les renvoyer au bon endroit, puis de modifier les adresses URL dans les billets.
Envie de reprendre sérieusement mon activité d'écriture, sans savoir comment m'y prendre, il se pourrait que ce soit comme le vélo, qu'on ne puisse oublier comment faire, il se pourrait que je sois inspirée par mes "sources", ceux que j'observe, que je lis et relis, dont je me repais dans l'ombre. Savoir que je vis quand les autres dorment, que je dors quand vous vous levez, me donne l'impression d'être en dehors du temps.
 
Wictoriane depuis la Nouvelle-Calédonie

09 janvier 2010

[JOURNAL] Résonance magnétique

Il y a des musiques qui s’apprivoisent comme des animaux sauvages, ou un parfum surprenant qui doit s’incruster chaque jour, chaque instant dans notre peau. Après, c’est comme si la musique avait toujours été là, en évidence, habillant les jours d’une lumière tamisée et un peu folle.

J’ai reçu cet album par une sorte de Fée-marraine ; bien que cette marraine là soit plus jeune que moi, je la considère comme telle, au sens d’une personne qui est là pour m’accompagner. Je ne saurais parler de musique en terme technique, d’autres expliqueront mieux que moi les styles et les influences, mais je suis capable que d’en ressentir les vibrations, et d’avoir envie de recommencer le voyage.